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Full text of "Annales / Société des Sciences Naturelles de la Charente-Inferieure"

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I 



ACADEMIE DE LA ROCHELLE 



SOCIÉTÉ 

DES 

SCIENCES NATURELLES 

PE LA pHARENTE-jNFÉRIEURE 



ANNALES IDE 1886. 



N° 23. 





LA ROCHELLE 
Typ. V e Mareschal & Martin, rue de l'Escale. 



1881 



ANNALES 



OGIÉTÉ DES SCIENCES NATURELLES 



LA CHARENTE- INFÉRIEURE. 



fl^s-fA.y. 



La Société des Sciences naturelles a été reconnue établissement 
d'utilité publique par décret du 4 septembre i8j2. 



ACADÉMIE DE LA ROCHELLE 



SOCIÉTÉ 

DES 

SCIENCES NATURELLES 

Pe LA pHARENTE-jNFÉRlEURE 



ANNALES DE 1886. 



N° 23. 





LA ROCHELLE 
Typ. V e Mareschal Se Martin, rue de l'Escale. 

1887. 



COMPTE-RENDU 

DES TRAVAUX 



DE LA 



SOCIETE DES SCIENCES NATURELLES 

DE LA CHARENTE-INFÉRIEURE 

Fendant l'année 18S6. 



Messieurs, 

Si les fonctions de secrétaire n'imposaient que la 
seule obligation d'assister régulièrement aux séances 
de notre société, et de prendre note des communi- 
cations que vous y recevez, elles ne constitueraient 
pas une charge, mais plutôt un privilège pour le 
titulaire, en ce sens qu'elles lui permettraient de 
conserver un souvenir plus exact et plus complet des 
mémoires intéressants qui vous sont soumis ; mais 
chaque année votre secrétaire doit vous lire à 
pareille époque un compte rendu des travaux de 
l'année précédente. Cette mission m'impose aujour- 
d'hui la nécessité d'abuser peut-être de votre bienveil- 



VI 

lante attention. Je tiens toutefois, en m'acquittant de 
mon devoir, à être le moins indiscret que je le pour- 
rai. Je vous rappellerai donc très sommairement com- 
ment vos séances ont été occupées, et je puis ajouter 
bien et utilement occupées, pendant Tannée 1886. 

M. Brunaud vous a envoyé de Saintes une inté- 
ressante notice mycologïque. 

M. Michau a soumis à votre examen des foies 
hypertrophiés de lièvres tués dans l'Ile d'Oleron. 
L'un d'eux présente les caractères suivants : Il pèse 
210 grammes tandis que son poids normal ne doit 
être que de 50 à 60 grammes. Le tissu extérieur 
n'est plus brun brillant, mais terne et blanchâtre. 
La surface est mammelonnée par de petites ampoules 
d'aspect nacré, et renfermant des granulations. En les 
déchirant on y trouve, en nombre considérable, des 
helminthes de forme aplatie analogue à celle d'une 
feuille, et présentant tous les caractères de la douve 
lancéolée [distomum lanceolatum) tribu des Trema- 
todes. M. Michau a mis sous vos yeux des photo- 
graphies des helminthes recueillies par lui; ces 
reproductions sont dues à notre collègue M. Basset. 

On croit que la douve lancéolée peut pénétrer dans 
l'organisme au moyen de cercaires qui se dévelop- 
peraient dans des mollusques et des animaux infé- 
rieurs ; on la trouverait également à l'état libre dans 
les eaux douces et dans l'eau de mer. La présence 
de ces cercaires dans les herbages baignés par les 
marais salants de l'Ile d'Oleron pourrait ainsi expli- 
quer le développement de la douve lancéolée .dans le 
foie des lièvres de cette région. 

M. Michau vous a également présenté un ver 



vu 

filiforme trouvé vivant dans la rivière la Sèvre aux 
environs de Marans, et qui paraît être un dragonneau 
[Gordius aquaticus). Le corps de cet annélide, arrondi, 
allongé, est sensiblement de même diamètre danstoute 
son étendue. Sa longueur est d'environ 35 à 40' centi- 
mètres. 11 est terminé à Tune de ses extrémités par 
une ventouse obtuse qui paraît être la bouche ; la 
partie postérieure est bifide. Il progresse dans l'eau 
du large flacon qui le contient, par de longues ondu- 
lations, et se sert des organes placés aux deux 
extrémités, comme de ventouses à l'aide desquelles 
il se fixe aux parois du flacon. Maintenu dans l'eau 
douce depuis quelques jours, il paraît avoir la même 
vitalité qu'au moment de sa capture, et ses mouve- 
ments d'ondulation ne semblent pas diminuer. Sa 
conformation se rapproche de la description donnée 
par Lamarck d'un dragonneau désigné par lui sous 
le nom de Gordius aquaticus de la tribu des abran- 
ches. 

M. Michau nous a lu aussi une notice sur le 
Puccinia malvarum observé par lui sur des feuilles 
de mauve. Ce petit champignon parasite constitue 
une espèce voisine du Puccinia graminis qui présente 
un caractère remarquable de polymorphisme. Le 
mémoire de M. Michau est accompagné de remar- 
quables photographies obtenues, comme celle de la 
douve lancéolée, par notre savant collègue M. Basset. 
Nous avons dû, àM. A.Fournier, une étude sur l'ac- 
croissement du temps nécessaire au forage des puits 
artésiens , proportionnellement à leur profondeur, 
et sur l'énormité des pressions que supporteraient 
les couches géologiques, au bout de quelques kilo- 



VIII 

mètres de pénétration, circonstances qui limitent la 
profondeur à laquelle un forage peut être continué. 

M. Foumier vous a décrit en outre la construction 
et le fonctionnement du filtre à eau Chamberland 
(système Pasteur). 

M. Foucaudvousaentretenusd'unenouvelle variété 
d'un cryptogame [Stephensia bombycina) découverte 
par lui dans l'humus d'une bâche chaude au jardin 
botanique de Rochefort. 

Il vous a présenté aussi deux hybrides provenant 
de semis faits par lui, l'un formé par le Tragopogon 
porrifolius ou le Tragopogon australis, comme porte- 
pollen, avec le Tragopogon orientalls, comme porte- 
pistil (semis de Tragopogon orientalis) ; l'autre formé 
parle Podospermum laciniatnm, comme porte-pollen, 
avec le Tragopogon pratensis , comme porte-pistil 
(semis de Trogopogon pratensis). 

M. Cassagneaud a lu une notice sur un squale 
griset (Sgualus grisœits de Linné) péché sur nos 
côtes le 18 septembre 1875). 

M. le D r Burot, qui assistait à votre séance du 
12 mars, vous a donné de nombreux et intéressants 
détails, sur les phénomènes d'hypnotisme et de sug- 
gestion. 

M. L. E. Meyer vous a raconté le combat, engagé 
devant lui, entre une fouine et une dizaine de pies 
qui finirent par être victorieuses non sans perdre 
quelques plumes. Que voulaient les assaillantes? 
venger la mort de Tune d'elles ? s'emparer d'un 
gibier peu succulent, il est vrai, mais qui à la 
rigueur pouvait leur servir de pâture ? On ne sait. 
Cependant on est en droit de supposer que ce 



IX 

fait de guerre s'étant produit entre simples ani- 
maux, tout désir de domination d'une race sur l'autre 
était étranger à la naissance des hostilités, lesquelles 
n'ayant point éclaté entre créatures raisonnantes 
devaient avoir une cause raisonnable. 

Notre collègue vous a lu également la traduction 
d'un article du journal anglais Shipping and mercan- 
tile Gazette (31 mars 1886) relatif aux effets du filage 
de l'huile expérimenté par le steamer BoJiemia 
pendant une traversée de Hambourg à New-York. 

M. Thibaudeau vous a lui aussi communiqué une 
note publiée dans le journal la Paix (du 6 juillet) 
et relative à l'action des liquides gras pour calmer la 
violence des vagues. Ce procédé, dont l'efficacité 
semble aujourd'hui tout à fait démontrée, est encore 
malheureusement peu pratiqué. 11 utilise cependant 
au profit de la sécurité des navigateurs un phéno- 
mène fort étrange, et encore mal expliqué ; aussi 
est-il devenu l'objet d'études sérieuses, en Amérique. 

M. Musset vous a signalé les découvertes faites 
pendant le déblaiement d'un puits à Marans, par 
M. Cappon, ingénieur civil, récemment revenu de 
Cochinchine où il dirigeait la construction de lignes 
de chemin de fer. Les fouilles pratiquées ont 
permis de recueillir de nombreux ossements d'ani- 
maux et des débris de poteries qui paraissent 
remonter à l'époque gallo-romaine. 

Notre collègue nous a également donné lecture d'un 
mémoire fort intéressant sur les marais ou lacs d'eau 
douce d'Arvert, accompagné d'une carte très exacte 
et très détaillée de la région qui a fait l'objet de son 
étude. 



M. Boucherie vous a communiqué une notice sur 
une nouvelle espèce d'hélice qu'il propose de nommer 
Hélix pomatioïdes. 

M. Lusson vous a entretenus de la découverte 
récente d'un nouveau métal, le Dysprosium, par un 
savant dont nous sommes fiers de voir figurer le nom 
sur la liste des membres titulaires de notre Société : 
M. Lecoq de Boisbaudran. 

Vous avez écouté avec intérêt la lecture d'un 
mémoire de M. le D r Drouineau sur les chasses 
d'égouts : Si au lieu d'entraîner les matières plus 
ou moins solides rejetées à l'égout, par un courant 
d'eau continu, on projette, au moyen d'appareils 
spéciaux, la même quantité de liquide par déverse- 
ments brusques et intermittents . on obtient un 
effet de chasse beaucoup plus énergique. Ce système 
permettrait de mettre en pratique la théorie de tout 
à l'égout qui aurait été appliquée avec succès à Franc- 
fort, où 5 égoutiers suffiraient à l'entretien des canaux 
souterrains, tandis qu'à Paris, avec le système actuel, 
les 1,200 ouvriers affectés à ce service ne procurent 
qu'un résultat encore très imparfait. En rapprochant 
Tun de l'autre les chiffres de la population et l'étendue 
des égouts dans les deux villes, on trouve que le ser- 
vice effectué à Francfort par 5 hommes en emploie 
100 à Paris. 

M. Drouineau a aussi soumis à votre examen un 
échantillon de vitres récemment inventées par M. 
Appert ; percées d'un grand nombre de trous coniques 
elles sont destinées à faciliter la ventilation des 
appartements sans y déterminer de courants d'air. 

M. Tord vous a fait part de ses observations sur 



XI 

les accidents occasionnés dans la végétation de la 
pomme de terre par le -peronospora infectans. Des 
taches d'un brun noir apparaissent sur la face 
supérieure de la feuille, en môme temps que des 
efflorescences blanchâtres produites par des spores, 
se manifestent sur la face inférieure. 

M. Alfred Vivier a résumé dans une note succincte 
les idées exprimées par M. Victor Meunier dans son 
livre intitulé : les Animaux perfectibles . 

M. Beltremieux a exposé dans une savante étude 
d'ensemble la doctrine de l'évolution : passage des 
reptiles aux oiseaux, et transitions chez les mam- 
mifères. Sa notice est un abrégé des travaux 
suivants : 

1° UArchœopteryx, communications de M. Pavlow 
à la Société Impériale des Naturalistes de Moscou. 

2°VArchœopteryx macroura , communication de 
M. Cari Vogt. 

3° Le Gastomis, compte-rendu de M. le D r Lemoine 
à la Société géologique de France, au sujet de la 
découverte faite par lui de nouveaux débris du 
Gastornis. Grâce à ces précieux éléments M. Lemoine 
est arrivé à la reconstitution de cet oiseau gigan- 
tesque qui aurait été muni d'un appareil dentaire 
comme les odontornithes. 

4° liHalitherium Schinzi découvert par M. Flot, 
pendant l'hiver de 1885 dans les sables de Fontaine- 
bleau. Cet animal semblerait établir la transition 
entre les cétacés et les autres mammifères. 

5° Le Neoplagiaulax, mémoire de AL le D r Lemoine 
sur un type intermédiaire entre les marsupiaux 
macropodes et les rongeurs. 



XII 

Ç>°UAdapisorex, étude du même auteur sur les 
mammifères de petite taille (tertiaire éocène) ayant 
à la fois des affinités avec les Adapidés tertiaires et 
certains insectivores actuels. 

M. le D r Termonia a fait passer sous vos yeux 
de nombreux échantillons de plantes méridionales 
qu'il a récoltées dans le Var, au mois de mai 1886. 
Quelques espèces présentent un intérêt particulier. 
Ce sont , entr'autres : Plantago erubescens, Shutt 
(plage des salins d'Hyères) Lathyrus tingitanus L. 
(île de Porquerolles) Pelargonium capitatum, subs- 
pontané (même île), et surtout Galium minutulum. 
Jord (rochers de la pointe des Mèdes, même île). 

M. Gigat vous a communiqué les résultats de ses 
recherches dans les carrières de l'avenue de Rosny, 
à Nogent-sur-Marne, d'après les indications fournies 
par une note imprimée de M. André Eck, membre 
de la Société géologique de France. 

Il vous a. fait le récit d'expériences auxquelles il 
s'est livré sur l'empoisonnement des plantes par des 
liquides toxiques. Notre collègue ayant arrosé avec 
une macération de datura stramonium un géranium 
et un autre datura, les a'vus s'étioler promptement, 
puis périr ; expérience d'autant plus curieuse qu'un 
des végétaux empoisonnés était de même espèce que 
celui qui avait fourni le poison. M. Beltremieux au 
contraire a remarqué qu'après avoir arrosé avec une 
infusion concentrée de tabac un pied de Dracœna 
indivisa envahi par des lombrics, dans le but de 
détruire ces vers, il n'avait causé aucun dommage 
à la plante. Ces deux observations contradictoires 
ont fait émettre l'avis que des expériences plus nom- 



XIII 

breuses et plus variées sont nécessaires pour déter- 
miner dans quelles circonstances et dans quelle 
mesure des plantes, vénéneuses pour les animaux, 
peuvent l'être aussi pour d'autres plantes. 

M. Cappon vous a raconté dans quelles conditions 
il avait exhumé aux environs de Marans un crâne 
humain, à proximité duquel ne se trouvait aucun 
autre ossement. Comment et par suite de quelles 
circonstances une tête séparée du reste du corps 
a-t-elle ainsi reçu lasépultureisolément?C'estce qu'il 
est assez difficile d'expliquer, mais il semble qu'une 
pensée pieuse, ou tout au moins respectueuse, ait 
présidé à cette opération, car à côté de ce crâne on a 
retrouvé une petite coupe et un petit vase en terre de 
l'époque gallo-romaine; or les Romains avaient, 
comme on le sait, l'habitude déplacer dans les sépul- 
tures de semblables objets. 

M. Musset nous a lu un intéressant rapport sur les 
fouilles pratiquées lors de l'enlèvement et du trans- 
port à la Rochelle du dolmen de la Jarne. 

En terminant rénumération des diverses commu- 
nications qui ont puissamment contribué à l'intérêt 
de vos séances, je manquerais à un devoir de recon- 
naissance, si je ne mentionnais dans ce rapport ainsi 
que je l'ai fait dans ceux qui l'ont précédé, les analyses 
sommaires des publications françaises et étrangères 
que notre société reçoit en grand nombre: MM. Beltre- 
mieux, Lusson, Meyer, Cassagneaud , Fournier, 
de Richemond, vous ont, par des résumés oraux, 
rapides mais très complets, tenus au courant de tout 
ce qui se produisait de nouveau et de saillant dans le 
monde scientifique, iialinq 



XIV 

Si je ne devais aussi vous rappeler tout ce 
qui a constitué la vie de notre Société, pendant 
l'année écoulée, je croirais inutile de vous entretenir 
des travaux de la Commission de Météorologie, du 
Laboratoire de chimie, et de la Commission de bota- 
nique. Des rapports spéciaux vous les ont fait 
connaître, mais je suis sûr d'être votre interprête 
fidèle en remerciant les membres de ces commis- 
sions de leur zèle soutenu, et tout particulièrement 
M. Lusson de la direction savante et éclairée qu'il 
donne aux opérations et aux analyses de plus en plus 
nombreuses qui sont réclamées au laboratoire, au 
nom de l'hygiène publique , de la médecine, de 
l'industrie et de l'agriculture. 

Les botanistes et les géologues, fort nombreux 
parmi vous, n'ont point laissé perdre la tradition des 
promenades scientifiques. Vous avez visité, pendant 
le cours de l'année dernière, Grandgent, l'Ile d'Elle 
et le Gué de Velluire, Angoulins, Velluire et Fon- 
tenay. MM. Beltremieux, D r Termonia, Foucaud, 
Millot, Duval-Laguierce, Basset, vous ont lu d'inté- 
ressants comptes-rendus de ces excursions au point 
de vue géologique et botanique. 

Les excursionnistes rapportent presque toujours 
des échantillons qui enrichissent nos collections 
départementales. Plusieurs dons importants nous 
ont en outre été faits pendant l'année dernière. Men- 
tionnons entr'autres l'envoi, par le muséum d'histoire 
naturelle de Paris, de moulages des fossiles suivants : 

1° Tête dCHipparion Gracile (de Pikermi). 

2° Carpe, métacarpe et phalanges de YHipparion 
Gracile. 



XV 

3° Partie antérieure dupied de Y Hipparion montrant 
les 4 métacarpiens. 

4° Tarses, métatarse et phalanges $ Hipparion. 

5° Tête d* Helladotherium Duvernay (Pikermi). 

6° Tête de Glyptodon Clavipes (mâchoire supé- 
rieure) Pampas de l'Amérique du Sud. 

Notre collègue M. Allenet, lieutenant de vaisseau 
à bord du Météore (station de la côte orientale 
d'Afrique), a bien voulu nous faire parvenir une 
murène de la mer Rouge et un crâne de chameau, 
denombreuxetremarquables échantillons de reptiles, 
crustacés, myriapodes, arachnides... etc. 

Notre correspondant M. Th. Allenet, capitaine 
d'état-major à Oran, nous a également envoyé, pour 
nos Muséums, de nombreux objets et entre autres 
des caméléons vivants dont nous avons pu observer 
les habitudes. 

Nous devons enfin à M. Schettino, photographe à 
la Rochelle, plusieurs coquilles de la Méditerranée, 
recueillies sur la côte de Naples, et que vous avez 
reconnues identiques à celles de nos parages, ce sont: 
Venus pullastra, Cythena chione, (Jardium acnlea- 
twn, Venus verucosa. 

M. Rabillé a préparé avec une habileté remarquable 
un squelette de canard et un squelette d'Hippocampe. 

Notre bibliothèque et nos archives se sont accrues 
non seulement des ouvrages que nous avons acquis, 
des journaux scientifiques auxquels nous sommes 
abonnés, des Bulletins ou Annales des sociétés cor- 
respondantes, mais aussi des publications suivantes 
qui nous ont été adressées : 



XVI 

Notice sur les marais de la Charente à Rochefort 
et à l'Ile cTAix, par M. A. Décante. 

Tunis et Carthage, notes de voyage, par M. Ch. 
Contejean. 

Herborisations dans la Charente-Inférieure, par 
M. Giraudias (1881 à 1885). 

Flore de l'Ouest par MM. Lloyd et Foucaud, 
nouvelle édition (1886). 

Flore rnycologique : Les Agaricinées Leucospores, 
par M. Brunaud, 

Etude sur le lait naturel et les laits médicamenteux, 
par M. A.Sicard. 

Notice sur les cubes parfaits, par M. L. Darget. 

Les Sphœropsidées, par M. Brunaud. 

Les Vertébrés, de M. A. Bouvier. 

Le rapport sur l'alcoolisme, dans la Charetite- Infé- 
rieure, par M. le D r Mabille. 

Une Visite aux expositions de Londres et de Liver- 
pool, par M. Joly. 

Le mémoire sur le genre Macliimosaurus, de MM. 
Sauvage et Liénard. 

Les discours prononcés au centenaire de M. Ghe- 
vreul à la célébration duquel vous vous êtes associés 
par votre souscription. 

C'est ainsi que vous avez voulu participer également 
à l'érection d'un monument à l'illustre François 
Ara go. 

Je me vois contraint, à mon grand regret, de me 
répéter bien souvent dans les comptes-rendus des- 
tinés à nos Annales, et il ne saurait guère en être 
autrement pour un narrateur qui a toujours des faits 
de nature analogue à vous rappeler ; c'est là une 



XVII 

nécessité déplaisante pour le rédacteur de ce rapport 
et pour ceux auxquels il s'adresse. Cependant je me 
résigne plus facilement à redire presque les mêmes 
choses quand c'est pour constater chaque année 
l'accroissement d'importance que prend de jour en jour 
notre société. Elle compte depuis les premiers mois 
de 1886 de nouveaux membres qui sont : 

M. Boizot, proviseur du lycée de la Rochelle, 
officier de l'Instruction publique. 

M. Tord, professeur départemental d'agriculture, 
la Rochelle. 

M. Boucherie, propriétaire, à Beauvais-sous- 
Matha. 

M. Rouvier, membre du Conseil général de la 
Charente-Inférieure . 

M. Camille Gillet, contrôleur principal des contri- 
butions directes, à la Rochelle. 

M. le D r Burot, professeur à l'école de médecine 
navale, à Rochefort. 

M. Cappon, ingénieur civil, àMarans. 

M. Marc Rabillé, propriétaire et naturaliste, au 
Bois (île de Ré). 

M. Ivlesnier, Marcellin, pharmacien à la Rochelle. ' 

M. Deslandres, ingénieur des ponts et chaussées, 
à la Rochelle. 

M. René Gatau, attaché à la Recette générale de 
la Charente-Inférieure . 

M. J. Lair , maire de Saint- Jean-d'Angély , 
chevalier de la Légion-d'honneur, officier de l'Ins- 
truction publique, agrégé. 

M. L. Parizot, président de la Société Belfortaise 

AT 1 X- 1 X 

d émulation, correspondant. 



XVIII 

Nous avons été heureux de recevoir parmi nous ces 
nouveaux collègues ; malheureusement les nécessités 
de leur carrière en ont éloigné d'autres de notre 
ville. M. le commandant Duval-Laguierce, appelé à 
continuer son service au ministère de la guerre, 
M. Modelski, promu ingénieur en chef à Tours, 
M. Doin , nommé inspecteur de l'enseignement 
primaire àNarbônne,ontcessé de venir assister ànos 
séances, mais ils ont voulu rester membres de notre 
compagnie, et nous sommes heureux de conserver 
leurs noms inscrits sur nos listes. Pourquoi faut-il que 
nous avions eu la douloureuse obligation d'en rayer 
d'autres , qui éveilleront toujours parmi nous un 
sympathique souvenir: M. le D r David, un botaniste 
distingué, un laborieux chercheur, un ami excellent 
pour quelques-uns de nous, M. Regnault , ancien 
préfet de la Charente-Inférieure, directeur général 
des manufactures de l'Etat, M. Gaudet de Lestard, 
contrôleur principal des contributions directes à la 
Rochelle, M. le D r A. Savatier, ont été enlevés par la 
mort, alors que l'avenir paraissait encore plein pour 
eux d'espérances et de promesses. 

Je ne veux pas, Messieurs, terminer ce rapport en 
évoquant une pensée de deuil, et je tiens avant de 
l'achever à vous rappeler que nous avons été heureux 
de voir décerner la décoration de chevalier de la 
Légion-d'honneur à M. Garnier, maire de Royan, et 
celle d'officier d'académie à MM. Brard, D r médecin, 
adjoint au maire de la Rochelle, Foucaud, direc- 
teur du jardin botanique de la marine à Rochefort, 
Groc, directeur des travaux communaux de la ville de 
la Rochelle, secrétaire de la commission départemen- 



XIX 

taie de météorologie, et Fleury, délégué cantonal à 
Marans. 

Au moment où j'arrive aux dernières lignes de ce 
compte-rendu, je crois être en accord avec la pensée 
de tous ceux qui me font l'honneur de m'écouter, en 
disant que, si nos réunions ont toujours été fort nom- 
breuses, c'est qu'elles vous offrent un puissant attrait, 
celui de l'étude, celui de ces calmes et cependant très 
vivantes causeries, où vous vous entretenez des rapides 
3t merveilleux progrès de la science moderne. 
C'est, en effet, une grande souveraine que cette 
reine de notre époque, et en admirant ses triomphes, 
en la voyant réunir des mers, traverser des chaînes 
de montagnes, supprimer la distance pour la 
pensée et môme pour la voix humaine, combattre les 
plus horribles maladies, et faire reculer un instant la 
mort elle-même, on serait tenté de la croire toute 
puissante, si parfois ces forces inconnues que le 
savant peut étudier, mais non asservir, ne se réveil- 
laient, brutales, soudaines, terribles, couchant à terre 
des monuments et des villes entières, et rappelant 
au sentiment de sa faiblesse l'homme étonné 

Qu'on puisse tout ensemble 

Etre si grand et si petit. 

La Rochelle, le 24 Janvier 1887. 

Le Secrétaire, 



Alfred VIVIER. 



jâtoïmum a-eior- 









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LABORATOIRE MUNICIPAL 

J^ONDÉ 

PAR LA SOCIÉTÉ DES SCIENCES NATURELLES 



Séance du 11 Février 1887 

RAPPORT ANNUEL 

Par M. F. LUSSON, Directeur 



Le laboratoire, fondé par la Société des Sciences 
Naturelles, compte aujourd'hui dix années d'exis- 
tence, et pendant cette période, le nombre des 
analyses, qui nous ont été confiées, chaque année, a 
toujours été compris, sauf pour les deux premières 
années, entre 200 et 300. Le chiffre exact de ces essais 
s'élève aujourd'hui à 2,200, soit en moyenne 220 par 
année. 

En particulier dans le cours de 1886, nous avons 
fait 340 analyses et je suis heureux de pouvoir 
témoigner ici du concours précieux qui m'a été prêté 
par M. Piettre, nommé, par vous, chimiste-adjoint. 

Pendant cette même année, l'administration des 
douanes, désireuse de contrôler la nature des vins 
qui arrivent de l'étranger, sans astreindre les négo 
ciants à des retards préjudiciables, a bien voulu nous 
confier les analyses de ses vins. 

2 



— 22 - 

Le Conseil général, de son côté, sur la proposition 
de M. le Préfet de la Charente-Inférieure, a désiré 
faire procéder gratuitement à la vérification des 
engrais destinés aux syndicats. Dans ce but il nous 
a désigné, ainsi que M. Xanibeu, de Saintes, pour 
ces essais de vérification et nous a alloué une somme 
de mille francs. Les analyses d'engrais pour les 
particuliers sont faites également avec une réduction 
de 50 %. 

La somme de 250 francs que_ le Conseil général 
nous consacrait précédemment et qui était employée 
à l'achat des ustensiles et produits, se trouve ramenée 
à une affectation spéciale. Ainsi nous nous trouvons 
réduits à la somme de 100 francs qui nous est allouée 
par les Sociétés. Les produits seront donc désormais 
acquis sur le prix des analyses, comme à l'époque où 
nous n'avions pas de subvention départementale. 

Enfin, je n'ai pas à vous apprendre que la ville a 
bien voulu aménager pour nos besoins une quatrième 
salle que vous nous avez cédée, Monsieur le Président, 
en la distrayant de vos musées. De plus, M. le Maire 
et le Conseil municipal nous ont autorisé, à la date 
du 29 décembre, à prendre le titre de Laboratoire 
municipal. 

Nous continuerons, car je puis répondre de ceux 
qui veulent bien me prêter leur concours, à faire tous 
nos efforts pour nous rendre dignes de ce nouveau 
titre. 

A la fin de 1887, il nous sera possible de remettre, 
à la Société des Sciences, un compte-rendu des tra- 
vaux faits au Laboratoire, jusqu'à cette époque. 






EXCURSION GÉOLOGIGUE 

T>u 2 Mai 1886 
A SAINT-SAVINIEN, GRANDJEAN ET TAIL1EB0URG. 

r-^S*»«v— 

Rapport par M. le Commandant DUVAL-LAGU1ERCE. 

JJ3J09U.J3 9J 

La première excursion de l'année 1886 a eu lieu le 
2 mai, sur le territoire compris entre Saint-Savinien, 
Grandjean et Fénioux. 

Les excursionnistes sont partis de la Rochelle par 
le train de 6 heures 5, au nombre de 10, savoir : 

MM . Beltremieux, Parisot père et fils (de Belfort), 
G at au et Duval-Laguierge, géologues ; 

MM. Termonia, Lusson, Mighau, MEYERet Millot, 
botanistes; 

A Rochefort se sont joints à eux : 

i 
MM. Boisselier, géologue; Fougaud et Jousset, 

botanistes. 

Descendus du train à Saint-Savinien, vers 8 heures, 
géologues et botanistes ont immédiatement com- 
mencé leurs explorations , en se dirigeant sur la 
grande route de Saint-Savinien à St-Jean d'Angély. 

Laissant les botanistes poursuivre leurs recherches 



- 24 - 

dans les prairies avoisinantes, nous ne nous occu- 
perons ici que des travaux des géologues. 

A peine avions-nous franchi Ja voie du chemin de 
fer pour nous engager sur la route de Saint-Jean, 
que nous rencontrons, sur le bord même de la voie, 
et à droite et à gauche de la route, des talus en déblais 
pétris de fossiles. Un seul coup d'œil nous fait recon- 
naître le calcaire à Caprina adversa et à Ostracées, 
5 e et avant-dernière assise du Cénomanien. 

On y a trouvé et nous pouvions y récolter de magni- 
fiques échantillons de Caprines ; mais le temps nous 
presse, nous en ramassons à peine quelques débris ; 
nous constatons l'abondance des Ostrea biauriculata 
0. flabella et 0. Columba, dont la présence simul- 
tanée caractérise absolument cette assise. Nous en 
récoltons quelques beaux échantillons et poursuivons 
notre route. 

A quelques centaines de mètres, nous dépassons 
ces assises à ostracées, et rencontrons un calcaire 
dur à Caprineila triangularis ou lchthyosarcolytes ; 
c'est le 3 e horizon à lchthyosarcolytes ou 6 e assise du 
Cénomanien. 

Plus loin, à la hauteur du Moulin des Rochers et 
du petit village de la Richardière, l'aspect change 
absolument; nous quittons les calcaires et rencontrons 
des marnes à terebratella carentonensis (d'Orb.) Deux 
échantillons très beaux de ces gracieuses coquilles 
sont trouvés par MM. Parisot et Gatau; nous y 
trouvons aussi plusieurs ostrea carinata, et une 
grande quantité de petites ostrea columba. 

Nous avons donc quitté le Cénomanien et pénétré 
dans les assises marneuses de la base du Ligérien. 



— 25 - 

Mais ces assises ne forment qu'un îlot de 5 à 600 
mètres de diamètre, et cet îlot franchi, nous retom- 
bons bientôtdansnotre 3 e horizon à Ichthyosarcolytes, 
puis en descendant encore, nous retrouvons à hauteur 
du village de Benons, notre calcaire à ostrea Blaurt- 
culata de Saint-Savimen. 

Nous poursuivons la grande route jusqu'à hauteur 
du village des Bretons où nous trouvons un calcaire 
blanc à Caprinella adversa formant le 2 e horizon à 
Ichthyosarcolytes ou 4 e assise du Génomanien. 

Là nous quittons la grande route, pour nous engager 
à droite à travers bois, sur le hameau de la Berlau- 
dière, et, dans la première partie de ce parcours, 
nous retrouvons alternativement des ostracées ou 
des caprinelles suivant le plus ou moins d'élévation 
du sol. Nous y retrouvons même quelques petits 
îlots de marnes ligériennes avec des ostrea carinata i 
mais la majeure partie de tout le terrain est recou- 
verte par des sables tertiaires renfermant une quantité 
considérable de silex. 

Aux 2/3 du parcours nous rencontrons une tranchée 
calcaire contenant en abondance de grandes Columba 
parfaitement conservées, avec effleurement de marnes 
au-dessous : c'est le banc à Columba du niveau de 
Martrou. 

Nous atteignons enfin le mur de la Berlaudière, 
fondé sur de gros bancs de calcaire dur à caprinelles, 
et de là nous nous dirigeons sur les fermes de Thias 
et de la Baillerie, pour gagner la route de Taillant à 
Grandjean. 

A la Baillerie môme, nous abandonnons les terrains 
crétacés et rencontrons h; calcaire Portlandien , 



— 26 - 

couches à ammonites gigas, que nous ne devons plus 
abandonner jusqu'au bourg de Grandjean. 

Notre course est trop rapide pour nous permettre 
de trouver cette ammonite si caractéristique de ce 
terrain, mais nous récoltons, dans les tranchées de 
la route, xmepholadomya multicosta, une mya rugosa, 
une belle Trigonia gibbosa, et un cardium dissimile. 

A mi-chemin environ de Grandjean, nous voyons 
apparaître, par places dans les tranchées de la route, 
des sables et argiles ferrugineux avec quartzites, 
absolument analogues aux sables et argiles céno- 
maniens de l'île d'Aix et de Fouras. 

Nous atteignons le bourg de Grandjean, et dans 
la tranchée qui longe la voie, nous apercevons net- 
tement découpées les couches portlandiennes à 4m- 
monites Gigas, inclinées de 4 à 5 degrés environ et 
plongeant vers le nord-est. 

Nous traversons le bourg et prenons la route qui, 
franchissant le ruisseau du Bramerit, conduit à la 
station de Grandjean . 

A peine avons-nous passé ce ruisseau, que l'aspect 
géologique change absolument ; nous trouvons sur 
le bord de la route des grès cénomaniens à exogyra 
minima, coquille confondue autrefois avec la petite 
Columba, mais paraissant former une espèce bien 
distincte qui ne se rencontre qu'à cet étage. 

Ces grès passent, en certains endroits, à l'état 
quartzeux, peut-être par suite d'infiltration d'eaux 
thermales , et renfermant indépendamment des 
exogyra minima, un grand nombre d'Orbitolines et 
d'Iehthyosarcolytes ; c'est le l or horizon à Ichthiosar- 
colytes ou 2 e assise du Cénomanien. 



- 27 - 

En poursuivant jusqu'à la gare, nous trouvons 

dans les tranchées, vis-à-vis de la station, au-dessus 

de ce 1 er horizon, d'abord une couche de sables ver- 

dâtres formant la 3° assise du Cénomanien, puis une 

couche calcaire à caprinelles formant le 2 e horizon à 

Ichthyosarcolytes , de telle sorte que dans notre 

excursion, nous avons rencontré les trois horizons à 

Ichthyosarcolytes ; le second et le troisième du côté 

de Saint-Savinien ; le premier et le second à la gare 

de Grandjean, avec la succession régulière des 

assises cénomaniennes, qui forment ou qui séparent 

ces horizons. 

i 
A la gare de Grandjean, ces assises cénomaniennes 

offrent cette particularité très remarquable qu'elles 

sont un peu moins inclinées que les assises portlan- 

diennes du bourg de Grandjean, mais avec plongement 

absolument opposé, et dirigé vers le sud-ouest. 

Il y a donc nécessairement une faille très prononcée 
entre ces deux points, avec rejet du jurassique, et 
c'est dans cette faille que coule le Bramerit. 

Après cette intéressante observation, géologues et 
botanistes se sont retrouvés au déjeûner, dans un 
hôtel près de la gare. ■ &[ ab fru 

Là est venu les rejoindre M. Giraudet, instituteur 
à Grandjean, qui leur a remis un certain nombre 
d'ossements fossiles trouvés, par lui, dans la. grotte 
de Puygibaud, à Chez-Guérin, près de Grandjean, 

Ces ossements reconnus aussitôt, comme devant 

être de l'époque du Mammouth, comprenaient : 

La l ro et la 2 e phalange du pied de devant de 

l'Equus ; puis des vertèbres, une astragale et une 

6 - 4 2 jjo Bei^Io à 



-28- 

deuxième phalange appartenant à des pachydermes 
et à des ruminants. 

Cette communication a vivement intéressé les 
excursionnistes et a démontré, qu'en opérant des 
fouilles dans cette grotte encore peu explorée, on 
pourrait y faire des trouvailles d'une certaine valeur. 

A la suite du déjeûner, une partie des excursion- 
nistes ont pris le train de Taillebourg pour rentrer à 
la Rochelle à 5 h. 15. 

Pendant une 1/2 heure d'arrêt, à la station de Tail- 
lebourg, ils ont exploré lagrande tranchée turonienne 
de la voie et ils y ont récolté des arca tailleburgcnsis 
en assez grand nombre, et un cyphosoma regulare, 
trouvé par M. Parisot fils. 

Les autres excursionnistes sontrestés àGrandjean, 
d'où ils se sont dirigés sur Fenioux pour continuer 
leur exploration par le chemin qui longe la voie ferrée 
à l'ouest. 

Ils ont donc retrouvé le portlandien après la tra- 
versée du Bramerit, et sont restés dans ce terrain 
pendant tout le reste de l'excursion. 

Sur ce chemin, ils ont rencontré un calcaire friable 
blanc, renfermant beaucoup de Bryozoaires et de 
Foraminifères, parmi lesquels on distingue nettement 
Alveolina cretacea et Alveolina ovum ; c'est le banc 
supérieur à foraminifères de l'île Madame. 

Ils ont ensuite récolté des Mya menant et des 
Limes ; puis un calcaire gris très compacte, à lits très 
serrés, sorte de calcaire lithographique presque 
stérile en fossiles. 

Parvenus à Fenioux, ils ont contemplé la belle 
église romaine de ce village et son clocher élancé ; 



- 29 — 

mais ils ont surtout admiré la remarquable colonne 
du xn e siècle qui se dresse au bas du coteau, dans un 
parfait état de conservation et qui est désignée sous 
le nom de Lanterne des Morts. 

Traversant alors la voie du chemin de fer, les 
excursionnistes sont revenus à Grandjean par la 
route qui longe la voie à l'est. 

Là, toujours dans le Portlandien, ils ont remarqué 
une brèche calcaire, renfermant de nombreux frag- 
ments de véritable marbre noir veiné de blanc, brèche 
qui un peu plus loin, est recouverte par un calcaire 
dolomitique. 

Ils ont encore trouvé le long de la route les sables 
ferrugineux qu'ils avaient rencontrés de Taillant h 
Grandjean. 

Puis, sans faire d'observation nouvelle méritant 

d'être signalée, ils ont atteint Grandjean, où ils ont 

pris à 4 heures 1/2 le train qui devait les ramener à 

la Rochelle à 8 heures 1/4 du soir. 

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EXCURSION BOTANIQUE 

Du 2 Mai 1886 



Rapport de M. MILLOT. 



La Société des Sciences a inauguré le 2 mai la série 
annuelle de ses excursions. 

Cette première sortie avait pour but d'explorer la 
région située entre la station de St-Savinien et celle 
de Grandjean, qui est presque exactement à Test, à 
8 kilomètres de la précédente. 

Le train de 6 heures 5 minutes du matin a emmené 
de la Rochelle dix excursionnistes : MM. Beltremieux, 
Duval-Laguierce, Ch. Gatau, Lusson, Eug. Meyer, 
Michau, Parisot père et fils, Termonia, Millot. A 
Rochefort, la troupe s'est augmentée de trois nou- 
velles recrues: MM. Boisselier, Foucaud et Jousset. 

Favorisée par un beau temps et tracée à travers 
un pays des plus variés, cette excursion semblait 
promettre à nos recherches d'heureuses trouvailles. 
Constatons, sans aigreur, qu'il n'en a rien été. 
Nous avons, il est vrai, dans ce plantureux pays, 
rencontré, en nombre très considérable, ces végétaux 
qu'on est à peu près sûr de voir partout; il nous a 
même été donné de cueillir telle ou telle bonne plante, 



— 32 - 

mais, sauf une exception, rien de vraiment rare ne 
s'est offert à notre vue. Peut-être faut-il knputer 
cette absence de raretés botaniques, non au pays, 
mais à la rapidité relative de notre exploration. 
Quoiqu'il en soit, nous ne regretterons pas d'avoir 
fait connaissance avec cette contrée si pittoresque. 

De Saint-Savinien, où nous sommes descendus de 
wagon, nous prenons la route de Saint-Jean d'Angély 
que nous suivrons jusqu'au hameau des Bretons. 

Chemin faisant nous trouvons : 

Fumaria muraliformis. Clavaud. 

Bromus rigidus. Roth. 

Calamentha acinos. Gaud. 

Colchicum autumnale. L. (en fruit dans cette saison). 

Pterotheca nemausensis. Gassiui. Plante méri- 
dionale dont les stations semblent gagner de plus 
en plus". 

Aux Bretons, parmi les plantes aquatiques vul- 
gaires : 

Raminculus trichophyllos. Chaix. God. 

R. capillaceus. Thuill. Lloyd. 

R. Pancistamineus. Tausch. 

Veronica beccabunga. L. 
I 

Môme localité, sur des murs en pierres sèches : 

Arenaria leptoclados. Gussone. 
Umbilicas pendulinus. DC. 
Grammitis ceterach. Sw. 
Asphenium ceterach. L. 
Ceterach officinarum. Wild. 

Nous nous engageons ensuite dans un sentier 



— 33 — 

couvert, où notre vue est arrêtée par un Juniperus 
commuais. Sa présence nous annonce que nous 
sommes à proximité d'un bois ; en effet, nous arri- 
vons à des taillis qui font partie du bois des Ferrières. 
Nous remarquons d'abord la Globulariamdqaris, L., 
jolie plante que l'on voit toujours avec plaisir ; puis : 

Ranunculus silvaticus. Thuil. 

Limodorum abortivum. Sw. ou Limodorum clandes- 
tinum, orchidée assez peu commune, mais qui n'est 
pas encore en fleur. 

Potenlilla verna. h. et Tormentilla recta. 

Scorsonera humilis. L. 

Cornus mas. h. 

Viola rimniana. Reich. 

S cilla. Smith, ou Hyacinthus non scriptus. L. 

Endymion nutans. Du M. 

Orobus tuberosus. L. et O. tenuifolius. Roth. 

Enfin une nombreuse station de splendides aspho- 
dèles, asphodelus albns. Willd. 

Sortis du bois, nous voyons dans un terrain 
humide, les belles fleurs violettes de la LaUirxa 
clandestina. Sur le versant opposé nous cueillons le 
Géranium columbinum. L. 

Nous voici sur la route de Grandjean ; nous hâtons 
le pas vers un déjeuner fort problématique. Nous 
traversons le bourg - dont l'église romane a des bas- 
côtés extérieurs assez curieux. Devant sa façade, du 
sol riche du cimetière, s'élève un superbe marronnier 
couvert d'une infinité de grappes fleuries, qui le font 
ressembler à un énorme bouquet ; des myriades 
d'abeilles butinent sur ce noble végétal. Tout près de 
là, un murmure d'eaux vives se fait entendre : nous 



- 34- 

sommes sur les bords d'une jolie rivière, le Bramerit, 
que nous traversons assez distraitement. C'est à 
peine si nous notons en passant le Carex pendilla 
Huds. C. Maxima, Scop. Il est midi et nos estomacs 
crient famine. 

Arrivés à notre auberge, on nous demande, comme 
dans les légendaires posadas d'Espagne, ce que nous 
apportons pour déjeûner. Nous nous attendions à ce 
coup. Aussi, comme gens que rien ne saurait étonner, 
nous exhibons de nos boîtes, le3 produits d'une char- 
cuterie variée ; d'ailleurs, nos hôtes peuvent mettre à 
notre disposition du pain de ménage et un vin quel- 
conque. Nous déjeûnons donc, sinon confortablement, 
du moins fort gaiement. 

Vers deux heures, la plus grande partie des excur- 
sionnistes reprenait le chemin de ses pénates, tandis 
que d'autres, ne jugeant pas la journée suffisamment 
remplie, repassaient par Grandjean et se dirigeaient 
vers Fenioux et Mazeray. Ils devaient être récom- 
pensés de leur zèle par la vue d'un édifice curieux et 
d'une plante rare. Ce n'est pas ici le lieu de décrire 
l'église romane de Fenioux et sa Lanterne des Morts] 
je me permettrai seulement, comme botaniste, de 
signaler sur le premier de ces monuments une flore 
assez variée, que les habitants semblent y entretenir 
à dessein. On y remarque même des essences fores- 
tières, et entre autres, sur la façade même, un beau 
pin sylvestre, taillé avec soin, et qui ne demande qu'à 
vivre, c'est-à-dire, à faire un dommage irréparable 
à l'édifice entre les pierres duquel il a pris racine. 

C'est sur le plateau rocheux, qui fait face à Fenioux, 
que M. Foucaud a fait la plus belle trouvaille de la 



— 35 — 

journée. Dans une prairie artificielle, au bord delà 
route, il a découvert et nous a fait cueillir YAsperula 
Galioïdes, Bieb., dont on ne connaissait jusqu'alors 
qu'une seule station dans le département à Pont- 
charreau, près Vandré. 

Mois l'heure nous presse ; nous nous dirigeons vers 
la gare de Grandiean en cueillant sur notre route : 

Ornithogahim umbellatam, Bor. Jord . 

Ophioglossum vidgatum, L. 

Caltha palustris L. 

A 5 heures, le train emportait les derniers excur- 
sionnistes. 

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EXCURSION GEOLOGIQUE 

Du 16 Mai 1886 
A LILE-DELLE ET AU GUÉ-DE-VELLUIRE 

Rapport par M. le Commandant DUVAL-LAGUIËRCE. 



La seconde excursion de l'année 1886 a eu lieu à 
l'Ile d'Elle et au Gué-de-Velluire , en Vendée, le 
dimanche 16 mai 188(5. 

Partis de la Rochelle à 5 heures et demie du matin, 
les excursionnistes étaient au nombre de 15, savoir : 

MM. Beltremieux, Millot, Gatau, Duval-Laguierce, 
Berteaud, Couneau, Regnault et Cappon, pour faire 
de la géologie ; ' 

MM. Lusson, Michau, Bouillet, Fleury, Moreau, 
Piettre, Arsicault, pour faire de la botanique. 

A Dompierre, se sont joints à eux MM. Foucaud et 
Tesseron, botanistes, et auGué-de-Vclluire, M. Bois- 
selier, géologue. 

Descendusàla station de l'Ile-d'Elle, vers six heures 
et demie, géologues et botanistes se sont dirigés : les 
premiers, vers la falaise située au sud-ouest du vil- 
lage , les seconds dans les prairies et les marais qui 

bordent cette falaise. 

3 



— 38 — 

Les géologues n'ont tout d'abord rencontré que des 
talus, argileux recouverts de végétation, et dans les- 
quels il aurait fallu pratiquer des fouilles pour déter- 
miner la nature du sol, et y récolter des fossiles ; 
mais par endroits les talus beaucoup plus raides se 
trouvaient dénudés et ravinés, et se prêtaient dès 
lors à une observation plus facile. 

C'est là que les géologues ont pratiqué leurs 
recherches, rendues assez pénibles par suite de pluies 
antérieures et persistantes qui avaient détrempé tout 
le terrain et l'avaient transformé en une boue gri- 
sâtre et gluante. 

Au milieu de ces argiles gris-bleuâtres , dans 
lesquelles on rencontre en abondance des Belemnites 
Hastatns, la plupart en fragments, mais quelques- 
unes bien complètes et bien conservées, se trouvent 
des couches de calcaire argileux de même couleur et 
non oolithique, pétries d'ammonites. 

Nous y récoltons un grand nombre d'Ammonites 
plicatilis bien conservées ; des fragments très nets et 
bien caractérisés d' Ammonites canaliculatus ; quel- 
ques Ammonites crenatus ; deux très belles Ammo- 
nites perarmatus et des Ammonites Henrici. 

Nous sommes donc dans l'étage oxfordien, et il y 
a d'autant moins de doutes à concevoir que nous y 
rencontrons une couche de spongiaires, en général 
mal conservés, mais où nous trouvons cependant un 
beau spécimen de Cibrospongia texta. 

Toutefois, mélangées aux espèces citées plus haut, 
nous récoltons quelques spécimens & Ammonites 
Anceps, Hecticus, Lunula, qui se rencontrent en 



- 39 - 

général à un niveau plus inférieur et qui semblent 
caractériser le callovien ou oxfordien inférieur. 

Cette partie de l'Ile-d'Elle participerait donc tout à 
la fois de l'oxfordien et du callovien. 

Nous complétons notre récolte par plusieurs 
Terebratules, des Encrines, des Arches, des Natices 
et des Pleurotomaires. 

A dix heures, géologues et botanistes se retrouvent 
dans le train qui doit les descendre un quart d'heure 
plus tard à la station de Vix. 

Là, ils rencontrent l'instituteur du Gué-de-Velluire, 
M. Arcicault, venu au devant d'eux, pour les guider 
vers le lieu du déjeuner, et les accompagner ensuite 
dans le reste de leur excursion. 

Sur le chemin de la station de Vix au village du 
Gué-de-Velluire, les géologues remarquent des tran- 
chées argileuses absolument analogues à celles de 
l'Ile-d'Elle et renfermant comme celles-ci un grand 
nombre d'ammonites. 

Ils s'arrêtent spécialement à la tranche du moulin, 
et ils y récoltent une quantité considérable de petites 
ammonites généralement ferrugineuses et dans un 
parfait état de conservation : Ammonites plicatilis, 
Backeriœ, Anceps, Henrici, Crenatus, et des débris 
d'ammonites dans lesquels nous sommes à peu près 
certains de reconnaître les Ammonites Lamberti et 
Buncani. 

Comme à l'Ile-d'Elle, nous trouvons une certaine 
quantité de Belemnites Hastatus, mais point de spon- 
giaires. 

Après le déjeûner, géologues et botanistes se 
remettent en excursion du côté de la station, mais en 



- 40 - 

inclinant au sud vers de gigantesques falaises calcaires 
que les géologues se proposent d'explorer pendant 
que les botanistes parcourront les marais qui s'éten- 
dent au pied de ces falaises. 

Dans une première carrière, située sur le parcours, 
on ne trouve que des débris mal caractérisés d'am- 
monites. 

Dans une seconde carrière de calcaire argileux 
tendre, on rencontre encore des Belemnites hastatus, 
plusieurs petites ammonites des espèces déjà trou- 
vées à la tranchée du Moulin; mais en outre des 
Ammonites macrocephalus très nettes, qui nous font 
classer ces calcaires, ainsi que les argiles du Gué-de- 
Velluire, à l'étage oxfordien inférieur ou callovien. 

Au moment de quitter cette carrière, nous y récol- 
tons quelques radioles d'Echinodermes et un échino- 
derme régulier, le Pseudodiadema inœquale (Agass) 
Desor. 

Poursuivant notre route, nous atteignonsles falaises 
calcaires noirâtres que nous nous proposions d'explo- 
rer. Nous y trouvons peu de fossiles, mais quelques 
grosses ammonites assez nettes parmi lesquelles 
nous récoltons de beaux échantillons d'ammonites 
Plicatilis et d'ammonites Athleta. 

L'heure du départ s'approchant, nous regagnons 
la station du Gué-de-Velluire, et à 5 heures du soir, 
géologues et botanistes se trouvaient dans le train 
qui devait les déposer à 6 heures un quart à la 
Rochelle. 



EXCURSION BOTANIQUE 

Du 16 Mai 1886 
A L'ILE D'ELLE ET AU GUÉ-DE-VELLUIRE 

Rapport de M. J. FOUCAUD 



Le 16 mai, la Société des Sciences naturelles de la 
Charente-Inférieure faisait une promenade scienti- 
fique à rile-d'Elle et au Gué-de-Velluire (Vendée). 

Aussitôt après l'arrivée du train à l'Ue-d'EUe les 
excursionnistes formentdeux groupes: les géologues 
vont explorer des sablières où ils espèrent faire de 
bonnes trouvailles et les botanistes se dirigent vers 
les marais qui s'étendent au bord de la Vendée. 

En traversant le village, nous cueillons Avena bar- 
bata qui se répand de plus en plus surtout sur les 
talus des chemins de fer. A côté croissent Salvia 
verbenaca, Papaver dubium, etc. 

Au bord d'un marais près duquel nous reucontrons 
les géologues en train de jouer de la pioche et du 
marteau, nous notons Ilippuris vulgaris, Sium lati- 
folium, Alopecurus bulbosus, Juncas Gerardi. 

Les grandes herbes .couvertes d'une abondante 
rosée ne nous permettent pas d'aller dans les prés où 



— 42 — 

nous espérions trouver quelques Orchidées, et nous 
suivons le bord de la Vendée jusqu'au nord de l'Jle- 
d'Elle. Nous désirions traverser la rivière, mais nous 
cherchons vainement un pont et nous sommes forcés 
de suivre la Vendée sur une assez grande distance. 
Nous notons Capsella gracilis hybride de Capsella 
rubella et Bursa pastoris, d'après certains auteurs. 
Partout au bord des fossés croît Rubus ligerinus. 

Chemin faisant nous admirons l'habileté avec 
laquelle les gens du pays manœuvrent, à l'aide d'un 
seul aviron, ou plutôt d'une perche, les barques 
légères qui leur servent de véhicules, car, pour se 
rendre d'un endroit à un autre, la Vendée, la Sèvre, 
ainsi que les divers ruisseaux qui sillonnent le ma- 
rais, sont leurs routes, et leurs barques des chariots 
servant à transporter les légumes de leurs cultures 
du marais où ils ont même planté la vigne. 

A notre droite, nous apercevons PIle-d'Elle perchée 
sur un coteau et comme l'heure du départ du train, 
qui doit nous conduire à Vix, approche, nous avisons 
au moyen de traverser dans un pré qui aboutit sur 
une grand'route. Nous nous hasardons sur un pont 
tout à fait primitif et qui menace de se rompre sous 
nos pieds. Bientôt nous sommes dans le pré où nous 
cueillons Tragopogon porrifolius, Senecio aqiiaticus, 
OEnanthe pence danifolia et Conium maculatum. 

Au travers des grandes herbes que le soleil n'a pas 
encore séchées, nous gravissons le coteau et trouvons 
dans des vignes ravagées par le phylloxéra, Mnscari 
racemosnm, Physalis Alkekengi , Papaver dubium, 
Crépis pnlchra , Allium polyanthum, Uredo Cirsii 



— 43 — 

très répandu sur les feuilles de Ciïsium arvense et 
qui leur donne une odeur particulière. 

En traversant le bourg- nous jetons un coup d'œit 
sur l'église qui, malgré une récente restauration, 
conserve encore un certain cachet. Tout près se trou- 
vent la mairie et les écoles communales en construc- 
tion, vrais monuments, vastes comme des casernes. 

A peu de distance de la gare un coteau à calcaire 
compacte nous offre Centaurea Scabiosa, Salviapra- 
tensis, Medicago marginata, Calepina Corvini, Papa- 
ver hybridum, Astragalus monspessulanus, linosyris 
vulgaris, Hippocrepis comosa, Veronica Teucrium. 
- Sur la voie ferrée nous notons Arenaria Lloijdii, 
Trifolium strictum et resupinatum, Sinapis incana, 
Festuca imiglumis, Ahjssum calycinum et, dans un 
fossé, Raniinculus ophioglossifolius. 

Bientôt nous apercevons les géologues ; nous nous 
rencontrons à la gare et nous partons quelques 
minutes après pour Vix, où nous arrivons à 10 heures. 

L'instituteur du Gué-de-Velluire, où nous devons 
déjeûner, nous attend à la gare et nous accompagne. 
Le long du chemin nous cueillons Podospermum 
laciniatum, Papaver hybridum; au Gué-de-Velluire, 
nous descendons dans un marais qui nous offre 
Tragopogon porrifolius, Lappa major ; dans la Ven- 
dée nous notons Ranunculus fliiitans et divaricatus 
et, au bord, près du pont, Panicum vaginatum, 
plante américaine, commune au bord delà Sevré à 
Marans et qui, comme dans la Gironde, les Landes 
et les Basses-Pyrénées, envahit de plus en plus. Près 
de la porte do l'hôtel, où nous attendent des collè- 
gues, nous trouvons un pied <XAlthœa rosea envahi 



— 44 — 

par le Puccinia malv ace arum, petit champignon qui 
n'a été signalé en France qu'en 1852 par Durieu de 
Maisonneuve, et qui, depuis, s'est répandu dans tout 
le pays avec une rapidité étonnante. 

Après déjeûner il nous reste encore du temps avant 
le départ du train. Deux groupes se forment et les 
botanistes, sous la conduite de l'instituteur de la 
localité, vont explorer le Rocher, coteau élevé qui 
surplombe au-dessus du marais et d'où Ton jouit 
d'un très beau point de vue. A nos pieds s'étend le 
marais dont on découvre les nombreux cours d'eau 
avec les cultures soigneusement entretenues. Au 
loin apparaissent des rideaux de verdure au milieu 
desquels on découvre les clochers des villages 
dispersés dans ce riche et intéressant bocage. 

Sur le coteau, où nous sommes pris par un vent qui 
souffTe en tempête, nous cueillons Chrysanthemitm 
corymbosum , Hippocrepis comosa , Podospermum 
laciniatum, etc., etc. 

A 4 heures 35 minutes nous rencontrons nos col- 
lègues à la gare et à 6 heures 10 minutes nous sommes 
à la Rochelle, tous très satisfaits de cette longue et 
intéressante excursion, 

! 

: âj^gi 



EXCURSION GÉOLOGIQUE 

Du )o Mai 18S6 
A ANGOUL.INS 



Rapport de M. Basset. 

Notre Société avait organisé une excursion à An- 
goulins pour le Dimanche 30 Mai ; au jour fixé le train 
de 6 heures 5 minutes du matin emportait une 
vingtaine d'excursionnistes qui, à leur arrivée à la 
station d'Angoulins, se séparaient en deux bandes : 
l'une, celle des botanistes, prit à gauche, tandis que 
celle des géologues, qui était composée de MM. 
E. Beltremieux, Lusson , Duval-Laguierce , Meycr, 
Millot, Dollot, Parisot, Gatau et Ch. Basset, se diri- 
geait à droite vers la classique pointe du Ché qu'elle 
se proposait d'explorer. 

Après une marche d'environ une demi-heure à tra- 
vers les marais, puis sur les cailloux roulés bordant 
la plage qui précède la pointe du Ché, nous arrivons 
à notre but. Nous nous arrêtons un instant à contem- 
pler les gros blocs de polypiers formant en partie 
l'extrémité nord de la (alaise qui contraste singuliè- 
rement par son aspect tourmenté avec les assises 



— 46 — 

si régulièrement horizontales qui viennent aussitôt 
après et dans lesquelles nous ne rencontrons que très 
peu de fossiles. 

Nous arrivons ensuite au banc de calcaire dur et 
caverneux dans lequel nous trouvons un test d'Holec- 
typus corallinus ; on fait en cet endroit une ample 
moisson de Terebratula corallina Leym. Zeilleria 
egena Bayle, Uhynchanella inconstans. Nous voyons 
l'empreinte d'un énorme Nautilus giganteus, puis 
nous ramassons une variété de radioles du Pseudo- 
cidaris mammosa, se distinguant de ceux que l'on 
rencontre plus loin par une taille plus forte, une 
forme bien plus allongée, un col plus grêle et une 
coloration gris-clair bien différente des autres. 

Les couches à Pinnigena Saussurii qui sont à la 
partie supérieure nous montrent de nombreux fos- 
siles que l'on ne peut atteindre que difficilement et 
non sans danger; M. Dollot y récolte cependant deux 
tests de Cidaris mirandi dont un fort beau, il les 
offre à M. Beltremieux pour notre musée, on ren- 
contre ensuite" un fort joli test d' Hemicidaris Thur- 
ma?ii, radioles et tests d'Acrocidaris nobilis, radioles 
de Cidaris propinqua, florlgemma, et Beltremieuxi, 
de nombreuses Ostrea solitaria et Bruntutana ; 
Belemnitcs Royssianus, très rare; dans l'argile bleue 
on rencontre ensuite un calice à peu près complet 
d'Apiocriuus Royssianus, un peu plus loin une pièce 
basale d'un calice que nous croyons appartenir au 
Guetlardicrinus dilatatus. 

La partie sud de la pointe est formée de couches 
assez différentes des précédentes, nous y ramassons 
un fort joli test de Polycyphus distinctus, un JPseudo- 



— 47 — 

diadema mamillanum, deux (Jidaris miranda et un 
Pseudodiademaneglectum, espèce nouvelle pour notre 
faune corallienne. Nous reconnaissons en passant le 
bloc dans lequel nous avons détaché en 1882 le splen- 
dide test avec radioles de Cidaris Blumenbachi que 
plus d'un grand musée envie au nôtre. 

Un fort beau radiolede la même espèce reste encore 
isolé sur le bloc, mais le peu de temps que nous 
avons devant nous, ne nous permet pas de le déta- 
cher. Nous ramassons ensuite de nombreux radioles 
du Pseudocidaris mammosa très communs en cet 
endroit, puis des Plagiosloma denliculata, Hinnites 
hiœqidstriatus, Pecten ocloplicatus, Ostrea solitaria, 
Bruntrutana, Pterocera rupellensis, Natica hemisphœ- 
rica, Pholadomyes diverses, Panopées, Serpules, etc., 
etc. 

A onze heures nous avons terminé nos recherches 
et pendant que les uns se dirigent sur Angoulihs où 
un déjeûner improvisé les attend, les autres gagnent 
la station pour prendre le train de 11 heures 47 
minutes. 

i 



I \ \A 












- 









EXCURSION BOTANIQUE 

Du 30 Mai 18S6 
A. ANGOULINS. 

Rapport de M. J. FOUCAUD. 



Notre troisième excursion géologique et botanique 
avait lieu le 6 juin dernier à la pointe du Ché. Cette 
localité si intéressante a été explorée bien des fois, 
mais on la revoit toujours avec plaisir. 

Aussitôt après l'arrivée du train, à 6 heures 16 mi- 
nutes du matin, les géologues se dirigent vers la 
falaise et les botanistes, pour arriver à la pointe du 
Ché, but principal de leurs recherches, se dirigent 
vers le bord de la mer. 

Près de la gare nous cueillons Trifolium Miche- 
lianum, plante nouvelle pour cette localité et qui se 
répand de plus en plus, surtout dans les prairies de 
la vallée de la Charente. 

Un marais salant nous offre l'intéressant Althenia 
filiformis, Chara alopecuroidcs et une forme très 
curieuse du JSilella glomerata, laquelle est signalée 
dans la 4 e édition de la Flore de l'Ouest de la France, 
page 442. 



- 50 — 

Chemin faisant nous trouvons Iris spuria et Arte- 
misia gallica et maritima. Ces plantes sont assez 
répandues dans cet endroit et quelques-uns de nos 
collègues en font provision pour des botanistes de 
l'intérieur. 

Nous traversons une vigne envahie depuis peu par 
le phylloxéra et arrivons sur la falaise qui est assez 
élevée en cet endroit. Nous y cueillons : 

Trigonella gladiata, Medicago tribuloides, nouveau 
pour la localité, Bupleurum aristatum, Lithospermum 
apulum, Bellis pappulosa, Vicia Cracca, Althœa hir- 
surta, Bromus molli formis, Salvia p,\.uensis et Ver- 
benaca, Hippocrepis comosa, Crithmum maritimum, 
Astragalus monspessulanus, Filago germanica, Iris 
spuria, etc. 

Bientôt nous atteignons des dunes herbeuses où 
croissent : Tricicum funceum, Thrincia hirta (var. 
arenaria DC.) Matthiola sinuata, Poapratensis, forme 
des sables maritimes, Halianthus peploides. 

A la pointe du Ché nous apercevons au bas de la 
falaise nos collègues qui, à grands coups de marteaux, 
dégagent, des pierres, les fossiles nombreux et inté- 
ressants que l'on trouve sur ce point si souvent 
exploré. 

Sur le plateau nous observons : 

Calananche cœrulea, micropus erectus, Orobanche 
minor , eryngii et epithymum , Bellis pappulosa, 
Scorzonera hirsula, Trinia vulgaris, Veronica Teu- 
crium, Astragalus monspessulanus, Trigonella gla- 
diata, Lithospermum apulum, Potentilla Chaubar- 
diana, etc. 



— 51 — 

Plus loin nous fouillons avec soin des pelouses 
rases dans le but d'y découvrir le Festuca Miche U, 
qui croît à Fouras et dans l'île Madame, mais nous 
n'apercevons que les espèces propres à cette station. 

En approchant d'Angoulins nous trouvons Onoiiis 
reclinata, signalé entre Angoulins et la Rochelle pnr 
M. Gouget, il y a de longues années, et que j'y avais 
vainement cherché jusqu'à ce jour. Nous trouvons 
aussi Agrostis interrupta et Trigonella monspeliaca 
non encore signalés sur ce point. 

L'heure du rendez-vous approchant , nous nous 
hâtons d'arriver à la gare pour saluer ceux de nos 
collègues qui rentrent à la Rochelle par le train de 
11 heures 57 minutes ; aussitôt après, nous nous ren- 
dons à l'hôtel où, avec le déjeûner, finit cette courte 
mais fructueuse excursion. 






LTWy? 









EXCURSION GÉOLOGIQUE 

T>u 20 Juin 1886 
A VELitiUIRE ET A FONTEISTAY. 



Rapport par M. Ed. BELTREMIEUX. 



Le 20 juin, la Société des Sciences naturelles a fait 
une nouvelle excursion en Vendée, elle a voulu con- 
tinuer l'étude, qu'elle avait commencée, des terrains 
limitrophes de la Charente-Inférieure. 

Les excursionnistes étaient au nombre de 13 : 
MM. Millot, Termonia, Boisselier, Dollot, Vaché, 
Foucaud, Coindon, Couneau, Piettre, Thibaudeau, 
Tesseron, Meyer et Beltremieux. 

Partis par le train de 5 heures 35 minutes du matin, 
ils étaient arrivés à 6 heures 54 minutes à Velluireoù 
se fit la division ; les botanistes d'une part, se diri- 
geant sur Fontaines, les géologues de l'autre, s'arrê- 
tant à la première tranchée que présente la ligne du 
chemin de fer à 100 mètres, environ, de la gare de 
Vclluire. 

Dans l'excursion du 16 mai, les géologues avaient 

exploré l'oxfordien inférieur à l'île d'Elle et au Gué- 

de-Velluire faisant suite à l'oxfordien de Marans. 

4 



Dans l'exploration du 20 juin nous avons continué 
nos recherches dans le kellovien de Velluire. Sur 
cette tranchée qui a moins de 100 mètres de longueur 
sur une élévation de 2 mètres à peine, la récolte a été 
abondante en ammonites surtout. Les belemnites, 
également en grand nombre, n'étaient pas variées et 
offraient bien moins d'attrait, quelques autres fossiles 
assez rares du reste, tels que des Terebratules, se 
rencontraient par hasard. 

En une heure à peu près il m'a été très facile de 
recueillir 120 ammonites, toutes très petites heureu- 
sement pour permettre de les emporter, toutes ferru- 
gineuses et généralement bien conservées, dans le 
banc de marne que nous visitions. 

Dans ce grand nombre d'ammonites, j'ai pu recon- 
naître les espèces suivantes: Ammonites pustulatus. 
Espèce très rare dont je n'ai trouvé qu'un échantillon. 
Am. Beaugieri, d'Orb., espèce rare également. Am. 
Anœps, d'Orb., nombreuse et variée de forme. Am. 
Coronatus, également très nombreuse et très variée 
déforme, présentant même une assez grande ressem- 
blance avec YAm. Blagdeni de Sowerby, qui appar- 
tient à l'oolithe inférieure. 

Tous ces points que nous avons parcourus sur la 
rive droite de la Sèvre, dans nos deux excursions du 
16 mai et du 20 juin : l'île d'Elle, le Gué-de-Velluire, 
Velluire ; comme l'île de Charron, les presqu'îles de 
Villedoux et Marans, sur la rive gauche, appar- 
tiennent à l'oxfordien et se rattachent à la même 
formation du nord de la Charente-Inférieure dont 
nous ne devons pas les séparer. L'oxfordien se ter- 
mine là, à ces points que nous venons de citer dans 



— 55 — 

les alluvions s'étendant sur les deux départements 
et établissant la séparation avec la Sevré qui coule au 
milieu. Au sud de ces alluvions dans la Charente- 
Inférieure se continue Toolithe moyenne, au nord se 
développe, complètement séparée, l'oolithe inférieure. 

Après l'exploration de ce banc marneux si fertile 
en ammonites, dépendant de l'oxfordien inférieur ou 
kellovien, nous nous sommes dirigés vers les car- 
rières de Massigny où nous avons reconnu les deux 
étages de l'oolithe inférieure, le Bajocien et le Batho- 
nien en bancs calcaires, dépourvus de fossiles dans 
les deux premières carrières. 

Dans la troisième carrière, le Bathonien nous a 
offert une collection magnifique de fossiles, des 
Pectens, des Pholadomies, des Terebratules, des Nau- 
tiles, et en abondance des Ammonites ; mais ce n'était 
plus comme dans la tranchée de Velluire où en moins 
d'une heure nous récoltions, sans peine, plus de 120 
ammonites d'un petit volume et bien conservées ; ici 
au contraire, d'un volume considérable elles étaient 
contenues dans un calcaire très dur qui nous obligeait 
à un travail long et difficile. A l'aide du marteau et 
du ciseau, nous avons pu détacher péniblement 
quelques échantillons, tous étaient beaux, quelques- 
uns en moyenne de 10 à 20 centimètres, mais la plu- 
part de 20 à 40 ou 50 centimètres môme et d'un poids, 
ce qui est facile à comprendre, bien au-dessus de nos 
forces. bsIIiV 

En prenant le temps nécessaire pour nous livrer à 
ce travail de dégagement des Ammonites, nous aurions 
pu remplir un wagon ; il nous a donc fallu, à grands 
regrets, abandonner sur place de beaux échantillons; 



-56 - 

que nous avions dégagés, ne pouvant résister à cet 
entraînement naturel du géologue, qui le pousse à 
s'assurèrla possession de l'objet qui l'iritére-sse, sans 
penser au moyen pratique de l'emporter. 

Que de Lumachelles splendidespour des collections 
de géants ? des blocs de 2 mètres cubes pesant 4,000 
kilogrammes, pétris d'ammonites du diamètre de 20 
à 5Q centimètres. 

Nous y avons trouvé V Ammonite Blagdeni en petits 
échantillons et les grandes Am. Bakeriœ, Sow., Bul- 
latus, d'Orb., Macrocephalus, Schloth., Microstoma, 
d'Orb., Disais, d'Orb., Herveyi, Sow., aut. Tumidus, 
n'en rapportant, bien entendu, qu'un petit nombre. 

Midi approchait, nous avons dû retourner à Vel- 
luire, prendre le train qui nous a d'abord arrêtés à 
Fontaines, où nous avons rencontré les botanistes. Ce 
train nous a ensuite conduits à Fontenay, le lieu du 
rendez-vous. 

Après déjeûner nous sommes allés visiter la vallée 
de la rivière la Vendée qui s'étend jusque dans la 
forêt de Vouvant, puis le village de Pissotte où nous 
avons rencontré les premiers terrains schisteux dans 
une tranchée de chemins de fer en construction. 

Rentrant enfin à Fontenay, nous avons repris le 
train de 7 heures 35 minutes, qui nous a ramenés à 
9 heures 19 minutes à la Rochelle. 

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c/p bnaïqraoo on iup ,8diiémoliÉ _xia 

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ùqsmï& ino'î.Jj 



EXCURSION BOTANIQUE 

Du io Juin 1886 
A. PONTBNAY-LE-COMTE 

— * c ** 3 *mm 

Rapport de M. le Docteur Termonia. 

r^c***^ 

La Société des Sciences naturelles a fait, le 20 juin, 
en territoire vendéen , sa quatrième excursion de 
l'année courante. Treize excursionnistes y ont pris 
part : MM. Beltremieux, Boisselier, Foucaud, Meyer, 
Couneau, Millot, Tesseron, Thibaudeau, Goindon, 
Vaché, Piettre, Collot etTermonia. 

Partis de la Rochelle à 5 heures 35 minutes, nous 
arrivions à. Velluire vers 7 heures et, un quart- 
d'heure après, les géologues et les botanistes se sépa- 
raient pour se livrer à leurs recherches respectives. 

Ces derniers se dirigèrent sur Fontaines- Vendée, 
en passant par les villages de Villeneuve etMassigny 
et par la ferme de la Forêt-Nesdeau, parcours de 
six kilomètres, qui ne comprend que des terrains 
calcaires. 

Entre Velluire et la petite rivière la Vendée, sur le 
bord des fossés de la route, se montrent Sinapis 
nigrah., Brunella alba Pall., Brunella pinnatifida 



— 58 — 

Pers., Oonium macîdatum L., Falcaria Rivini Host. 

Nous atteignons bientôt la rive gauche de la Vendée 
que nous remontons jusqu'à Massigny. Dans ce trajet 
de 1,500 mètres environ, elle coule lentement du nord 
au sud sur un fond vaseux encombré d'une végétation 
aquatique des plus touffues. Une chaîne de basses 
collines, couvertes de cultures variées, règne parallè- 
lement à son cours sur la rive que nous explorons et 
en est très rapprochée. Entre la rive droite et les col- 
lines opposées qui forment la limite occidentale de ce 
vallon large et peu profond s'étend une bande de prés 
marécageux de sept à huit cents mètres de largeur. 

Nous trouvons d'abord, dans le courant, en aval de 
Villeneuve, Ranunculus aquatilis L., offrant ici un 
aspect insolite qui attire de loin notre attention et 
consiste en ce que les pétales sont allongés et redres- 
sés au point de donner à la corolle une apparence 
infundibuliforme très accusée. 

Dans les mômes parages, se dressent au-dessus de 
l'eau les hampes fleuries de Ranunculus fluitansh&m., 
de Ranunculus divaricatus Sehranck, l'un et l'autre 
signalés pour la seconde fois dans cette rivière, de 
Limnanthemum nymphoides Link, commune seule- 
ment dans quelques stations de ce département et 
rare dans le nôtre. 

Parmi les plantes plus communes croissant sur le 
bord de l'eau nous notons, chemin faisant, Myosotis 
palustris With., Senecio aquaticus L.,Phalaris arun- 
dinacea L. ftsss\oSL 

Sur la berge s'élèvent de beaux pieds de OEnanthe 
crocataL., espèce rare dans le calcaire et que ne 
possède pas la Charente-Inférieure. Buon 



- 59 - 

Au bord d'un fossé parallèle à la rivière, M. Fou- 
caud découvre quelques échantillons de Raphanus 
maritimus Smith., qui croît assez abondamment dans 
notre département sous une forme particulière déjà 
signalée dans un rapport antérieur et par laquelle ib 
se différencie un peu du type qui n'appartient qu'à la 
Bretagne où il est môme rare. Ce Raphanus présente 
les mêmes caractères que le nôtre; il est nouveau 
pour le département que nous visitons. 

Entre Vjlleneuve et Massigny nous ne rencontrons 
que Butomus wnbellatus L. et Sparganhim ramosum 
Huds. 

A Massigny existent des carrières plus riches en 
fossiles qu'en plantes rares. Nous n'avons à y signaler 
que Géranium lucidum L. , peu commun dans le 
calcaire et assez abondant au pied de ces roches 
humides au-dessus desquelles apparaissent, au bord 
des champs, Lathyrm sphœricus Retz., et Trifolium 
rubens L. Cette dernière espèce offre ici quelque 
intérêt. 

Un peu au-delà de ces carrières, nous nous éloi- 
gnons de la rivière, nous dirigeant vers l'est par une 
route qui monte sur le plateau de Bellevue. Nous y 
trouvons, sur le bord des fossés, Géranium purpn- 
reum Vill., beaucoup moins commun dans celtei 
région que Géranium Robertianum L. ,'q aol irais*! 

Sur un talus de la même route croissent quelques 
pieds de Echium Wierzbickii Rch., variété de 
Ecliium vulgare L., à petites fleurs et à étamines 
iuclusus. Ce dernier caractère ne nous a pas toujours 
paru aussi tranché que dans les échantillons que 
nous avons sous les yeux et il nous semble permis 



— 60 - 

de croire qu'entre cette variété et le type il existe, 
quant à la longueur des étamines, des gradations plus 
ou moins sensibles. 

Nous avons vainement cherché , au milieu des 
nombreux pieds de Car.duus tenuiflorus Curt. que 
l'on rencontre partout , quelques échantillons de 
Carduus pycnocephalus Jacq., qui se répand de plus 
en plus dans notre département. Crépis setosa Hall. 
est assez abondant dans cette région. 

Nous avons atteint le point culminant du plateau 
d'où nous découvrons, à nos pieds et au sud-est, une 
vaste plaine marécageuse bordée d'un rideau d'ar- 
bres au-delà duquel s'élèvent d'autres éminences 
verdoyantes, le tout formant un assez joli panorama. 

Plus loin, sur les côtés herbeux de la même route, 
M. Foucaud remarque Hordeum maritimwnWilh., 
qui s'est avancé jusqu'ici , à vingt kilomètres du 
littoral, et M. Tesseron nous montre dans un fossé 
desséché Epilobiumtetragonum Mut. 

Puis, nous prenons à droite un chemin vicinal qui 
nous conduit à la ferme de La Forêt-Nesdeau à tra- 
vers des champs cultivés en céréales et en prairies 
artificielles. Dans ce parcours de 500 mètres, M. 
Tesseron nous signale Bromus commutatus Schrad., 
bonne plante pour la Vendée. 

A 150 mètres de la ferme, nous débouchons sur la 
grande route de la Rochelle à Fontenay, que nous 
quittons bientôt pour nous diriger sur Fontaines par 
un autre chemin vicinal long" de 2 kilomètres. Rien à 
noter dans ce trajet. 

Nous arrivons enfin à la gare de Fontaines, autour 
de laquelle nous cueillons Podospermum Ultimatum 



Cl 



DC. et lberis amara L. , deux plantes moins répandues 
en Vendée que dans la Charente-Inférieure. 

Trois quarts d'heure plus tard, le train de Nantes 
à Niort, que les géologues avaient pris à Velluire, 
nous transportait tous à Fontcnay où nous arrivâmes 
à midi. 

Après le déjeûner, nous nous sommes dirigés par 
la route de Bressuire vers la forêt de Vouvant, dans 
l'espoir de sortir du calcaire et de rencontrer sur les 
schistes quelques plantes spéciales. 

Dans la ville môme, sur la rive droite de la Vendée, 
en amont et tout près du pont, M. Foucaud nous fait 
remarquer une graminée exotique depuis longtemps 
naturalisée dans la Gironde : Panicum vaginatum 
Sw., dont la présence en ce lieu mérite d'être signalée. 

Près de là, Linaria cymbalariaWW., commun seu- 
lement dans quelques localités de ce département, 
décore de vieux murs humides d'une élégante tapis- 
serie de verdure et de fleurs . 

Nous n'avons à noter, entre la ville et le village de 
Pissotte qui en est éloigné de trois kilomètres, que, 
Orobranche minor Sutt., assez abondant clans un 
champ de luzerne, et Malva nicœensis Oav . , sur le 
bord de la route, à rentrée du village. 

Continuant de suivre la grand'route, nous faisons 
encore trois kilomètres au-delà de Pissotte avant 
d'atteindre les premiers bois de la forêt de Vouvant. 
Nous y entrons sur la droite, au niveau d'une chaussée 
en construction pour une nouvelle voie ferrée. Ce 
remblai de teinte rougeâtre semble composé d'argile 
et de sable ferrugineux. 



— 62 - 

A la lisière d'un bois à peu près impénétrable, nous 
cueillons Fesluca heterophylla Lam., plante signalée 
comme abondante dans cette station, Rosa sempervi- 
rens L., rare dans ce département, Aspidium angu- 
lare Kit., Hieraci an boréale Fries, Luzuia Forateri 
DC, Pijrus malus L., Mespilus germanicn h.,Melittis 
melissophyllum L., Orchis maculata L. 

Nous devons enfin ajouter à cette liste trois plantes 
récoltées par M. Foucaud,dont nous avons été séparé 
pendant cette deuxième partie de l'excursion et qu'il 
a eu l'obligeance de nous communiquer. Ce sont : 
Luzuia maxîma DC, trouvé dans le bois ci-dessus 
indiqué, espèce répandue dans la forêt de Vouvant, 
mais peu commune en Vendée, d'une manière géné- 
rale ; Phyteuma spicatum L., rencontré dans la même 
station ; Lepidium Smithil Hook, cueilli dans un 
champ de blé, près le village de Pissotte, plante dont 
la présence en cet endroit, qui appartient encore au 
calcaire, présente un intérêt particulier. 

La longueur du trajet à parcourir sur la route , 
pour atteindre les bois dont nous n'avons pu fouiller 
que la bordure, nous al empêchés de pénétrer jus- 
qu'aux schistes de la forêt et de consacrer à l'excur- 
sion du soir le temps nécessaire pour la rendre plus 
fructueuse. Nous avons dû hâter le pas pour rentrer 
à Fontenay à l'heure convenue et prendre, à 7 heures 
35 minutes, le train de retour. 

En résumé, bien que nous n'ayons pas fait, dans 
cette longue journée, une très riche moisson, quelques- 
unes des plantes que nous avons rencontrées méri- 
tent pourtant une mention spéciale. Ce sont les sui- 
vantes : 



— 63 — 

Brunella pinnatifida, Ramincuhis fluitans, Ramm- 
culus divaricatus , Limnanthemum nymphoïdes \ 
OEnanthe crocata, Raphanus maritimus. Géranium 
lucidum, Trifolium rubens , Hardeum maritimum, 
Bromus commutatatus , Panicum vagmatam, Rosa 
sempervirens, Luzula maxima, Phyteuma spicatum, 
Lepidium SmithiL 

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DOLMEN DE LA JARNE 



Par M. G. MUSSET. 



Le monument mégalithique ainsi nommé s'élevait 
sur le territoire de la commune de Saint-Ilogatien, 
non loin du bourg de la Jarne. La colline où se dres- 
sait le monument, est circonscrite par deux ruisseaux, 
dont les eaux ont laissé des traces considérables sur 
le talwez des deux vallées. L'un de ces ruisseaux, 
nommé la rivière de Buzay, est conservé en partie, 
grâce aux beaux arbres qui ombragent son cours ; 
l'autre prenant sa source au pied des coteaux de 
Montroy, longeait la Motte de Clavette, passait non 
loin de celle de Chassagné, venait former la Casse- 
Mortier, devenue Casse-Mortier, pour rejoindre les 
eaux de la mer dans l'estuaire de Périgny. 

Près de Montroy, à la Motte de Clavettes, au Treuil- 
Chartier, au moulin de la Jarne, à Buzay et sur 
d'autres points, encore ignorés sans doute, existaient 
des cantonnements d'hommes de la pierre polie 
(robenhausiens), les premiers peuples pasteurs de la 
contrée. 



- 66-- 

Le Dolmen de la Jarne était le dernier monument 
subsistant dans l'arrondissement de la Rochelle, de 
ces âges si lointains. Sollicité de Tacheter et de le 
conserver sur place, M. Philippe Salmon, vice-prési- 
dent des monuments mégalithiques, répondit, au 
nom de l'Etat, que l'acquisition en était devenue 
impossible, à cause de la mutilation qu'avait subie 
le monument. Le ministre autorisa donc en consé- 
quence la Société des A.mis des Arts à en opérer le 
transfert à la Rochelle. Le lieu choisi pour le recevoir 
fut le point culminant du jardin public de la rue Dau- 
phine. La ville, la Société des Sciences naturelles et 
la Société de Géographie s'empressèrent de contri- 
buer à ce sauvetage. 

L'enlèvement du Dolmen était une excellente 
occasion pour fouiller le terrain sur lequel il reposait, 
De ces recherches pouvait naître la constatation de 
faits intéressants pour la science ; c'était également 
le moyen de mettre fin aux théories fantaisistes 
auxquels les dolmens en général et celui de la Jarne 
en particulier avaient donné lieu. 

Ces fouilles furent pratiquées par nous, le vendredi 
27 août 1886, en présence de MM. Beltremieux, prési- 
dent de la Société des Sciences naturelles, Gouneau, 
adjoint au maire de la ville de la Rochelle, Bastard, 
ancien maire de la Jarne, et Moussaud, docteur- 
médecin, demeurant à Paris. 

Nous donnerons successivement le procès-verbal 
de nos fouilles et les conclusions que nous croyons 
pouvoir en tirer. 



- 67 - 

3ffl'K- j 

FOUILLES 

De la déclaration des habitants, comme de l'examen 
des lieux, il ressort pour nous, jusqu'à l'évidence, 
que le Dolmen a été violé au moins une fois. Comme 
ses congénères, et au milieu de nombreuses légendes 
qui le rendaient un objet de terreur ou derespect pour 
les populations voisines, il était soupçonné de couvrir 
un veau d'or. Il conserve même la trace du dépit 
éprouvé par un de ces chercheurs qui, ne rencontrant 
que des objets sans valeur, fendit la table d'un 
coup de pioche. (1) 

Au moment des fouilles, le Dolmen est renversé. 
Il est dans cet état depuis le premier quart du siècle. 
Nous donnons, d'après Arcère, des dessins de l'état 
dans lequel il se trouvait au milieu du siècle dernier. 
La présence, sous la table du monument, de gros 
débris de pierres analogues, fait supposer au savant 
Oratorien qu'il est en présence d'un quatrième pied 
brisé (1). Nous avons appris également de personnes 
qui ont parcouru souvent le territoire voisin, que des 
bornes do propriété fichées dans la terre non loin de 
là sont incontestablement faites des mêmes maté- 
riaux que le Dolmen, et diffèrent, par conséquent, de 
la roche même du coteau. Ce n'est, en effet, que dans 

(I) Cf, La Charente-Inférieure avant l'histoire et dans la 
légende, par G. Musset, 1885 ; pages % 48, 72, 91, 92, 114, 137, 
140, 146. 

(1) Bibliothèque de la Rochelle, no 3,088 fol. 109. V. Plans 
ci-joints. 



le vallon de Salles ou aux coteaux d'Angoulins, au 
plus proche, que se trouvent des roches semblables 
qui appartiennent au calcaire jurassique oolithique. 

La table enlevée, nous nous trouvons en face d'un 
sol accidenté et irrégulier, couvert de broussailles, 
plus élevé à l'ouest qu'à l'est. 

Nous faisons niveler tout d'abord les parties en 
surélévation. Au milieu de tessons de bouteilles 
vertes, de faïences, de colimaçons, se rencontrent 
déjà quelques fragments d'ossements humains , 
notamment une phalange. 

Lorsque nous voyons que la surface du terrain 
archéologique semble être atteinte , nous faisons 
pratiquer, au ras du pilier du nord et sur une largeur 
de 25 centimètres, une petite tranchée qui permet 
d'examiner en coupe le sol du Dolmen. A 30 centi- 
mètres de profondeur, cette tranchée rencontre le 
terrain vierge. La fouille de cette tranchée nous donne 
des fragments d'ossements humains, dont quelques- 
uns sont placés au long de la paroi du pilier nord. 

La coupe et la fouille démontrent péremptoirement 
que la sépulture a été bouleversée. 

Malgré cette conviction, il nous paraît utile de 
procéder avec lenteur en rapprochant peu à peu 
l'affouillement du centre du Dolmen. Nous espérons 
toujours rencontrer intactes quelques parties de la 
sépulture. Notre attente est absolument trompée. Il 
en est de môme en nous rapprochant de l'est de 
l'excavation. Cette partie cependant qui, depuis un 
demi siècle, se trouvait mieux protégée par la chute 
de la table, devait être demeurée intacte depuis cette 
époque. 



— 69 — 

Le terrain archéologique était en effet meilleur en 
cet endroit, en ce sens que le milieu contenait plus 
d'objets intéressants que les autres parties ; l'abon- 
dance du salpêtre dénotait également la présence 
d'un plus grand nombre de débris humains en état 
de décomposition. Malgré tout on semble y voir des 
traces d'une violation probablement très ancienne. 

En ce qui concerne la sépulture proprement dite, 
nous en avons donc été réduits à ne recueillir que 
des fragments et des débris. 

De la position respective des différents ossements, 
il semble ressortir que la sépulture ou les sépultures 
avaient la tête à l'ouest et les pieds à l'est. 

La même conclusion peut être tirée de la présence 
ignorée jusqu'à ce jour, d'une pierre (1) qui fermait 
lacella à l'ouest. Cette pierre existait encore, en 
place, quoique brisée au niveau du sol. Elle occupait 
le côté demeuré ouvert à l'époque moderne. 

Les seuls objets mobiliers trouvés dans la terre 
et se rapportant à la sépulture primitive, sont : 
1° Quelques fragments de poterie vésiculaire ; 2° Un 
fragment de pointe de silex brisé (époque robenhau- 
sienne). 

Il semble que le Dolmen ait été occupé originaire- 
ment par plusieurs sépultures. L'une d'elles aurait 
été placée sous le dolmen et aurait constitué la sépul- 
ture principale. C'est en effet dans la partie médiane, 
à l'ouest, que se sont rencontrés les premiers débris 
de crâne avec quelques phalanges des mains. 

(1) V. le plan ci-joint. 



— 70 — 

Un autre crâne s'est trouvé, accompagné d'un 
certain nombre d'ossements, dans la partie sud-est 
de l'excavation, en dehors de l'alignement des sup- 
ports du Dolmen, laissant apparaître que le corps 
inhumé en cet endroit aurait eu une direction sud- 
nord. 

Puis un squelette en place, ayant cette même 
direction sud-nord, aété exhumé de lapartie extérieure 
du monument actuel. Ce squelette occupait une posi- 
tion particulière. La tête était placée à l'endroit 
même où aurait dû s'élever le quatrième support, si 
tant est que ce quatrième support eût existé, et tout 
le corps s'étendait en dehors du Dolmen du sud au 
nord. Nous devons, en outre, faire observer que ce 
corps était au niveau de la sole de la cella, plus élevé 
par conséquent, de m 40 centimètres environ, que 
l'excavation de l'est. Il se trouvait par conséquent à 
ra 35 environ de profondeur maxima en-dessous de 
la surface du sol. Le corps reposait en grande partie 
sur la banche même, et l'on avait mis à la tête, comme 
pierre de chevet, une pierre de carrière, peut-être 
même équarrie. 

II 

CONCLUSIONS. 

De l'examen du Dolmen et des constatations que 
les fouilles nous ont fait faire, nous croyons pouvoir 
tirer les conclusions suivantes. 

Le Dolmen de la Jarne était un monument funé- 
raire. 



- 71 - 

Il était fermé originairement de trois côtés au 
moins. Les éléments de critique nous manquent pour 
déclarer si le Dolmen était clos du côté de l'est. Une 
excavation avait été pratiquée dans le sol pour 
assurer la solidité des supports qui s'enfonçaient 
comme des coins et qui étaient contrebutés par des 
pierres, de dimension médiocre, posées à sec. Entre 
les supports, le sol n'avait pas été abaissé dans toute 
sa profondeur et formait une sorte de plateau en 
contrebas de ra 60 du sol actuel, avec une aire de 
l m 25 de largeur sur 2 m de longueur. C'est sur cette aire 
que reposaient les premières sépultures. Nous igno- 
rons naturellement si des sépultures successives 
avaient été introduites dans la cella ; mais nous 
serions tenté de le croire, puisqu'on étendit, en 
dehors de la cella, le champ d'inhumation, et qu'on 
creusa jusqu'à une distance d'un mètre environ, une 
cavité ayant une profondeur supérieure à celle de la 
chambre primitive. C'est dans cette dernière cavité 
que furent trouvés : 1° Les débris de crâne et d'osse- 
ments placés à l'angle sud-est avec direction sud- 
nord; 2° La tête de la sépulture qui s'étendait au nord 
en dehors du Dolmen. 

Toutefois en ce qui concerne cette dernière sépul- 
ture, nous croyons devoir répéter à nouveau que nous 
la considérons comme postérieure à l'époque des 
dolmens, à cause de la présence de cette pierre de 
carrière qui servait de support à la tête du squelette, 
et de sa position très excentrique. 

Disons enfin que la grande cavité du sud-est aurait 
bien pu être encore dans l'état où elle se trouvait à 
l'origine et n'avoir jamais été bouleversée. Les osse- 



- 72 - 

ments y apparaissent nombreux ; les terres et les 
déblais qui leur servent de gangue sont profondé- 
ment imprégnés de salpêtre et ont pris cette couleur 
caractéristique des terrains à sépulture. Il semblerait, 
à la rigueur, qu'il n'y aurait pas eu remaniement, et 
cependant les ossements sont en désordre. 

Ne pourrait-on voir, dans ces cavités, des ossuaires 
plutôt que des sépultures données aux corps entiers 
aussitôt le décès? Si cette opinion était conforme à 
la réalité, elle viendrait corroborer les observations 
formulées par M. Cartailhac, au Congrès de l'asso- 
ciation française pour l'avancement des sciences, à 
Nancy, et qui tendraient à établir que les populations 
des âges préhistoriques ne déposaient les corps dans 
les sépultures qui leur étaient destinées qu'au 
moment où par un procédé quelconque ces corps 
étaient réduits à l'état de squelette. 

« L'étude des cryptes funéraires connues sous le 
nom de dolmens, allées couvertes, monuments méga- 
lithiques, a fourni à M. Cartailhac une ample 
moisson de preuves. On reconnaît la nécessité d'ad- 
mettre que les morts avaient subi ailleurs un stage 
plus ou moins long avant d'être entassés dans ces 
caveaux en couches épaisses et distinctes. » (1) 

Nous ajouterons que nos recherches ont été jusqu'à 
présent infructueuses en ce qui concerne l'existence, 
à toucher le Dolmen de la Jarne, du cantonnement 
préhistorique qui aurait donné le personnage ou les 



(1) Matériaux pour servir à V histoire de l'homme, 20° vol., 
3 e série, tome III, 1886, septembre, p. 443. V. également, 
loc. cit. Déclaration de M. "Wilson, p. 448. 



— 73 — 

personnages inhumés. Le Dolmen avait été incontes- 
tablement placé avec intention au bord, à 7 m de 
distance, du vieux chemin qui sert aujourd'hui de 
limite aux communes de la Jarne et de Saint-Rogatien. 
Cette affectation seule de chemin-limite établit l'an- 
cienneté de cette voie, qui, en outre de cela, relie 
entre elles un grand nombre de lieux où les races 
préhistoriques ont laissé trace de leur passage et 
notamment le Pont-de-la-Pierre, commune d'Angou- 
lins, la pointe de Roux, la Courbe, puis la Motte, le 
Treuil-Chartier, etc. 

Le Dolmen a été sans doute l'œuvre d'un groupe 
ayant occupé l'emplacement du bourg de la Jarne, 
la Motte de Clavettes, ou les bords du ruisseau qui, 
prenant sa source près de Montroy (station préhisto- 
rique), passant au pied de la Motte de Clavettes 
(autre station), à Casse-Mortier (tumulus), au pied 
du moulin de Beauchamp (station) , va rejoindre 
l'estuaire de Périgny. Des recherches nouvelles 
amèneront , nous n'en doutons pas , sur les bords 
de ce ruisseau et près du monument la décou- 
verte d'un cantonnement important. 

Le Dolmen de la Jarne s'élève aujourd'hui au 
sommet d'une petite éminence et à l'ombre des 
grands arbres du Jardin public de la rue Dauphine. 
Il a été reconstitué d'après les dessins d'Arcère et 
avec les seuls éléments qui le composaient encore. 
Ceux qui ont pris part à son transport et à son réta- 
blissement ont tenu à le conserver dans son intégrité, 
sans y ajouter quoi que ce soit, et sans dissimuler 
les blessures qu'il a reçues du temps et des hommes. 

La Société des Sciences naturelles a voulu rendre 



-74 - 

indéniable l'authenticité de ce monument, en insé- 
rant dans ses Annales , le présent mémoire et en accom- 
pagnant cette étude de planches qui représentent en 
photogravures, l'état du monument avant son enlève- 
ment et après son rétablissement, en gravures l'état 
où il était au xvm e siècle, et les plans et coupes qui 
en ont été dressés sur le terrain. 

Ce sera une garantie pour la science qui voudra le 
prendre comme sujet d'étude. 

Pour les amateurs à outrance de couleur locale, 
qui déploraient son enlèvement, et qui allaient 
demander à son ombre quelque repos aux fatigues 
de la chasse, ce sera une consolation de le retrouver 
ce qu'ils l'ont connu. . . jusqu'au jour où, suivant les 
prédictions des bonnes femmes de la Jarne qui 
se signaient en le voyant disparaître, laBonne Vierge 
ou la Fée nous le raviront à nouveau pour le rendre 
aux lieux qui l'ont vu naître. 




Vue du côté Nord. Vue du côté Sud 




Vue du côté Est 




Vue du coté Ouest 



Echelle de seize pieds 

Représentation delà Pierre Levée qui se trouve auprèî 
du bourg de La Jarne en Aunis . 
( Bft>l. de La Rochelle . N° 3088. F 109.) 



Fig.I 





t£>c+l«X£e/ des % oeAt/lX+uèbceà 

Pierre -Levée de La Jarne 

Tig. I . Coupe Est -Ouest. 
Fig.il. Coupe Sud- Nord 




1 i S 4 

Echelle de 1 centimètres 



Pierre -Levée de La Jarne 

Plan 



SQUALE GRISET 



PECHE SUR LES COTES DE LA ROCHELLE 



Note par M. P. CASSAGNEAUD. 



Le Muséum Fleuriau a été fondé pour réunir tous 
les produits naturels trouvés dans notre département. 
Mais il est certains animaux marins qui, à cause de 
leur développement, ne peuvent être préparés pour 
figurer dans les collections. Il nous semble conve- 
nable, dans ce cas, de tenir note de ceux qui se 
présentent accidentellement, pour compléter, autant 
que possible, la faune de notre contrée. Il serait 
même désirable que des dessins en fussent faits, ou 
qu'on en prît des épreuves photographiques. 

C'est sous l'influence de cette idée qu'après avoir 
inséré une courte notice dans le numéro du Courrier 
de la Rochelle du 18 septembre 1875, nous avons 
rédigé, pour être déposée dans nos archives, si on le 
juge utile, la note suivante au sujet d'un monstrueux 
poisson chondropterygien.de la Famille des Sélaciens, 
à branchies fixes du grand genre Squale, péché le 
15 septembre dernier sur nos côtes, par un des 
bateaux à vapeur. des pêcheries de l'ouest, apparte- 
nant à MM. d'Orbigny et Faustin. 

Profitant de l'obligeance de ces Messieurs, M. Bel- 
tremieux et moi, qui avions été prévenus par notre 



- 76 - 

collègue M. Menut, nous avons pu examiner cet 
animal curieux, et prendre quelques notes , bien 
incomplètes sans doute, à cause du peu de temps 
que nous avions à consacrer à cet examen. 

L'existence d'une seule nageoire dorsale placée au- 
dessus des anales, la longueur de la nageoire caudale 
développée en faux comme chez le squale Renard, 
les ouvertures branchiales au nombre de 6, situées 
de chaque côté du corps, à' la suite de la gueule, 
(nombre particulier à cette espèce), et Tévent placé 
au-dessus de la tête, nous ont fait reconnaître dans 
ce poisson le squale Griset, ainsi nommé à cause de 
sa couleur : c'est le Squalus griseus de Linnée, dont 
Guvier a fait le sous-genre Notidanus. 

Ce poisson atteint une très grande taille, ainsi que 
le prouve l'exemplaire qui nous occupe, et qu'il res- 
sort des quelques mesures suivantes : 

Longueur totale du bout du museau à l'extrémité 
de la queue, 5 mètres 45 ; 

Longueur de la nageoire caudale (lobe supérieur, 
l'inférieur étant très court), 1 mètre 19, soit près du 
quart de la longueur totale; largeur à la base, 
mètre 49; 

Circonférence du milieu du corps, 2 mètres 40 ; 

Longueur de la tête, mètre 52, sur mètre 88 à 
0,90 de largeur ; épaisseur, mètre 30. 

Event sur la tête, placé un peu de côté, au sommet 
d'un triangle formé par l'évent lui-même, l'œil et la 
narine gauche, à la distance de mètre 16 de l'œil, et 
de mètre 11 de la narine. 

Les yeux, de couleur bleuâtre, ayant chacun une 
largeur de mètre 06 sur une hauteur de mètre 03, 



— 77 - 

étaient éloignés du bout du museau de mètre 27, en 
ligne directe, ou de mètre 50 en le contournant. 

Distance d'une narine à l'autre mètre 22, en suivant 
aussi le contour du museau. 

Le pourtour de la gueule présentait un mètre de 
développement ; les coins étaient séparés l'un de 
l'autre de mètre 60, ce qui devait permettre à ce 
géant marin d'engloutir une forte proie. 

La mâchoire inférieure était armée de 13 dents 
plates et obliques, ayant chacune 11 à 12 dentelures, 
allant en diminuant de grandeur à partir du côté 
tourné vers le milieu de la mâchoire. La 13 e dent 
séparait les deux séries de 6 chacune; elle était piate 
et arrondie dans la partie supérieure, avec 8 petites 
dentelures symétriques, 4 de chaque côté. 

Chaque dent avait mètre 04 de largeur sur 
mètre 02 de hauteur. 

Les dents de la mâchoire supérieure formaient deux 
séries de 7 chacune ; plates, triangulaires, avec cinq 
dentelures dirigées vers les coins de la gueule : la 
première, très forte, et les autres allant en diminuant. 

Ces deux séries de dents étaient séparées par 
d'autres dents longues, effilées et ondulées au nombre 
de 10, destinées sans doute à retenir la proie, tandis 
que les autres , tranchantes comme des lames de 
rasoir, servaient à la dépecer. 

La peau chagrinée et très dure avait près de deux 
centimètres d'épaisseursous le ventre, où une entaille 
avait été pratiquée avec assez de peine. 

On remarquait sur la peau, d'un gris foncé, des 
lignes noirâtres, droites et parallèles, environnant le 
corps et distantes entre elles de mètre 25. 



— 78 — 

Nous regrettons d'avoir égaré le papier sur lequel 
avaient été consignées : la distance existante entre le 
bout du museau et la nageoire dorsale; celle entre 
cette nageoire et la naissance de la caudale, et aussi 
les dimensions des nageoires pectorales, celles-ci 
coupées carrément; de la dorsale et des anales, 
toutes de grandeur médiocre comparativement à la 
taille de l'animal ; néanmoins le grand développement 
du lobe supérieur de la nageoire caudale que nous 
avons signalé , dénote une grande puissance de 
locomotion. 

Nous regrettons également de n'avoir pu assistera 
l'autopsie du monstre, pour étudier ses viscères. 
Disons seulement que, d'après les indications des 
personnes de la pêcherie, le foie pesait 124 kilo- 
grammes. 

Les possesseurs de ce poisson l'avaient offert 
gracieusement aux Muséums de la Ville. Mais les 
difficultés de préparer une semblable pièce n'a pas 
permis d'accepter l'animal entier. La tête seule a été 
transportée au Muséum Fleuriau, pour en avoir le 
squelette. 

Le squale Griset habite la Méditerranée dont il 
occupe les profondeurs ; c'est vraisemblablement 
l'animal que les marins anglais désignent sous le nom 
de Groand Shark (requin de fond), parcequ'il vient 
rarement à la surface où sa présence est redoutée. 

Il s'égare quelquefois dans l'Océan. 

Le Muséum Fleuriau possède un très jeune indi- 
vidu de cette espèce, qui a été péché sur nos côtes il y 
a plusieurs années. 

— «,+^ — 



MÉMOIRE 

SUR 80 * 

UNE NOUVELLE ESPÈCE D'HELIX 

Par M. Michel BOUCHERIE, 

.floiion 

Messieurs, sb eerm 

Si le département de l'Yonne a, de l'avis de plu- 
sieurs auteurs, été regardé comme le seul en France 
possédant Y Hélix cùicta, do Muller, notre départe- 
ment, peut-être de son côté, devra être considéré 
comme nourrissant seul un autre hélix encore 
inédit. En effet, ni Draparnaud, ni son continuateur 
Michaud, parmi les conchyliologistes anciens ; ni 
Albin Gras, dans les Mollusques de l'Isèreet du sud- 
est de la France ; ni Gassies, dans les Mollusques de 
FAgénais et du sud-ouest; ni Desmars, dans les 
Mollusques de l'Ille-et-Vilaine et de la Bretagne, 
parmi les modernes, n'en ont parlé. Chacun d'eux 
est resté muet à son sujet. Il doit donc forcément 
s'en suivre qu'ils ne l'ont pas connu, et cependant 
chacun d'eux a habité des lieux tout à l'ait différents, 
et de plus fort éloignés les uns des autres. 



V Hélix dont }e vais vous entretenir, semble appar- 
tenir, comme espèce, soit à V Hélix aspersa, soit à 

Y Hélix pomatia. Cependant il se rapproche beaucoup 
plus du premier. Pour mieux vous expliquer en quoi 
il en diffère, énumérons d'abord, d'après Lamarck, les 
caractères de Y Hélix aspersa. 

H. testa, globosâ, imperforatâ, rugosiusculâ, griseo- 
lutescente, flammulis fascis in zonas dispositis ; labro 
margine interiore albo, reflexo. 

Avant de suivre un à un les caractères énoncés ci- 
dessus, remarquons d'abord celui & imperforatâ. Non 
seulement Lamarck l'a employé en parlant de YHelix 
aspersa, mais les auteurs plus modernes ont insisté 
sur ce point. Si bien qu'Albin Gras place YHelix 
aspersa dans la section des Hélix imperforès ; que 
Desmars la classe d'une manière tout à fait identique, 
et que Gassies écrit lui aussi imperforé dans sa 
description. Nul doute, d'après eux, ne peut exister sur 
l'imperibration de la coquille. Voilà le premier point, 
ou plutôt le point principal en quoi diffère de YHelix 
aspersa la coquille que je vous décris. Elle est donc 
perforée, et c'est par ce côté-là qu'elle se rapproche 
un peu de Y Hélix pomatia, ou, pour mieux dire, c'est 
par ce côté-là seul qu'elle s'en rapproche. Autrement 
comme grosseur, cet Hélix est beaucoup moins gros 
que le pomatia, et même un peu moins aussi que 

Y aspersa. Il n'est pas globuleux comme l'un et l'autre 
de ces derniers, et, par conséquent, il doit rentrer 
dans la section des sub-globuleux; il est chagriné, 
comme YHelix aspersa ; il en a la couleur, la distri- 
bution en zones ; enfin il est aussi marginé blanc, 
mais ce boni est moins épaissi et moins réfléchi, 



— 81 — 

surtout auprès de la columelle; de plus la spire en 
est beaucoup plus aplatie. 

Maintenant cette espèce est-elle ancienne dans le 
pays ? Provient-elle d'un croisement ? ou d'une 
dégénérescence? 

Je répondrai à la première question que je la crois 
ancienne, mais cependant plus rare autrefois qu'au- 
jourd'hui. D'où vient cela? C'est un secret qu'il fau- 
drait demander à la nature, et la nature malheureu- 
sement garde ses secrets bien cachés. Si j'essayais de 
vous prouver ce que j'avance en parlant de sa plus 
grande rareté il y a peut-être cinquante ans, je vous 
dirais donc que vers 1845, à l'époque où je commençais 
ma collection de coquilles terrestres et fluviatiles du 
pays, j'avais réuni une très grande quantité d'Hélix 
aspersa, et, dans ce nombre, je ne remarquai aucun 
Hélix identique avec celui qui fait le sujet de cette 
communication. Il est vrai qu'alors, je n'avais recueilli 
que de beaux sujets, en un mot, des Hélix de première 
grosseur, et que, sans doute, j'avais relégué à l'écart 
ceux qui étaient plus petits et qui, par conséquent, 
auraient pu se rapporter à Y Hélix que je vous pré- 
sente ; et si je ne l'avais pas remarqué alors, c'était 
sans doute par faute d'attention. 

Ce ne fut peut-être que quinze ans plus tard que 
j'eus occasion de reconnaître la nouvelle espèce, et 
voici comment : C'était au moment des vendanges, 
(on vendangeait encore en ce temps-là) ; j'avais pres- 
crit à tous mes vendangeurs de me remettre les Hélix 
qu'ils trouveraient, et ils en trouvaient beaucoup. Je 
leur avais fait cette prescription dans le but de ren- 
contrer la variété sônestre de Y Hélix aspersa, mons- 



— 82 — 

truosité que j'ai toujours cherchée sans pouvoir 
encore me la procurer. Parmi les Hélix qu'on me 
remit alors, un attira mon attention par son aspect 
presque insolite. Je le trouvai d'abord beaucoup 
plus aplati que les autres, plus petit, et enfin j'en 
remarquai la perforation. Ce fut mon point de départ. 
J'en cherchai d'autres, j'en trouvai beaucoup ; et je 
dirai même qu'aujourd'hui, sans être aussi commun 
que Y Hélix aspersa, il n'est pas rare du tout. 

Quant à être le résultat d'un croisement, je ne le 
crois pas. Il faudrait pour cela que Y Hélix pomatia 
habitât notre département, car s'il y avait croisement, 
ce ne pourrait être que le croisement de Y Hélix 
aspersa avec Y Hélix pomatia, et, comme je viens de 
vous le dire, ce dernier n'est pas de chez nous. Ensuite 
dans tout croisement, les racesne s'amoindrissent pas 
dans les deux sujets. Si l'un s'amoindrit, l'autre va 
s'augmentant, ce qui, ici, ne serait pas le cas, puisque 
mon Hélix est moins volumineux que Y aspersa, et, par 
cela même, beaucoup moins que le pomatia. 

Venons maintenant à la dégénérescence en variété, 
car il ne pourrait dégénérer que dans ce sens. Ici, 
Messieurs, je réclame toute votre indulgence sur 
l'idée que je vais formuler. La variation change-t-elle 
le caractère distinctif de l'individu ? Evidemment 
non. Voyons ce qui se passe dans la nature: une 
plante varie, sa fleur passe d'une couleur àuneautre, de 
simple elle devient double par la transformation des 
étamines en pétales. Mais pour cela son caractère 
distinctif reste le même. Si les étamines sont insé- 
rées ou sur l'ovaire, ou autour de l'ovaire, ou sous 
l'ovaire, elles conservent la même insertion, malgré 



- 83 - 

la variation de couleur et de forme de la fleur. Un 
changement serait impossible, car il ferait, si chan- 
gement il y avait, il ferait alors, dis-je, une plante 
toute différente, ou , pour mieux dire , une autre 
plante. Il en est de même de notre Hélix : serait-il 
une variation de YHelix aspersa'î Du moment qu'il est 
perforé et que le type ne Test pas, ce n'est plus une 
coquille identique, c'est une coquille nouvelle. 

Je me résume, Messieurs, et je crois, d'après ce que 
je viens de vous exposer, que YHelix que je vous 
présente doit être considéré comme espèce nouvelle, 
et je propose de lui donner le nom de Hélix poma- 
tioides Bouchr., à cause de sa ressemblance par la 
perforation avec V Hélix pomatia. 



- 



ETUDES 

SUR 

LES ECHINIDES 

Par J. IAMBERT 



Note sur le genre AGROGIDARIS 



Un géologue de Valenciennes, M. Deladerrière, m'a 
récemment communiqué les divers échinides fossiles 
de sa collection. Parmi ceux-ci se trouvait un exem- 
plaire complet iïAcrocidaris, provenant d'Angoulins, 
(Charente-Inférieure), et encore revêtu de tous ses 
radioles. Cet oursin , dont M. Deladerrière a bien 
voulu enrichir ma collection, m'a paru présenter, au 
point de vue zoologique, un certain intérêt, et je 
demande à appeler un instant sur lui l'attention de 
l'Académie des Belles-Lettres, Sciences et Arts de la 
Rochelle. Je présenterai, à cette occasion, quelques 
observations sur le genre Acrocidarîs lui-même. 
Auparavant , qu'il me soit permis d'adresser, à 
l'Académie de la Rochelle, l'expression de mes remer- 
ciements pour T honneur qu'elle me fait en accueil- 
lant, dans ses Annales, mon modeste travail. 

6 



L'exemplaire remarquable, que j'ai sous les yeux, 
est encore en partie engagé dans la roche ; sa taille 
est d'environ 35 millimètres de diamètre, radioles 
non compris, dimension que l'espèce ne paraît pas 
dépasser beaucoup à Angoulins. On remarque sur un 
côté une portion d'aire interambulacraire, en partie 
dégarnie de ses radioles, avec ses tubercules de la 
face supérieure larges, déprimés, non crénelés, et ses 
zones porifères formées de pores simples, qui décri- 
vent des inflexions onduleuses autour des tubercules. 
Tout le surplus du test est revêtu de ses radioles. 
Ceux de la face inférieure et de l'ambitus, en grande 
partie brisés à peu de distance de la facette articu- 
laire, sont robustes, cylindriques, allongés et carénés. 
Leur dimension est naturellement en rapport avec la 
grosseur des tubercules qui les portent, en sorte que 
les plus gros radioles se trouvent sur les tubercules 
interambulacraires de l'ambitus. Ces radioles, depuis 
longtemps connus, plusieurs fois décrits et figurés, 
ont d'ailleurs toujours été attribués à X Acrocidaris 
d'Angouiins, mais, à notre connaissance, ils n'avaient 
pas encore été trouvés adhérents au test. Un radiole, 
plus petit et plus comprimé que les autres, paraît 
appartenir à un tubercule ambulacraire de la face 
inférieure. 

Les radioles sont beaucoup plus intéressants à la 
face supérieure, toute cette partie, sur mon échan- 
tillon, est garnie de pièces polygonales, déprimées, 
arrondies sur leurs angles, chacune adhérente sur 
un des tubercules principaux des aires ambulacraires 
et interambulacraires. Chaque pièce forme une sorte 
de petit disque épais qui manque des parties essen- 



— 87 — 

tielles d'un véritable radiole d'échinide, car on n'y 
trouve ni bouton, ni collerette, ni anneau, ni tige 
véritable; on ne voit qu'un petit polyèdre en forme 
de pavé aplati, légèrement rétréci vers la base et 
offrant, dans cette partie , une concavité (facette 
articulaire) , qui correspond au mamelon du tuber- 
cule sur lequel il adhère. L'aspect de ces pièces 
rappelleceluides petits cubes usités pour la mosaïque, 
et je propose de leur donner le nom de scutules Ou 
radioles scutuliformes (1). 

La taille de ces radioles scutuliformes varie avec 
celle des tubercules auxquels ils adhèrent ; par suite, 
ceux des ambulacres sont plus petits que ceux des 
interambulacres et, dans chaque aire, ils sont d'au- 
tant plus petits qu'ils se rapprochent davantage de 
l'appareil apical. Ils sont d'ailleurs assez régulière- 
ment disposés à partir de l'apex jusqu à l'ambitus, au 
nombre de 4 àhparsériesverticales.Lesplus grosses 
scutules, celles qui sur Tinterambulacre, voisines de 
l'ambitus, touchent aux radioles ordinaires, sont 
rapprochées et serrées comme celles du Colobocen- 
trotus atratus des mers actuelles, leur taille varie de 
6 à 7 mil. de diamètre sur 3 mil. d'épaisseur verticale. 
Les autres scutules sont plus espacées, plus régulières 
et indépendantes entre elles. Tandis que les grands 
radioles de l'ambitus sont finement striés en long et 
offrent un aspect réticulé dû à la présence de fines 
stries onduleuses transverses, les scutules de la face 
supérieure paraissent lisses , même sous un fort 
grossissement. 

(1) Scutula pièce de mosaïque. 



Les radioles des tubercules des plaques génitales 
ne sont malheureusement pas conservés dans notre 
exemplaire. 

Les granules scobiculaires portent eux-mêmes deux 
sortes de très petits radioles. Les uns ont la forme 
de petits bâtonnets cylindriques longs de 1 Va niil* 
sur */ 5 de diamètre ; ils présentent un bouton assez 
saillant et la tige est très finement striée en long. 
Mon échantillon offre à la partie supérieure de nom- 
breux fragments de ces petits radioles qui, vers 
l'ambitus_,sontmélangés avec d'autres, dont plusieurs 
adhèrent encore aux granules scrobiculaires ; ces der- 
niers radioles sont plus développés, spatulii'ormes et 
très distinctement striés en long; ils atteignent 3 mil. 
de longueur sur 1/2 à 2/3 de millimètre pour leur plus 
grand diamètre. Le bouton est relativement beaucoup 
moins développé que chez les petits radioles cylin- 
driques. 

Après avoir examiné ce curieux échantillon, si l'on 
jette lesyeuxsurunAcrt'c/tffamd'Angoulins dépourvu 
de ses radioles, on est immédiatement frappé du 
rapport étroit qui existe entrela forme des tubercules 
et celle des radioles. En effet, l'on distingue sur cet 
oursin deux sortes de tubercules, les uns crénelés, 
les autres qui ne le sont pas. Les premiers sont ceux 
de la face inférieure et de l'ambitus, et correspondent 
aux radioles allongés ordinaires ; les seconds sont 
seulement ceux de la face supérieure qui portent les 
radioles scutuliformes ; ils sont moins saillants et 
moins fortement mamelonnés. Il résulte de cette 
disposition qu'en voyant un Acrocidaris dénudé, on 
peut immédiatement se représenter l'aspect de cet 



- 89 - 

oursin alors qu'il était entièrement revêtu de ses 
radioles, par suite de la relation qui existe entre ces 
radioles et les tubercules. 

Les caractères de la vestiture me paraissent donc 
avoir, dans ce genre, une grande importance, et je 
n'hésite pas à penser, d'après l'examen du test 
dépourvu de ses radioles, que d'autres espèces aient 
eu, comme" celle d'Angoulins, leur face supérieure 
garnie de radioles scutuliformes (A. formosa, A. 
minor, etc.). 

Est-il juste toutefois de tirer des conclusions aussi 
générales de l'examen d'un unique échantillon, alors 
que les recherches multipliées des géologues n'ont 
pas encore fourni à l'étude d'autres Acrocidaris 
complets et que jamais les radioles scutuliformes de 
cet oursin n'ont été signalés, même à Angoulins, où 
l'espèce n'est pas rare? Mon Acrocidaris ne serait-il 
pas un type anormal ou le représentant d'un cas 
pathologique? 

Je n'hésite pas un instant à répondre négative- 
ment. Pour moi, les rapports étroits qui existent chez 
la plupart des Echinides entre la nature des tuber- 
cules et la forme des radioles, permettent d'affirmer 
a priori que les radioles voisins de l'apex chez les 
Acrocidaris devaient être notablement différents de 
ceux de l'ambitus et de la face inférieure. Mon échan- 
tillon, avec ses radioles scutuliformes de la face 
supérieure, vient seulement confirmer ces prévisions. 

Si, au point de vue organique, la structure des 
tubercules n'a qu'une importance secondaire ainsi 
que le démontrent les variations plusieurs fois obser- 
vées chez les Gidaridés, il ne faut cependant pas 



— 90 — 

oublierque,chezles Diadematidés, les caractères tirés 
de cette même structure des tubercules acquièrent, 
par suite de leur fixité, une importance considérable. 
On ne saurait donc s'étonner de voir, chez des oursins 
de cette dernière famille, les radioles se modifier 
aussi profondément selon que leurs tubercules sont 
crénelés ou lisses. 

Sans doute, la disposition bizarre des radioles chez 
Y Acrocidaris d'Angoulins donne à cet oursin un aspect 
étrange au milieu des autres Diadematidés que nous 
connaissons. Cependant cette vestiture n'a rien 
d'anormal : plusieurs Echinides d'une famille voisine 
reproduisent encore aujourd'hui cette disposition 
hétérogène des radioles. 

Les Colobocentrotus avec leurs radioles courts, en 
pavés serrés, qui couvrent la plus grande partie de 
leur surface, tandis que ceux de la base sont seuls 
cylindriques et claviformes, exagèrent encore le 
caractère contrastant de ces organes. 

Les Heteroçetitrotus offrent aussi un mélange fort 
remarquable de radioles principaux en baguettes 
carénées et de radioles secondaires scutuliformes, 
développés surtout au voisinage de l'apex. Une espèce 
de ce genre {Acrocladia violacea, de Blainville), pré- 
sente surtout avec notre Acrocidaris une analogie 
frappante, par suite de l'arrangement hétérogène de 
ses radioles. Il y a longtemps d'ailleurs que ces 
rapports entre les Acrocidaris et certains Echinomé- 
triens modernes ont été signalés. Dès 1850, M. Gotteau, 
en donnant une description de V Acrocidaris nobiïis, 
faisait remarquer la ressemblance des grands radioles 
de l'oursin d'Angoulins avec ceux de Y Acrocladia 



— 91 -- 

mamillata (Heterocentrotus mamillatus) (1). On peut 
ajouter que ces types se relient encore par la dispo- 
sition même des zones porifères et des tubercules. 
Ainsi le Colobocentrotus atratus a ses plaques géni- 
tales tuberculeuses, et tous ses tubercules supérieurs 
plus déprimés et plus imparfaitement mamelonnés 
que ceux de la face inférieure. Je ne veux pas d'ail- 
leurs insister sur ces analogies entre deux groupes 
d'oursins que tant d'autres caractères ne distinguent 
pas moins profondément que ne les sépare la longue 
durée des temps géologiques. Sans parler de la forme 
du test, la perforation seule des tubercules établirait 

entre les habitants de nos mers et ceux des récifs 

■ 

jurassiques une différence bien tranchée. 

De l'examen de ces analogies je ne retiens qu'une 
conclusion : c'est que mon oursin n'est pas un Echi- 
nicle anormal et monstrueux. Il reproduit seulement 
dans la famille des Diadematidés une disposition des 
organes externes, fréquente chez les Echinométriens 
et nous permet ainsi de connaître plus complètement 
un type curieux d'Echinide coralligène fossile. 

Cependant, les caractères de la vestiture que je 
viens de faire connaître modifient certainement un 
peu la diagnose du genre Acrocidaris formulée par 
les auteurs. L'existence de tubercules lisses, avoisi- 
nant l'apex, prend ainsi une importance plus consi- 
dérable et, à ce point de vue, je crois utile de 
reprendre aujourd'hui brièvement l'examen des 
diverses espèces de ce genre. m enohi 

ao 
(1) Etude sur les Echinides fossiles du département de 
l'Yonne. — Etage Corallien, T. I, p. 133. — Bull. Soc. des Se. 
hist. et uat. de l'Yooue, T. IV, p. -484. Note. 1U0 r oï) 



— 92 — 
Genre AGROCIDABIS, Agassiz. 

C'est en 1840, qu' Agassiz a établi le genre Acroci- 
daris, principalement caractérisé parla présence d'un 
tubercule sur chacune des plaques génitales de son 
apex. L'auteur ajoutait que, dans son nouveau genre, 
tous les tubercules principaux sont très développés, 
crénelés et perforés (1). 

Ce genre est mentionné avec les mêmes caractères 
dans le catalogue raisonné de MM. Agassiz et Desor. 
Plus tard, ce dernier, dans son Synopsis, en donne 
une description presquidentique, mais, le premier, 
fait remarquer le peu de fixité des crénelures des tuber- 
cules chez les Acrocidaris, sans paraître d'ailleurs 
avoir attaché à ce détail l'importance qu'il méritait, 
ni observé que seuls les tubercules déprimés de la 
face supérieure sont lisses (2). 

MM. de Loriol dans l'Echinologie Helvétique, 
Quenstedt dans les Petrefactenk. Deutsch, Echino- 
dermen, Cotteau dans la Paléontologie française n'ont 
pas sensiblement modifié la caractéristique du genre. 
Enfin M. Pomel semble ne considérer que comme 



(1) C'est dans le Catalogus Systematicus Ectyp. Echin., paru 
en 1840, que le genre Acrocidaris a été mentionné (p. 9) et 
décrit (p. 18) pour la première fois. Cependant l'auteur renvoie 
dans ce travail, pour la description du genre et des espèces, à sa 
description des Echinod. foss. de la Suisse. La 3 e partie de ce 
dernier ouvrage devait être sous presse au moment de la publi- 
cation du Catal. Syst., mais elle n'a évidemment paru qu'après 
(en juin 1840), puisque le Catal. Syst. se trouve mentionné 
dans la description des Echinod. fossiles de la Suisse, notam- 
ment 2e partie, p. 29, à propos de la caractéristique du G. 
Acrocidaris. 

(2) Desor : Synopsis des Echinides fossiles, p. 85. 1857. 



— 93 - 

accidentelle l'absence de crénelures sur certains 
tubercules, mais il attire l'attention sur leur atté- 
nuation (ou leur atrophie) à la face supérieure (1). 

Quelle que soit l'importance de ces caractères tirés 
de la vestiture et de la structure des tubercules, on 
ne saurait actuellement leur donner une valeur géné- 
rique absolue, car il est une espèce (A. striala) qui 
ne les reproduit pas complètement. Il semble qu'au 
début Y Acrocidaris se soit difficilement séparé des 
Pseudodiadèmes et en ait conservé quelques carac- 
tères (caducité de l'apex, homogénéité des tuber- 
cules). Ce n'est que plus tard, avec les Acrocidaris 
coralliens que le type se serait nettement constitué, 
en se séparant déplus en plus de la forme orig-inelle. 
Dans ces conditions, il ne me paraît pas, quant à 
présent, qu'il y ait lieu de modifierbien sensiblement 
la description donnée par M. Cotteau dans la Paléon- 
tologie Française (2) et je la reprendrais dans les 
termes suivants : 

Test de taille moyenne, circulaire, renflé, presque 
plan en dessous. Zones porifères onduleuscs, pluri- 
géminées, unisériées, se dédoublant près du péris- 
tome. Aires ambulacraires, étroites à la partie 
supérieure, plus larges vers l'ambitus, garnies de 
deux rangées de tubercules, perforés, la plupart cré- 
nelés, les plus voisins de l'apex lisses. La base de 
ces tubercules, surtout du côté des zones porifères 

présente des sillons correspondant aux sutures des 

;| niuj, n») 

(1) Pomel. Classif. méthodique et Gênera des Echinidcs, 
p. 102. 1883. 

(2) Cotteau: Paléontologie Française. Terr. jurassique. Echin. 
régulier, 2« partie, p. 213. — Novembre 1881. 



_ 94 - 

assules élémentaires. Aires interambulacraires pour- 
vues de deux rangées de tubercules perforés, sensi- 
blement plus développés et moins nombreux que 
ceux des ambulacres, hétérogènes, les uns saillants, 
crénelés, ceux voisins de l'apex déprimés, lisses. 
Tubercules secondaires nuls. Granules intermédiaires 
peu nombreux, inégaux. Péristomë grand, circulaire, 
fortement entaillé. Périprocte irrégulièrement ar- 
rondi. Apex pentagonal, petit, ordinairement persis- 
tant, à génitales perforées vers leurs extrémités, 
pourvues chacune d'un tubercule mamelonné et per- 
foré, non crénelé, sauf la plaque antérieure droite, 
qui est presqu'entièrement envahie par le inadrépo- 
ride. Ocellaires petites, extérieures. 

Radioles hétérogènes: ceux des tubercules crénelés 
allongés, robustes, subcylindriques, carénés, souvent 
obtus à leur extrémité, couverts de fines stries longi- 
tudinales ; collerette nulle ; anneau saillant, strié ; 
facelte articulaire parfois subelliptique, crénelée. 
Radioles des tubercules lisses scutuliformes, en pavés 
aplatis, irrégulièrement arrondis, légèrement rétrécis 
vers la base, s'insérant directement sur les tuber- 
cules. Radioles des granules subcylindriques, le plus 
souvent spatuliformes et profondément striés en long. 

Ce genre ne renferme qu'un petit nombre d'espèces 
coralligènes : la première du Bathonien, la dernière 
du Valengien. 

1° Acrocidaris striata. Agassiz. 1840. 

Pour la synonymie et la description, voir: Paléont. 
franc. Terr. jurassique T. X, 2 e partie, p. 215, PL 318. 



— 95 — 

Dans cet ouvrage, comme dans le Catalogue des 
Echinides de Normandie,, d'après le texte et les 
figures, tous les tubercules sont indiqués, chez cette 
espèce, comme distinctement crénelés, au moins dans 
les interambulacres, même à la face supérieure. 
Grâce à l'obligeance de M. Cotteau, j'ai pu étudier le 
type même de l'espèce. Il faut reconnaître que cet 
Acrocidaris se distingue nettement de ses congénères 
par l'homogénéitéde sestubercules dans chaque aire ; 
ceux de la face supérieure contrastent peu avec ceux 
de l'ambitus, et sont relativement assez saillants ; 
cependant je n'ai pu découvrir de traces de créne- 
lures sur les 2-3 tubercules les plus voisins de l'apex. 

Cette espèce rentre donc bien dans le genre Acro- 
cidaris, tel que je viens de le caractériser. Mais le 
peu de différence qui existe chez cet oursin entre les 
tubercules supérieurs et ceux de l'ambitus devait lui 
donner une physionomie particulière, et ne permet 
guère de supposer chez lui la présence de nombreux 
radioles scutiliformes au voisinage de l'apex. Cette 
question ne pourra d'ailleurs être définitivement 
tranchée que par la découverte d'un exemplaire 
complet d' Acrocidaris slriata. 

MM. Desor, de Loriol et Cotteau, dans leurs der- 
niers travaux sur les Echinides, ont proposé de réunir 
tous les Acrocidaris du terrain jurassique supérieur 
sous la dénomination d'.4. nobilis. Cependant M. Cot- 
teau vient de reconnaître, dans cette espèce, trois 
variétés distinctes (1) : Celle du Corallien inférieur, à 



(1) Cotteau iri Douvillé : Fossiles du Ghoa. Bull. S. G. d. 
3° sér. T. XIV, p. 237. 



— 96 — 

tubercules ambulacraires plus espacés, plus alternes 
vers le sommet et à rares granules intermédiaires ; 
2° Celle du Séquanien à tubercules interambula- 
craires accompagnés de granules plus fins et plus 
abondants ; 3° Enfin celle du Choa, à laquelle il est 
tenté de réunir celle des calcaires de Stramberg, 
subconique, à tubercules plus homogènes, formant 
d'ailleurs passage aux deux autres. M. Gotteau paraît 
aujourd'hui disposé à aller plus loin dans cette voie, 
et à élever au moins certaines de ces variétés au rang 
d'espèces. Dans une lettre récente qu'il a bien voulu 
m'adresser, le savant Echinologiste me dit que 
« Lî Acrocidaris de la Rochelle, désigné sous le nom 
» de nobilis, pourrait bien former une espèce particu- 
» lière, un peu différente de VA. type de Coulanges- 
» sur-Yonne et Mery. » 

L'étude à laquelle je viens de me livrer, sur un 
certain nombre d'exemplaires de ces oursins, me 
conduit à me rallier complètement à cette dernière 
opinion de mon savant maître. 

Je crois que le coup d'oeil scientifique d'Agassiz 
avait été juste dans cette circonstance, et qu'il y a 
vraiment place pour plusieurs espèces dans le groupe 
des Acrocidaris coralliens. 

2° Acrocidaris formosa, Agassiz. 1840. 

Je me vois dans la nécessité de donner la syno- 
nymie de cette espèce que je comprends autrement 
que M. Gotteau dans la Paléontologie française. Je 
me bornerai toutefois à mentionner les ouvrages que 
j'ai pu contrôler personnellement, 



- 97 - 



Acrocidaris formosa, 

— tuberosa, 

— formosa, 

— tuberosa, 

— formosa, 

— tuberosa, 

— nobilis, 



ovalis, 



Agassiz. Catal. Syst. Ectyp. 

foss. Mus. Neocom. p. 9. 

1840. 
Agassiz. Id. p. 9. 1840. 

Agassiz. Descrip. des Echi- 
nod. foss. de la Suisse. T. 
IL p. 29. tab.XIV.f, 10-12. 
1840. 

Agassiz. Id. p. 31, pi. XIV. 
f. 13-15, 1840. 

(non var. minor). Agassiz et 
Desor. Catal. rais, des 
Echinides, p. 36, 1846 (1). 

Agassiz et Desor. Id. p. 36. 

D'Orbigny. Prod. de paléont. 
strat. T. II, p. 27. 1850. 

Gotteau. Etude sur les Echin. 
foss. de l'Yonne T. I. p. 
133, pi. XV. fig. 4-8. 1851. 

Desor. Synopsis des Echin. 
foss. p. 85, type (pars.) et 
var. formosa, var. tube- 
rosa. 

Etallen. Rayonnes du Coral- 
lien, p. 25. 1859. 

Etallen. Ibid. 



(1) Le Gâta!, raisonné a paru pour la première fois dans les 
Annales des Se. nat. La famille des Cidaridés a été publiée en 
novembre 184G dans le T. VI, 3<< série. 



Acrocidaris subformosa, Etallen etThurmann,Lethea 
bruntrutana, p. 320, pi. 
XLVI, fig. 2. 1862. 

— elongata, Etallen et Thurmann, ibid. 

p. 321, pi. XLVI, Hg. 3. 
nobilis, Desor et de Loriol, Echino- 
logie helvétique ; terr. ju- 
rass. p. 128, pi. XXI, flg, 
1,4. 1871. 

— formosa, Quenstedc. Petrefact. Deuts. 

Echinod. p. 280, pi. LXXI, 
flg. 4, 9. 1874. 

— ?iobilis,(pars)Cottea.u. Pal. Franc., terr. 

jurass. T. X, 2 e part. p. 217, 
pi. 319 et pi. 321, fig. 1,2. 
1881. 

— — Cotteau. Echin. des couches 

de Stramberg. p. 28, pi. 
IV, fig. 29, 34. 1884. 

— — 1° variété, Cotteau, in Dou- 

villé: Foss. du Ghoa; Bull. 
S. G. d. F. 3 e ser. T. XIV, 
p. 237. 1836. 

Pour cette espèce, j'aurais voulu pouvoir renvoyer 
simplement aux récents et magnifiques travaux de 
M. Cotteau, mais il me paraît préférable d'en 
reprendre brièvement la description, d'après les 
exemplaires de l'Yonne et de la Côte-d'Or que j'ai 
sous les yeux. 

Dimensions : hauteur 25 mil. 
diamètre 45 mil. 



— 99 - 

Espèce d'assez grande taille, peu renflée en dessus, 
à test épais. Zones porifères onduleuses, formées de 
pores simples, arrondis, séparés par un renflement 
granuliforme, se multipliant par triples paires obliques 
autour du péristome. Aires ambulacraires presque 
droites, relativement étroites, rétrécies au sommet, 
s'élargissant un peu à l'ambitus où elles sont les 3/5 
des interambulacraires, garnies de deux rangées de 
tubercules assez gros, saillants, faiblement crénelés 
et perforés depuis l'ambitus jusqu'au péristome, aux 
approches duquel ils diminuent graduellement de 
volume, moins saillants, dépourvus de crénelures à 
la face supérieure, où ils affectent une disposition 
alterne très marquée. Granules intermédiaires iné- 
gaux, peu nombreux. Aires interambulacraires pour- 
vues de deux rangées de tubercules très gros, très 
saillants à l'ambitus, crénelés et perforés, entourés 
de scrobicules subelliptiques et se touchant par la 
base, diminuant brusquement de volume à la face 
supérieure, où les 3-4 tubercules voisins de l'apex 
sont plus déprimés et dépourvus de crénelures. 
Zone miliaire presque nulle, occupée par des gra- 
nules inégaux, rarement mamelonnés, peu abon- 
dants, ne se groupant jamais en double rangée 
onduleuse. Péristome développé, à peu près exacte- 
ment 1/2 du diamètre (49 à 53 %), à fleur de test, 
fortement entaillé, à entailles bordées, et garni par 
un appareil masticatoire robuste, reposant sur des 
auricules relativement faibles, formées de deux 
piliers simples obliques, peu écartés, très courts et 
étroits, analogues à ceux des Hemicidaris et qui 
devaient laisser des empreintes peu profondes sur le 



— 100 — 

moule. Les mâchoires offrent une grande ressem- 
blance avec celles du Pseudodiadema hemispliœricum 
et sont très différentes de celles des genres voisins 
vivant actuellement. (Voir Cotteau : Echin. nouv. ou 
peu connus, l ro série, p. 99, pi. XIV, f . 1-2.) 

Périprocte subcirculaire. 

Apex persistant, solide, subpentagonal, peu déve- 
loppé, formé de cinq plaques génitales perforées à 
leur extrémité, pourvues chacune d'un gros tubercule 
fortement mamelonné, un peu déprimé, perforé, 
mais non crénelé , sauf la plaque antérieure de 
droite, qui contientunmadréporide saillant, finement 
spongieux. Ocellaires petites, extérieures, subtrian- 
gulaires, granuleuses. 

Radioles peu connus, probablement hétérogènes, 
ceux de l'ambitus robustes, mais très allongés, cylin- 
driques ou subprismatiques, effilés et tricarénés à 
leur extrémité, couverts de fines stries longitudinales. 
Ces radioles ont été figurés par MM. Desor et de 
Loriol dans FEchinologie helvétique (pi. XXI, fig. 3, 
4). Un fragment de radiole, provenant du Corallien 
inférieur de Ghâtel-Censoir, a été aussi représenté 
par M. Cotteau dans la Paléontologie française (pi. 
319, fig. 9-10). 

Le nombre des tubercules lisses de la face supé- 
rieure varie avec l'âge. Au diamètre de 24 mil. on 
ne compte plus que 2-3 tubercules lisses à partir de 
l'apex et seulement 1-2 au diamètre de 15 mil. La 
grosseur relative des tubercules interambulacraires 
de l'ambitus semble aussi assez variable. C'est 
cette variabilité qui avait engagé Agassiz à établir 
ses deux espèces: A. formosa et A. tuberosa. Je n'ai 



— 101 — 

pas entre les mains des documents suffisants pour 
me prononcer sur la valeur absolue de VA. tuberosa 
que je crois devoir réunir actuellement à VA. for- 
mosa. Les différences qui séparent ces deux variétés 
sont cependant assez sensibles, surtout chez les 
jeunes, et afin de permettre d'en mieux juger, je fais 
figurer un jeune Acrocidaris de Coulanges-sur-Yonne 
var. tuberosa que l'on pourra comparer avec le jeune 
A. formosa de Mery-sur-Yonne, figuré dans la Paléon- 
tologie française. (PL 319, f. 4-6). 

ISA. formosa présente encore d'autres variétés. 
Ainsi, chez certains exemplaires du Séquanien du 
Jura, les granules interambulacraires sont un peu 
plus développés et ont une tendance à former, vers 
la base, une double rangée sinueuse discontinue 
entre les tubercules principaux. On peut regarder 
comme un bon type de cette variété l'oursin figuré 
dans la Pal. franc, par M. Cotteau, pi. 321, f. 1-2 
provenant du jurassique supérieur de TEchaillon. 
Je lui rapporte également un exemplaire du Locle 
que m'a communiqué M. de Loriol, et qui est d'autant 
plus intéressant qu'il provient de la même localité 
que le type de l'espèce. Un bel exemplaire de La 
Scheulte (Astartien du Jura bernois) présente d'ail- 
leurs des granules plus rares, et il est absolument 
impossible de le distinguer des A. formosa les plus 
typiques. Ce remarquable échantillon permet d'exa- 
miner la face interne du test : les ambulacres presque 
droits y paraissent moins larges et formés de pores 
inégaux, les internes s'ouvrantdans un sillon médiocre 
des assules élémentaires ; une carène divise le milieu 
de l'ambulacre et doit se traduire sur les moules par 

7 



- 102 - 

89Îim9du;j 

un assez fort sillon ; aux gros tubercules corres- 
pondent à peine de légères dépressions de la zone 
porifère qui envahit presque tout Tambul acre. L'aire 
interambulacraire lisse offre seulement une série de 
cavités qui doivent reproduire assez exactement sur 
le moule les tubercules de la face inférieure et de 
l'ambitus. (Pour la description des moules intérieurs 
yoir Cotteau: Echin. des couches de Stramberg, 
p. 29). 

J'ai sous les yeux un échantillon de cette espèce, 
d'ailleurs incomplet, qui présente un cas patholo- 
gique assez curieux: une des aires ambulacraires est 
dédoublée à la face supérieure. Cette aire, qui depuis 
le péristome jusqu'à l'ambitus, est normale, "avec 
deux rangées de tubercules, s'élargit brusquement 
vers ce point et est pourvu d'un troisième tubercule 
entre les deux rangées ordinaires. A partir de l'am- 
bitus jusqu'à l'apex, l'aire ambulacraire, très large, 
est nettement dédoublée; chaque tronçon, séparé par 
une double zone porifère, est pourvu d'une rangée 
irrégulière de tubercules alternes; les sommets 
de ces tronçons semblent aboutir aux côtés d'une 
même plaque ocellaire. Cette anomalie paraît avoir 
exercé une certaine influence sur le développement 
de l'animal : les aires interambulacraires voisines 
sont un peu moins régulières et plus étroites ; il en 
résulte que la distance de la partie excentrique de 
l'ambulacre dédoublé à l'axe de l'oursin est moindre 
que la distance de cet axe au même point des autres 



ambulacres. Le test devait donc affecter une forme 
ellipsoïdale au lieu d'être régulièrement circulaire. 
Rapportsetdifférences. — Sa formemoins élevée, 



— 103 — 

ses zones porifères plus onduleuses, ses tubercules 
ambulacraires relativement plus développés, le plus 
grand nombre de ses tubercules lisses supérieurs, 
son apex toujours persistant distinguent très nette- 
ment cette espèce de VA. striata. Nous verrons plus 
loin quels sont les caractères qui la séparent des A. 
nobilis et A. minor. 

Histoire. — C'est en 1840, dans le Catal sijst. 
qu'Agassiz a signalé pour la première fois cette 
espèce. Malheureusement, la conservation du type 
(moule en plâtre : Q. 90) laisse beaucoup à désirer et, 
à première vue, on pourrait se demander s'il y a 
identité entre le type du jurassique supérieur du 
canton de Neufchâtel et nos échantillons de l'Yonne 
et de la Côte-d'Or. Heureusement, la description et 
les figures données la môme année dans les Echi- 
nidessuisses viennent lever tousles doutes, etj'estime 
que le type de Saint-Sulpice, décrit p. 29 et figuré 
PI. XIV, fig. 10-12 de cet ouvrage, ne saurait être 
distingué des exemplaires de l'Yonne: la grandeur 
du péristome, l'arrangement des tubercules, la dis- 
position des granules sur l'interambulacre sont les 
mêmes. Cependant le dessinateur a représenté tous 
les tubercules, même ceux voisins de l'apex, comme 
crénelés. Les exemplaires que m'a communiqués 
M. de Loriol étant d'ailleurs identiques avec ces 
figures, je n'hésite pas à penser qu'il y a eu là une 
erreur du dessinateur. 

En 1846, dans le catalogue raisonné, MM. Agassiz 
et Desor, tout en maintenant comme espèce distincte 
VA. tuberosa, ont pris le singulier parti de réunira 
VA. formosa VA. minor du Valengien qui est cepen- 



— 104 — 

dant nettement différent. En 1851, M. Cotteau, dans 
les Eehinides de l'Yonne, propose la réunion de VA, 
tuberosa à VA. formosa qu'il décrit sous le nom d'il. 
nobilis. D'après la description, comme d'après les 
figures d'ailleurs défectueuses, dues au crayon de 
M. Vachey, tous les tubercules de l'espèce de l'Yonne 
seraient distinctement crénelés ; il y a là une erreur 
évidente, car, chez tous les exemplaires du Corallien 
de l'Yonne que j'ai pu examiner, les tubercules de la 
face supérieure sont déprimés et nettement dépourvus 
de crénelures. 

En 1856, dans le Synopsis, M. Desor réunit les A. 
formosa et A. tuberosa à VA. nobilis et rétablit avec 
raison VA. minor comme espèce distincte. Le type de 
l'espèce est pour M. Desor le moule X. 2. du Séqua- 
nien d'Angoulins, c'est-à-dire un oursin distinct de 
VA. formosa tel que je le comprends, mais la figuro 
qu'il en donne (PI. XIV, fig. 8-10) représente un 
Acrocidaris différent de tous ceux que je connais, par 
la petite taille de ses tubercules interambulacraires, 
homogènes, tous crénelés, entourés d'un cercle 
complet de granules scrobiculaires et par l'étroitesse 
de son péristome : 37 % du diamètre. L'oursin figuré 
et dû à l'habile crayon de Humbert ne saurait être 
rapporté ni à VA. formosa, ni à VA. nobilis; il est 
notamment très différent du type représenté par le 
moule en plâtre X. 2. Ces différences sont-elles dues 
seulement à une erreur dans le dessin de la planche? 
N'ayant pas vu l'original, je ne puis rien affirmer ; 
mais je suis bien porté à le croire. En effet, M. de 
Loriol ayant eu l'obligeance de me communiquer des 
Acrocidaris du Séquanien du Locle et de l'Astartien 



— 105 — 

de la Scheulte, j'ai pu réassurer que chez ces exem- 
plaires suisses le péristome est bien plus développé : 
50 % et que les tubercules voisins de l'apex sont 
nettement dépourvus de crénélures. Ces échantillons 
ne sauraient être distingués spécifiquement des A. 
formosa les plus typiques. 

En 1859, Etallon supprime avec M. Desor VA. for- 
mosa, mais établit à côté de son A. nobilis VA. ovalis, 
puis bientôt (1860), ses A. elegonta et A. sub formosa. 
VA, ovalis est un type anormal, connu par un seul 
échantillon de Valfin. L'espèce n'ayant pas été figurée, 
je crois plus prudent d'imiterlaréservedeMM. Desor, 
de Loriol et Cotteau et de la réunir provisoirement à 
VA. formosa, dont un exemplaire elliptique a été 
figuré dans l'Echinologie helvétique (pi. XXI, fig. 2). 
Bien que les figures 6w.Let.hea bruntrutanasoienï très 
défectueuses, la description assez complète de VA. 
subformosa, chez lequel Etallon avait très bien 
remarqué la cessation brusque d'accroissement des 
tubercules aux 2/3 de lalongueur, permet d'affirmer 
que l'oursin de la zone Astartienne de Moutiers et de 
Délémont est bien un A. formosa, identique aux 
échantillons du Corallien de l'Yonne. Quant à VA. 
elongata du Virgulien inférieur de Croix-dessus je 
pense qu'Etallon aurait agi sagement en ne créant 
pas une espèce pour ce racliole; sa forme un peu 
plus allongée, ne saurait le distinguer suffisamment 
de ceux de VA. formosa (1). 



(1) M. de Loriol déclare n'avoir pu trouver aucune différence 
entre ce radiole et ceux de son A. nobilis {=. A. formosa) 
Echinol. helv. p. 128. 



— 106 - 

- - ■ . - 

-l En 1871, dans TEchinologie Helvétique, M." de 
Loriol continue à réunir les A. formosa, tuberosa et 
nobilis ; il figure (PI. XXI), un exemplaire provenant 
du Locle, représenté comme pourvu jusqu'au sommet 
de tubercules crénelés, portant dans les interambu- 
lacres des granules intermédiaires peu nombreux et 
à péristome médiocrement développé. Ces caractères, 
surtout les crénelures des tubercules voisins de 
l'apex, ne se retrouvant pas sur les échantillons 
que M. de Loriol a bien voulu me communiquer, je 
suis très disposé à suspecter ici l'exactitude du des- 
sinateur, plutôt que de croire à une anomalie singu- 
lière, qui aurait d'ailleurs pour moi la valeur d'an 
caractère au moins spécifique. 

En 1874, M. Quenstedt restitue à l'espèce le nom 
d' A. formosa; mais, en décrivant les types de chaque 
localité, il n'en dit rien de particulier et laisse penser 
que tous les tubercules de ses exemplaires sont cré- 
nelés. Sur la planche LXXI rie son bel ouvrage 
(Petref. Deutsch. Echin.) les figures de VA. formosa 
sont peu nettes : sur l'oursin de grandeur naturelle, 
tous les tubercules sont représentés comme dépourvus 
de crénelures ; mais les parties grossies du même 
échantillon indiqueraient des crénelures sur tous les 

tubercules. 

s 
En ,1881, dans la Paléontologie française, M. Cot- 

teau maintient les réunions d'espèces proposées par 

MM. De?or et de Loriol ; mais les belles planches qui 

accompagnent ce magnifique ouvrage permettent 

-d'apprécier les différences qui séparent notre espèce 

.-. d-e celle du Séquanien d'Angoulins, et de reconnaître 

chez chacune la disposition particulière des granules, 



— 107 — 

L'examen de ces planches montre en même temps 
chez tous, d'une façon très nette, la composition hété- 
rogène des tubercules, dont les plus voisins de l'apex, 
dépourvus de crénélures sont déprimés et corn aie 
atrophiés. Les exemplaires de la PI. 319 sont pour moi 
des types parfaits de YA.formosa. La pi. 320 montre 
l'espèce suivante : A nobilis à granules bien plus 
abondants, à péristome plus étroit, etc. Les fig. 1-2 
de la pi. 321 reproduisent un exemplaire de TEchailIon 
qui me paraît avoir les plus étroits rapports avec le 
type Suisse du Locle. Les granules y sont un peu 
moins rares que dans les échantillons du Corallien 
de l'Yonne, dont on ne saurait d'ailleurs les séparer. 

En 1834, M. Cotteau revient encore Sur cette espèce 
(Echin. des couches de Stramberg) et remarque que, 
chez elle, le mamelon des tubercules de la face supé- 
rieure est (presque) lisse. Le type figuré présente une 
forme plus haute et plus renflée que celles des autres 
Acrocidaris Corallien; il rappelle davantage VA. 
striata du Bathonien ; les tubercules sont plus nom- 
breux, disposés en séries moins hétérogènes et les 
granules, abondants, forment dans le milieu desm- 
teramoulacres une double rangée sinueuse, à peu 
prés régulière ; cependant les tubercules voisins de 
l'apex paraissent toujours dépourvus de crénélures. 
Je dois ajouter que, si le texte ne mentionnait les 
entailles du péristome, l'absence de ces dernières 
sur les figures, donne à cet oursin un aspect telle- 
ment, différent de ses congénères, que l'on n'hésite- 
rait pas è créer pour lui une coupe nouvelle. 

Enfin, c'est en 188(5. dans le bulletin de SbC. Géo. 
de Fr. :3* sér. T. XIV. p. 237, pi . XII, f. 1), que 



- 108 — 

M. Cotteau traite pour la dernière fois des Acrocidaris 
coralliens. Il reconnaît, comme je l'ai dit, dans VA. 
nobilis d'Agassiz trois variétés : 1° le type du Coral- 
lien inférieur ; 2° la var. du Séquanien d'Angoulins ; 
3° la var. du Jura supérieur de Stramberg à laquelle 
il rapporte un exemplaire d'Abyssinie. Ce dernier 
déprimé et subconique, par sa forme, ses ambulacres 
plus larges, l'hétérogénéité moins marquée de ses 
tubercules, diffère certainement un peu du véritable 
A. formosa. Cependant, grâce à l'obligeante commu- 
nication de M. Douvillô, j'ai pu m'assurer que cet 
échantillon présente bien les caractères généraux 
du type : tubercules voisins de l'apex plus déprimés 
que les autres, paraissant dépourvus de crénelures ; 
granules intermédiaires rares, ne formant pas une 
double rangée au milieu de l'aire interambulacraire, 
etc.. L'oursin d'Abyssinie ne saurait donc être séparé 
de l'espèce du Jura. 

Localités. — L'espèce se trouve dans toute la 
partie inférieure du massif Corallien de l'Yonne, de 
Druyes à Châtel-Censoir. — Gémeaux, Crecey-sur- 
Tille (Côte-d'Or), Champlitte (Haute-Saône); étage 
Corallien (inférieur). — Preuilly (Indre et-Loire:, 
Saint-Sulpice,leLocle(Neuchâtel), laScheulte(Berne); 
étage Séquanien. — L'Echaillon (Isère), Stramberg 
(Allemagne), Ravin de J anima (Abyssinie) ; terrain 
jurassique supérieur. 

Explications des figures. — PI. 1, fig. 8, A. for- 
mosa var. tuberosa, individu jeune du Corallien infé- 
rieur de Crain (Yonne) vu en dessus, de ma col- 
lection, fig. 9. Ambulacre anormal d'un A. formosa 
de Coulanges-sur-Yonne. 



— 109 — 
3° Acrocidaris nobilis, Agassiz. 1840. 

Acrocidaris nobilis, Agassiz. Catal. syst. Ectyp. 
foss. Mus. Neoc, p. 9. 1840. 

— — Agassiz. Descript. des Echinod. 

foss. delà Suisse: II e part, 
p. 32, pi. XIV, fig. 16-17. 
1840 (radioli). 

— — Agassiz et Desor. Cat. rais, des 

Echin, p. 36. 1846. 

— — (pars) d'Orbigny. Prod.de pal. 

strat. T. II, p. 27, n° 429. 1850. 

— — (pars) Cotteau. Etudes sur les 

Echin. foss. de l'Yonne : T. I, 
p. 133 (seulement la note), pi. 
XV, fig. 9,12. 1851 (radioli). 

— — (pars) Desor. Synopsis des 

Echin. foss. p. 84. 1856, (Type, 
excl. les variétés). 

— — {pars) Dujardin et Hupé. Hist. 

nat. des zooph. Echin. p. 506. 
1862, 

— — (pars) Cotteau. Pal. franc. Terr. 

jurass. T. X, 2* part. p. 217, 
pi. 320 et pi. 321, fig. 3-8 seu- 
lement. 1881. 
? — — Cotteau, Péron et Gauthier. — 

Echin. foss. de l'Algérie. T. 
1,1 er fii se, p. 69. 1883. 

— — Cotteau. — Echin. jurass. Cret. 

et Eoc. du S. -Ouest de la Fi\, 
p. 33. 1883. 



— 110 — 

Acrocidaris nobilis, 2 e variété. Cotteau, in Douvillé : 
Fos-s. duChoa; buli. S. G. d. 
P., 3 e sér. T. XIV, p. 237. 1886. 

Type : moule X. 2 (radioles X. 3). 
Dimensions : Diam. 42 mill. , haut. 25 mill.; diam. 
du péristome 46 °/ . 

Espèce de moyenne taille, plus ou moins renflée en 
dessus, à test assez épais, très tuberculeuse. 

Aires ambulacraires presque droites, assez larges, 
atteignant à l'ambitus les 3/5 des aires interambula- 
craires. Zones porifères onduleuses, formées de pores 
simples, séparés par un renflement granuliforme, dis- 
posés par paires qu'encadre un léger bourrelet, se 
multipliant par triples paires obliques à rapproche du 
péristome. Tubercules ambulacraires assez gros et 
saillants, crénelés et perforés depuis l'ambitus jus- 
qu'au péristome, au contact duquel ils se réduisent 
progressivement à de simples granules, déprimés, 
perforésmais non crénelés à la face supérieure, où ils 
affectent une disposition alterne; tous présentent à 
leur base de légers sillons qui correspondent aux 
sutures des assules élémentaires des plaques; granules 
intermédiaires rares aux extrémités, un peu plus 
nombreux à l'ambitus. 

Aires interambnlacraires pourvues de deux rangées 
de tubercules très gros, très saillants à l'ambitus, 
perforés et profondément crénelés, entourés de scro- 
bicules subelliptiques qui se touchent par la base, 
devenant graduellement plus petits en descendant 
vers le péristome et diminuant brusquement de 
volume à. la face supérieure, où ils sont larges et 



- 111 — 

déprimés : les 3-4 voisins de l'apex sont dépourvus 
de crénelures, ou n'en offrent que de faibles traces 
sous un fort grossissement. Zone miliaire peu déve- 
loppée ; granules rares, ôpars en dessus, plus abon- 
dants, souvent mamelonnésàl'ambitus,ouilsforment 
dans le milieu de l'aire une double rangée sinueuse, 
continue jusqu'au péristome et, à la face inférieure, 
se multipliant en outre entre les tubercules et les 
ambulacres. 

Péristome médiocrement développé (45 % du 
diamètre), s'ouvrant à fleur du test, profondément 
entaillé, avec lèvres interambulacraires très réduites 
et sinus bordés par un bourrelet saillant. 

Périprocte subcirculaire, encadré par les cinq géni- 
tales seulement. Apex relativement peu développé, 
persistant, solide, subpentagonal, composé de cinq 
génitales perforées près de leurs extrémités, pourvues 
chacune d'un gros tubercule, fortement mamelonné, 
déprimé, perforé, non crénelé, sauf la plaque anté- 
rieure de droite quicontient un madréporide saillant, 
finement spongieux. Ocellaires petites, externes, 
subtriangulaires, granuleuses, fortement échanerées 
et creusées à leur extrémité, vers l'ouverture du 
pore. ion 

Radioles hétérogènes ; ceux de chaque gros tuber- 
cule crénelé de l'a mbi tu s épais, robustes, prismatiques, 
peu allongés, obtus et triearénés à leur extrémité, 
munis de deux carènes tranchantes, une troisième, 
irrégulière, naît sur le milieu, ou près de l'extrémité 
de la tige. Colerette nulle ; bouton relativement peu 
développé : anneau saillant, finement strié, comme 



— 112 — 

le reste du radiole (1) ; facette articulaire fortement 
crénelée. 

Quelques radioles plus petits, paraissant, par 
analogie, appartenir aux tubuercules de la face infé- 
rieure sont spatuliformes et dépourvus delatroisième 
carène. Tous sont recouverts de stries longitudinales 
fines et serrées, que recoupent des stries onduleuses 
transverses encore plus fines. Sur quelques échan- 
tillons, ces dernières sont cependant plus apparentes 
que les premières. 

Les beaux radioles d'Angoulins présentent deux 
larges bandes transverses de coloration brune, l'une 
à la base, l'autre vers le milieu de la tige ; le sommet 
du radiole porte aussi des traces de semblable colo- 
ration. 

Radioles des tubercules déprimés de la face supé- 
rieure scutuliformes, disjoints, diminuant régulière- 
ment de volume en montant vers l'apex, d'apparence 
lisse. 

Radioles des granules subcylindriques ou spatuli- 
formes fortement striés en long. 

Rapports et différences. — Cette espèce se dis- 
tingue facilement de VA. striata par sa forme moins 
élevée, ses tubercules plus développés, moins homo- 
gènes, plus gros c t moinsnombreux dans l'ambulacre, 
par le plus grand nombre de ses tubercules lisses à 
la face supérieure, par ses zones porifères moins 
droites plus onduleuses, par son apex persistant et 



(1) Chez aucun des nombreux échantillons que j'ai eu sous les 
yeux, je n'ai pu observer les stries larges et profondes du radiole 
fig. 6-8, pi. 321 de la Pal. franc. 



— 113 - 

ses radioles plus épais pourvus de stries onduleuses 
transverses. 

L'A. nobilis est certainement beaucoup plus voisin 
de VA. formosa ; il s'en distingue toutefois facilement 
par le nombre relativement (et à taille égale) plus 
grand des tubercules non crénelés de sa face supé- 
rieure, par ses ambulacres proportionnellement un 
peu plus larges, par son péristome moins développé, 
à entailles un peu plus profondes et à lèvres interra- 
diales plus étroites, surtout par ses granules plus 
fins, moins inégaux, bien plus abondants à la face 
inférieure et à l'ambitus. où ils forment une double 
rangée continue entre les tubercules. 

Au point de vue spécifique, ces différences peuvent 
évidemment paraître de faible importance ; mais il 
ne faut pas oublier que ces caractères distinctifs sont 
confirmés par ceux tirés de l'examen des radioles. 
Tandis que les gros radioles de VA. formosa sont 
allongés, et diminuent de volume à leur extrémité, 
ceux de VA. nobilis sont courts, obtus, à peu près 
d'égale épaisseur aux deux bouts de la tige. Au point 
de vue des caractères tirés de la vestiture, il ya donc 
les mêmes motifs pour ne pas confondre ces deux 
espèces que pour distinguer l' Hemicidaris intermedia 
de VH. crcnularis et le Cidaris annulifera du C. 
Lutkeni (1). On peut aussi rappeler ici qu'il existe des 
différences analogues entre les Heterocentrotus trirjo- 
narius et H. mamillatus. 

Histoire. — \J Acrocidaris nobilis institué par 



(1) Voir de Loriol : Descrip de trois Echin. de la fam. îles 
Cidaridés. Neuchàtel. 1874. 



— 114 — 

Agassiz en 1840 dans le Catalogns systematicus, a été 
maintenu comme espèce distincte dans la description 
des Echinides de la Suisse, dansleCatalogueraisonné 
et dans le Prodrome de d'Orbigny. Depuis lors les 
auteursl'ontconfonduavec l'espèce précédente tout en 
conservant le nom de nobilis, contrairement aux 
règles de la nomenclature (1). M. Cotteau a cependant 
proposé Tannée dernière de considérer notre espèce 
comme une variété particulière et constante du type, 
qui est pour lui VA formosa, mais auquel il donne le 
nom d\4 nobilis. C'est seulement en 1881 dans la 
Paléontologie française que M. Cotteau a figuré pour 
la première fois cette espèce. Auparavant lesradioles 
seuls avaient été figurés, d'abord dans les Echinides 
de la Suisse par Agassiz, ensuite dans les Echinides 
de l'Yonne par M. Cotteau. 

Localités. — La Rochelle (Charente-Inférieure), 
Djebel-Seba (Algérie) ? étage Séquanien. 

Explication des Figures. — PI. I, fig. 1. Echantil- 
lons dvl. nobilis d'Angoulins revêlu de ses radioles 
et de ses scutules, vu en dessus, de ma collection : 
fig. 2. Essai de restauration du même ; fig. 3, une 
scutule vue de profil; fig. 4, tubercule lisse de la 
face supérieure ; fig. 5, petit racli.ole spatuliforme, 
attribué aux tubercules de la face inférieure de la 
même localité et de la collection de M. Basset ; fig. 6, 

; 

(1) En effet VA. formosa a été décrit et figuré par Agassiz 
dès 1840, tandis que le test de l'A. nobilis n'a été figuré pour 
la première tois qu'en 1881. Agassiz n'avait fait connaître com- 
plètement que les radioles de cette espèce. Je ne puis d'ailleurs 
considérer la multiplication (fort restreinte) des moules du 
inuséè de Neuchâtel, comme une publication suffisante. 



115 



radiole des granules de grandeur naturelle; fig\ 7, le 
même grossi. 

Parmi les Acrocidaris de l'étage corallien, on cite 
encore : 

A. censoriensis, Gotteau, 1850. 

Cette petite espèce a été parfaitement décrite et 
figurée par M. Cotteau dans ses études sur les Echi- 
nides fossiles du département de l'Yonne (T.I, p. 136, 
pi. 16, fig. 1, 3) et surtout dans la Paléontologie 
française (Terr. jurass., T. X, 2° part., p. 224, pi. 
321, fig. 0, 13). M. Cotteau a laissé cet oursin dans 
le genre Acrocidaris en raison de sa physionomie 
générale, et de la grosseur de ses tubercules. Cepen- 
dant, cette petite espèce ne présente pas les caractères 
du genre Acrocidaris tel que je le comprends ; elle 
s'en éloigne par sa forme déprimée, ses tubercules 
homogènes, tous crénelés, saillants même au voi- 
sinage de l'apex et formant dans l'interambulacre 
deux rangées plus écartés en dessus, où elles laissent 
une zone lisse au bas de la génitale, par ses ambu- 
lacresrelativementlarges, ses zones poriféres droites, 
son apex caduc, très développé. J'inclinerais donc à 
reporter cette espèce dans le genre Pseadodiadema 
à côté du P. mamillanum, qui lui ressemblé 
beaucoup. 

AI. Pomel (Gênera p. 102) a proposé de réunir aux 
Acrocidaris VHemicidaris splendida, Cotteau, 1881, 
sans doute, en raison de l'atrophie brusque de ses 
tubercules à la face supérieure et de la présence de 
granules mamelonés sur les génitales. Ce rappro- 
chement ne me paraît nullement justifié : YH. splen- 
dida appartient à un type générique très différent des 



— 116 — 

Acrocidaris et cette espèce me parait avoir, comme 
le dit M. Gotteau, toutes ses analogies avec VH. 
Agassizi. 

On a signalé dans les terrains crétacés inférieurs 
quatre espèces d'Acrocidaris : 

A. minor, Agassiz. 1840. 

— depressa, A. Gras. 1848. 

— icannensis, Cotteau. 1859. 

— meridanensis, Cotteau. 1863. 

Le nombre des espèces est en réalité moins élevé 
et se réduit à une seule véritablement authentique. 
. VA. meridanensis (1) n'est connu que par des 
radioles de l'ébige Valengien du Gard. mis M. Cam- 
piche ayant recueilli à Sainte-Croix, dans le môme 
étage des radioles semblables à côté d'un test de VA. 
minor, M. deLoriol n'a pas hésité àopérer la réunion 
des deux espèces (Echin. helvét., 2 e partie, p. 97). 
Si l'on examine les descriptions et les figures données 
par MM. Cotteau et de Loriol, on remarque seule- 
ment que les radioles de VA. minor sont subcylin- 
driques avec quatre ou cinq carènes terminales, 
tandis que ceux de VA . meridanensis seraient tous 
spatuliformes. Je viens de montrer que ces deux 
formes de radioles coexistaient chez VA. nobilh, et 
dans ces conditions je n'hésite pas à me ranger à 
l'opinion de M. de Loriol. 

L'A. Icaimensis est une espèce assez difficile à bien 
comprendre. M. Cotteau l'a créée pour un petit 
oursin des calcaires à bryozoaires de Bernouil (Yonne). 



(1) Voir: Gotleau : Pal. franc, lerr., cret., T. VII, p. 403, pi. 
1092, fig. 9, 16. 



— 117 — 

Mais il me paraît fort douteux que l'échantillon 
unique et restauré des Echinides de l'Yonne (T. II, 
p. 42, pi . 51, fig. 5) appartienne au genre Acrocidaris, 
dont l'éloignent la disposition de ses tubercules et 
ses zones porifères droites. Dans la Paléontologie 
française (terr. cret., T. VII, p. 404, pi. 1093), 
M. Cotteau a réuni à ce type un oursin du Valengien 
de Villers-le-Lac (Urgonien de Serrières (Neuchâtel) 
d'après M. de Loriol) de plus grande taille et qui 
paraît appartenir réellement à la même espèce. J'ai 
sous les yeux le moule en plâtre G. 32 de cet échan- 
tillon (1) ; il présente certainement une grande res- 
semblance avec certains Acrocidaris; mais ses 
tubercules sont proportionnellement petits à l'ambi- 
tus ; à la face inférieure on voit des traces de rangées 
secondaires, les zones porifères sont droites, enfin, 
ce qui est décisif, l'appareil apical est dépourvu de 
gros tubercules mamelonnés et perforés. Aussi M. de 
Loriol n'a-t-il pas hésité à identifier cet oursin avec 
\&Pseudodiadem% Jaccardi, Cotteau. (Echin. helv., 
2 e part., p. 112). Je n'ai pas à rechercher ici si ce 
rapprochement est exact (2) ; je veux seulement rap- 



(1) Le petit échantillon fig. 1, 13, pi. 1092, n'est évidemment 
que le jeune de celui figuré sous les nos \ 5 e t nioulé sous le 
no C. 32. 

(2) N'ayant pas entre les mains les types des espèces, je ne 
saurais me prononcer, cependant, d'après les figures de la Pal. 
franc, (pi. 1102, fig. 1, 5) et de l'Echin. helvét. (pi. VI, fig. 8). 
Le P. Jaccardi plus grand, plus renflé, subconique, avec ran- 
gées secondaires multiples, a un péristome bien plus étroit et 
un apex très différent, dont les cinq génitales sont perforées, 
tandis que chez les deux A. Icaunensis figurés par M. Cotteau 
la génitale impaire reste imperforée, fait d'ailleurs anormal et 
qui demanderait confirmation. Les deux espèces ne sauraient 
donc être réunies purement et simplement. 

8 



— 118 — 

peler que suivant l'opinion de M. deLoriol VA. Icau- 
nensis n'est pas un véritable Acrocidaris ; cette 
manière de voir me paraît en tous points fondée. 

L'A. depressa a été réuni à VA. minor, par MM. 
Desor (Synopsis p. 85), Cotteau (Pal. franc, p. 400) 
et de Loriol (Echin. helv., p. 97). Je n'ai rien à dire de 
ce rapprochement, qui, d'aprèsla note de M. Cotteau, 
(loc. cit., p. 401), et malgré l'affirmation si nette de 
M. Desor, reste des plus problématiques. La question 
ne sera tranchée que par la découverte d'un nouvel 
A. depressa. 

4° Acrocidaris minor, Agassiz. 1840. 

Pour la Synonymie et la description de cette espèce 
je ne puis que renvoyer à la Paléontologie française 
(Terr. crét., T. VII, p. 400) et à l'Echinologie helvé- 
tique (2 e part., p. 97), tant en faisant observer que 
la taille de VA. minor est susceptible d'égaler celle de 
VA. nobilis. J'ai en effet sous les yeux un magnifique 
exemplaire du Valengien de Vallorbes qui mesure 
37 mill. de diamètre et présente à un haut degré tous 
les caractères distinctifs de l'espèce. 

L'A. minor a été créé par Agassiz en 1840 [Catal. 
sijst. p. 9), pour un petit oursin qui d'après l'auteur 
ne différait guère de l'A-, formosa, que par les perfo- 
rations plus apparentes de ses tubercules (Desc. des 
Echinod. de la Suisse, p. 30, pi. XIV, fig. 7, 9). L'exa- 
men des figures n'était d'ailleurs pas de nature à 
dissiper les doutes qui pouvaient naître sur la vali- 
dité de cette espèce. Aussi en 1846, dans le Catalogue 
raisonné (p. 36), VA. minor est-il réuni à titre de 



— 119 — 

variété à VA . formosa. Dans le Synopsis, M. Desor 
rétablit VA. minor, comme espèce distincte, sur 
l'unique motif de son origine crétacée, car les autres 
différences signalées, qui sépareraient l'espèce de VA. 
nobilis sont inappréciables. Chez les deux espèces 
les tubercules ambulacraires sont plus petits que les 
interambulacraires, et chez l'une les perforations des 
tubercules ne sont pas sensiblement moins appa- 
rentes que chez l'autre. M. Gotteau a, le premier, 
donné une description complète de VA. minor dans 
la Paléontologie française. Il montre que cette espèce 
offre comme tous les Acrocidaris des tubercules hété- 
rogènes : la plupart crénelés, les plus voisins de 
l'apex dépourvus de crénelures(pl. 1092, fig. 1) ; enfin 
il ajoute que les tubercules interambulacraires sont 
accompagnés vers l'ambitus de gros granules. 

En réalité, ce qui caractérise cette espèce, pour 
laquelle le nom de minor est assez mai choisi et ce 
qui la distingue des A. formosa et A. nobilis ce sont : 
sa forme toujours un peu déprimée, ses ambulacres 
proportionnellement plus larges, ses tubercules 
moins nombreux dans chaque rangée, moins inégaux, 
(ceux de l'ambitus relativement un peu moins gros), 
hétérogènes, ceux voisins de l'apex et dépourvus de 
crénelures, plus développés et plus déprimés, son 
péristome large (53% du diamètre), ses tubercules 
des plaques génitales relativement plus gros, surtout 
ses granules qui offrent une disposition spéciale 
absolument caractéristique. En dessus, ces granules 
sont à peine plus nombreux dans l'interambulacre 
que chez les A. formosa et A. nobilis, mais à partir 
de l'ambitus ils changent complètement de nature ; 



— 120 — 

ils deviennent très rares, très inégaux et ceux qui se 
trouvent aux angles des plaques atteignent la taille 
de tubercules secondaires, soit environ les 2/3 des 
tubercules ambulacraires. Fortement mamelonnés, 
dépourvus de crénelures et imperforés ils impriment 
à l'espèce un caractère nettement tranché ; ils 
paraissent d'ailleurs ne se développer complètement 
qu'avec l'âge et semblent moins apparents sur le 
petit échantillon du Fontanil figuré par M. Cotteau 
(Pal. franc., pi. 1092, fig. 6, 8). 

En résumé on peut facilementdistinguerles quatre 
espèces du genre par l'inspection seule de leurs gra- 
nules interambulacraires de l'ambitus, ou par l'exa- 
men de leurs radioles : 



formant au mi-. Assez développés, 

lieu de l'aire) espacés A. striata. 

ihomo«ènes ' deux ran gées Petits, abondants, 
ie Jhomo b enes ' continueS- [ sen>és At mbiUs 

'Epars, ne formant pas deux ran- 
V gées continues au milieu de l'aire. A. formosa. 
hétérogènes ; ceux des angles des plaques 
passant à des tubercules secondaires A. minor. 

/simplement striés en long ,. A. striata. 

[ /allongés, grêles , dimi- 

Grands l I nuant de volume à leur 

<avec stries ondu-ï extrémité A. formosa. 

radiole?.Mouses transverses. j (courts, épais, 

f cylindriques \ robustes A. nobilis. 

\ ^ (courts et grêles. A. minor. 



Etudes sur lesEchinides. 



Pl.I 




Humtert litK. Imp. Becguet fj>. à Papis. 

1~Z Acrocidapis nobilis Agassk. 
8 - 9. fopmosa 



NOUVEAUX 

FRAGMENTS MYCOLOGIQUES 



l re SÉRIE 



HERBORISATIONS MYCOLOGIQUES 

AUX ENVIRONS DE SAINTES (Charente-Inférieure) 

1885-1886 

Par Paul BRUNAUD. 



Agaricus speciosus Fr. 

Sur les fumiers, dans les endroits cultivés. 
Angoulins, Rochefort, Saint-Clément, Périgny. 

Agaricus gloiocephalus D. C. 

A terre, dans les prés, au bord des chemins. 
La Tremblade, Saint-Agnant, Rochefort, Saint- 
Clément, Lagord. 



Agaricus médius Schm. 

Dans les bois. R. 

Saintes, Rochefort, le Breuil-Magné. 



— 122 — 

Agaricus parvulus Weinm. 
Dans les jardins, les champs. A. C. 
Saintes, Pessines, Fontcouverte, Rochefort, Trizay, 
Saint-Hippolyte-de-Biard, Saint-Christophe. 

Agaricus lividus Bull. 
Dans les bois. T. C. 

Agaricus phaiocephalus Bull. 
Dans les bois, principalement sous les conifères, 
dans les champs. R. 
Saintes, Pessines, Rochefort. 

Agaricus clypeatus L. 

Au printemps. Dans les prés, les haies. A. C. 

Agaricus rhodopolius Fr. 

Dans les bois. 

Saintes, Pessines, Saint-Christophe, le Breuil- 
Magné, Echillais, Saint-Clément, Taillebourg, Saint- 
Georges-des-Coteaux. 

Agaricus sericeus Bull. 
Dans les prés, les friches. A. C. 
Rochefort, Pessines, Saintes, le Pin, Genouillé, 
Taillebourg, la Rochelle. 

Agaricus mammosus L. pr. part. ; Fr. 
Dans les friches. A. C. 

Pessines, Saint-Sever, Dompierre- sur- Charente, 
Saintes, Rétaud, Fontcouverte. 

Agaricus lampropus Fr. 

Dans les prés, les endroits cultivés. 
Saintes, St-Christophe (Parât). 



— 123 — 

Agaricus Orcella Bull. 
Dans les bois. T. G. 

Agaricus spectabilis Pr. 

Sur les vieilles souches, au pied des arbres. T. C. 
Pessines, Saintes, Saint-Savinien,le Breuil-Magné, 
la Tremblade, île d'Oleron, Varzay. 

Agaricus descissus Fr. 

Dans les bois. A. C. 

Saintes, Pessines, Taillebourg, Saint-Clément, 
Fontcouverte, les Gonds. 

Agaricus lucifugus Fr. 

Dans les bois, les friches, les prés, les jardins, au 
bord des chemins. A. C. 

Taillebourg, Saintes, Fontcouverte, la Rochelle, 
Préguillac, Pessines, Sablonceaux. 

Agaricus geophillus Sow. 
Dans les bois, au bord des chemins. A. G. 
Rochefort, Saintes, Pessines, Fontcouverte, Rétaud, 
St-Porchaire, Croix-Chapeau. 
Var. lilacina. Agaricus affinis Pers. 
Taillebourg, St-Christophe. 
Var. fuscescens. 
Taillebourg, Croix-Chapeau. 

Agaricus sinuosus Fr. 

Dans les bois. 
Saintes. 

Agaricus crustuliniformis Bull. 
Dans les prés, les bois. T. C. 
Form. minor. 
Pessines, 



— 124 — 

Agaricus longicaudus Pers. 
Dans les bois. A. C. 

Gemozac, Saintes, Pessines, Taillebourg, Saint- 
Agnant, la Rochelle, île d'Oleron. 

Agaricus pellucidus Bull. 

A terre, au bord des chemins. 

Saintes, Pessines, Varzay, Rochefort, le Breuil- 
Magné, Beaugeay, le Pin. 

Var. furfuracea. Agaricus i'urfuraceus Pers. 

Dans les gazons, à terre, sur les morceaux de bois, 
sur les feuilles pourries, sur la mousse des vieux 
arbres. T. C. 

Agaricus hypnorum Schrank. 
Dans les mousses. T. G. 
Var. Bryorum Pers. 

Dompierre-sur-Charente, Pessines, Saintes, Echil- 
lais. 

Agaricus mollis Scheetï. 

Sur les troncs pourris, les bois exposés à l'humi- 
dité. T. C. 

Agaricus arvensis Schseff. 
Dans les bois, les prés, les champs. T. C. 
Var. xanthoderma. Agaricus xanthodermus Genev. 
A. G. 
Form. gracilis. 
Pessines. 

Agaricus coronillus Bull . 
Dans les prés. T. G. 



— 125 — 

Var. obturata. Agaricus obturatus Fr. 

Dans les prés. A. C. 

Rochefort, Pessines, Saintes, Chermignac. 



Agaricus seroiglobatus Batsch. 
Sur les crottins. T. G. 






Agaricus sublateritius Fr. 

Sur les vieilles souches. A. C. 

Saintes, Echillais, Saint-Agnant, Saint-Christophe. 
Rochefort, Bourgneuf, Pessines, Saint-Georges-des- 
Coteaux. 

Agaricus fascicularis (Huds.) Boit. 

Sur les vieilles souches, au pied des arbres. T. G. 

Var. elœodes Fr. A. G. 

Agaricus appendiculatus Bull. 
Dans les bois, les prés, au pied des arbres. Cespi- 
teux ou solitaire. T. G. 

Agaricus coprophilus Bull. 

Sur la terre fumée, les crottins. A. C. 

Le Pin (M me Georges), Rochefort, Saintes, Pessines, 
Varzay, Nieul-les-Saintes, Gemozac,leBreuil-Magné, 
Echillais , Beaugeay , Saint-Genis , Fontcouverte , 
Genouillé, Taillebourg. 

Agaricus physaloides Bull. 

Dans les champs, les lieux inondés l'hiver. 

Le Pin (M me Georges), Saintes, Genouillé. 

Agaricus spadiceus Fr. 

A terre, au pied des arbres. 

Saintes, Genouillé, Pessines, Rochefort, la Rochelle. 



— 126 — 

Agaricus cernuus Hornem. 
A terre, au pied des arbres. 
Saint-Sever, Saintes. 

Agaricus fœnisecii Pers. 

Dans les champs, les jardins. 

Chérac, Pérignac, Saintes, Périgny, Lhoumeau. 

Agaricus gyroflexus Fr. 

Dans les bois, au bord des chemins, au pied des 
arbres. 

Pessines, Saint-Sever, Rochefort , Fontcouverte, 
Saintes, le Pin, Ardillières, Angoulins. 

Agaricus pygmaeus Bull. 
Sur les vieilles souches, au pied des arbres. 
Saintes, le Pin, Fontcouverte, Tonnay-Charente, 
Saint-Christophe. 

Agaricus fibrillosus Pers. 
Dans les bois, les champs. 
Pessines, la Rochelle. 

Agaricus separatus L. 

Sur les fumiers. 
Saintes, la Rochelle, Lagord. 
Form. minor Fr. 
Saintes, la Rochelle. 

Agaricus fimiputris Bull. 
Sur les fumiers. 

Saint-Symphorien, Corme-Royal, Rochefort, Pes- 
sines, le Pin, Saint-Christophe, Périgny, Lhoumeau. 



— 127 - 

Agaricus phalsenarum Fr. 

Sur les fumiers. 

Rochefort, Saintes, Saint-Symphorien, Périgny. 

Agaricus retirugis Fr. 

Sur les crottins. 

Saintes, Fouras, Beaugeay, Genouillé, Pessines, 
Rochefort. 

Agaricus sphinctrinus Fr. 

Sur les fumiers, les crottins. T. C. 
Form. gracilis. Saintes. 

Agaricus campanulatus L. 

Sur la terre fumée, les gazons. 

Corme-Royal, Rochefort, Saint-Romain-de-Benet, 
Saintes, Fontcouverte, Fouras, Genouillé, Pessines, 
la Rochelle, Croix-Chapeau. 

Agaricus papilionaceus Fr. 

Sur les crottins, la terre fumée, dans les bois, les 
jardins. 

Rochefort, Pessines, Saintes, Chaniers, le Pin, 
Angoulins, Périgny. 

Agaricus fimicola Fr. 

Sur les crottins, les fumiers, dans les terrains 
fumés. A. C. 

Rochefort, Pessines, Saintes, Saint-Jean d'Angély, 
Angoulins, île d'Oleron. 

Agaricus gracilis Pers. pr. part. ; Fr. 

Dans les bois, les lieux humides. 
Saintes, Rochefort, Saint-Clément, Saint-Chris- 
tophe. 



— 128 — 

Agaricus hiascens Fr. 

Dans les bois humides, les prés, les jardins. 
Saint-Sever, Rochefort, Saintes, Pessines, Varzay, 
le Pin, Taillebourg. 

Agaricus hydrophorus Bull. 

Au pied des arbres. 

Saint-Sever, Rochefort, Pessines, Saintes, Fontcou- 
verte, Royan, Varzay, Chermignac,Muron,Genouillé, 
Beaugeay, Echillais, le Pin (M me Georges). 

Agaricus atomatus Fr. 

Dans les gazons, les prés, les bois, au bord des 
chemins. A. C. 

Saintes, Rochefort, Echillais, le Breuil-Magné, 
Tonnay-Charente, Genouillé, Pessines. 

Agaricus disseminatus Pers. 

En groupe, dans les gazons, au pied des arbres, 
dans les jardins, sur les cloisons et les murs hu- 
mides. T. C. 

Agaricus subtilis Fr. 

Sur les crottins, les fumiers de brebis ou de chèvre. 
Saintes, Pessines. 

Coprinus comatus (Muell.) Fr. 

Rochefort, Saujon, Saintes, Pessines, le Pin (M me 
Georges), la Rochelle, Angoulins, etc. 

Var. ovata. Coprinus ovatus (Schaeff.) Fr. 

Ardillières, Saintes, Rochefort, la Tremblade, 
Saint-Clément, Lhoumeau, la Rochelle. 

Coprinus atramentarius (Bull.) Fr. A. C. 
Coprinus fuscescens (Schœff.) Fr. 



— 129 — 

Saintes, Fontcouverte, la Rochelle, Saint-Chris- 
tophe. — Bien voisin du précédent. 

Coprinus picaceus (Bull.) Fr. 
Sur les fnmiers, les excréments, dans les bois, les 
prés, les pelouses, les chantiers. A. C. 

Coprinus domesticus Pers . 
Au pied des murs, dans les lieux cultivés, sur les 
vieux troncs, les chaumes du maïs. A. C. 
Rochefort, Pessines, Saintes, Lagord. 

Coprinus plicatilis Curt. 

Dans les champs, les prés, les jardins. T. G. 

Bolbitius vitellinus (Pers.) Fr. 

Sur les crottins, les bouses. A. C. 

Rochefort, Pessines, Saintes, Genouillé, Echillais, 
Beaugeay, Saint-Georges-des-Cofeaux. la Rochelle, 
Périgny, Anais. 

Var. fragilis (L.) Fr. 

Sur les bouses. 

Rochefort, la Rochelle. 

Bolbitius hydrophilus (Bull.) Fr. 

En touffes, au pied des arbres. A. C. 

Pessines, Fontcouverte, Saintes, Saint-Clément, le 
Pin, Tonnay-Charente, Rochefort, le Breuil-Magné, 
île d'Oleron. 

Var. pilulxformis. Agaricus pilulseformis Bull. 

A la base des troncs moussus. 

Le Pin (M me Georges), 'Saintes, Fontcouverte, Pes- 
sines. 



— 130 - 

Paxillus involutus (Batsch) Fr. 

Dans les bois, les prés, les pelouses, au bord des 
chemins. T. C. 

Hygrophorus eburneus (Bull.) 

Dans les bois, les pelouses. T. C. 

Hygrophorus virgineus (Wulf .) Fr. 
Dans les prés, les friches. T. G. 

Hygrophorus niveus ( Scop . ) Fr . 
Dans les prés, les pelouses, le long des sentiers. 
T. C. 

Hygrophorus ceraceus (Wulf.) Fr. 

Dans les prés, au bord des chemins. T. C. 

Lactarius zonarius (Bull.) Fr. 
Dans les prés, les pelouses, au bord des chemins. 
T. C. 

Var. insulsa. Lactarius insulsus Fr. 

Dans les bois. 

Saintes, Fouras, Pessines. 

Lactarius acris (Boit.) Fr. T. G. 

Lactarius piperatus (Scop.) Fr. 
Dans les prés, les bois. T. C. 
Var. pargemana. Lactarius pargamenus (Swartz.) 
Fr. 
Dans les bois. 
Saintes. 

Lactarius vellereus Fr. A. G. 

Pessines, Saintes, Fontcouverte, Bussac, Saint- 
Agnant, Puilboreau (Bernard), Varzay, Ghermignac. 



— 131 — 

Lactarius mammosus Fr. 

Dans les bois. 
Saintes. 

Lactarius subdulcis (Bull.) Fr. 

Dans les bois. A. G. 

Russula nigricans (Bull.) Fr. 
Dans les bois. T. C. 

Russula delica (Vaill.) Fr. 

Dans les bois, les pelouses. A. C. 

Russula sanguinea (Bull.) Fr. A. C. par en- 
droits . 

Saintes, Saint-Sauvant, le Pin (M me Georges), la 
Tremblade, Arvert, Rochefort,Saint-Palais-siir-nier. 

Russula depallens (Pers.) Fr. A. G. 

Fontcouverte, Saintes, Pessines, Saint-Georges- 
des-Coteaux, etc. 

Russula rubra (D. C.) Fr. 

Fontcouverte, Saintes, Dompierre-sur-mer, Pes- 
sines. 

Russula rosea (Schœff.) Fr. 

Dans les bois. 

Saintes. 

Russula faetens Pers. 
Dans les bois, les prés. T. C. 

Russula emetica (Harz.) Fr. 
Dans les bois. T. 0. 



— 132 — 

Russula pectinata (Bull.) Fr. A. C. 
Le Pin (Mme Georges), Chaniers, Pessines, Saintes, 
St-Georges des Coteaux. 

Russula ochroleuca Pers. A. G. 

Saintes, Pessines, le Breuil-Magné, Saint-Georges 
des Coteaux, Saint-Christophe, Saint-Agnant, Croix- 
Chapeau. 

Russula fragilis (Pers.) Fr. 

Dans les bois. 

Rochefort, le Breuil-Magné, Pessines, Saintes, 
Fontcouverte, Chaniers, Nieul-les- Saintes, Cozes, 
Saint-Sauvant, Saint-Clément. 

Russula veternosa Fr, 

Dans les bois. A. C. 

Rochefort, Pessines, Saintes, Tonnay-Charente, 
Fontcouverte, Puilboreau, Sai nt- Romain -de-Benet. 

Russula intégra (L.) Fr. 

Dans les bois. A. C. 

Dompierre-sur-Charente, Saint-Sever, Gemozac, 
Pessines, Cozes, Saintes, Saint-Romain-de-Benet, 
Chaniers, Fontcouverte, Saint-Clément, laTremblade, 
Saint-Georges-des-Coteaux, Croix-Chapeau, Bords, 
Puilboreau. 

Russula alutacea Pers. A. C. par endroits. 
Saintes, Pessines, Taillebourg, etc. 
Var. grisea. Russula grisea (Pers.) Fr. 
Saint-Sever, Dompierre-sur-Charente, Pessines, 
Saintes, Saint-Romain-de-Benet. 



— 133 — 

Russula lutea (Huds.) Fr. 
Saintes, Pessines, Puilboreau. 

Cantharellus cibarius Fr. 

Dans les bois, les prés. T. G. 

Cantharellus tubœformis (Bull.) Fr. 
Pessines, Saintes, Saint-Sever. 

Cantharellus infundibuliformis (Scop.) Fr. 
A. C. 

Saintes, Pessines, Saint-Christophe (Parât), Font- 
couverte, etc. 

Nyctalis parasitica (Bull.) Fr. 

Sur un Russula nigricans en décomposition. 

Pessines. 

Marasmius urens (Bull.) Fr. 
Dans les bois parmi les feuilles mortes. T. C. Fr. 
Var. peronatus. Marasmius peronatus (Boit.) 
Dans les bois , parmi les feuilles. A. C. 

Marasmius oreades (Boit.) Fr. 
Dans les prés, les pelouses. T. G. 

Marasmius faetidus (Sow.) Fr. 
Sur les bois pourris. 
Saint-Christophe (Bernard). 

Marasmius amadelphus (Bull.) Fr. 
En troupe, sur les brindilles. 
Saintes, Pessines, Rochefort, Muron, Genouillé, le 
Pin (M me Georges), Saint-Christophe (Parât). 

9 



— 134 — 

Marasmius ramealis (Bull.) Fr. 
Sur les brindilles tombées, les ajoncs, les ronces, 
etc. A. C. 

Marasmius candidus (Boit.) Fr. 
Sur les stipules, les brindilles. 
Saintes, Pessines , Dompierre-sur-mer , Saint- 
Agnant, Beaugeay. 

Marasmius torquatus Fr. 

Sur les brindilles, les tiges mortes. R. 
Saintes. 

Marasmius Rotula (Scop.) Fr. 
Sur les brindilles, le bois mort, les feuilles tom- 
bées. T. G. 

Marasmius androsaceus (L ) Fr. 

Sur les 1*. tombées. 

La Tremblade, Pessines, Saintes, Rochefort, Croix- 
Chapeau, les Mathes. 

Marasmius perforans (Hoffm.) Fr. R. 
Saintes. 

Marasmius insititius Berk. 
Sur les brindilles, le bois pourri, les f. tombées. 
Dompierre-sur-Charente, Pessines, Fontcouverte, 
Saintes, Rochefort, Puilboreau. 

Marasmius saccharinus (Batsch) Fr. 

Sur les brindilles, les f . mortes. 

Pessines, Saintes, Fontcouverte, Rochefort. 

Marasmius epiphyllus Fr. 

Sur les f. tombées, surtout sur celles du lierre, les 
pétioles, les stipules. A. C. 



— 135 — 

Lentinus tigrinus (Bull.) Fr. 

Sur les vieux troncs, les bois morts. T. C. 

Form. Bunalii. Lentinus Dunalii (D. G.) Fr. 

Sur les vieilles souches de saules et de peupliers. 

Saintes, Ghaniers, Saint-Sever, Courcoury, Dom- 
pierre-sur -Charente. 

Panus conchatus (Bull.) Fr. 

Sur les vieux troncs de peupliers. 

Le Breuil-Magné, Pessines, Saintes, Saint-Agnant 
(Parât), Saint-Hippolyte-de-Biard, la Tremblade, 
Saint-Laurent-de-la-Prée. 

Panus stipticus (Bull.) Fr. 

Sur les vieux bois, les troncs pourris. T. G. 

Schizophyllum commune Fr. 
Sur les arbres morts, surtout les vieux noyers. 
T. C. 

Lenzites betulina (L.) Fr. 
Sur les vieux bouleaux, les vieilles souches, les 
pieux pourris. 
Saintes. 

Lenzites flaccida (Bull.) Fr. 
Sur les vieilles souches. A. G. 
Var. variegata. Lenzites variegata Fr. 
Sur les vieux bois. A. G. 

Lenzites tricolor (Bull.) Fr. 
Sur les vieux troncs de cerisiers et de pruniers. 
A. C. 

Lenzites ssepiaria (Wulf.) Fr. 
Sur du bois de sapin. 
Rochefort. 



— 136 — 

Lenzites abietina (Bull.) Fr. 
Sur du bois de pin pourri. 
Rochefort. 

Boletus granulatus L. 

Dans les bois de pins et sous les conifères cultivés 
dans les parcs et dans les jardins. T. G. 

Boletus piperatus Bull . 

Dans les bois, surtout de conifères. 

Saint-Romain-de-Benet, Saintes, Pessines. 

Boletus chrysenteron Fr. 

Dans les bois, les prés, les friches. T. C. 

Boletus subtomentosus L. 

Dans les bois, les prés. T. G. 

Cette espèce est très variable. Rostk. a figuré plu- 
sieurs de ses variétés : Boletus fuscus t. 12, Boletus 
eriophorus t. 20, Boletus pannosus t. 22. La fig. 23 
de Rostk. qui serait d'après ce savant cryptogamiste 
le type du Boletus subtomentosus est douteuse. 

Boletus edulis Bull. 
Dans les bois. T. C. 

Boletus sereus Bull. 

Dans les bois, les friches. T. G. 

Boletus Satanas Lenz. 

Dans les bois. T G. 

Var. lupinus. Boletus lupinus Fr. 

Dans les bois. 

Sablonceaux, Pessines, Fontcouverte, Saintes. 



— 137 — 

Boletus lividus Bull. 
Dans les bois. R. 
Saintes. 

Fistulina hepatica (Huds.) Fr 

Sur les vieux arbres, les vieilles souches. A. C. 

Gastéropodes (conidies) ovales ou suboblongues, 
long. 6-10, larg. 4-6, quelquefois bacillaires et alors 
long. 10-19, hyalines, granuleuses, très rarement 1- 
septées d'une façon peu caractérisée, agrégées au 
sommet de filaments rameux. Ces gastéropodes se 
trouvent ordinairement à la partie supérieure du 
chapeau, quelquefois tout autour ce qui empêche, 
alors, la formation des tubes. Elles naissent dans le 
parenchyme du réceptacle. 

Polyporus squamosus (Huds.) Fr. 

Imbriqué sur les vieux arbres, notamment sur les 
vieux ormeaux et les troncs du Sarothamnus scopa- 
rius A . C . . 

Polyporus f rondos us (FI. Dan.) Fr. 
Au pied des vieux arbres. R. 
Pessines, Varzc.y. 

Polyporus sulphureus (Bull.) Fr. 
Sur les vieilles souches. 

Le Pin (Mme Georges), Saintes, la Rochelle, Roche- 
fort, St-Christophe. 

Polyporus lucidus (Leyss.) Fr. 

Sur les vieilles souches. T. C. 

Form. sessilis. Pied nul ou presque nul. 

Pessines. 



— 138 — 

Polyporus ulmarius (Sow.) Fr. 

Sur les vieux ormeaux. 

Saintes, Rochefort, Tonnay-Charente, la Rochelle. 

Polyporus fraxineus (Bull.) Fr. 
Sur les vieux troncs du Fraxinus excelsior. 
Le Breuil-Magné, la Rochelle, Saint-Martial (Ber- 
nard). 

Polyporus igniarus (L.) Fr. 

Sur les vieux chênes, les vieux frênes, les vieux 
saules, les vieux troncs d'aubépine, les vieux arbres. 

Saintes, Pessines, Rochefort, etc. 

Var. pomaceus. Polyporus pomaceus, Pers. 

Sur les vieux pommiers, cerisiers, prunelliers, 
pruniers, pêchers, etc. T. C. 

Form. violaceo-zonataP. Brun. 

Chapeau à zone d'un violet sale vers la marge. 

Saintes. 

Polyporus Ribis (Schm.) Fr. 
Sur les vieux groseillers. T. C. 

Polyporus salicinus Fr. 

Sur les vieux saules. 

Pessines, Saintes, Muron (Riveau), Rochefort, la 
Rochelle. 
Form. resupinata. 
Saintes, Pessines. 

Polyporus hispidus (Bull.) Fr. 
Sur les vieux frênes, les vieux noyers, les pom- 
miers, les sureaux, les vieux arbres. T. C. 



— 139 — 

Polyporus vulpmus Fr. 

Sur un vieux tronc de Populus tremula. 

Saintes. 

Polyporus cryptarum (Bull.) Pr. 

Sur le bois pourri, les souches, les planches dans 
les caves humides. R. 

Saintes. 

Polyporus hirsutus (Schrad.) Fr. 

Sur les vieilles souches, les arbres abattus, les 
vieux cerisiers. A. G. 

Form. resupinata. Sur un vieux tronc. 

Saintes. 

Polyporus zonatus (Nées.) Fr. 

Sur du vieux bois de peuplier. 

Pessines. 

Polyporus versicolor (L.) Fr. 
Sur les vieux bois. T. G. 

Polyporus contiguus (Pers.) Fr. 
Sur du bois pourri. 
Saint-Sever, Saintes. 

Polyporus purpureus Fr. 

Sur les bois cariés. 

Saintes. 

Polyporus medulla panis (Pers.) Fr. 

Sur les bois pourris, les vieux cerisiers. 

Saintes, Pessines. 

Polyporus obducens Pers 
Sur les bois cariés. A. C. 

Saintes, Varzay, Fontcouverte, les Gonds, Chaniers, 
Tonnay-Charente, Saint-Christophe . 



— 140 — 

Polyporus Radula (Pers.) -JFr. 

Sur les bois pourris, les branches tombées. A.. C. 

Polyporus Vaillantii (D. C.) Fr. 

Sur le bois pourri. 
Saintes. 

Trametes gallica Fr. 

Sur les vieux frênes, les vieux ormeaux, les vieux 
bois, les vieilles barrières. A. C. 

Merulius lacrymans (Wulf.) Schm. 
Sur les bois de constructions qu'il rend, bien vite, 
impropres à tous usages. 
Pessines, Saintes, Rochefort, la Rochelle, etc. 

Hydnum repandum L. 

Dans les bois, les friches. T. C. 

Var. rufescens. Hydnum rufescens Pers. A. G. 

Radulum quercinum (Pers.), Fr. 
Sur les grosses branches tombées du chêne. A. C. 
Pessines, Saintes, Varzay, Rétaud, Saint-Por- 
chaire, etc. 

Stereum hirsutum (Wild.) Pers. 
Sur les arbres morts. T. C. 

Stereum tabacinum (Sow.) Fr. 
Sur les vieux arbres, les noisetiers. 
Saintes, Pessines. 

Corticium quercinum (Pers.) Fr. 
Sur les branches tombées du chêne. T. C. 



— 141 — 

Corticium nudum Fr. 

Sur le bois pourri, les branches tombées de Ulmus 
campcstris. 

Saintes, Echillais, Saint-Agnant, Pessines. 

Corticium confluens Fr. 

Sur les sarments du Vitis vinifera, le bois mort, 
les branches mortes du Rosa Bancksiœ. 

Saintes, Pessines, Saint-Laurent-de-la-Prée (Parât), 
Floirac, etc. 

Corticium polygonium Pers. 
Sur les branches tombées du peuplier, du tilleul, 
du châtaignier, du robinier, etc. 
Saint-Sever, Pessines, Saintes, Rochefort, Varzay. 

Corticium maculœforme Fr. 

Sur le bois pourri, les branches tombées. 
Saintes. — Bien voisin du précédent. 

Corticium comedens (Nées.) Fr. 

Sur les branches tombées du charme, du chêne, 
du noyer. 

Saintes, Pessines, Nieul-les-Saintes, Champa- 
gnolles, Lorignac. 

Corticium Typhœ (Pers.) Fuck. ; Desm., var. 
caricicola Fuck. 
A la base des gaines desséchées du Carexpaludosa. 
Les Gonds. 

Cyphella ampla Lév. 

Sur les branches tombées des peupliers. 
Saintes, Lagord (Bernard), 



— 142 — 

Cyphella gibbosa Lév. 

Sur les tiges mortes du Solanum tiiberomm. R. 

Saintes. 

Clavaria botrytes Pers. 

Dans les bois. R. 

Saintes, Saujon, Fontcouverte. 

Clavaria coralloides L. 

Dans les bois. R. 
Fontcouverte. 

Clavaria Krombholzii Fr. 

Dans les bois. 

Saintes, Fontcouverte, Pessines. 

Clavaria juncea (A.lb. et Schw.) Fr. 
Sur les feuilles tombées du chêne, du frêne, etc. 
A. C. 

Saintes, Pessines, Préguillac, etc. 

Pistillaria micans (Pers.) Fr. 
Sur les tiges mortes de Eryngium campestre, les 
pétioles du Paulownia imperialis . 
Saintes. 

Pistillaria culmigena Mont, et Fr. 
Sur un pétiole du Viola subcarnea. R. 
Saintes. 

Pistillaria quisquillaris Fr. 

Sur les tiges mortes du Pteris aquilina. A. C. 

Phragmidium violaceum (Schultz.) Wint. ; 
Phragmidium asperum Wallr. ; P. Brun.Ured. p, 45, 
Sous les f . du Rubus fniticosus. 
Saint-Christophe, 



— 143 — 

Podosphœra clandestina (Wallr.) Lév. 
Sporidies elliptiques, parfois un peu courbées, 
hyalines, long. 16-19, larg. 13. 
Sous les f. d'aubépine. 
La Clisse. 

Phyllactinia corylea (Pers.) Karst. ; Sclerotium 
Erysiphe, B. corylea Pers. , Phyllactinia guttata Lév. ; 
P. Brun. Périsp., p. 5. 

Thèques long. 80, larg. 50. Sporidies ovoïdes, long. 
40-50, larg. 22-25, un peu jaunes. Appendices au 
nombre de 7-10. 

Sur les f. du Corylus Avellana. 

Gemozac. 

Sphaerotheca Castagnei Lév. 

Thèque globuleuse, subglobuleuse ou ovoïde, long. 
55-68, larg. 42-54. Sporidies arrondies-elliptiques, 
hyalines, long. 15-20, larg. 12-15. 

Sur les f. de Hitmulus Lupulus. 

Jonzac, 

Sphaerotheca pannosa (Wallr.) Lév. 
Sporidies ovoïdes ou elliptiques, hyalines, long. 22- 
25, larg. 13-16. 
Sur les f. des rosiers cultivés. 
Rochefort. 

Uncinula Bivonae Lév. 

Thèques long 38-48, larg. 36. Sporidies long. 22- 
30, larg. 13-16. 
Sur les f. de Ulmus campestris . 
Rochefort. 



— 144 — 

Uncinula Prunastri (D. G.) Sacc. 
Thèques long. 50, larg. 25. Sporidies hyalines, 
long. 13, larg. 10. 
Sur les f . du Primas spinosa. 
Pessines. 

Uncinula Aceris (D. C.) Sacc. ; Uncinula bicor- 
nis Lév. ; P. Brun. Périsp. p. 6. 

Thèques long. 75- 90, larg. 50-64. Sporidies ellip- 
tiques, hyalines, long. 27-35, larg. 12-16. 

Sur les f. de Acer campestre. 

Bussac. 

Microsphœra Berberidis (D. G.) Lév. 

Thèques courtement pédicellées, 6-10 dans chaque 
périthèce, long. 45-55, larg. 20-30. Sporidies long. 
18-22, larg. 7-8. Appendices au nombre de 5-15. 

Sur les f. du Berberis vulgaris. 

Pons. 

Erysiphe communis (Wallr.) Fr. 

Thèques courtement pédicellées, long. 40-70, larg. 
27-50, 2-8 spores. Sporidies long. 18-24, larg. 10-12. 
Suçoirs lobules. 

Sur les f. de Ononis striata, du Géranium dissec- 
tion et du Ranimculus repens. 

Saintes. 

Erysiphe tortilis (Wallr.) Lév. 
Sporidies long. 22-30, larg. 14-16. 
Sous les f. du Cornus sanguinea. 
Salles-les-Aulnay. 

Erysiphe graminis D . C . 

Thèques 8-16 dans chaque périthèce, 4-8 spores, 



— 145 — 

Sur les f. de Hordeum vulgare et de Hordeum dis- 
tichum. 
Saintes. 

Eurotium herbariorum (Wigg.) Link. 
Sporidies, diam. 8-10. 

Sur des plantes desséchées et exposées à l'humi- 
dité. 
Saintes. 

Eurotium repens de Bary. 

Sporidies diam. 4 1/2-6. 

Sur des plantes conservées en herbier. 

Saintes. 

Hypocopra fimicola (Rob.) Sacc. 

Périthèces très rapprochés, noirs ou bruns-noirs, 
diam. 200-270. Thèques larg 14-19. Sporidies long. 
17-22, d'un brun-olivacé ou d'un brun-noir. Para- 
physes égalant les thèques. 

Sur les bouses de vache et le crottin de cheval. 

Saintes. 

Lsestadia Periclymeni Passer., in Journ. hist. 
nat. Bord. 1885, p. 135. 

Taches livides ou grises, disciformes ou irrégu- 
lières, à marge brune. Périthèces amphigènes, peu 
nombreux, rapprochés, noirs, ponctiformes, à ostiole 
aigu. Thèques petites, nombreuses, cylindriques ou 
obclaviformes, un peu pédicellées, non entourées de 
paraphyses, octospores, long. 25-40, larg. 5-7. Spo- 
ridies fusiiormes ou subfusiformes, droites à côtés un 
peu inégaux, ou un peu courbées, d'abord continues, 



- 146 — 

puis granuleuses, enfin à4 gouttelettes, hyalines, long. 
7-10, larg. 3. 

Sur les f. vivantes du Lonicera Periclymenum. 

Saintes, Pessines, Varzay , Saint-Georges-des- 
Coteaux, Genouillé. 

Lœstadia Gookeana (Auersw.) Sacc. 

Thèques larg. 7-10. 

Sur les f. tombées du chêne. 

Chermignac. 

Phomatospora Berkeleyi (Berk. etBr.) Sacc., 
var. faginea Passer, in Journ. hist. nat. Bord., 1885, 
p. 135. 

Sporidies ovales, long. 5-6, larg. 2 1/2-3. 

Sur des branches tombées du hêtre. 

Saintes. 

Sphaerella Fagi Auersw. 

Thèques long. 24-45, larg. 3 6. Sporidies long. 6-8, 
larg. 1/2-2 1/2. 
Sur les f. languissantes du hêtre. 
Saintes. 

Sphaerella Leguminis Gytisi (Desm.) Ces. et 
deNot. 

Thèques octospores, cylindriques, long. 60-66, larg. 
12-J4. Sporidies larg. 4-7. 

Sur les gousses du Cytisus Laburnum. 

Pessines. 

Sphaerella Fragariœ (Tul.) Sacc. 

Thèques long. 30-40. 

Sur les f. du Fragaria vesca. 

Saintes. 



— 147 — 

Sphœrella Eryngii (Fr.) Cook. 
Thèques long. 40-44, larg. 7. Sporidies long. 19 
21, larg. 2 1/2. 
Sur les f. desséchées de Eryngium campestre. 
Saintes. 

Sphserella microscopica Passer, in Journ. 
hist. nat. Bord. 1885, p. 135. 

Périthèces innés dans l'épiderme, ponctiformes, 
très petits, épars, bruns, membraneux. Thèques 
très petites, obovales ou piriformes, souvent bos- 
sues, long. 25, larg. 12. Sporidies réunies sans 
ordre, lancéolées, 1-septées au milieu, hyalines, long. 
10, larg. 2 1/2-3. 

Sur les tiges mortes du Typha angustifolia. 

Rochefort. 

Didymella Hellebori (Chaill. et Fr.) Sacc. ' 
Thèques long. 70-88, larg. 8-12. Sporidies larg. 
6-8. 
Sur les tiges mortes de Helleborus fœtidus. 
Saintes 

Melanconis modonia Tul., Garp. II p. 141 ; 
Sacc, Sy 11. I, p. 603. 
Sur les branches mortes du Castanea vesca. 
Saintes. 

Hercospora Tilise (Fr.) Tul. 

Thèques long. 110120, larg. 15-20. 

Sur les branches mortes du Tiliaplatyphylla. 

Saintes. 

Diaporthe nigro-cincta Passer, in Journ. hist. 
nat. Bord. 1885, p. 135. 



— 148 — 

Stroma valsiforme, circonscrit par une ligne noire 
lorsque le périderme s'est fendillé. Périthèces subcir- 
cinés, peu nombreux: ostioles fascicules, érumpents 
à travers l'épiderme déchiré. Thèques cylindriques 
(non entourées de paraphyses ?) octospores, long. 
110, larg. 10. Sporidies monostiques, elliptiques, 1- 
septées au milieu, non rétrécies, à loges à une grosse 
gouttelette, hyalines, long. 12 1/2-20, larg. 7 1/2. 

Sur les branches mortes du Castanea vesca. 

Saintes. 

Diaporthe conorum (Desm.) Niessl. 
Thèques long. 42-50, larg. 6-7. Sporidies long. 8- 
12, larg. 2 1/2-3. 
Sur les écailles des cônes du Pinns silvestris. 
Saintes. 

Diaporthe occulta (Fuck.) Nke. 
Thèques long. 44-55. Sporidies long. 16-18. 
Sur les écailles des cônes de Abies excelsa. 
Saintes. 

Didymosphseria displospora (Gook.) Rehm. 
Thèques long. 92-120, larg. 8-10. Sporidies long. 
11-14, larg. 5-8. 
Sur les sarments morts du Rubus fruticosus. 

Saintes. 

Didymosphaeria massarioides Sacc. et P. 
Brun.; Didymosphaeria socialis P. Brun., Liste des 
pi., Suppl. p. 18 non Sacc. 

Sur les branches mortes du Lycium barbarum. 

Le Port-d'Envaux. 



— 149 — 

Didymosphaeria Typhae Passer, in Journ. hist. 
nat. Bord., 1885, p. 185. 

Périthèces épars, couverts par l'épiderme non 
noirci, lenticulaires, noirs, à ostiole à peine proémi- 
nent ou déprimé. Thèques cylindriques, entourées de 
nombreuses paraphyses, légèrement atténuées à la 
base, octospores, long. 60-65, larg. 5-6. Sporidies 
rnonostiques, unisériées, 1-septées au milieu, d'un 
brun-châtain, long. 7-8, larg. 5. 

Sur les tiges mortes du Typha angustifolia. 

Rochefort. 

Massariella vibratilis (Fuck.) Sacc, form. 
Mespili Passer, m Journ. hist. nat. Bord. 1885, p. 135. 

Périthèces carbonacés, couverts parl'écorce, érum- 
pents, à ostiole papilleux. Thèques cylindriques, 
entourées de paraphyses courtes. Sporidies ovales, 
obscurément septées au milieu, entourées d'une 
légère couche hyaline, long. 25, larg. 12. 

Sur les branches mortes du Mespilus germanlca. 

Pessines. 

Leptosphaeria vagabunda Sacc. 

Sur les tiges mortes du Spirœa crenata. 

Saintes. 

Leptosphaeria Doliolum (Pers.)Ces. et de Not. 

Thèques long. 100-135. 

Sur les tiges mortes de Urtica dioica. 

Vénérand. 

Sporormia minima Auersw. 

Sur des crottes de mouton. 

Saintes, les Gonds. 

10 



— 150 — 

Melanomma Brunaudii Passer, in Journ. hist. 
nat. Bord. 1885, p. 134. 

Périthèces épars ou assez rapprochés, petits, sub- 
globuleux, un peu papilleux, lisses, d'un noir brillant. 
Thèques cylindriques, octospores, long. 70, larg. 5- 
6, entourées de paraphyses très grêles les dépassant 
un peu, rameuses au sommet. Sporidies unisériées, 
oblongues-lancéolées, aiguës aux extrémités, 2-sep- 
tées, olivacées, long. 10, larg. 5. 

A la base des tiges mortes du Rusais aculeatus. 

Pessines. 

Lasiosphseria hispida (Tode) Fuck. 
Sur du bois pourri. 
Saintes. 

Form. terrestris P. Brun. Diffère du type par ses 
poils grisâtres. 
A terre . 
Saintes. 

Enchnosphœria Pinetorum Fuck. 

Thèqueslong. 95-117, larg. 12-15. 

Sur les branches mortes du Pinus silvestris. 

Saintes. 

Pleospora herbarum (Pers.) Rabb. 
Sur les tiges mortes du Lactuca Scariola. 
La Rochelle (jardin botanique). 

Pleospora albicans Fuck. 

Sur les tiges mortes du Cichorium Intybus. 

Rochefort. 

Pleospora Clematidis Fuck. 
Thèques long. 112-124, larg. 9-12. 



— 151 — 

Sur les sarments du Clematis Vitalba. 
Pessines. 

Pleospora scirpicola (D , C.)Karst. 
Thèques long. 130-195. Sporidies long. 40-46. 
Sur les chaumes pourris du Scirpus lacitstris. 
Saint-Savinien . 

Pleospora Typhse Passer., in litt. ad Y. Brun., 
Liste des Sphœrops* in Act. Soc. Linn. Bord., Tome 
XL, p. 78 (Note). 

Sur les f . mortes du Typha latîfolia. 

Rochefort (jardin botanique). 

Gryptospora corylina (Tul.) Fuck. 

Sur les branches mortes du Corylus Avellana. 

Pessines. 

Phyllachora Ulmi (Duv.) Fuck. 
Sur les feuilles des ormeaux. T. C. 

Phyllachora graminis (Pers.) Fuck. 
Sur les f. et les tiges mortes du Triticum repens, 
du Dactylis glomcrata et de diverses graminées. T. G. 

Phyllachora Gynodontis (Sacc.) Niessl. 
Sur les feuilles du Cynodon Dactylon. 
Saint-Sever, Saintes, Rochefort. 

Phyllachora Bromi Fuck. 
Sur les f. du Bromus erectus et du Br achy podium 
pinnatum. 

Saintes, les Gonds. 

Phyllachora Junci (Fr.) Fuck. 
Sur les chaumes morts du Juncus effusus et du 
Juncns conglomeratus. 

Saintes, Pessines, Fonlcouverte. 



— 152 — 

Phyllachora Trifolii (Pers.) Fuck. 

Sur les f. languissantes du Tri fo liutn pratense et du 
Trifolium repens. 

Snintes, Pessines, Rochefort, Saint-Sauvant, Cha- 
niers, etc. 

Scirrhia rimosa (Alb. et Schw.) Fuck. 
Sur les feuilles du Phragmites communis, R. 
Rochefort, Saintes. 

Plowrightia ribesia (Pers.) Sacc. 

Sur les branches mortes du Ribes rubrwn. 

Cozes, Saintes, Pessines, Fontcouverte. 

Microthyrium microscopicum Desm. 

Sur les f. tombées et desséchées du Quercus-llex, 
du Quercus pedunculata, du Buxus sempervirens, du 
Laurus nobilis et sur les tiges mortes du Vinca major. 
T. G. 

Gibberella pulicaris (Fr.) Sacc. 

Sur les branches mortes du Sambucus nigra, du 
Solarium Dulcamara, les sarments morts du Wis- 
taria sinensis. A. G. 

Gibberella moricola (de Not.) Sacc. 
Sur Jes branches mortes du Broussonetia papyri- 
fera, du Morus nigra et du Morus alba, A. C. 
Var. brachyspora Sacc. 
Sur les branches mortes du Morus alba. 
Pessines. 

Gibberella Saubinetii (Mont.) Sacc. 
Sur les branches mortes du Buxm sempervirens, 
du Calycanthus floridus. 



— 153 — 

Pessines, Saintes, Echillais. 

Form. Zeœ. 

Sur les chaumes pourris du Zea Mai/s. A. C. 

Form. Rosse. 

Sur les branches mortes du Rosa canina et du 
Rosa Bancksiœ. 

Var. Coronillœ Sacc. 

Sur les branches mortes du Coronilla glauca et du 
Coronilla Emerus. 

Saintes, Pessines. 

Oomyces carneo-albus (Lib.) Berk et Br. 

Sur les f . desséchées du Brachypodium pinnatum. 

Saintes. 

Epichloe typhina (Pers.) Tul. 

Sur les gaines du Dactylis glomerata. A. G. 

Fontcouverte, Saintes, Pessines, Salles, etc. 

Lophiostoma Corni Passer, in litt. ad. P. 
Brun. ; Journ. hist. nat. Bord. 1885, p. 54. 

Périthèces épars ou rapprochés, nichés dans Fé- 
corce, globuleux, noirs, àostiole émergent, proémi- 
nent, comprimé, subplan. Thèques subclaviformes, 
long. 90-95, larg. 10-11 (paraphyses?) octospores. 
Sporidies distiques, oblongues-fusoïdes, long. 30, 
larg. 8-10, droites, un peu aiguës aux extrémités, 
3-septées, à 3-4 gouttelettes, olivacées, aux deux loges 
intérieures ordinairement plus colorées. — Affine à 
Loph. dumeli Sacc. 

Sur les rameaux desséchés du Cornus sanguineq. 

Saintes. 



— 154 — 

Lophiostoma Niessleanum Sacc. 

Sur les chaumes pourrissants du Zea May s. 
Saintes . 

Lophiostoma simillinum Karst. 

Sur les tiges mortes du Clematis Vitalba. 

Saintes. 

Lophidium compressum (Pers.) Sacc. 

Sur les branches mortes du Cornus sanguinea, du 
Prunus spùiosa, du GleditscMa Trlacanthos, àuSalix 
alba, de Ulmus campestris, du Cerasus avium, du 
Prunus domesiica. 

Rioux, Pessines, Varzay, Taillebourg, Saintes. 

Aulographum Pinorum Desm. 

Sur les aiguilles du Pùius maritima et du Pinus 
silvestris . 

Saint-Romain-de-Benet, Royan, Virollet, Saintes, 
Fouras, Brie-sous-Mortagne. 

Glonium lineare (Fr.) de Not. 
Sur le bois mort privé d'écorce du Corylus Avellana, 
les pieux pourris. 
Saintes, Pessines. 

Tryblidium hysterinum Duf. 
Sur les grosses branches mortes du Buxus sem- 
pervirens. 
Saintes. 

Hysterium pulicare Pers. 

Sur les vieilles écorces du chêne, du châtaignier, 
du peuplier, du noyer, du Quercus-Ilex r les vieux 
bois.T, C, 



— 155 - 

Dichœna faginea (Pers.) Fr. 

Sur les écorces lisses du Fagus silvatica. 
Saintes, Sabionceaux, Corme-Royal. 

Hysterographium Fraxini (Pers.) de Not. 
Sur les branches tombées du Fraxinus excelsior, 
du Viburnum Lanterna, du Syringa vulgaris. T. C. 

Hypoderma virgultorum D . C. 

Sur les sarments des Rubus et du Vitis vinifera. 
A. C. 

Hypoderma scirpinum D. C. 

Sur les chaumes pourris du Scirpus lacustris. 
Saintes. 

Lophodermium Pinastri (Schrad.) Chev. 
Sur les aiguilles tombées du Pinus silvestris, du 
Pinus marilima et de Abies excelsa. T. G. 

Lophodermium juniperinum (Fr.) de Not. 
Sur les f. mortes du Juniperus communis . A. C. 
Saintes, Fontcouverte, Saint-Cézaire, etc. 

Lophodermium arundinaceum (Schrad.) Chev. 

Sur les tiges mortes du Phragmites communis, du 
Triticum sativum, du Secale céréale, du Cynodon 
Dactylon, du Calamagrostis arenaria, du Brachy po- 
dium phmatum, du Triticum repens, du Dactylis glo- 
merata, de Agrostis alba, de Agrostis maritima, de 
Triticum junceum, etc. T. C. 

Lophodermium herbarum (Fr.)Fuck.; Hys- 
terium herbarum Fr. ; Aporia herbarum (Fr.) Dub. 



- 156 — 

Sur les tiges desséchées du Comallaria majalis. 
Pessines. 

Colpoma quercinum (Pers.) Wallr. 
Sur les branches tombées du chêne. T. C. 

Acrospermum graminum Lib. 
Sur les f. sèches du Brachypodaim pinnatum, de 
Holcus lanatus et de diverses graminées . 
Chaniers, Fontcouverte, Saintes. 



HISTOIRE 

DES 

OISEAUX 

DU 

DÉPARTEMENT DE LA CHARENTE-INFÉRIEURE 

ET 

DES DÉPARTEMENTS LIMITROPHES 
Par Feu le D r SAVATIER 

Publiée et terminée par J. FOUCAUD. 



« ... C'est donc dans les nids des animaux que 
» nous cherchons leur caractère, comme nous avons 
» trouvé celui des plantes dans leurs graines. » 

« Bernardin de Saint-Pierre. » 



L'Histoire naturelle des Oiseaux de la Charente- 
Inférieure et des départements limitrophes a été 
entreprise, il y a de longues années, par le D r A. 
Savatier qui n'a pu la terminer avant que la mort ne 
le frappât. Sa veuve désirant que tant de persévé- 
rantes recherches et de fatigues ne fussent pas 
perdues pour la science, m'a remis, pour le publier, le 
manuscrit contenant toutes les observations et les 
descriptions relatives à ce travail. Qu'elle me per- 
mette de lui exprimer ici tous mes remerciements. 



— 158 — 

Le D r A. Savatier se proposait de décrire tous les 
oiseaux qui nichent dans la Charente-Inférieure et de 
signaler, à la fin de ce travail, ceux de passage, lais- 
sant, à d'autres mieux placés, le soin de décrire les 
mœurs de ces oiseaux qu'il ne pouvait observer lui- 
même. 

Cet ouvrage comprend : 

1° Un avant-propos ; 

2° Un lexique des mots techniques employés dans 
l'ouvrage ; 

3° Une analyse dichotomique des oiseaux d'Eu- 
rope ; 

4° Un lexique des abréviations employées pour 
désigner les noms d'auteurs et les sources où il a été 
puisé ; 

5° La description des oiseaux. 

La description des Accipitres qui nichent dans le 
département, est seule terminée et renferme 7 genres 
et 14 espèces. Ils seront complétés, suivant les ins- 
tructions de l'auteur, par la description, d'après 
Degland, des caractères principaux, sommairement 
analysés, des espèces qui ne nichent pas dans la Cha- 
rente-Inférieure, mais qui y passent régulièrement 
ou accidentellement et que la Faune du département 
(par M. Beltremieux), nous indique au nombre de 11 
espèces. 

La Société des sciences naturelles, qui remplit 
toujours si dignement son but, s'est empressée d'ac- 
cepter l'insertion de cetravail dans les Annales qu'elle 
doit publier cette année. 

J'ai l'intention d'achever l'œuvre entreprise par 



— 159 — 

M. Savatier en continuant d'abord les sylvains qu'il 
a décrit au nombre de 44 espèces, à l'aide de la riche 
collection du muséum Fleuriau et des notes laissées 
par l'auteur. 

Le désir de voir publier le travail de mon regretté 
ami, le D r Savatier, m'engage à accepter une tâche 
dont je ne me dissimule pas les difficultés. 

Le D r A. Savatier naquit à Chéray près Saint- 
Georges d'Oleron le 24 avril 1824. Il fit ses études au 
collège de Pons et étudia la médecine à Poitiers et à 
Montpellier où il fut reçu docteur en 1848. La même 
année il se fixa à Beauvais-sur-Matha, s'y maria 
l'année suivante et y exerça la médecine jusqu'en 
1885. 

Le D r Savatier, avec qui j'étais lié par une étroite 
amitié depuis de longues années, s'adonna de bonne 
heure à l'étude de l'histoire naturelle. Elève à Pons 
il s'occupait déjà de botanique et souvent, me disait- 
il un jour, il fut réprimandé parce qu'il négligeait, 
peut-être un peu, certaines études pour s'occuper des 
plantes. Etudiant en médecine, il trouvait du temps 
et pour les études dont il devait faire sa profession 
et pour des herborisations dans les environs. A 
Montpellier, la richesse de cette belle flore méridio- 
nale l'enthousiasmait, et chaque fois qu'il le pouvait, 
il élargissait le cercle de ses recherches ; plusieurs 
fois, il alla jusqu'au Mont-Ventoux et rédigea sur 
l'une de ces excursions un compte-rendu, où se montre 
déjà, cet esprit d'observation qui caractérise le natu- 
raliste. 

Fixé à Beauvais-sur-Matha et débarrassé des préoc- 



— 160 — 

cupations de! l'avenir, il put dès lors se livrer tout 
entier à ses études favorites. Il s'occupa de plusieurs 
branches de l'histoire naturelle, mais surtout de la 
botanique, de l'ornithologie et de la malacologie qui 
eurent ses préférences. Appelé sur tous les points de 
sa circonscription et quelquefois de très loin par les 
exigences de sa profession, il profitait de toutes ses 
sorties, pour observer les plantes, les oiseaux et les 
mollusques qu'il rencontrait. Il fit presque toujours 
seul et à pied ses excursions multiples et il est bien 
regrettable qu'il ait vécu ainsi dans l'isolement et soit 
presque resté livré à ses propres resssources. 

Il s'occupa d'une façon toute particulière de l'étude 
des plantes de la Charente et publia en 1861, en col- 
laboration de M. de Rochebrune, un catalogue 
raisonné des plantes phanérogames qui croissent 
spontanément dans ce département. 

Les Prunus des environs deBeauvais avaient attiré 
son attention, aussi les étudia-t-il avec soin et persé- 
vérance. Il réunit des parts de toutes les formes qu'il 
découvrit, les décrivit comme espèces et les publia 
dans Yexsiccata de la Société botanique Rochelaise 
dont il était membre depuis sa fondation. Toutes ces 
descriptions accompagnées de figures devaient être 
réunies et former la monographie des Prunus de la 
Charente-Inférieure. Ce travail, ainsi que diverses 
notes, m'a été offert par sa veuve, à qui je suis 
heureux de témoigner ici toute ma reconnaissance. 

Le D r Savatier, fut un ornithologiste des plus dis- 
tingués et se proposait de publier l'histoire naturelle 
de l'ornithologie de la Charente-Inférieure. 

Dans ce but ilfit de nombreuses excursions, souvent 



— 161 - 

même pendant la nuit, pour observer les mœurs des 
oiseaux nocturnes. Chaque fois, qu'il le put, il se pro- 
cura, pour chaque espèce, le mâle, la femelle, le nid, 
les œufs, les petits et c'est avec ces documents qu'il 
rédigeait ensuite son ouvrage. Malheureusement il 
fut longtemps arrêté par les difficultés qu'il éprou- 
vait à se procurer les oiseaux d'eau et ne put terminer 
son manuscrit auquel il travaillait encore lorsque la 
maladie le força à cesser toute occupation. 

11 créa chez lui un musée dans lequel il réunit tous 
les objets d'histoire naturelle qu'il recueillit lui-même 
ou qu'il reçut. 

Il composa deux herbiers : dans l'un, il réunit toutes 
les plantes étrangères aux Charentes, et dans l'autre, 
seulement celles de ces deux départements. Toutes 
les plantes ont été passées au deutoclorure de mercure 
pour en assurer la conservation et sont fixées, aux 
feuilles qui les supportent, par des bandelettes gom- 
mées ; au bas de chaque plante estcolîéeuneétiquette 
rédigée avec la plus grande exactitude. 

La collection d'oiseaux renferme toutes les espèces 
qu'il a pu se procurer. Beaucoup de sujets ont été 
préparés par lui-même rà différents états et d'autres 
par des amateurs ; chaque espèce forme un groupe 
comprenant généralement le mâle, la femelle, le nid, 
les œufs et quelquefois les petits. Le tout a été plongé 
dans une solution d'alcool et de deutochlorure de 
mercure pour être préservé des insectes. 

La collection de coquilles, qui est fort intéressante, 
renferme de nombreux échantillons tous étiquetés. 
La plupart des mollusques du pays s'y trouvent à côté 
d'espèces de provenances diverses. Il avait conv 



mencé, sur tes mollusques, un travail avec figures, 
mais n'y a pas donné suite. 

Le D r Savatier était membre de la Société bota- 
nique de France et correspondant depuis de longues 
années de la Société des sciences naturelles de la 
Charente-Inférieure, à la Rochelle ; son éloignement 
ne lui permettait de prendre part que trop rarement 
à nos séances et depuis peu il était l'un des collabo- 
rateurs les plus actifs de la Société des archives 
historiques de la Saintonge et de l'Aunis. 

La vie du D r Savatier fut toute de labeur ; il fut 
constamment absorbé par les devoirs de sa profes- 
sion et par l'étude de l'histoire naturelle. D'un esprit 
élevé, d'un caractère affable et conciliant il avait 
conquis l'estime générale, aussi laisse-t-il bien des 
regrets. Pendant près de quarante ans il prodigua 
ses soins, ses conseils à ses concitoyens et ne fut 
arrêté que par la maladie qui faisant des progrès 
rapides l'enleva Je 30 novembre 1886 à l'affection de 
ses nombreux amis. 

Rochefort, le 23 février 1887, 

J. POUCAUD. 



— 163 



AVANT-PROPOS 



On entend dire chaque jour que l'homme apporte 
en naissant des instincts de destruction : tel n'est pas 
mon avis, je crois au contraire que tout homme, à sa 
naissance, est amoureux des beautés de la nature et 
que s'il anéantit alors quelques-unes de ses créations, 
ce n'est que pour satisfaire aux désirs de sa jeune 
intelligence trop heureuse de jouir de sa possession. 
A peine, en effet, l'enfant a-t-il commencé à s'affran- 
chir de la main prévoyante qui dirige ses premiers 
pas, que nous le voyons avec les compagnons de son 
âge courir avidement aux objets qui frappent le 
plus son esprit. L'un cueillera, à l'envie de l'autre, les 
fleurs qui croissent sous ses pas, celui-ci courra après 
les papillons aux mille couleurs qui voltigent autour 
de lui, celui-là récoltera, avec empressement, les 
coquillages que la houle aura jetés pêle-mêle sur le 
rivage ; cet autre enfin recherchera avec passion la 
nichée, que dans sa sollicitude maternelle, l'oiseau a 
cherché à dérober à tous les regards. Eh bien! 
devons-nous penser qu'à l'âge où nous prenons 
l'homme, il y ait eu déjà dans son esprit prémédi- 
tation à mal faire dans les actes qu'il accomplit? 
Devons-nous penser que cet enfant qui tresse des 
fleurs pour s'en faire une couronne, qui se jette sur 
la coquille que lui apporte la vague, pour en admirer 



— 164 — 

les contours, qui saisit le lépidoptère au passage, 
pour jouir de son éclatante parure, qui anéantit une 
couvée pour se faire un chapelet d'œufs, ou qui prend 
les petits à peine éclos pour s'en faire, à lui-même, 
une famille qu'il élève avec le plus grand soin ; 
devons-nous penser, dis-je, qu'il y ait chez cet enfant 
un simple instinct de destruction? Non, mille fois 
non I ce n'est que par un charme instinctif des beautés 
de la nature, et dont cet homme si frêle encore ne 
peut se rendre compte, qu'il convoite les objets qui 
l'entourent. N'est-ce pas là le reflet de l'idée du beau, 
que le Créateur a du inculquer dans l'esprit de sa 
créature la plus parfaite, afin qu'elle eût à rendre un 
hommage éternel à son œuvre admirable ? 

Tout alors dans ce qui l'entoure ne laisse à l'enfant 
que des sensations agréables. Mais hélas! qu'elles 
sont de courte durée ! Bientôt arrive le moment où 
on lui fait songer à l'impérieux besoin de l'existence 
matérielle ; et dès lors les beautés qu'il n'avait fait 
qu'entrevoir, ce langage muet de la nature qu'ij 
n'avait encore su comprendre, tout s'efface chez le 
plus grand nombre ; les goûts changent, l'instinct se 
dénature, vous n'avez plus que la contre-partie de 
l'être que nous venons d'étudier ensemble : c'est 
alors seulement que commence chez l'homme cet 
instinct de destruction dont le but est son bien-être 
matériel, et cet instinct est porté au point qu'il a 
fallu la voix du Législateur pour y mettre un frein ! 

Nous somme3 cependant rendus à une époque où 
l'étude de l'histoire naturelle n'est plus l'apanage de 
quelques hommes privilégiés : comme une rosée 
fécondante, elle a pénétré toutes les classes de la 



— 165 — 

Société et l'on peut dire d'elle, ce qu'on disait naguère 
de la musique «qu'elle est à l'ordre du jour», car 
toutes deux civilisatrices, ces deux sciences sont faites 
l'une comme l'autre pour rapprocher des hommes 
que la différence de fortune ou de talent, aurait tou- 
jours tenus éloignés les uns des autres. 

Est-ce à dire que l'étude de l'histoire naturelle 
donne à celui qui la cultive des jouissances telles 
qu'il n'est aucun nuage pour les obscurcir? loin de 
moi cette idée 1 Le plus souvent au contraire la vie 
du naturaliste est abreuvée de déboires, et à ce propos 
je pourrais citer une parole d'un savant modeste de 
la Faculté de Montpellier, auquel la fortune n'avait 
jamais prodigué ses dons : « C'est une bien belle 
chose que l'étude de l'histoire naturelle, Messieurs, 
nous disait-il, mais c'est aussi, quand on n'a pas 
d'autres ressources, le chemin le plus sûr pour con- 
duire à l'hôpital» . Et cependant cet homme, quoique 
très âgé, venait chaque jour, noyer les chagrins de 
son existence précaire, dans les douceurs de son 
étude favorite ! 

Ah ! c'est qu'il est bien doux ce bonheur intérieur 
qu'éprouve le naturaliste, quand après les rudes 
labeurs de la journée, quand après les déceptions de 
tout genre qu'il a eues à subir, quand après les tra- 
casseries incessantes et souvent même les injustices 
de ses semblables qu'il lui a fallu supporter, il vient 
à se reposer sur cette étude attrayante, où tout, ne 
respirant que Tordre et l'harmonie la plus parfaite, 
met l'homme en contact presque immédiat avec le 
Créateur. Et n'eut-elle que ce beau côté pour elle, que 

cette étude mériterait toute notre attention 1 Mais 

11 



— 166 — 

elle a aussi son côté pratique, son application directe 
aux besoins, voire même au bien-être de la vie maté- 
rielle, quoiqu'en disent certains esprits toujours 
enclins à la raillerie, chez quelques-uns desquels une 
faconde sans bornes tient lieu de raisonnement, tandis 
que chez les autres les appétits sensuels, absorbant 
toutes les facultés, les rendent incapables de s'élever 
jusqu'aux choses intellectuelles. Il vous arrivera 
donc quelquefois, Messieurs, de vous entendre poser 
cette question par cette sorte de gens : « à quoi sert 
l'étude de l'Histoire naturelle? nous Comprenons 
cependant que vous vous occupiez des plantes (la bota- 
nique), parce qu'au moins vous pouvez y découvrir 
un aliment nouveau pour nos tables, ou un remède 
encore inconnu pour soulager nos souffrances ; mais 
de Géologie ! un assemblage de cailloux bizarres ; 
mais d'Entomologie ! pour nous parler des mouches 
et des hannetons ; mais d'Ornithologie l pour nous 
dire ce que sont la Russe (Rouge-gorge) et le Roibre- 
teau (Troglodyte) ! En vérité, vous n'y pensez pas, 
ce n'est pas là le fait d'un homme sérieux. » Et ces 
paroles accompagnées d'un sourire narquois, sont 
pour eux un sujet de triomphe au milieu de leurs 
semblables. Ils ne comprennent la science que 
lorsqu'elle a pour but immédiat, l'amélioration des 
conditions matérielles de la vie, et cependant avant 
d'arriver à cette fin, elle a le plus souvent passé par 
une étude purement spéculative. 

Je vais laisser, du reste, aune plume plus autorisée 
que la mienne, le soin de développer cette idée ; je 
cite textuellement certains passages du discours que 
M. Balard, représentant de l'Académie des sciences, 



— 167 — 

a prononcé à la séance solennelle des cinq Académies 

de l'Institut, le 14 août 1862 «Chaque science a 

deux faces distinctes, la spéculation et l'application ; 
ce sont ces deux faces distinctes de la science qu'en- 
visagent tour à tour, d'une manière trop exclusive, 
les gens du monde qui l'aiment sans la cultiver. Il 
e3t certains esprits qui ne demandent jamais à une 
découverte si elle est utile, mais si elle est belle. Le 
calcul nous dévoile-t-il l'existence d'une planète, 
l'analyse spectrale nous vient-elle apprendre quelle 
matière compose l'enveloppe gazeuse du soleil, et, en 
nous décelant des corps nouveaux sur notre globe» 
nous fait-elle mieux connaître notre propre domaine, 
ils applaudissent à ces glorieux progrès de l'esprit 
humain. 

Quant aux applications dont ils jouissent pourtant, 
elles les trouvent froids et parfois même un peu 
dédaigneux, pour peu qu'elles tombent sur des sujets 
vulgaires. 

Ils sont dans l'erreur, sans doute, mais après tout 
c'est une noble erreur. 

Il est d'autres esprits, au contraire, qui s'inspirant 
de l'amour exclusif de l'utile, taxeraient volontiers 
toutes ces grandes découvertes de brillantes futilités. 
Ils n'estiment le savant que quand il aborde directe- 
ment les problèmes dont la solution peut améliorer 
les conditions matérielles de la vie ; et si quelque 
adepte de la science, vient leur parler avec l'ardeur 
qui suit la découverte, d'un fait inattendu, d'un corps 
nouveau, ils éteignent son ardeur généreuse par 
cette question glaciale : à quoi cela peut-il être bon? 
à quoi cela sert-il ? 



— 168 — 

La réponse, Messieurs, c'est le temps qui se charge 
de la faire. Que d'exemples l'histoire de la science et 
les progrès récents de l'industrie, ne m'offriraient- 
ils pas pour justifier cette assertion ! 

Combien d'années n'ont-elles pas séparé la pre- 
mière expérience de Scheele sur la coloration du 
chlorure d'argent par la lumière, de cet état nouveau 
dont nous voyons étalés partout les admirables pro- 
duits, et qui employant cette lumière elle-même à 
retracer les images, a si justement reçu le nom de 
Photographie. 

Il y avait déjà bien longtemps qu'OErstedh 

avait montré, 'dans son expérience célèbre, ladéviation 
imprimée à l'aiguille aimantée par un courant élec- 
trique, et nous avions depuis plus de dix ans admiré 
le génie d'Ampère faisant sortir de ce fait primordial 
la science entière de l'électro-magnétisme, avant que 
l'on eût vu se dérouler à la surface du globe ce fil 
miraculeux qui transmet en un instant, du bout du 
monde à l'autre, le mouvement et la pensée 

Les premières recherches de Ghevreul sur 

la constitution des corps gras datent de 1810. Ce n'est 
pourtant qu'en 1831, que la cire s' est vue remplacée 
dans les appartements du riche, par cette bougie 
stéarique, dont le prix s'abaisse chaque jour 

En 1835, M. Liébig découvre l'Aldényde et 

constate qu'elle réduit les sels d'argent, réaction 
curieuse, qui n'a cependant porté ses fruits que dans 
les derniers temps. C'est d'elle qu'est tiré le nouveau 
mode d'argenture employé pour les miroirs sphé- 
riques, et qui commence à se substituer à rétamage 
ordinaire des glaces. Cet art nouveau a déjà rendu à 



— 169 — 

la science plus qu'il n'en avait reçu, car en permet- 
tant à M. Foucault de recouvrir ses miroirs parabo- 
liques de verre, d'une couche mince d'un métal 
éminemment réflecteur, il a eu sa part dans la cons- 
truction de ces instruments d'une puissance inconnue 
jusqu'ici 

Les savants dont je viens de rappeler les noms et 
les œuvres, avaient-ils en vue l'utilité, quand ils se 
livraient aux recherches qui ont eu tant de portée ? 
Non, Messieurs, ils cultivaient le champ delà science 
pure, ils cherchaient la vérité scientifique, abstraite, 
sans aucune idée d'application, disséminant ainsi au 
hasard, des semences fécondes que le temps a fait 
germer plus tard » 

Je n'ai rien à ajouter à ces éloquentes paroles ! Je 
terminerai cet avant-propos, en répondant à la pro- 
position suivante, qu'affirment en toute conscience 
des hommes même haut placés dans la société : le 

Naturaliste est un agent de destruction! Il est 

bien certain qu'on devrait résoudre cette question 
par l'affirmative, si l'on confondait ensemble le col- 
lecteur insatiable et mercantile, avec l'homme qui 
ne recueille les produits de la nature que dans le but 
d'instruire ses semblables, en s'instruisant lui-même : 
mais devra-t-on accuser d'agent destructeur le Bota- 
niste qui tondra à peine de la largeur de sa langue, 
sur le flanc de la montagne, la plante gazonnante qui 
étale sa verdure sur de vastes espaces, ou qui déta- 
cheraquelques rameaux des arbustes qui l'ombragent ? 
Accusera-t-on également de destruction VOrnitholo- 
giste qui s'emparera, une fois pour toutes, d'une 
couvée, serait-ce même celle de l'oiseau qu'il importe 



— no- 
ie plus de conserver pour l'harmonie universelle, 
quand il a pour but unique d'apprendre, à ceux qui 
sont autour de lui, l'intérêt qu'ils ont à respecter la 
vie de ces intéressants bipèdes. 

Je sais bien que relégué pendant longtemps par le 
plus grand nombre, et même encore de nos jours par 
quelques-uns, au rang des êtres inutiles, pour ne pas 
dire plus, le naturaliste se voit à chaque instant en 
butte aux railleries de la multitude, et cependant en 
y réfléchissant un peu, nous serons convaincus sans 
nul doute que sa condition sociale n'est pas aussi 
infime, non plus que ses occupations ne sont aussi 
futiles que veulent bien le faire croire certains esprits 
complètement étrangers à la science qu'il cultive. 

Permettez-moi, Messieurs, de choisir un exemple 
entre mille, pour apporter une preuve à l'appui de 
ce que j'avance. N'est-ce pas au Naturaliste et plus 
particulièrement au Botaniste, qu'on doit la loi du 
reboisement des montagnes ! reboisement qui en 
rendant au sol sa première parure, aura pour effet 
immédiat de contenir les grands fleuves dans leurs 
digues naturelles, et partant, de conserver la vie à un 
nombre incommensurable de familles que les inon- 
dations eussent détruites sur le champ, ou réduites 
à mourir plus tard de faim ou de misère. 

Si nous passons à l'embranchement zoologique qui 
nous occupe spécialement, n'y trouverons-nous pas 
aussi des enseignements que le public ne devra pas 
dédaigner, dans son propre intérêt matériel 1 L'Or- 
nithologiste en effet, ne lui apprendra t-il pas à 
connaître les oiseaux qu'il lui importe de conserver 
pour délivrer ses récoltes des animaux qui tendent à 



— 471 — 

les détruire? et en faisant tomber certains préjugés, 
ne lui conseillera-t-il pas d'entourer de ses soins 
bien des pauvres victimes de son ignorance actuelle? 
Je fais ici allusion à la barbare autant que stupide 
coutume de prendre les oiseaux de proie, surtout 
ceux de la section des nocturnes, pour les clouer 
quelquefois encore tout vivants à la porte extérieure 
des habitations et de les y laisser expirer dans de 
cruelles angoisses. 

Ne vous y trompez donc pas, Messieurs nos juges, 
si vous avez à regretter la disparition de quelques 
espèces végétales ou zoologiques, n'en accusez que 
le désir illimité du bien-être qui s'est infiltré dans 
les masses, et non pas le Naturaliste qui pleure une 
espèce perdue, autant qu'une mère se désole de la 
perte de son enfant le plus cher ! Comme corol- 
laire des faits précédents, il incombe aux hommes 
compétents de développer le goût de l'étude de l'his- 
toire naturelle, et de réprimer sévèrement le marau- 
dage qui prive nos campagnes de leurs habitants les 
plus nécessaires en même temps que les plus gra- 
cieux ! 



BUT ET PLAN DE L'OUVRAGE. 



De toutes les branches de l'histoire naturelle, l'Or- 
nithologie est peut-être celle qui jette les racines les 
plus profondes et les plus durables dans l'esprit 
humain ; à quelque époque de sa vie qu'il se trouve, 



— 172 — 

ne voit-on pas en effet l'homme s'émouvoir à la vue 
d'un oiseau qui lui est inconnu ou d'une nichée qu'il 
n'a pas encore observée? C'est pour cette raison que 
j'ai entrepris de décrire les oiseaux de notre départe- 
ment, persuadé qu'il en est un grand nombre qui ont 
échappé à l'œil indifférent de la plupart de ses habi- 
tants et dans la conviction profonde que les Traités 
généraux sur cette matière comme sur les autres 
branches de l'Histoire naturelle, n'auront de valeur 
réelle, qu'autant qu'une stricte observation des faits 
particuliers à chaque contrée, sera venue apporter 
aux hommes compétents, la base des inductions 
générales qu'ils devront en tirer. 

Et d'ailleurs comme l'écrivait, il y a déjà longtemps, 
Temminck, n'est-il pas du devoir du Naturaliste de 
connaître, avant tout, les mœurs des êtres qui l'en- 
tourent et « ne trouvera-t-il pas sans parcourir les 
mers et les pays éloignés, une riche moisson d'êtres 
inconnus d'autant plus intéressants à connaître qu'ils 
vivent près de nous, sans que nos regards se soient 
portés sur eux. 

L'histoire des Oiseaux du département de la Cha- 
rente-Inférieure que je me propose de faire connaître 
sera nécessairement inséparable de celle d'une partie 
des départements limitrophes, par une raison bien 
simple : la forêt d'Autnay se trouve en partie assise 
sur le sol de la Charente-Inférieure, en partie sur 
celui des Deux-Sèvres ; il en est de même de la forêt 
de Chef-Boutonne ; peut-on dès lors établir une dis- 
tinction entre les oiseaux qui s'y reproduisent et 
considérer l'un d'eux comme appartenant à un dépar- 
tement plutôt qu'à l'autre. La même observation 



— 173 — 

s'applique aux oiseaux qui nichent dans les marais 
longeant le Nord de la Charente-Inférieure et dont le 
prolongement s'étend à la Vendée et aux Deux- 
Sèvres. Enfin les oiseaux du département de la Cha- 
rente qui nous limite à l'Est et presque au Sud ne 
viennent-ils pas se confondre avec les nôtres ? 

Contrairement à ce qui s'est fait jusqu'à ce jour 
dans les Traités d'Ornithologie que j'ai pu consulter, 
je diviserai ce livre en deux parties ; dans la première 
je traiterai l'histoire des oiseaux qui nichent dans le 
département de la Charente-Inférieure et les cantons 
limitrophes,, les seuls que je considère comme lui 
appartenant réellement, comme autochthones , je 
décrirai leur plumage, leur ponte, leur nidification, 
leurs mœurs ; dans la seconde seront rangés les 
oiseaux de passage, c'est-à-dire ceux qui ne se 
reproduisent pas parmi nous; je me contenterai, pour 
ceux-là, d'en donner la diagnose, laissant le soin de 
la description de leurs mœurs et de leur reproduction 
aux naturalistes des contrées où ils vont accomplir 
cet acte. J'ai la ferme croyance que, si ce mode de 
procéder était généralement adopté, on aurait une 
connaissance exacte de la distribution géographique 
des espèces ornithologiques du globe. C'est la raison 
pour laquelle je n'admettrai au nombre des oiseaux 
de la Charente-Inférieure que ceux dont j'aurai cons- 
taté par moi-même la ponte et le nid, tout en accep- 
tant avec reconnaissance, les renseignements qui me 
seront donnés sur l'habitat des espèces dans les 
divers cantons de notre département et des départe- 
ments voisins. 

J'ai été on ne peut plus heureux, de me trouver 



— 174 - 

sur ce sujet, en concordance d'idées avec unéminent 
ornithologiste. Voici ce que je lis dans le Diction- 
naire d'histoire naturelle de Charles d'Orbigny, éd. 
1849, tome 9 e , page 60, à l'article des oiseaux, signé 
Gerbe, à propos de leur distribution géographique 
sur le globe : « que faudrait-il pour cela? donner une 
patrie aux oiseaux, les fixer en quelque sorte au sol. 
Or on le peut, en considérant le pays natal d'une 
espèce comme sa vraie patrie. Nous sommes per- 
suadés que cet expédient conduirait à des résultats 
importants, et qu'une distribution géographique des 
oiseaux ne peut être efficacement et logiquement 
établie qu'en tant qu'on aura eu égard au lieu où ils 
se reproduisent. On ne saurait se dissimuler qu'en 
adoptant ce moyen, il faudra de longues années de 
recherches avant que la science ait à enregistrer les 
considérations générales qui en résulteront, mais si 
cette voie est la plus longue, elle est aussi la plus 
féconde et en même temps la plus rationnelle. » 

La classification que j'adopte de tous points est 
celle de l'Ornithologie Européenne de Degland; mais 
avant d'entrer en matière, appliquant à cette science 
les principes reçus en Botanique, j'ai cru qu'il serait 
intéressant au point de vue surtout de sa vulgari- 
sation, de la faire précéder d'un dictionnaire abrégé 
des mots les plus fréquemment employés dans le 
langage ornithologique. Ce dictionnaire seralui-même 
précédé du sommaire de la classification employée 
dans le cours de l'ouvrage, renvoyant pour la syno- 
nymie des genres et des espèces aux chapitres con- 
sacrés à la description de chacun d'eux ; à la fin de 
chaque article les lettres C (commun), AG (assez com- 



— 175 — 

mun), CG (très commun), R (rare), AR (assez rare), 
RR (très rare), indiqueront leur plus ou moins grande 
abondance chez nous. Nous verrons qu'un certain 
nombre autrefois commun est devenu rare, qu'il en 
est même qui nous ont abandonnés, et que comme 
pour certaines espèces botaniques nous assistons 
chaquefjour à la disparition de quelques-unes, dispa- 
rition dont la cause doit être attribuée d'une manière 
certaine au défrichement des haies, des bois et même 
des forêts d'un côté, et de l'autre au dessèchement 
des marais, en un mot au développement croissant 
de l'agriculture. 

Entrons maintenant dans quelques considérations 
sur les migrations et Ja mue des oiseaux, et avant 
tout j'enregistre cette opinion des plus grands Orni- 
thologistes à savoir que les variations atmosphé- 
riques influent beaucoup moins sur les migrations 
des oiseaux, que le manque complet ou l'insuffisance 
de nourriture dans les lieux qu'ils habitent, ce qui 
les force à s'expatrier momentanément pour chercher 
des lieux plus aptes à leur genre de vie : c'est là, je 
crois, la pleine confirmation de ma manière de voir, 
de ne considérer comme appartenant à une contrée 
que les oiseaux qui s'y reproduisent. 

Les oiseaux dits terrestres, tels que les Cailles et 
tous les petits Sylvain's, Fauvettes, Rossignols, etc., 
suivent dans leur migration une ligne se dirigeant du 
Nord au Sud et vice-versà ; tandis que les oiseaux 
aquatiques, tels que les Grues {vulgairement Perots), 
les Oies, les Canards, etc., voyagent dans la direction 
du Nord-Ouest au Sud-Est et vice-versà. Un fait bien 
digne de remarque, c'est que les jeunes et les vieux 



— 176 — 

voyagent presque toujours séparément, aussi dans 
certaines contrées ne tue-t-on que des vieux sujets et 
que des jeunes dans d'autres : la plus grande partie 
des derniers s'arrête dans le nord de l'Afrique et de 
l'Asie, tandis qu'on retrouve les autres jusque dans 
les zones tropicales, ce que Temminck explique d'une 
manière très rationnelle, en nous apprenant que la 
mue des vieux sujets est beaucoup plus hâtive que 
celle des jeunes, ce qui force ces derniers à ne partir 
que longtemps après leurs parents. 

Tous les oiseaux sont assujettis chaque année à la 
mue d'automne, mais il en est plusieurs qui en 
éprouvent une seconde au printemps et qui revêtent 
alors un plumage si différent du premier qu'ils 
semblent appartenir à une nouvelle espèce ; mais 
cette parure n'est que de courte durée, 1 et le temps 
des amours passé, ils reprennent leur livrée d'au- 
tomne. La première est appelée mue simple, la 
seconde mue double. La mue double s'opère de deux 
manières principales, dans l'une, les plumes tombent 
comme dans la mue simple pour faire place à de 
nouvelles ; dans l'autre, les couleurs brillantes qu'ac- 
quièrent les plumes dépendent de leur accroissement 
progressif combiné avec leur usure par le bord exté- 
rieur, cette dernière forme de mue a reçu le nom de 
mue ruptile. 

Le plus souvent le mâle seul change sa livrée et 
reprend en hiver le plumage de sa compagne ; mais 
une règle qui paraît générale c'est que, chez l'oiseau 
adulte, la mue n'altère en rien la couleur des pennes 
des ailes, ainsi que celle des pennes latérales de la 



— 177 — 

queue, d'où il suit qu'on peut tirer de ces organes de 
très bons caractères pour la diagnose des espèces. 

Il est aussi un fait avéré, c'est que lorsque la femelle 
adulte d'une espèce diffère par la couleur du plumage 
du mâle dans le même état, les jeunes des deux sexes 
revêtus de leur première robe, ressemblent à la 
femelle adulte, ce [n'est qu'à la seconde mue qu'on 
peut distinguer les sexes : tandis que lorsque les deux 
sexes à l'état adulte portent une même livrée, les 
jeunes ont un plumage distinct, différant du mâle et 
de la femelle. 

Lorsque le plumage des deux sexes est sujet à un 
changement régulier et périodique qui les fait paraître 
au printemps sous une livrée différente en couleur de 
celle qu'ils ont revêtue par la mue d'automne, les 
jeunes portent alors une robe couverte de taches ou 
de compartiments à teintes intermédiaires, et ces 
teintes servent d'indices des couleurs qui sont des- 
tinées à prédominer dans chacune des périodes de 
leur mutation des teintes de la livrée (Temminck). 
Cette règle bien que générale, souffre pourtant d'assez 
nombreuses exceptions, je citerai d'un côté la Pie et 
le Geai ; de l'autre le Rossignol de muraille. 

Il s'est élevé parmi les ornithologistes des discus- 
sions interminables au sujet d'espèces à admettre ou 
à exclure. A quoi tiennent ces dissidences ? J'en trouve 
la raison unique dans le défaut d'observation exacte 
de l'oiseau au moment de la pariade. 

Ne doit-on pas admettre en effet à priori, qu'un 
oiseau ne se reproduit que lorsqu'il est arrivé à l'état 
adulte, et partant, que son plumage, à cette époque, 
doit avoir acquis toute sa perfection, ou tout au moins 



— 178 — 

qu'il ne peut pas y avoir de différence fondamentale 
entre sa coloration à cette époque de son âge et les 
modifications qu'un âge plus avancé pourra y appor- 
ter, si Ton excepte toutefois le mêlanisme, l'albinisme 
ou Yisabellisme, purs accidents qui peuvent avoir lieu 
dans toutes les espèces ? Ceci posé, ne suffira-t-il 
pas d'observer les nichées diverses, en ayant soin de 
constater rigoureusement l'état du plumage de leurs 
auteurs, la couleur des œufs qu'ils auront pondus, 
les dimensions du nid qu'ils auront construit pour 
arriver à une connaissance parfaite du nombre des 
espèces? car les caractères tirés de la ponte, de la 
nidification et du faciès même de l'oiseau, permettront 
toujours, après cela, de rapporter au type normal les 
quelques individus que l'une des trois colorations 
anormales indiquées tout à l'heure en aurait écartés ? 
Dès lors le plumage des sujets qu'on rencontre en 
dehors de ces conditions, ne doit pas entrer en ligne 
de compte pour la formation des espèces, parce qu'il 
exposerait à de graves erreurs, et pour n'en citer 
qu'un exemple, je n'ai qu'à nommer le Combattant. 
A quelques exceptions près, les œufs des oiseaux 
de la même espèce, offrent dans les différents lieux 
où on les rencontre une coloration uniforme ; il en 
est fort peu chez lesquels cette coloration varie d'une 
manière sensible suivant l'âge ou le régime de vie de 
l'oiseau. Je tirerai les caractères destinés à la des- 
cription de l'œuf : 1° de ses diamètres au nombre de 
deux se croisant à angle droit, l'un dans le sens de 
la plus grande longueur, l'autre dans celui de la plus 
grande largeur ; 2° de l'épaisseur ou plutôt de la force 
de résistance de la coquille ; 3° de sa rugosité ou de 



— 179 — 

son poli plus ou moins grands ; 4° de sa matité ou de 
son vernis brillant ; 5° enfin de sa coloration. J'avais 
pensé que le poids de chaque œuf une fois vidé devait 
être le même sinon pour tous ceux de chaque espèce, 
du moins pour ceux de chaque nichée et qu'il pourrait 
servir de caractère distinctif; mais les expériences, 
auxquelles je me suis livré à cet égard, sont venues 
me prouver le contraire. 

«Le plumage et les œufs des espèces cosmos- 

polites, nous dit Temminck^n'offrentquedes variétés 
de colorations insignifiantes, mais il n'en est pas de 
même du nid dans la forme, le choix des lieux et 
l'emploi des matières pour la construction, toutes 
choses qui dépendent de causes purement locales. » 
Tout en admettant les faits énoncés par le savant 
Ornithologiste hollandais, il est un caractère que je 
n'ai vu mentionné nulle part, et qui doit être le même 
pour tous les nids des oiseaux d'une même espèce, 
n'importe le lieu qu'elles habitent, ce dont je me suis 
convaincu maintes fois, jeveux parler des dimensions 
intérieures de ces nids. Si donc, dans leur description, 
je fais entrer en ligne de compte, leur forme, leurs 
matériaux, leur habitat, ce sera surtout à ce nouveau 
caractère que j'attribuerai le plus de certitude. 

Pour cela, francisant le mot latin torus, j'appellerai 
de ce nom tout l'intérieur du nid, à partir de son 
ouverture jusqu'au fond sur lequel reposent les œufs ; 
nous trouverons quelques nids dont le torus ne con- 
sistera qu'en une dépression à peine sensible ; dans 
le torus il faudra, pour son exacte connaissance, tenir 
compte de ses deux diamètres ; l'un perpendiculaire, 
allant de l'ouverture au fond, mesure la profondeur 



— 180 — 

du nid ; l'autre, horizontal nous donnera le diamètre 
de son ouverture. 

Je dois enfin signaler la cause des divergences 
d'opinions des auteurs sur la forme, la grosseur ou la 
coloration des œufs de quelques espèces, c'est que 
beaucoup d'entr'eux se sont confiés aux rapports 
d'individus indifférents à l'étude de l'histoire natu- 
relle, ou même intéressés à les tromper, et qu'ils 
n'ont pas pris la peine de vérifier par eux-mêmes les 
faits qu'on leur avait racontés , et certes j'ai des raisons 
personnelles pour parler ainsi. 

Je terminerai cet avant-propos en faisant appel à 
mes collègues des Sociétés savantes de notre contrée, 
et à tous les amateurs d'ornithologie de notre région 
pour les prier de m'envoyer les renseignements 
nécessaires à la confection de notre géographie orni- 
thologique. 



— 181 - 

SOMMAIRE 

DE LA 

CLASSIFICATION DE L'ORNITHOLOGIE EUROPÉENNE 

DE DEGLAND 



PREMIER ORDRE. — OISEAUX DE PROIE. 

FAMILLES. GENRES. 

Vautours Vautour. — Néophon. — Gypaète. 

Faucons Aigle. — Pygargue. — Balbuzard. 

Circaète. — Buse. — Bondrée. 

Milan. — Elanion. — Busard. 

Epervier. 
Œgoliens Chouette. 

DEUXIÈME ORDRE. — OISEAUX SYL VAINS. 

Pics Pic. — Torcol. 

Coucous Coucou. 

Fringilles Bec-Croisé. — Bouvreuil. — 

Grosbec. — Verdier. — Moi- 
neau. — Pinson. — Chardon- 
neret. — Linotte. — Sizerin. 
— Bruant. 

Mésanges Mésange. — Roitelet. 

Corbeaux Corbeau. — Chocard. — Crave. 

Pie. — Geai. — Casse-Noix. 
12 



— 182 — 

Etourneaux Etourneau. — Martin . 

Cotingas Jaseur. 

Chélidons Hirondelle. — Martinet. — En- 
goulevent. 

Gobe -Mouches.. Gobe-Mouche. 

Pies-Grièches.. Pie-Grièche. 

Alouettes Alouette . 

Motacilles Pipi. — Bergeronnette. 

Hydrobates Gincle. 

Loriots Loriot. 

Merles Merle. — Turdoïde. — Pétro- 

cincle. — Traquet. — Rubiette # 
Accenteur. — Fauvette. — 
Pouillot. — Hippolaïs. — Agro- 
bate. — Rousserolle. — Cettie. 
Phragmite. — Locustelle. — 
Cysticole. — Troglodyte. 

Grimpereaux... Sittelle. — Grimpereau. — Ticho- 
drome. 

Huppes Huppe. 

Rolliers Rollier. 

Guêpiers Guêpier. 

Alcyons Martin-Pêcheur. 

TROISIÈME ORDRE. - PIGEONS. 

Colombiens Colombe. 

QUATRIÈME ORDRE. - GALLINACÉES. 

Gangas Ganga. 

Tétras Tétras. — Lagopède. 

Faisans Faisan. 

Perdrix Perdrix . — Turnix. 



— 183 - 
CINQUIÈME ORDRE. — ECHASSIERS. 

Outardes Outarde. — Coure-Vite. 

Pluviers Pluvian. — OEdicnème. — Plu- 
vier. — Huîtrier. — Glaréole. 
Vanneau. 

Grues Grue. — Anthropoïde. — Baléa- 

rique. 

Hérons Héron. — Cigogne. — Spatule. 

Ibis Ibis. 

Bécasses Courlis. — Barge. — Chevalier. 

— Combattant. — Bécasse. — 
Bécasseau. — Sanderling. — 
Tourne-Pierre. 

Phalaropes Phalarope. — Echasse. 

Récurvirostres. Récurvirostre. 
Phénicoptères.. Phénicoptère. 

Râles Râle. — Gallinule. — Porphyrion. 

Foulque. 

SIXIÈME ORDRE, - PALMIPÈDES. 

Mouettes Stercoraire. — Goéland. — Sterne. 

Procellaires Albatros. — Pétrel. — Puffln. 

— Thalassidrôme. 
Pélicans Fou. — Pélican. 

Canards Oie. — Cygne. — Canard. — 

Fuligule. — Harle. 

Plongeons Plongeon. 

Grèbes Grèbe . 

Alques Guillemot. — Mergule. — Maca- 
reux. — Pingouin. 



— 184 — 

DICTIONNAIRE 



Mots techniques les plus généralement usités dans les 
descriptions ornithologiques. 



A. 

Abdomen (I') est la partie inférieure du corps de 
l'oiseau, comprise entre la pointe du sternum ej. 
l'anus. 

Il se divise en trois parties ; la plus rapprochée du 
sternum porte le nom d'épigastre, la plus rapprochée 
de l'anus, se nomme région anale, et la partie moyenne 
est appelée ventre proprement dit. 

Accouplement (F) est l'union des deux sexes pour 
l'acte de la reproduction. 

Aigrette (T) je définis ainsi un ou plusieurs fais- 
ceaux de petites plumes supportéspar un ou plusieurs 
filets (voir ce mot) et placés sur la Lête d'un oiseau : 
elle peut être simple ou multiple, fixe ou mobile à la 
volonté de l'animal. 

Ailes (les) sont les membres supérieurs de l'oiseau 
qui lui servent à s'élever et à se maintenir dans les 
airs. On les divise en bras, avant-bras et main (voir 
ces mots). 

Aile bâtarde (voir aux mots penne bâtarde). 

Aile éperonnée (voir au mot éperon). 

Aile tuberculée (voir au mot tubercule). 



— 185 — 

Aile unguiculée (voir au mot unguiculé). 

Aileron, nom donné à un bouquet de trois ou cinq 
petites plumes raides implantées sur le pouce de la 
main (voir ces mots), c'est cette partie qui est appelée 
dans le vulgaire le Guidon de l'aile. 

Aile (P) est dite : sur-aiguë quand la pemiôre penne 
égale ou surpasse la seconde ; 

.. . aiguë, quand la seconde penne est la plus longue 
de toutes ; 

. . . Sub-aiguë, quand la troisième égale la seconde, 
toutes deux les plus longues ; 

... Sud-obtuse, quand latroisième penne est égale 
ou plus longue que la quatrième et les plus longues; 

. . . Obtuse, quand la première penne est très 
courte et la quatrième la plus longue. 

. . . Sub-obtuse, quand la cinquième égale la qua- 
trième ou la surpasse. 

Albinisme (V) est un accident de coloration d'une 
partie ou de la totalité du plumage d'un oiseau qui 
devient blanc, alors que sa coloration normale devait 
être différente. 

Anties ou Anthies. On donne ce nom aux cornes 
du front emplumô des oiseaux qui s'avancent de 
chaque côté vers les narines entre l'angle frontal et la 
base de la mâchoire supérieure. 

Angle frontal (1') est la ligne plus ou moins sail- 
lante qui traverse le front de l'oiseau, on lui donne 
aussi souvent le nom de 

Arête frontale (voir l'article précédent). 

Avant-Bras (F) est la partie de l'aile comprise 
entre le bras et le poignet, c'est elle qu'on désigne 
dans le vulgaire sous le nom d'aileron. 



— 186 — 
B. 

Baguette. On donne ce nom à la tige on axe de la 
plume qui n'est que la prolongation de son tube creux 
qui s'implante dans la chair. 

Barbes nom donné : 1° à des faisceaux de petites 
plumes qui pendent de la base du bec chez certains 
oiseaux ; 2° et surtout aux petites lames élastiques, 
sub-divisées elles-mêmes en plus petites serrées les 
unes contre les autres et qui s'implantent de chaque 
côté le long de la Baguette. 

Barbules (les) sont les divisions secondaires des 
Barbes. 

Bec (le) est la partie cornée, dure et saillante située 
au-devant de la tête de l'oiseau et qui lui sert à la 
préhension et à l'ingestion des aliments. 

Il est dit : 

1° A dos saillant quand il est à la fois comprimé et 
arrondi ; 

2° A dos anguleux quand il est très comprimé de 
façon que la ligne médiane soit presque tranchante ; 

3° Allongé quand la longueur l'emporte de beaucoup 
sur la largeur ; 

4° Aplati quand il est plus large que long ou haut, 
l'aplatissement pouvant avoir lieu suivant un plan 
vertical ou horizontal ; 

5° Arqué quand il présente la courbure d'un arc à 
partir de la base au sommet ; 

6° Arrondi quand sa surface n'offre aucune ligne 
saillante ; 

7° Caréné quand sa surface est sillonnée d'une ou 
plusieurs arêtes saillantes ; 



— 187 — 

8° Comprimé lorsqu'il semble avoir été légèrement 
pressé pour être aplati ; 

9° Conique quand il décroît rapidement de la base 
au sommet ; 

10° Courbé quand Tune ou les deux mandibules 
semblent infléchies sur elles-mêmes ; 

11° Court presque aussi large ou haut que long ; 

12° Couvert quand sa base est caché par des plumes, 
des soies ou des poils ; 

43° Crochu quand la mandibule supérieure est subi- 
tement recourbée vers la pointe en forme de crochet 
aigu; 

14> Cunéiforme, en forme de coin ; 

15° Cylindrique, c'est-à-dire à diamètre à peu près 
égal dans toute sa longueur ; 

16° Denté quand il offre sur les bords de Tune ou 
l'autre mandibule, un ou plusieurs appendices sail- 
lants ; 

iV Dentelé quand les mandibules offrent à leur 
intérieur et dans toute ou la plus grande partie de 
leur étendue une série de lames verticales ou dente- 
lures placées parallèlement entr'elles ; 

18° Déprimé h la base ou à la pointe, quand l'une 
de ces deux extrémités semble avoir été artificielle- 
ment aplatie entre les doigts, tandis que l'autre con- 
serve sa forme arrondie ; 

19° Droit, quand les mandibules sont parallèles 
entr'elles et à l'horizon ; 

20° Dur résistant à une pression assez violente, et 
ne pouvant se plier entre les doigts ; 

2t° E chancre quand il offre une solution de conti- 
nuité sur l'une ou l'autre mandibule. Il arrive assez 



— 188 — 

souvent que l'échancrure est à peine visible à l'œil 
nu, et quand on dit qu'il est échancré à la pointe, il 
ne faut pas chercher cette échancrure à l'extrémité 
même de la mandibule, mais bien à un ou demi-mil- 
limètre de sa pointe ; 

22° Effilé, allongé, grêle et aminci de la base au 
sommet ; 

23° Entier quand les bords des mandibules ne pré- 
sentent ni dents, ni festons, ni solution de continuité. 

24° Festonné quand les bords des mandibules 
offrent des courbures ou sinuosités plus ou moins 
prononcées ; 

25° Flexible, quand il est susceptible d'être plié par 
la moindre pression ; 

26° Gibbeux s'il offre, sur son dos, des bosselures 
plus ou moins apparentes ; 

27° Lisse s'il n'offre aucune rainure ni saillie sur 
ses faces ; 

28° Mou, synonyme de flexible ; 

29° Nu quand sa base n'offre aucun appendice qui 
la dérobe à la vue ; 

30° Obtus quand son extrémité est arrondie ; 

31° Pointu ou à extrémité terminée en pointe aiguë ; 

32° Renflé quand son extrémité offre une saillie 
plus considérable que la partie qui la suit immédia- 
tement ; 

33° Subulé ou en forme d'alêne ; 

34° Trigone, ou à trois angles saillants. 

Bonnet (le) comprend toute la partie qui recouvre 
le dessus de la tête de l'oiseau, depuis la base du bec 
jusqu'à la nuque ; on le divise en front, vertex et occi- 
put, 



- 189 - 

Bords (les) du bec ou plutôt des mandibules sont 
les lignes qui dessinent le contour de chacune d'elles. 

Bras (le) est la partie de l'aile qui s'articule à l'omo- 
plate. 

Branches (les) de la mandibule inférieure, sont 
les deux parties cornées qui partent de son extré- 
mité, se séparent vers son milieu, et vont s'articuler 
de chaque côté des joues. 

Bande transversale. (Voir ce dernier mot). 



C. 



Calotte synonyme de Bonnet. Voyez ce mot. 

Carrée Queue. Voy. le mot Queue. 

Capistrum (le) est la partie de la tête qui entoure 
la base du bec, qui la sépare du front en haut, des 
anthies sur les côtés et de la gorge en bas. 

Caroncule, excroissance molle charnue, dénuée 
de plumes et qui sert d'ornement au front, auvertex 
ou aux sourcils de certains oiseaux. 

Ceinturon, sorte de bande placée vers le milieu 
du corps et d'une coloration uniforme différente du 
reste du plumage. 

Cire (la) est la membrane demi-charnue qui garnit 
la base du bec des oiseaux de proie, et dans laquelle 
sont percées les narines. 

Collier (le) est une sorte de bande d'une couleur 
uniforme et différente du reste de la couleur du plu- 
mage qui entoure complètement le cou. 

Collier interrompu (le) ou demi-collier est une 
bande semblable à la précédente, mais n'embrassant 
qu'une portion du cou, 



— 190 — 

Collerette (La) est un ensemble de plumes longues, 
raides, plus ou moins décomposées, placées au-devant 
du conduit auditif, et entourant plus ou moins com- 
plètement la tête de certains oiseaux. 

Commissures (les) du bec sont le point de jonction 
des deux mandibules. 

Corps (le) de l'oiseau se divise : 

— En face supérieure comprenant : 

1° La mandibule supérieure dans laquelle on dis- 
tingue ]& pointe, le dos ou Y arête, les fosses nasales, 
Y angle frontal et le bord ; 2° le bonnet ou la calotte ; 
3° la région cervicale comprenant la nuque et le bas 
du cou; 4° le dos comprenant les épaules, le dos pro- 
prement dit et le croupion ; 5° la queue. 

— En face inférieure comprenant : 

1° La mandibule inférieure dans laquelle on dis- 
tingue Y extrémité et les branches entre lesquelles se 
trouve le menton; 2° la gorge qui comprend la gorge 
proprement dite et le devant du cou ; 3° la poitrine ; 
4° Y abdomen divisé vnépigastre, ventre eirégion anale. 

— En faces latérales qui sont : 

1° Sur les côtés de la tête les anthies, les forums, 
les sourcils, la région ophthalmique, la région paro- 
tiquc; 2° les parties latérales du cou ; 3° les hypo- 
chondres ou flancs. 

— En ailes. 

Cou (le) est la partie qui réunit la tête au thorax, 
on le divise en haut et en bas du cou, dessus, des- 
sous et côtés du cou. 

Couvertures alaires (les) sont les plumes qui 
recouvrent le dessus et le dessous des ailes dans une 
partie de leur longueur, 



— 191 — 

Couvertures caudales (les) sont les plumes qui 
recouvrent le dessus et le dessous de la queue dans 
une partie de leur longueur. 

Culotte (la) est l'ensemble des longues plumes, 
pendantes qui partant de la cuisse, s'étendent sur la 
jambe et la recouvrent en partie. 

Croupion (le) est l'extrémité terminale du corps 
sur lequel s'attachent les pennes de la queue. 



D. 



Demi-collier. Voyez collier interrompu. 

Denté. Voyez à l'article bec denté. 

Dentelé. Voyez à l'article bec dentelé. 

Déprimé. Voyez à l'article bec déprimé. 

Droit. Voyez à l'article bec droit. 

Dur. Voyez à l'article bec dur. 

Demi-écussonnés. Voyez l'article torses demi- 
écussonnés. 

Devant du cou (le) est la partie de cet organe 
comprise entre le larynx et le haut du thorax. 

Disque (le) n'est autre chose que la collerette 
(voyez ce mot) des oiseaux nocturnes, il est dit corn- 
plet quand il n'offre pas de solution de continuité 
dans son pourtour; et incomplet quand il est échancré 
à sa partie supérieure. 

Dos (le) se dit de tout le dessus du corps, à partir 
de la pointe de la mandibule supérieure jusqu'à l'ex- 
trémité de la queue. 

Doigts (les) sont les appendices articulés et 
mobiles qui terminent le membre inférieuret servent 
de point d'appui à l'oiseau pour la marche. 



— 192 - 

Ils sont dits : 

1° Bordés quand ils sont garnis d'une membrane 
un peu plus large qu'eux-mêmes ; 

2° Chagrinés quand ils sont couverts de petites 
granulations très fines et rapprochées les unes des 
autres ; 

3° Ecailles spiniformes (à), s'ils sont garnis en- 
dessous d'excroissances allongées et pointues ; 

4° Libres quand ils sont séparés entr'eux dans toute 
leur étendue ; 

5° Pelotes verruqneuses (à) s'ils sont garnis en- 
dessous d'excroissances arrondies et mamelonnées ; 

(i° Pectines quand leurs bords sont découpés en 
dent de peigne ; 

7° Pinnés quand ils sont garnis d'une membrane 
découpée à chaque phalange en festons lisses ou 
finement dentelés ; 

8° Réunis quand ils sont adhérents entr'eux dans 
une partie ou la totalité de leur étendue ; 

9° Palmés quand ils sont réunis entr'euxdans toute 
leur étendue par une large membrane ; 

10° Semi-palmés quand la larg-e membrane qui les 
unit entr'eux ne s'étend pas au-delà de leur partie 
moyenne. 

Doigt externe (le) est celui qui se trouve le plus 
éioigné de la partie médiane du corps. Il est dit ver- 
satile quand il est susceptible de se porter tantôt en 
avant, tantôt en arrière à la volonté de l'oiseau. 

Doigt interne (le) est celai qui se trouve le plus 
rapproché de la ligne médiane du corps. 

Doigt médian (le) est celui qui se trouve placé 
entre l'externe et l'interne. 



— 193 — 

Doigt postérieur (le) prend le nom de pouce 
(voir ce mot). 

Diamètres (les) sont les deux lignes horizontales 
qui se coupent à angle droit, mesurent la longueur 



E. 

Ecailles, sortes de petites plaques cornées qui 
recouvrent les doigts, les torses et quelquefois les 
narines. 

Elles sont : 

1° Contiguës quand elles ne font que se toucher 
entr'elles par leur bord ; 

2° Imbriquées quand elles se recouvrent en partie 
les unes les autres ; 

3° Ecussonnées quand elles sont ovalaires ou en 
forme de bouclier ; 

4° Réticulées quand par leur disposition, elles 
forment des lignes imitant un réseau. 

Ecailleux. Garni d'écaillés. 

Ecusson (le mot) s'emploie dans le môme sens 
que le mot écaille. 

Ecussonné, muni d'écusson. 

Epaule (1') dans les oiseaux se dit de la partie du 
dessus du corps comprise entre le bas du cou et le 
milieu du dos. 

Epigastre (1') est la partie du ventre la plus rap- 
prochée de la poitrine. 

Eperon, sorte d'élévation cornée dont sont munis 
quelquefois le pouce de la main, ou les tarses de 
certains oiseaux. 



- 194 — 

Eperonné, muni d'éperon. 

Ergot s'emploie comme synonyme d'éperon. 

Extrémité (V) du bec, de la queue, des doigts, etc., 
s'entend de la partie terminale de ces organes, la 
plus éloignée du milieu du corps. 



Fanons, longues plumes qui pendent au bas du 
cou de quelques espèces. 

Filet partie de la tige d'une plume dépourvue de 
barbes. 

Fasciculaire, qui est ramassé en faisceau. 

Flancs (les) sont de chaque côté du corps la partie 
comprise entre le ventre et le dos proprement dit. 
Ils sont parfois garnis de longues et belles plumes 
qui. portent le nom de Parures. 

Front (le) est la partie supérieure de la tête qui 
s'étend du capistrum au vertex. 

Fourchue Queue. Voyez le mot Queue. 



Gorge (la) en général s'entend de toute la partie 
antérieure du cou depuis la base du bec jusqu'au 
sternum. 

Gorge (la) proprement dite est la partie antérieure 
du cou, comprise entre la base de la mandibule infé- 
rieure et le larynx. 

H. 

Huppe (la) est un faisceau de plumes plus longues 
que les autres, le plus souvent inégales entr'elles, 



— 195 — 

qui sont, ou constamment droites sur la tête de l'oi- 
seau, ou mobile à sa volonté. Elle est dite : 

1° Simple quand il n'en existe qu'une placée sur la 
ligne médiane ; 

2° Double quand il s'en trouve une de chaque côté 
de la tête. 

Hypochondres (les). Voyez le mot Flancs son 
synonyme. 



I. 



Iris (I') est la membrane qui donne à l'œil sa colo- 
ration, clans son milieu se trouve percée la pupille. 

Isabellisme (!') ou couleur Isabelle est un acci- 
dent de coloration d'une partie ou de tout le plumage 
d'un oiseau qui devient d'un jaune sale alors que sa 
coloration normale devait être autre. 



Jambe (la) est la partie du membre inférieur de 
l'oiseau située au-dessus du tarse, c'est à sa base que 
se termine le plus souvent Yemplumement du membre 
inférieur. 

Joues (les) sont de chaque côté de la tête, l'espace 
compris entre la base de la mandibule supérieure, le 
front et l'œil. 



Livrée (la) est l'ensemble du plumage deToiseau, 
il est synonyme de Robe (voyez ce mot). 
Lorum (le) est une espace triangulaire dont le 



— 196 — 

sommet est aux commissures du bec, et la base à la 
partie antérieure de l'œil. Il est dit : 

1° Garni quand il est recouvert de plumes ou de 
poils ; 

2° Nù quand ces cords font défaut. 



Main (la) est l'extrémité terminale de l'aile la plus 
éloignée du corps, elle est formée de deux petits os 
allongés et soudés ensemble ; c'est la partie que le 
vulgaire appelle bout de V aileron. 

Mandibule (on appelle), chacune des deux parties 
cornées qui forment le bec ; on les distingue en man- 
dibule supérieure et mandibule inférieure. On dit 
qu'elles sont : 

1° A bords rentrants, quand ces bords sont inclinés 
en dedans du bec ; 

2° Cannelées quand elles sont parcourues dans leur 
longueur par des côtes et des sillons transversaux. 

3° Retroussées quand elles offrent suivant leur lon- 
gueur une courbure à face convexe en-dessous. 

4° Tronqués quand elles sont comme coupées 
suivant un plan perpendiculaire à leur extrémité. 

Manteau (le) est la partie supérieure du corps de 
l'oiseau, à partir des épaules jusqu'au croupion, quand 
on vient désigner une coloration uniforme du plu- 
mage de cette partie. 

Mélanisme (le) est un accident de coloration d'une 
partie ou de tout le plumage d'un oiseau qui devient 
noire alors que sa coloration normale devait être dif- 
férente. 



— 197 — 

Membrane interdigitale (on nomme) l'expan- 
sion dermique qui unit plus ou moins complètement 
les doigts, ou qui les borde ; elle est dite : 

1° Entière quand elle ne présente pas de solution 
de continuité. 

2° Lobée ou festonnée quand elle offre des décou- 
pures de formes diverses. 

Membrane papilleuse (une) est celle qui est 
parsemée sur Tune ou l'autre de ses faces de petites 
éminences fermes et arrondies. 

Menton (le) est l'espace compris entre les deux 
branches de la mandibule inférieure. 

Miroir (le) est une tache ou une bande plus ou 
moins grande placée sur l'aile et d'une couleur diffé- 
rente des autres plumes de cette région. Il peut être 
unique ou multiple. 

Moustaches (les) sont formées par un trait coloré 
tranchant sur les couleurs voisines, qui part des 
commissures du bec et s'étend sur les joues ou les 
côtés du cou. 

Mue (la) est le changement de plumes qu'éprouve 
l'oiseau à différentes époques de l'année, automne et 
printemps. Elle est dite : 

1° Simple quand elle n'a lieu qu'en automne. 

2° Double quand elle se renouvelle au printemps. 
La mue d'automne entraîne toujours la chute des 
plumes ; il en est le plus souvent ainsi pour la mue de 
printemps, cependantil arrive chez quelques espèces, 
que cette dernière se fait sans la chute des plumes, 
mais seulement par l'usure de leur bord extérieur, ce 
qui fait donner à cette dernière le nom de Mue 
ruptile. 

13 



— 198 — 
N. 

Narines (les) organes de l'olfaction, sont repré- 
sentées par deux trous ou tubes toujours percés dans 
l'épaisseur et le plus généralement près de la base 
de la mandibule supérieure. 

Elles sont dites : 

1° Basales quand elles sont percées tout près de la 
base du bec. 

2° Allongées quand un de leurs diamètres est beau- 
coup plus long que r autre. 

3° Arrondies quand leur forme se rapproche de 
celle d'une circonférence. 

4° Couvertes ou cachées quand elles disparaissent 
sous un faisceau de plumes ou de poils. 

5° Linéaires quand elles sont allongées età ouverture 
très étroite. 

6° Lo)igitiidi?ialesqua.nd leur plus grand diamètre 
est parallèle à la longueur du bec. 

7° Lunulées quand elles ont la forme d'un crois- 
sant. 

8° Médianes quand elles sont situées vers la partie 
moyenne du bec. 

9° Obliques quand leur plus grand diamètre fait un 
angle plus ou moins grand avec la ligne médiane du 
bec. 

10° Operculées quand elles sont fermées en partie 
par une sorte d'écaillés ou de pièce charnue. 

11° Ouvertes quand aucun corps étranger ne les 
obstrue. 

12° Ovalaires ou ovoïdes quand leur forme se rap- 
proche de celle de l'œuf. 



- 199 — 

13° Ntces quand aucun corps étranger ne les dérobe 
à la vue. 

14° Transversales quand leur plus grand diamètre 
est perpendiculaire à la longueur du bec. 

15° Tuberculées quand elles offrent dans leur inté- 
rieur un petit tubercule ou osselet. 

16° Tubulées quand elles sont percées dans l'épais- 
seur d'un ou de deuxtubes ou rouleaux cornés séparés 
entr'eux ou adossés l'un à l'autre. 

Nu, dépourvu de plumes, de poils ou de soies. 

Nuque (la) est la partie supérieure de la région 
postérieure du cou, celle qui touche à l'occiput. 



Occiput (1') est la partie du crâne ou de la tête 
partant du vertex et allant jusqu'au trou occipital, ou 
commence la nuque, c'est-à-dire à l'articulation de la 
tête avec la colonne vertébrale. 

Œil (l 1 ) est l'organe de la vision, suivant la colo- 
ration de son iris on dit que l'œil est rouge, jaune, 
brun, etc. ; on dit indifféremment œil rouge, ou iris 
rouge, etc. 

Ongles (les) sont les parties dures, cornées et 
plus ou moins aiguës qui terminent les doigts. 

On les dit : 

1° Acérés qand ils sont terminés en pointe acuminée 
et tranchante. 

2° Aigus quand ils se terminent en pointe acuminée 
non tranchante. 

3° Aplatis quand leur face inférieure est plane. 

4° Arqués quand ils décrivent un arc de cercle. 



— 200 — 

5° Arrondis quand ils offrent sur leur face inférieure 
une côte saillante au lieu d'une surface plane. 

6° Creusés en dessous quand au lieu d'une surface 
plane existe un sillon. 

7° Droits quand ils sont parallèle à un plan hori- 
zontal. 

8° Fasciculaires (voir ce mot). 

9° Falcif ormes quand ils sont courbés en faucille. 

10° Obtus quand ils sont terminés en pointe 
mousse. 

11° Rétractiles quand la phalange qui les supporte 
est articulée de façon que dans l'état de repos ils se 
trouvent ramenés sur la partie supérieure du doigt, 
à l'extrémité duquel ils ne peuvent être placés que 
par un effort des muscles fléchisseurs. 



P. 



Pariade (la) est le temps de la durée des amours 
ou de l'accouplement. 

Papilles (les) sont de petites éminences charnues 
dont sont recouvertes certaines membranes. 

Parures (voir au mot Flanc). 

Patte (la). Voyez Tarse dont elle est synonyme 
dans le langage ordinaire. 

Parties latérales. Voyez faces latérales. 

Paupières (les) sont les deux voiles mobiles des- 
tinés à protéger l'œil par leur rapprochement. 

Pennes (les) sont les longues plumes qui gar- 
nissent les tiles et la queue, dans le premier cas on 
leur donne le nom de Pennes alaires, dans le second , 
de Pennes caudales. 



— 201 — 

Pennes bâtardes même signification que : 

Pennes policiales (les) sont celles qui garnissent 
le pouce de la main, elles constituent Vaile bâtarde, 
quand elles manquent on dit que Vaile bâtarde est 
nulle. 

Pennes digitales, même signification que : 

Pennes primaires (les) ou métacarpiennes ou de 
la main, sont celles qui sont implantées tout le long 
de la main, c'est-à-dire dans l'espace existant entre 
l'extrémité de l'aile et la première articulation, elles 
sont au nombre de quatre. 

Pennes secondaires (les) ou cubitales ou de 
l'avant-bras sont celles qui garnissent l'espace com- 
pris entre la première et la deuxième articulation. 

Pennes tertiaires (les) ou axillaires ou du bras 
sont celles qui garnissent l'espace compris entre la 
deuxième et la troisième articulation. 

Phalanges (les) sont les parties allongées et arti- 
culées entr'elles qui forment les doigts du pied, on 
les désigne par les chiffres 1, 2, 3, ou première, 
deuxième et troisième en commençant par celle qui 
s'articule avec la tarse. 

Plastron (le) est une bande colorée plus ou moins 
étendue et tranchant sur le reste du plumage qui 
l'entoure, placée au bas du cou ou au sommet de la 
poitrine. 

Plumes (les) sont les productions dermiques qui 
servent de couverture au corps de l'oiseau, elles sont 
l'analogue des poils des quadrupèdes. Elles portent 
des noms divers, suivant leur forme ou leur position. 

Elles sont dites : 

Piliformes, quand elles ont l'apparence de poils ; 



— 202 — 

Sétacées, quand elles ont l'apparence de soies ; 

Tectrices, voyez au mot couvertures alaires et cau- 
dales. 

Plumes scapulaires (les) sont celles qui naissent 
sur l'humérus près de la jonction de l'aile avec le 
corps et s'étendent de chaque côté du dos, sans que 
le déploiement des tiles les fasse changer de direction. 
Elles sont dites sus-scapulaires ou sous-scapulaires 
suivant qu'elles se trouvent sur l'aile ou à la partie 
correspondante en-dessous. 

Plumes sus-caudales (les) sont celles qui 
recouvrent la base des pennes et de la queue sur 
leur face supérieure, celles qui leur correspondent 
en-dessous portent le nom de sous-caudales. 

Poils. Voyez plumes piliformes. 

Pointe du bec (la) est son extrémité la plus éloi- 
gnée du corps. 

Podarthrum (le) est l'articulation des doigts avec 
le torse, c'est le coude-pied. 

Poitrine (la) est la partie du dessous du corps qui 
s'étend depuis la base du cou jusqu'à l'épigastre, elle 
a pour mesure la longueur du sternum. 

Poignet (le) est le point de jonction du carpe ou 
de l'aile et de l'avant-bras. 

Pouce (le) on nomme ainsi : 

1° Le doigt postérieur de la patte ; 

2° La proéminence osseuse ou cartilagineuse qui 
se trouve à la partie supérieure et antérieure de la 
main chez certaines espèces. Quand il manque on dit 
Pouce nul. 



203 



Queue (la) est l'ensemble des longues plumes qui 
sont implantées sur un épatement du coccyx (crou- 
pion). 

Elle est dite : 

1° Arrondie, quand l'extrémité des pennes décrit 
dans son ensemble un arc de cercle dont la partie la 
plus renflée est formée par les pennes du centre ; 

2° Barrée, quand elle offre, sur ses faces, de larges 
zones transversales de couleurs différentes entr'elles ; 

3° Carrée, quand l'extrémité des pennes forme 
dans son ensemble une ligne droite ; 

4° Egale, quand toutes les pennes sont placées sur 
le même plan ; 

5° Etagée, quand elle offre plusieurs séries de 
pennes de différentes longueurs superposées les unes 
aux autres suivant plusieurs plans distincts et régu- 
liers ; 

6° Fourchue, quand les pennes latérales sont beau- 
coup plus longues que les médianes, en sorte que ces 
dernières forment un angle rentrant plus ou moins 
prononcé, tandis que les premières forment deux 
branches plus ou moins allongées. 



R. 



Raie sourcilière (on appelle) un trait longitudinal 
coloré qui se remarque parfois au-dessus de l'œil. 

Région cervicale (la) est la partie de la face 
supérieure du corps de l'oiseau qui s'étend du trou 
occipital aux épaules. 



— 204 — 

Région ophthalmique (la) est l'espace dans lequel 
se trouve placé l'œil. 

Région parotique (la) est l'espace compris entre 
la région ophtalmique et le conduit auditif. 

Région anale (la) s'étend du ventre à la base de 
la queue. 

Rémiges (on donne lenomde) aux grandes plumes 
ou pennes de l'aile, et on les distingue par les déno- 
minations de première, deuxième et troisième en 
commençant par la plus externe. 

Rectrices (on donne le nom de) aux grandes 
plumes ou pennes de la queue, et on les désigne par 
les mêmes dénominations que les rémiges, mais en 
commençant par la plus externe de chaque côté de la 
queue, pour revenir au centre. 

Robe (la) est l'ensemble du plumage de l'oiseau. 

Robe de noces ou de printemps (la) est celle que 
revêtent les oiseaux au moment de la pariade, c'est 
alors qu'apparaissent les couleurs les plus bril- 
lantes. 

Robe d'automne ou d'hiver (la) est celle que 
portent les oiseaux après la saison des amours. 



S. 



Scapulaires (plumes). Voir au mot plumes scapu- 
laires. 

Sous-scapulaires (plumes). Voir comme pour le 
précédent. 

Sus et sous-caudales (plumes). Voir au mot 
plumes. 

Semi-palmés (doigts). Voir ce dernier mot. 



— 205 - 

Sourcils. Voir raie sourcilière. 
Sommet de la tête. Voir vertex. 
Serres (les) sont le nom imposé aux doigts et aux 
ongles des oiseaux de proie. 
Scutelles. Sortes d'écaillés. 



T. 



Taille (la) de l'oiseau se mesure de Ja pointe du 
bec à l'extrémité de la queue. 

Tache (la) est un milieu peu étendu offrant une 
coloration qui tranche sur la coloration du plumage 
qui l'entoure. 

Talon (le) est l'articulation du tarse avec la jambe, 
c'est ce qu'on nomme vulgairement le jarret de l'oi- 
seau. 

Tarse (le) est l'os long et le plus souvent dégarni 
de plumes qui s'articule en haut avec le tibia et forme 
le talon, et en bas avec les doigts, c'est lui qu'on 
désigne le plus souvent sous le nom de jambe ou de 
patte. 

Il est dit : 

i° Aréole, quand il est couvert de rides ou rugo- 
sités peu apparentes qui laissent entr'elles des in- 
terstices ou aréoles ; 

2° Emplumé, quand il est recouvert de plumes 
dans une partie de son étendue ; 

3° Ecussonné, quand il est couvert d'écaillés ou 
scutelles dans toute son étendue ; 

4° Demi-écussonné, quand ces écailles ne le re- 
couvrent que dans une portion de son étendue ; 



— 206 — 

5° Nu y quand il est complètement dégarni de 
plumes ; 

6° Réticulé, quand il est marqué de lignes croisées 
imitant la dentelle. 

Tête (la) est la partie antérieure du corps repo- 
sant sur le cou, et dont les cavités renferment les 
principaux organes des sens. 

Tectrices (les) sont les plumes qui recouvrent la 
base des pennes alaires ; cette expression est syno- 
nyme de couvertures alaires. 

Tectrices petites (les) recouvrent les pennes pri- 
maires. 

Tectrices moyennes (les) recouvrent les pennes 
secondaires. 

Tectrices grandes (les) recouvrent les pennes 
tertiaires. 

Tibia (le) est l'os qui s'articule avec le tarse, et 
donne la forme de la jambe. 

Tubercule, sorte de petite excroissance osseuse. 

Torus (/appelle) la partie intérieure du nid, à 
partir de son ouverture jusqu'au fond sur lequel 
reposent les œufs ; on y trouve deux diamètres, l'un 
vertical qui donne la hauteur du torus ou profondeur 
du nid, il est formé par l'espace compris entre le fond 
du nid et son ouvertue. L'autre, horizontal, donne la 
largeur du torus se mesure d'un côté à l'autre de 
la circonférence du nid dans sa partie la plus large. 

Torus nu, j'appelle ainsi le lieu sur lequel 
reposent les œufs quand il n'offre aucune dépression 
mesurable. 

Entrée (1') du torus est la partie rétrécie en forme 
de boyau qui dans certains nids sert de communi- 



207 



cation entre le torus et l'extérieur du nid, comme 
dans le nid de la mésange à longue queue. On devra 
tenir compte de la distance qui existe de son ouver- 
ture extérieure à sa jonction au torus, ainsi que du 
diamètre de son ouverture extérieure. 



U. 



Unguiculé, qui a la forme d'un ongle ou qui se 
termine par une partie dure et saillante comme un 
ongle. 



V. 



Vertex (le) est la partie supérieure de la tête 
placée entre le front, l'occiput et les deux conduits 
auditifs. 

Ventre (le) proprement dit est l'espace compris 
entre Tépigastre, la région anale et les flancs. 

Versatile. Voir au mot doigt ou pouce. 

Vibrisses, nom donné aux bouquets de poils 
qui ornent la poitrine de certains oiseaux ou qui se 
trouvent à la base du bec de certains autres, comme 
le corbeau. 

Vermiculé, qui a l'apparence d'un ver. 

Afin d'arriver plus facilement à la détermination de 
chaque espèce, j'ai cru qu'il était à propos de dresser 
un tableau dichotomique aussi exact que possible, 
des ordres, des familles, des genres et des espèces 
décrites dans l'Ornithologie européenne de Degland, 
parce que nous y retrouverons tous les oiseaux qui 
habitent notre département ou ne font qu'y passer. 



208 



Tandis qu'il y aura un tableau dichotomique particu- 
lier pour arriver à la connaissance des œufs et des 
nids des oiseaux appartenant à notre région. Ces 
tableaux placés à la suite du Dictionnaire ethnolo- 
gique formeront avec le tableau des Abréviations le 
complément des préliminaires de l'Ornithologie de 
la Charente-Inférieure. 



TABLEAU DICHOTOMIQUE 

Des Ordres, des Familles, des Genres et des Espèces 

décrites 

dans l'Ornithologie Européenne de Degland (i). 

ORJDFLES. 

1 . Bec crochu et garni à sa base d'une membrane 
charnue appelée cire, et ongles acérés et rétractiles. 
I er ordre Accipitres, Rapaces ou Oiseaux de proie A. 

Bec sans cire à la base, ou à ongles non acérés et 
rétrectiles 2. 

2. Tous les doigts ou du moins les antérieurs 



(i) Cette analyse n'est faite que pour reconnaître les oiseaux 
adultes. 



— 209 — 

réunis dans la plus grande partie ou la totalité de 
leur étendue par une large membrane 3. 

Doigts à peine réunis à leur base ou complètement 
libres 4. 

3. Jambes garnies de plumes jusqu'à l'articulation 
tibio-tarsienne. Natatores. VI e ordre Palmipèdes, F. 

Jambes offrant une partie dénudée au-dessus de 
l'articulation tibio-tarsienne. V e ordre Grallatores, 
Echassiers (partim) E. 

4. Jambes offrant une partie dénudée au-dessus 
de l'articulation tibio-tarsienne. V e ordre Grallatores. 
Echassiers (partim) E. 

Jambes garnies de plumes jusqu'à l'articulation 
tibio-tartienne 5. 

5. Tarses grêles et allongés, oiseaux habitant les 
lieux frais et humides, ou non percheurs. V e ordre 
Grallatores, Echassiers (partim) E, s'ils habitent les 
lieux secs. 

Tarses courts et forts par rapport à la taille de 
l'oiseau. Oiseaux habitant les lieux secs, ou percheurs 
s'ils habitent les lieux humides 6. 

6. Pouce, quand il existe articulé sur le même plan 
que les doigts antérieurs, et doigts antérieurs n'étant 
pas tous réunis par une courte membrane à leur 
base 7. 

Pouce s'articulant toujours au-dessus du plan des 
trois autres qui sont réunis à leur base par une courte 
membrane. IV e ordre. Gallinœ, Gallinacés D. 

7. Base de la mandibule supérieure couverte 
d'une peau renflée dans laquelle s'ouvrent les narines. 
111° ordre. Pigeons. Columbœ C. 

Base de la mandibule supérieure non garnie d'une 



- 210 — 

peau renflée. II e ordre. Oiseaux Sylvains. Sylvi- 
colœ B. 

A. Rapaces. — Accipitres. 

1. Yeux placés sur le devant de la tète, plumage 
moelleux, mœurs nocturnes, 3 e famille des OEgoliens. 
Strigïdœ 41. Un seul genre. Strix. Chouette. 

Yeux placés sur les côtés de la tête, plumage rude 
et serré, mœurs diurnes 2. 

2. Yeux placés à fleur de tête, tête et cou nus, plus 
ou moins, ongles peu aigus et peu rétractiles, des 
soies raides sous le bec. l re famille. Vautours. Vultu- 
ridœ 3. 

Yeux enfoncés sous l'arcade sourcil ière qui est 
saillante, tête et cou emplumés, ongles très aigus et 
très rétractiles, point de soies raides sous le bec. 2 e 
famille. Faucons. Falconidœ 7. 

3. Narines couvertes ainsi que la cire par des soies 
raides et couchées sur la base du bec, tête et cou 
emplumés, joues, gorge et vertex seuls cotonneux. 
Genre Gypaète, Gypaëtos, une seule espèce Gypaète 
barbu. Gypaëtos barbatus. 

Narines non couvertes de poils, tête et cou nus 4. 

4. Tarses nus au-dessus de l'articulation tibio-tar- 
sienne, point de collier de plumes en forme de colle- 
rette relevée autour du cou, 3 e rémige la plus longue. 
Genre Néophron percnoptère.Neophronpercnopterus 
(seule espèce). 

Tarses couverts de plumes ou de duvet jusqu'à 
l'articulation tibio-tarsienne, un collier déplumes en 
forme de colerette relevée autour du cou, 4 e rémige la 
plus longue. Genre Vautour. Vultur 5. 



- 211 — 

5. Jambes couvertes de plumes 6. 

Jambes couvertes de duvet seulement. Vultur au- 
ricularis. Vautour oricou. 

6. Tête mince et comprimée, narines transversales, 
14 pennes à la queue. Vautour fauve ou griffon. Vultur 
fulvus. 

Tête grosse et large, narines arrondies, 12 pennes 
à la queue. Vautour Arrian ou cendré. Vultur cine- 
reus. 

7 . Bords de lamandibule supérieure pourvus d'une 
ou deux dents saillantes. Genre Falco. Faucon 30. 

Bords de la mandibule supérieure sans dents, lisse 
ou festonnée 8. 

8. Bec droit dans une partie de sa moitié posté- 
rieure et courbé vers la pointe, ou ongles arrondis en- 
dessous 14. 

Bec courbé dès sa base 9. 

9. Lorums emplumés. Genre Pernis Bondrée (une 
seule espèce). 

Bondrée commune Pernis apivorus. 
Lorums garnis de poils 10. 

10. Doigt médian de beaucoup plus long que les 
autres et ailes atteignant à peine d'un 2/3 de la queue. 
Genre Astur. Autour 17. 

Oiseaux n'ayant pas ces caractères réunis 11. 

11. Ailes très longues, très étroites et queue four- 
chue 12. 

Oiseaux n'ayant pas ces caractères réunis 13. 

12. Cire velue, doigts séparés. Genre Elanion. 
Elanus 18. 

Cire glabre, doigts médian et externes unis à leur 
base par un repli membraneux. G. Milan. Milvus 19. 



— 212 — 

13. Tarses grêles et allongés, une collerette au- 
dessous des oreilles, formée de plumes frisées et 
serrées, narines oblongues couvertes en partie de 
poils raides. G. Busard. Gircus 21. 

Tarses gros et courts, point de collerette, narines 
arrondies, ouverte dans une grande partie de leur 
étendue, couverte de quelques poils en arrière. Genre 
Buse. Buteo 24. 

14. Bec droit dans la plus grande partie de son 
étendue, courbé seulement vers la pointe 15. 

Bec droit dans une très courte portion de son 
étendue, et recourbé presque dès la base 16. 

15. Tarses emplumés jusqu'aux doigts. G. Aigle, 
Aquila 26. 

Tarses nus et réticulés. G. Pygargue, Haliœtus 25. 

16. Ongles arrondis en-dessous, doigts libres, l'ex- 
terne versatile, munis en-dessous de pelotes verru- 
queuses et d'écaillés spinéiformes. G. Pandion. Bal- 
buzard (une seule espèce). P. fluviatilis. Balbuzard 
fluviatile. 

Ongles creusés en-dessous, doigts médian et ex- 
terne réunis par une membrane, l'externe non ver- 
satile, point de pelotes verruqueuses. G. Circaète. 
Gircaetus (une seule espèce). Cir. gallicus. Gir. Jean- 
le-Blanc. 

17. Tarses grêles à peine vêtus supérieurement, 
doigt interne de la longueur de la première phalange 
du doigt médian, taille 32 et 37 cent. Astur nisus. 
Epervier ordinaire. 

Tarses forts aux 2/3 vêtus, doigt interne atteignant 
lé bout de la deuxième phalange, taille 51 à 60 cent. 
Astur palumbarius. Epervier Autour. 



— 213 — 

18. Queue très fourchue, doigts latéraux égaux 
entr'eux. Elanion noir. Elanus furcatus. 

Queue seulement échancrée, doigt externe beau- 
coup plus court que l'interne. Elanion blanc. Elanus 
melanopterus. 

19. Tarses vêtus dans leur moitié supérieure 20. 
Tarses vêtus seulement dans leur tiers supérieur, 

queue peu fourchue. Milan noir. Milvus niger. 

20. Doigt interne plus court que l'externe, celui-ci 
dépassant de beaucoup le milieu du doigt médian. 
Mil. parasite. Mil. œgyptius. Queue peu fourchue. 

Doigts latéraux presque égaux entr'eux atteignant 
le milieu du doigt médian, queue très longue et très 
fourchue. Milan royal. Milvus regalis. 

21. Collerette peu apparente, 3 e rémige, la plus 
longue de toutes 22. 

Collerette très prononcée, 3 e et 4 e rémiges égales 
et les plus longues, ailes atteignant que le 1/3 posté- 
rieur de la queue. Busard Saint-Martin. Cir. cyaneus. 

22. Croupion blanc avec des bandes transversales 
cendrées ouroussâtres. Bus. pâle. Cir. pallidus. 

Croupion unicolore 23. 

23. Tarses assez forts, une tache jaunâtre à la 
nuque, iris brunâtre, taille 50 à 54 cent. Bus. ordi- 
naire. Circus rufus. 

Tarses grêles, point de tache jaunâtre à la nuque, 
iris jaune brillant, taille 41 à 43 cent. Busard Mon- 
tagu, Circus cineraceus. 

24. Tarses entièrementnus. Buse commune. Buteo 
vulgaris. 

Tarses emplumés jusqu'aux doigts. Buse patue. B. 
lagopus. 

14 



— 214 — 

25. Six écailles larges sur la dernière phalange du 
doigt médian. Pygargue ordinaire. Haliaetus albicilla. 

Huit écailles larges sur la dernière phalange du 
doigt médian. Pygargue leucocéphale. Haliaetus leu- 
cocephalus. 

26. Trois scutelles élargies sur la dernière pha- 
lange du doigt médian 27. 

Cinq ou sept scutelles sur la dernière phalange du 
doigt médian 28. 

27. Taille 45 à 47 cent, mâle, 49 à 50 femelle. Aigle 
botté. Aq. pennata. 

Taille de 70 cent, àl m. 20 c. Aigle fauve. Aquila 
fulva. 

28. Sept écailles larges sur la dernière phalange 
du doigt médian, et quatre sur les doig'ls interne et 
externe, taille 70 cent, environ. Aquila fasciata. Aigle 
à queue barrée. 

Cinq scutelles seulement sur la dernière phalange 
du doigt médian 29. 

29. Point de scutelles sur le doigt interne, taille 83 
à 100 cent. Aigle impérial. Aquila heliaca. 

Quatre scutelles sur le doigt interne, taille 60 à 65 
centimètres, Aigle criard. Aquila nœvia. 

30. Queue beaucoup plus longue que les ailes, 
dents du bec peu proéminentes 3. 

Queue ne dépassant pas les ailes ou un peu plus 
longues qu'elles, dents du bec très proéminentes 35. 

31. Bec brun plombé, cire, tour des yeux et pieds 
d'un beau jaune. Faucon Islandais. F. islandicus. 

Oiseaux n'ayant pas ces caractères 32. 

32. Bec et pieds bleus, nuque offrant une colo- 
ration d'un brun-rouge. F. lanier. F. lanarius. 



— 215 — 

Oiseaux n'offrant pas ces deux caractères réunis 33. 

33. Bec et pieds cendrés bleuâtres, moustache 
presque nulle, des taches blanches ovoïdes et rondes 
à la queue. P. sacré. F. sacer. 

Oiseaux n'ayant pas ces caractères réunis 34. 

34. Bec cendré bleuâtre avec la pointe noire, pieds 
d'un jaune verdâtre. Tarses vêtus dans leur moitié 
supérieure. F. Gerfaut. F. Gyrofalco. 

Bec jaunâtre avec la pointe brune, cire, tour des 
yeux et pieds d'un jaune livide tirant sur le bleuâtre, 
tarses vêtus dans leurs 2/3 supérieurs. F. blanc. F. 
caudicans. 

35. Ailes plus courtes que la queue 36. 

Ailes plus longues que la queue ou atteignant son 
extrémité 37. 

36. Ailes atteignant aux 2/3 de la queue, mous- 
taches faibles, nulles à la base du bec, l re rémige plus 
longue que la -4 e et plus courte que les 2 e et 3° qui 
sont égales. F. Emérillon. F. lithofalco. 

Moustaches peu apparentes, ailes atteignant aux 
3/4 de la queue, l r0 rémige égale à la 4 e et plus courte 
que les 2° et 3 e qui sont égales. F. cresserelle. F. tin- 
nunculus. 

37. Doigt médian plus court que le tarse, mous- 
taches nulles ou peu apparentes 38. 

Doigt médian égalant ou dépassant le tarse, mous- 
taches très marquées 40. 

38. Première rémige plus longue que la 3 e . Cire et 
pieds rougeâtres. F. Kobez, F. vespertinus. 

Première rémige égale à la 3° ou plus courte qu'elle, 
cire et pieds non rougeâtres 39. 

39. Moustaches peu apparentes, l re rémige plus 



— 216 — 

courte que la 3 e et surtout que la 2 e qui est la plus 
longue, taille 39 à 42 centimètres. F. Eléonore. 
F. Eléonore. 

Moustaches nulles, l r0 et 3 e rémiges égales, ongles 
jaunâtres, taille de 30 à 32 cent. F. cresserellette. 
F. cenchris. 

40. Moustaches étroites, pointues, tarses nus, 
pieds grêles, ailes plus longues que la queue, taille 
30 à 33 cent. Faucon, Hobereau, F. subbuteo. 

Moustaches larges et longues, pieds robustes, 
vêtus dans le 1/3 supérieur, ailes ne dépassant pas la 
queue, taille 38 c, mâle ; 46 c. la femelle. F. pèlerin. 
F. peregrinus. 

41. Tête ornée de deux petites huppes 42. 
Tête dépourvue d'appendices 46. 

42. Disque facial incomplet ou échancré 44. 
Disque facial arrondi ou complet 43. 

43. Huppes placées au-dessus des yeux et formées 
de 6 plumes longues, doigts emplumés jusqu'aux 
ongles. Strixotus. Hibou moyen duc. 

Deux petites Huppes formées de 2 ou 3 plumes, peu 
distinctes et placées de chaque côté du front, deux 
écailles nues à l'extrémité des doigts. Str. bra- 
chyotos. Hibou Brachyote. 

44. Tarses et doigts emplumés jusqu'aux ongles, 
huppes très longues, taille de l'oiseau 60 cent. Hibou 
Grand-Duc. Str. bubo. 

Doigts offrant une partie non emplumée, taille 
toujours au-dessous de 50 centimètres 45. 

45. Deux petites huppes très courtes en arrière 
des yeux, doigts vêtus à l'exception de deux écailles 



— 217 — 

à l'extrémité de chacun, taille 47 cent. Hibou asca- 
laphe. Str. ascalaphus. 

Huppes composées de 6 à 8 plumes allongées, 
doigts nus, tailles 18 à 19 cent. Hibou scops ou Petit- 
Duc. Str. Scops. 

46. Queue plus ou moins longue et étagée, mœurs 
semi-diurnes 47. 

Queue courte arrondie, mœurs nocturnes 50. 

47. Disque facial imparfait, taille 38 cent. Str. fu- 
nerea. Chouette Caparacoch. 

Disque facial arrondi, taille toujours au-dessus de 
50 cent. 48. 

48. Queue très longue et très étagée, taille 57 cent. 
Str. litturata. Ch. Oural. 

Queue presque égale 49. 

49. Plumage blanc plus ou moins tacheté de bru- 
nâtre, bec et ongles noirs, taille 54 cent. Str. nyctea. 
Ch. Harfang. 

Plumage gris tacheté et rayé de brun et de roux 
en-dessus, blanchâtre, flammé de brun en-dessous, 
bec jaune, taille 60 à 62 centimètres. Ch. lapone. 
Str. laponica. 

50. Doigts à moitié vêtus, l'autre moitié couverte 
d'écaillés et taille de 48 à 50 cent. Ch. nébuleuse. 
Strix nebulosa. 

Doigts entièrement vêtus ou parsemés de poils 
raides, taille ne dépassant pas 40 centimètres 51. 

51. Iris brun 52. 
Iris jaune 53. 

52. Pieds emplumés jusqu'aux ongles, disque 
facial complet, non échancré. Strix aluco. Ch. Hulotte 



— 218 — 

Doigts poilus, disque facial fortement échancré à la 
partie supérieure. Strix flammea. Ch. Effraie. 

53. Tarses et doigts emplumés jusqu'aux ongles54. 
Tarses seuls emplumés, doigts couverts de poils 

clair semés. Strix psilodactyla. Chouette chevêche. 

54. Bec nuancé de jaune et de noir, taille du Geai. 
Str. Tengmalmi. Chouette de Tengmalm. 

Bec plombé, jaunâtre à la pointe, taille du Merle. 
Str. passerina. Ch. chevêchette. 



ABREVIATIONS 

Employées dans cet ouvrage pour désigner les noms 
d'auteurs et des sources où l'on a puisé. 



De Blainv De BlainvUle . 

Bechst. Gem. nat. Bechstein. Gemeinnutzige Na- 
turgeschichte deutschlands. 

Breh. Handb Brehm, Handbuch der Natur- 

geschichte aller Vogel Deuts- 
chlands. 

Breh. Lehrbuch. . Van Christian Lugwig Brehm. 
Lehrbuch der Naturges- 
chichte aller Europaïschen 
Vogel. 

Belt. Faune Beltremieux. Faune du dépar- 
tement de la Charente-Infé- 
rieure. 

Bail. 0. Sav Bailly. Ornithologie de la Sa- 
voie, 



— 219 - 

Bout. 0. D Bouteille. Ornithologie du Dau- 

phiné. 

Briss. Brisson. Ornithologie. 

Buff. pi. enl Buffon. Planches enluminées. 

Ch. Bonap. Birds. A Geographical and compara- 
tive list of the Birts of Europe 
andnorthAmericabyCharles- 
Lucian Bonaparte prince of 
Musignano. 

Ch. Bonap. 
Faun. ital Iconographia délia Fauna ita- 
lien, di Carlo Luciano Bona- 
parte, principedi Musignano. 

Dumér Duméril. Zoologie analytique 

ou méthodique de classifi- 
cation des animaux, etc. 

G. Guv. règn. an. Georges Cuvier. Le Règne 
animal, etc. 

G. Guv. tabl Georges Cuvier. Tableau élé- 
mentaire de l'histoire natu- 
relle, etc. 

G. Guv. Ann Georges Cuvier. Annales du 

Muséum, etc. 

Gmel J.-F. Gmelin. Systemanaturœ 

(Linné), 13 e éd. 

Gould Gould The Birds of Europe. 

Guill Guillemeau. Essai sur l'histoire 

naturelle. 

Crespon Crespon. Faune méridionale. 

Illig llliger. Prodromus systematis 

Mammalium et Avium. 



— 220 — 

Keys et Blas Die Wirbelthier Europa's, von 

a Graf Keyserling und pro- 
fessor, J.-H. Blasius. 

Lath Latham. Index ornithologicus. 

Las (de) Lastic (de) Saint-Jal. Zoologie 

du département des Deux- 
Sèvres, dans les mémoires 
de la Société statistique. 

Latr Latreille. Familles naturelles 

du règne animal, etc. 

Less. Orn Lesson. Traité d'Ornithologie. 

Lichst Lischstenstein. Catalogue des 

Doubles du Musée de Berlin. 

Linn. S. N Linné. Systema Naturœ, 12 e 

édition. 

Millet Millet . Faune de Maine-et- 
Loire. 

Mey. et Wolf Meyer et Wolf. Taschenbusch 

der Deutschen. Vogelkunde. 

Pall. Zoogr Pallas. Zoographia Russo-asia- 

tica. 

Pall. Voy Voyage dans plusieurs pro- 
vinces de l'empire de Russie. 

P. Roux Polydore Roux. Ornithologie 

provençale. 

Savig. Eg Savigny. La partie ornitholo- 

gique dans le grand ouvrage 
sur l'Egypte. 

Schinz. Eur. F... Schinz. Europaïsche Faun, etc. 

Schleg Schlegel. Revue critique des 

oiseaux d'Europe. 



221 — 



Scop. Ann 

Sw 

Temm. et Laug. 

Temm. Mari 

Vieil. Dict 



Vieil. Fau 

Z. Gerbe. Dict.. 



Z. Gerbe. Rev. 



Scopoli. Anni historico-natu- 
rales. 

Swainson. On the Natural 
History, etc. 

Temminck etLaugier. Planches 
coloriées des oiseaux, faisant 
suite à celles de Buffon. 

Temminck. Manuel d'Ornitho- 
logie, etc. 

Vieillot. Nouveau dictionnaire 
d'Histoire naturelle. 

Vieillot. Faune française. 

Gerbe. Dictionnaire universel 
d'histoire naturelle dirigé par 
Gh. d'Orbigny. 

Gerbe. Revue zoologique. 



ORNITHOLOGIE 

De la Charente-Inférieure et des cantons limitrophes. 



PREMIER ORDRE. 



Oiseaux de Proie. — Accipitres. 



Synonymie : 
Accipitres Lin. (1766). — Gmel. (1788). — Lath. 
(1790). — G. Cuv. (1797). - Meyer Woolf. (1810). 
— Vieill. (1816). — Less. (1831). — Ch. Bonap. (1838), 



— 222 — 

Rapaces Dumér. (1805). — Latr. (1825). — Temm. 
(1815). — Keys et Blas. (1840). — Schinz. (1840). 

Accipitrinee Savig. (1809). 

Rappatores Illig (1811). — De Blainville (1815- 
1821). 

Les Rapaces sont, dans le grand ordre des oiseaux 
ce que sont les Carnassiers dans celui des Mammi- 
fères ; c'est qu'en effet, comme chez ces derniers, la 
vie n'est possible pour eux, qu'autant qu'ils se nour- 
rissent de chairs soit palpitantes, soit en partie putré- 
fiées suivant leurs aptitudes diverses. En disant que 
les Rapaces se nourrissent exclusivement de chair, 
je ne veux pas parler seulement de celle des Mam- 
mifères, à laquelle on applique spécialement cette 
dénomination dans le langage ordinaire, mais bien 
de la chair de toute espèce animale, oiseaux, poissons, 
mollusques, insectes, serpents et reptiles de toutes 
sortes. S'il se trouve dans les autres ordres d'oiseaux 
quelques rares adeptes de cette sorte de nourriture, 
disons-le bien vite, ce n'est pour eux qu'affaire pas- 
sagère et par exception à leur genre de vie habituel, 
telles sont les Pies, les Pies-grièches, les Cor- 
beaux, etc. 

11 y a cependant un très grand nombre d'oiseaux, à 
part le grand ordre des oiseaux de proie, qui vivent 
aux dépens du règne animal, ce sont ceux que beau- 
coup d'auteurs désignent sous le nom à' Insectivores, 
parce que leur nourriture consiste exclusivement en 
insectes de petite taille et à vrai dire quel est celui 
des oiseaux qui ne happe de temps à autre quelque 
représentant de ce règne ? car dans l'ordre même des 
Granivores de quelques ornithologistes où se trouve 



— 223 - 

classé le Moineau domestique contre lequel hélas ! on 
a lancé tant de diatribes, il n'en est pas un seul, et ce 
dernier en particulier, qui ne détruise chaque année 
une quantité innombrable de vers et d'insectes nui- 
sibles à l'agriculture. Néanmoins ce genre de vie ne 
suffit pas àlui seul pour ranger ces oiseaux au nombre 
des Rapaces que leurs caractères extérieurs séparent 
nettement des autres ordres. 

Après avoir enlevé, à la proie qu'ils ont saisie, la 
plus grande portion de ses plumes ou de safourrure, 
ils ont pour habitude de la dépecer en lambeaux qu'ils 
avalent avec le reste des téguments qui s'y trouvent 
encore adhérents, et quand la proie est de petite taille, 
ils l'ingurgitent d'un seul trait : mais alors plumes, 
poils, parties osseuses, substances toutes indigestes, 
sont par un travail spécial de l'estomac, séparées des 
parties nutritives, roulées en boudins ou pelotes et 
rejetées par le bec; ce sont ces productions qu'on 
prend dans le vulgaire pour les excréments ou crottes 
de l'oiseau de proie. 

Les Rapaces peuvent, quand l'occasion s'en pré- 
sente, avaler une quantité énorme de nourriture, 
mais en revanche, ils ont l'avantage de pouvoir 
supporter impunément un jeûne de plusieurs jours, 
comme j'ai pu m'en convaincre moi-même. La plupart 
des auteurs s'accordent à dire qu'ils ne boivent 
que fort rarement même quand ils ont une abondante 
nourriture, parce que clans ce cas le sang de leurs 
uictimes suffit pour les désaltérer. Cette assertion me 
semble erronée, en voici la raison : j'ai nourri pen- 
dant plusieurs mois et à diverses époques deux 
Busards de marais et trois buses communes ; la cage 



— 224 — 

dans laquelle ils vivaient était très vaste, au milieu 
j'avais placé un timbre de petite dimension et rempli 
d'eau ; or il m'est arrivé souvent, même au milieu 
des plus grands froids, de voir mes élèves entrer 
dans l'eau jusqu'à mi-jambes, boire à longs traits et 
se donner ensuite le plaisir du bain, à l'instar des 
oiseaux Sylvains. 

L'eau venait-elle à manquer, etoubliait-onpendant 
un ou deux jours de la renouveler, le captif s'agitait 
plus que de coutume et semblait, par ses mouvements 
désordonnés, nous reprocher notre négligence ; à 
peine alors l'auge était-elle remplie qu'il s'y précipi- 
tait avec avidité, et cependant je dois le dire, je les ai 
toujours approvisionnés de chairs palpitantes ou 
fraîchement mortes, d'où je suis en droit de conclure 
que la soif est pour les Rapaces un besoin naturel 
comme chez les autres oiseaux, et que comme eux 
aussi ils doivent ta satisfaire toutes les fois qu'ils en 
trouvent l'occasion. 

Les organes des sens très développés chez les 
oiseaux de proie, sont autant de moyens destinés à 
faciliter leur genre de vie ; mais si la vue est le sens 
le plus développé chez les Rapaces diurnes, l'ouie et 
l'odorat sont les sens dominants des Rapaces noc- 
turnes. De même aussi, tandis que le vol est rapide, 
puissant et soutenu chez les premiers, forcés quel- 
quefois de poursuivre, pendant des journées entières, 
une proie qui fuit devant eux, nous voyons les seconds 
doués d'un vol peu bruyant à cause de la mollesse 
de leurs plumes, parce qu'ils doivent le plus souvent 
surprendre, pendant son sommeil ou ses jeux, la proie 
qu'ils convoitent. 



— 225 — 

Leur bec très dur, arqué et recourbé à la pointe, 
parfois muni sur le bord des mandibules de une ou 
plusieurs dents saillantes, leur sert à dépecer leur 
proie qu'ils fixent sur le sol où ils s'appuient au 
moyen des ongles crochus et tranchants dont leurs 
pattes sont armées. 

Dans l'état de repos, ils se laissent très souvent 
porter sur une seule de leurs jambes, tandis que 
l'autre est retirée et cachée souslesplumesdu ventre. 
Ce mode de délassement n'est point propre aux 
Rapaces, on peut en dire autant de tous les autres 
oiseaux. 

Leur voix, on ne peut plus monotone, se réduit à 
quelques cris aigus qui s'entendent de fort loin et 
sont d'une harmonie peu satisfaisante ; l'oiseau en 
varie le timbre etla durée, suivant qu'il veut exprimer 
la colère, la souffrance et l'amour. Mais nous ne trou- 
verons chez eux, aucun des chants mélodieux dont 
sont doués un grand nombre d'oiseaux sylvains. 

L'acte de la reproduction, unique fin de la vie de 
tout être animé, végétal comme animal, puisque tout 
le temps qui s'écoule entre sa naissance et le moment 
où il est apte à procréer est entièrement consacré à 
sa nutrition pour opérer sa croissance, de même que 
la caducité date de l'époque où cesse sa puissance 
fécondante jusqu'à sa mort ; l'acte de la reproduction 
chez les oiseaux n'a lieu qu'à une seule époque de 
l'année comprise entre les premiers jours de mars 
et les derniers jours de juillet : mais tandis qu'il est 
multiple dans le plus grand nombre des espèces 
pendant le temps limité qui lui est consacré par la 
nature, il est presque toujours unique pour les 



— 226 — 

Rapaces. Parmi ceux en effet qui se reproduisent 
dans notre contrée, qu'ils soient sédentaires ou bien 
qu'ils ne demeurent avec nous que pendant le temps 
nécessaire à l'éducation de leur famille, les uns 
comme les autres ne font qu'une seule ponte par an, 
à moins cependant qu'on détruise leurs œufs dès 
qu'ils ont été pondus auquel cas ils peuvent en 
recommencer une autre ; mais si on prend leurs 
petits quand ils sont déjà grands, ils s'en tiennent là 
et à rron avis en voici la raison : les petits n'aban- 
donnent le nid que lorsqu'ils sont capables de saisir 
leur proie eux-mêmes, et encore après la sortie du 
nid les parents restent-ils assez longtemps avec eux 
pour les dresser à la chasse, aussi pendant les pre- 
miers jours qui suivent la sortie du nid, toute la 
famille revient-elle chaque soir demander un gîte au 
toit qui l'a vue naître, et les jeunes ne commencent 
à percher séparément que lorsqu'ils se sentent assez 
forts pour se passer de leurs père et mère ; or en 
évaluant à trois mois environ le temps qui s'écoule 
entre le commencement de la ponte et l'éducation 
finale on arrive à conclure que tout le temps de la 
pariade est entièrement consacré à l'éducation de leur 
unique famille. 

L'époque de la ponte varie comme la coloration et 
le nombre des œufs pondus par chaque espèce, il en 
sera fait mention au chapitre consacré à chacune 
d'elles ; il n'en est pas de même du nid, dont à part 
les dimensions, la forme et les matériaux sont les 
mêmes pour toutes les espèces qui construisent une 
aire, car il en est plusieurs qui pondent sur la terre 
nue, sur des touffes de gazon ou surle bois vermoulu 



— 227 — 

qui s'accumule au fond des cavités naturelles des 
vieux arbres. Ce nid est invariablement composé 
dans toute son épaisseur de bûchettes ou brindilles 
d'autant plus menues qu'elles se rapprochent davan- 
tage du torus, et il offre dans ses contours une 
étendue en rapport avec la taille de l'oiseau qui en 
est le premier architecte. 

Placé d'ordinaire dans la bifurcation des plus 
grosses branches de l'arbre sur lequel il est bâti, il 
offre assez peu de prise aux ouragans de l'hiver et il 
peut ainsi se maintenir en place pendant un assez 
grand nombre d'années, aussi quand arrive le prin- 
temps suivant, il se voit de nouveau habité par ses 
premiers hôtes, et plus souvent encore pardes intrus 
qui, servis par leur bonne fortune, s'emparent sans 
plus de façon de la demeure de leurs congénères, à 
la charge par eux de réparer les dégradations qui 
peuvent y avoir été commises par les mauvais temps 
et c'est par ces brindilles fraîchement apportées au 
nid qu'on reconnaît s'il doit être bientôt habité. 

Il suit de là qu'un nid dont l'épaisseur totale pri- 
mitive peut s'élever de 15 à 20 centimètres, finit au 
bout de quelques années par en acquérir le double et 
môme le triple, à l'aide de la superposition annuelle 
de nouveaux matériaux, il en existe encore un dans 
la forêt d'Aulnay (1865), dont l'épaisseur approche 
d'un mètre, et dont la construction première due au 
grand Corbeau (Corvus corax) qu'on n'y a pas revu 
depuis, date de plus de trente ans. Inutile de dire 
qu'il a dû voir se succéder bien des générations 
diverses. 

Non contents de s'approprier la demeure de leurs 



— 228 - 

semblables, les Rapaces savent aussi bien s'accom- 
moder de celle des Corbeaux, des Pies, des Ramiers, 
quand ils les trouvent abandonnées. Si l'on se 
demande quelle est cette singulière habitude, on 
peut, ce me semble, s'en rendre facilement compte en 
songeant au genre de vie de ces oiseaux obligés de 
passer la plus grande partie de leur existence à 
chasser pour chercher leur nourriture, il ne leur reste 
que bien peu d'instants à disposer pour se livrer à 
d'autres occupations; aussi ne construisent-ils de nid 
que lorsqu'ils ne peuvent trouver de demeure toute 
préparée, et dans ce cas alors ils ont soin de le com- 
mencer longtemps avant l'époque de la ponte, parce 
qu'ils ne procèdent forcément qu'avec lenteur à son 
édification. 

Quant aux oiseaux de proies nocturnes auxquels 
ces réflexions peuvent s'appliquer d'une manière 
particulière puisqu'ils n'ont pour se livrer à la chasse 
que les quelques heures qui séparent le lever ou le 
coucher du soleil de l'obscurité complète, ils ne 
construisent presque jamais de nid, s'emparant, eux 
aussi, de nids abandonnés, sans même se donner la 
peine de les réparer, et pondant dans les trous des 
vieux arbres ou les crevasses des vieux édifices. 

D'après les idées reçues et les faits puisés dans la 
nature, au sexe mâle appartient laforcelaplus grande 
et partant le développement plus grand de la taille ; 
c'est donc un fait bien digne d'attention, et en même 
temps un grand sujet d'étonnement, pour les gens du 
monde peu adonnés aux sciences d'observation, que 
la disproportion de taille existant entre le mâle et la 
femelle des Rapaces, surtout des diurnes, à l'avan- 



— 229 — 

tage de cette dernière; la femelle en effet est toujours 
d'une taille supérieure à celle du mâle, et dans cer- 
taines espèces cette différence qui est presque d'un 
tiers avait valu à celui-ci, de la part de l'immortel 
Buffon, la dénomination de tiercelet. 

A quoi attribuer ce phénomène? Peut-on en trouver 
une explication valable, et doit-on en l'absence de 
raisons fournies par la plupart des Ornithologistes 
se contenter de celle qu'apporte M. Bailly, le sagace 
auteur de l'Ornithologie de la Savoie ? à savoir « que 
plus spécialement destinées au soin de fournir la 
subsistance à leur progéniture, la nature a voulu, par 
là, dédommager les femelles des peines et des périls 
auxquels les expose ce devoir maternel. » Cette 
raison qui m'était venue, à moi-même, à l'esprit, 
m'avait paru tout d'abord très satisfaisante ; mais 
elle se trouve détruite par le fait que j'ai été à même 
d'observer plusieurs fois que les mâles des Rapaces 
se livrant à tour de rôle avec les femelles au rude 
labeur de l'incubation, ne reculent pas devant le 
devoir d'apporter des vivres à leur famille, et en 
second lieu, pour quel motif les femelles des autres 
oiseaux qui ont les mêmes devoirs à remplir, ne 
jouiraient-elles pas du même bénéfice? 

J'ai cru dès lors devoir en chercher lacause ailleurs 
et c'est en lisant dans l'Ornithologie de la Savoie la 
phrase suivante à l'article Coucou, que m'est venue, 
à l'idée, l'explication ci-après qui me paraît être la 
plus rationnelle : « cet oiseau, dit M. Bailly, est tou- 
jours si affamé, qu'il ingurgitesanscesse une quantité 
considérable d'aliments, et d'une nature telle que 
leurs résidus occasionnent un développement consi- 

15 



— 230 — 

dérable de tout l'appareil digestif, lequel à son tour, 
influe sur le développement des œufs dans l'ovaire, 
et c'est pour cette raison que ceux-ci sont petits 
comparativement au volume du corps de l'oiseau. » 
Bailly. Orn. de la Savoie. An. 1853, t. I er , p. 398. 

Ceci posé, si nous réfléchissons au genre de vie des 
oiseaux de proie, nous les voyons parfois astreints à 
un jeûne de plusieurs jours, tandis que d'autres fois 
leur estomac membraneux leur permet par sa dila- 
tation d'ingurgiter des quantités énormes d'aliments 
dans lesquels entrent, comme chez le Coucou, des 
matières très indigestes qui lui donnent un dévelop- 
pement considérable ; mais à cette différence près 
que cet état de plénitude constant chez le Coucou, 
alterne chez les Rapaces avec l'état de vacuité de 
l'appareil digestif mentionné plus haut. 

Examinons donc ce qui va se passer à l'époque du 
développement de l'œuf. Si dans l'état de vacuité 
l'œuf peut suivre dans son évolution une marche 
normale et arriver à sa plus grande dimension, en 
sera-t-il de même quand la cavité abdominale se 
trouvera obstruée par le trop plein des organes 
digestifs ? La chose évidemment n'est pas possible : 
il pourra donc arriver, à un moment donné, une gêne 
considérable, une sorte d'arrêt de développement de 
l'embryon nuisible à la reproduction de ^espèce. 
C'est à mon sens ce que la nature prévoyante a voulu 
éviter en donnant à la femelle plus d'ampleur dans 
ses formes et partant une cavité abdominale plus 
vaste et plus en rapport avec ses fonctions. Si l'on 
m'objectait que chez les oiseaux de proie nocturnes 
la différence des sexes est presque insensible, je 



- 231 — 

répondrais que pour eux cette exception ou plutôt ce 
retour à l'état normal s'explique par la facilité plus 
grande qu'ils ont à surprendre les animaux néces- 
saires à leur entretien, et par conséquent par la 
quantité d'aliments, à peu près toujours égale, qu'ils 
prennent chaque jour. 

Serai-je arrivé à mettre en pratique le fameux vers 
de Virgile : 

Félix qui potuit rerum cognoscere causas. 

J'en prends pour juge mes lecteurs : 

Résumant les caractères propres à l'ordre des 
Rapaces nous avons pour diagnose : 

Bec fort et crochu pourvu d'une cire à sa base dans 
laquelle sont percéees les narines qui sont ouvertes ; 
quatre doigts dont trois devant et un derrière placés 
sur le même plan, entièrement libres, ou l'intermé- 
diaire et l'externe unis à leur base par une courte 
membrane ; tous flexibles et munis d'ongles forts, 
crochus, aigus et le plus souvent rétractiles. Femelle 
plus grande que le mâle ; nourriture exclusive de 
chairs fraîches ou corrompues. Odorat, ouïe et vue 
très développés. 

Leur mue est simple, tous sont monogames. 

Parmi eux, les uns chassent pendant tout le jour, 
tandis que les autres ne chassent qu'au crépuscule. 

Cette différence d'habitudes jointe à quelques 
caractères physiques a été la cause qu'on les a 
divisés en deux classes ou sous-ordres. 1° Oiseaux 
de proie diurnes ; 2° Oiseaux de proie nocturne. 



— 232 — 

PREMIER SOUS-ORDRE. 

Oiseaux de proie diurnes. — Accipitres Diurni. 

Diagnose : 
Yeux placés sur les côtés de la tête qui est relati- 
vement petite et aplatie de haut en bas ; cire décou- 
verte et fortement colorée. 



Faucons. — Falconidœ. 

Synonymie : 

Faucons G. Cuv. (1797). 

Plumicoles ou Ptilodères Dumér. (1816). 

Accipitres Sav. (1809). 

Accipitrini lllig. (1811). Vieill. (1816).Latr. (1825). 

Falconées Less. (1831). 

Falconidœ Ch. Bonap. (1831). Schinz. (1840). 

Oiseau de proie Falconoïdes Schle. (1844). 
Diagnose : 

Yeux enfoncés et protégés par une saillie de l'ar- 
cade sourcilière, tête et cou couverts de plumes ; 
point de jabot saillant ni de soies raides sous le bec. 
Nourritures consistant en chairs palpitantes. 

Suivant en cela l'exemple de Georges Cuvier et de 
Degland, je diviserai cette famille en deux sections, 
dont l'une pour les Faucons dits Nobles et l'autre 
pour les Faucons dits Ignobles. Ces dénominations 
qui au premier abord pourraient paraître arbitraires, 
attendu qu'elles ne font que perpétuer le souvenir 
des chasses d'un autre âge ont pourtant leur raison 



— 233 — 

d'être ; car les Faucons qu'on désignait alors sous le 
nom de Nobles parce que c'étaient les seuls qu'on 
dressait à chasser les autres oiseaux, offrent des 
caractères anatomiques qui les font différer des 
Faucons Ignobles ou impropres à servir dans l'art de 
la Fauconnerie. Chez ces derniers les bords de la 
mandibule supérieure sont lisses ou munis d'un 
simple feston, et « la disposition de leurs rémiges, 
dit G. Cuvier, fait le même effet que si leur aile avait 
été tronquée obliquement par le bout, d'où il résulte 
un vol plus faible, toutes choses égales d'ailleurs. » 
Tandis que la puissance du vol chez les premiers 
jointe aux dents pointues et saillantes qui ornent les 
bords de la mandibule supérieure, les rendent plus 
aptes à poursuivre leur proie et à la saisir. 

l re SECTION. 
Faucons dits Ignobles. 

Diagnose : 

Bords de la mandibule lisse ou munie d'un simple 
feston. 

A bec droit à sa base dans une plus ou moins 
grande portion de son étendue (sous-famille des 
Aquilinœ, Swains. et Ch. Bonap.) 

Genre 1er. _ Circaète. — Gircaetus Vieil. (1816). 

Synonymie : 

Falco Linn., Temm., etc. 
Aquila Briss., etc. 
Circaetos Ch. Bonap., etc. 



- 234 — 

Diagnose : 

Bec robuste épais, à base convexe et droite dans 
une très courte portion de son étendue, comprimé 
sur les côtés à bords à peine festonnés, narines trans- 
versales, ovalaires recouvertes de poils, tarses nus 
depuis le talon et réticulés, doigts courts, le médian 
et l'externe unis à leur base ; ongles courts peu 
crochus : queue carrée, lorums poilus. 

Circaète Jean-le-Blanc. — Gircaetus gallicus. 

Synonymie : 

Aquila pyrargus Briss. Orn. (1760). 

Falco gallicus Gmel. syst., Lath., Ind. 

Aquila brachydactyla Mezer. , Wolf., Tasch. 
der D., Bailly. Omit, de la Sav. 

Falco brachydactylus Temm., Schinz. 

Gircaetus gallicus Vieil I., G. Guv., Less. 

Gircaetos gallicus Ch. Bonap., Keys-et Blas. 

Circaetus gallicus Belt. (Faune). 

Falco gallicus Guill. et de Last. 

Les habitants voisins de la forêt d'Aulnay le 
nomme Orfraie. 

Description. — Mâle adulte. — Taille de 60 à 64 
centimètres. Tête grosse; parties supérieures du 
corps brunes avec l'origine des plumes d'un blanc 
pur et la bordure d'un brun clair, parties inférieures 
blanches avec des taches longitudinales brunes ou 
brun clair au centre des plumes, moins nombreuses 
sur le ventre et les flancs qu'à la gorge et à la poi- 
trine, chez les très vieux individus les taches brunes 
sont beaucoup moins nombreuses ; rémiges d'un 



— 235 — 

brun noirâtre ; queue carrée, blanche en-dessous, 
brune en-dessus avec trois bandes transversales d'un 
brun plus foncé. Bec couleur de corne. Cire et pieds 
d'un jaune blanchâtre sur le vivant ; iris d'un beau 
jaune clair brillant. 

Femelle. — Taille 67 à 69 centimètres. Elle a moins 
de blanc dans le plumage et plus de taches brunes 
sur toutes les parties du corps. 

Les jeunes de Vannée sont d'un brun roux sur la 
gorge et la poitrine avec ou sans taches blanches, le 
dessus du corps brun avec l'origine des plumes 
blanches et en vieillissant, la couleur blanche s'ac- 
centue de plus en plus. 

Réflexions. — Si le département de la Charente - 
Inférieure et les cantons qui l'avoisinentne possèdent 
pas de ces rochers inaccessibles sur lesquels les plus 
grands oiseaux de proie peuvent établir leur aire et 
y élever en toute sécurité leur famille, ils n'en sont 
pas moins remarquables par le nombre des espèces 
moyennes ou petites de la famille des Rapaces qui 
s'y reproduisent et en particulier par la présence du 
Jean-le-Blanc qui fait le sujet de cet article. L'histo- 
rique qui va suivre est extrait d'une note que j'ai eu 
l'honneur de présenter à la Société linéenne de Bor- 
deaux en 18(53, laquelle note m'a valu de la part de 
cette Société savante le titre de membre correspon- 
dant. 

Le Jean-le- Blanc est le plus grand de nos oiseaux 
de proie, l'envergure de la femelle n'a pas moins de 
1 mètre G5 centimètres. L'obscurité de son histoire 
s'explique par sa rareté : car bien que répandu dans 
plusieurs provinces, il n'est abondant dans aucune, 



236 



et pour bien le connaître il faut l'observer pendant 
plusieurs années consécutives. C'est ce que j'ai l'ait 
de 1857 à 1863 : dans le cours de ces sept années, j'ai 
eu le bonheur de rencontrer cinq nichées : ce seul 
fait établi son droit de citoyen dans les départements 
de la Charente-Inférieure et des Deux-Sèvres, bois 
d'Essouvert, forêts de Chizé et d'Aulnay ; tandis que 
Degland ne lui assigne que le Dauphiné et l'Anjou 
pour patrie ; que Temminck ne le donne que comme 
très rare en France; que Gn.illemeau qui l'appelle 
premier oiseau Saint-Martin dans son essai sur l'his- 
toire naturelle des oiseaux dudépartementdes Deux- 
Sèvres, et après lui, M. de Lastic Saint-Jal, lui 
assignent comme habitat l'arrondissement de Par- 
thenay en disant qu'on ne le voit presque jamais dans 
le Midi du département, et qu'enfin M. Beltremieux, 
dans sa faune de la Charente-Inférieure se contente 
de dire : très rare, se trouve quelquefois dans les 
forêts de Saintonge. 

Si nous examinons maintenant quel est son mode 
de nidification, nous trouverons encore les auteurs 
en désaccord, les uns comme Guillemeau, le faisant 
nicher à terre dans les endroits couverts de bruyères, 
de genêts et d'ajoncs ; d'autres sur les arbres les plus 
élevés ; les autres lui assignant indistinctement ces 
deux genres de nidification. 

Si nous passons à l'étude de sa ponte et de son 
genre de vie, nous allons voir une divergence d'opi- 
nions plus grande encore, onenjugeraparles extraits 
suivants : 

Chenu, dans son encyclopédie assigne aux Circaètes 
une ponte de deux ou trois œufs d'un blanc légère- 



— 237 — 

ment sans taches mais onde par places d'une nuance 
jaunâtre à peine sensible, dégénérant quelquefois en 
taches plus rembrunies assez marquées : grand dia- 
mètre 0,75, petit diamètre 0,59. Une nourriture com- 
posée de rongeurs, de lièvres, de perdrix, de volailles 
de basse-cour et même de reptiles et d'insectes à 
élytres. 

Temminck nous dit qu'il niche sur les arbres les 
plus élevés, qu'il pond deux ou trois œufs d'un gris 
lustré sans taches, qu'il se rourrit de lézards et de 
serpents auxquels il donne la préférence, rarement 
d'oiseaux et de volailles. 

La femelle qui est rousse, nous dit Guillemeau, 
fait son nid presque à terre et pond trois œufs ar- 
doisés. 

Il est le fléau des basses-cours. 

MM. de Lastic et Beltremieux ne font aucune 
mention de sa ponte ni de son genre de vie. 

Bailly (ornithol. de la Savoie) dit que le seul œuf 
pondu par le Jean-le-Blanc. est allongé, très gros en 
proportion de la grosseur de l'oiseau, rude sur toute 
sa surface, d'un blanc teint légèrement de gris ver- 
dâtre ; plus grand diamètre 7 cent. 4 mill., plus petit 
6 cent. La femelle pond du 20 au 25 avril, elle niche 
tantôt sur les arbres les plus élevés; tantôt dans 
les anfractuosités des rochers ou sur les buissons 
épineux qui y croissent ; quelquefois près de terre 
dans des positions que l'on atteint sans péril, même 
sans faire usage de cordes. 

L'aire est formée au dehors avec de petites branches 
surtout celles d'aubépine, en dedansavec des rameaux 
de buis, des débris de roseaux, des racines déliées et 



— 238 - 

de la mousse. Pendant que la femelle couve, on voit 
chaque jour le mâle qui lui apporte dans ses serres 
des reptiles, surtout des serpents et des couleuvres. 

Enfin nous lisons dans Degland (Ornith. Europ.) 
Il nicherait suivant M. Bouteille, non-seulement sur 
les arbres élevés, mais aussi dans les taillis et les 
broussailles. M. Tyzenhauz avance que cet oiseau 
construit comme l'Aigle, son aire sur les arbres de 
haute futaie et jamais à terre. Ses œufs au nombre 
de deux ou trois, sont d'un blanc sale ou grisâtre 
souvent un peu azurés et sans taches. Un œuf que 
je possède depuis peu, et que je dois à l'obligeance 
de M. Bouteille, auteurde l'Ornithologie du Dauphiné, 
est d'un blanc pur un peu rude au toucher. Son au- 
thenticité ne pourrait être contestée, car la femelle a 
été prise en même temps. Grand diamètre 6 cent. 1/2, 
petit diamètre 4 cent. 1/2. C'est d'après des données 
fausses que dans mon catalogue des oiseaux d'Europe, 
j'ai décrit les œufs de cet oiseau comme étant petits, 
longs et lustrés. M. Moquin-Taudonmefaitobserver 
que l'œuf figuré par Thienemann est trop petit et trop 
bleuâtre pour être celui du Jean-le-Blanc, ce serait 
suivant lui un œuf d'Autour. 

Le Jean-le-Blanc vit sur les lisières des bois, fré- 
quente les taillis. L'hiver, selon M. Bouteille, il rôde 
près des habitations pour enlever les oiseaux de 
basse-cour dont il fait en cette saison sa principale 
nourriture, pendant l'été et l'automne, il fréquente 
les marais et se nourrit alors de mulots et de lézards. 
M. Tyzenhauz n'est pas d'accord sur ce sujet avec 
notre ami ; car d'après lui le Jean-le-Blanc ne fait 
pas la chasse aux petits animaux : « les coqs de 



— 239 — 

bruyère, les lièvres, les perdrix et la volaille de basse- 
cour sont sa proie favorite, et si l'on a trouvé parfois 
des reptiles dans son estomac, ce n'est sans doute 
que dans les cas de disette. » Malgré l'assertion de 
M. Tyzenhauz, il est certain cependantqu'il s'attaque 
aux petits animaux et même aux insectes. M. Gerbes, 
dans une communication qu'il m'a faite, me dit avoir 
trouvé en octobre 1839 et 1841, l'estomac de trois 
Jean-le-Blanc, qu'il eût l'occasion d'examiner à ces 
époques différentes, uniquement rempli de grands 
insectes à élytres. 

Que ressort-il de toutes ces observations contra- 
dictoires, c'est comme l'écrit Degland, dans un pas- 
sage cité plus haut, qu'il faut connaître l'authenticité 
d'un fait pour l'affirmer, et dans la partie qui nous 
occupe, cette authenticité ne peut s'obtenir, comme 
je l'ai dit quelques pages auparavant, que par l'ob- 
servation directe des nichées et la capture de leurs 
auteurs. 

Voici donc le récit de l'histoire du Jean-le-Blanc, 
telle qu'il m'a été donné de l'étudier pendant le cours 
de plusieurs étés. Commençons par constater le 
séjour éphémère du Jean-le-Blanc pami nous; il 
arrive dans nos contrées vers la fin de mars ou les 
premiers jours d'avril pour nous abandonner vers la 
fin d'août ou dans le courant de septembre ; on voit 
donc par là qu'il n'est pas sédentaire dans notre 
dé partement, et ce séjour d'assez courte durée corres- 
pondant aux mois les plus chauds de l'année, ne 
milite-t-il pas un peu en faveur de ceux qui font con- 
sister sa principale nourriture en reptiles de toutes 
sortes, et ne considèrent que comme accidentelle 



— 240 — 

celle qu'il prend ailleurs. Cette opinion formellement 
soutenue par les riverains de la forêt d'Aulnay est 
aussi celle à laquelle je me range par ces motifs : 
1° Qu'il m'est arrivé de voir à deux reprises diffé- 
rentes passer un Jean-le-Blanc au-dessus de nos 
têtes emportant un serpent dans ses serres ; 2° Que 
j'ai eu l'occasion de visiter l'estomac de cinq de ces 
oiseaux pendant l'été, et que tous l'avaient exclusi- 
vement rempli d'écaillés de reptiles roulées en 
pelotes ; 3° Que j'ai eu à ma disposition une femelle 
vivante qui a été nourrie pendant quinze jours avec 
des lézards et des couleuvres à l'exclusion de toute 
autre nourriture, et que ce n'est que lorsque cette 
nourriture lui manqua qu'on lui servit des rats et des 
souris dont elle semblait bien s'accommoder, jusqu'au 
jour où elle ingurgita un rat empoisonné par le phos- 
phore qui lui causa la mort à elle-même. 

D'après ces faits je me crois en droit déconsidérer 
comme s'éloignant de la vérité l'opinion soutenue par 
Chenu, Guillemeau, Tyzenhauz; car s'il vivait comme 
nos autres oiseaux de proie au détriment des petits 
Mammifères et des oiseaux, il habiterait aussi bien 
avec nous pendant l'hiver, tandis qu'il n'arrive qu'au 
moment où les reptiles commencent à secouer leur 
torpeur et ne repart qu'au moment où ceux-ci re- 
tombent dans leur torpeur hivernale, disparaissent 
de la surface du sol, et le mettent dans la nécessité 
de courir à la recherche de climats plus appropriés 
à son genre de vie. 

La femelle du Jean-le-Blanc nous ditBailly (Ornith. 
de la Savoie), pond du 20 au 25 avril ; je ne connais 
aucun autre auteur qui parle de l'époque de la ponte, 



— 241 — 

et je considère l'avis de M. Bailly comme véritable, 
car il m'est arrivé de recueillir un œuf non couvé le 
29 avril 1860, un autre le. 16 mai 1857 qui l'était à 
moitié, enfin en 1859 et en 1862 j'en ai rencontré deux 
nids dans chacun desquels se trouvait un jeune à 
peine éclos ; ce qui me l'ait considérer la durée de 
l'incubation comme étant d'un mois au lieu de sept 
semaines comme le prétendent les riverains de la 
forêt d'Aulnay. 

L'aire est composée de brindilles de toute nature 
appartenant aux arbres qui avoisinent la demeure du 
Jean-le-Blanc ; si dans la Savoie c'est le buis, les 
roseaux et la mousse qui en forment les matériaux ; 
dans le nôtre on y trouve guère que des branches de 
hêtre (fayard de nos campagnards), de chêne, d'érable 
ou d'aubépine, je n'y ai jamais observé de mousse, 
ni aucun corps moelleux ; seulement les brindilles 
qui en forment la charpente sont d'autrant plus 
serrées les unes contre les autres et d'autant moins 
grosses qu'elles se rapprochent du torus ; dans l'in- 
térieur de celui-ci, on trouve presque toujours des 
brindilles munies de leurs boutons prêts à s'épanouir; 
car lorsque le Jean-le-Blanc est dans l'obligation de 
se construire un nid ou d'en restaurer un ancien, 
c'est toujours au moment où les arbres commencent 
à bourgeonner qu'a lieu la fabrication. Ses dimen- 
sions varient selon la forme des branches qui le sup- 
portent ; ainsi, tandis qu'il peut offrir un diamètre 
uniforme de 0,70 à 0,80 cent., il peut arriver que l'un 
des diamètres aura un mètre et plus, tandis que 
l'autre n'en aura que la moitié. La profondeur du 
torus est à peine de 0,10 centimètres à son centre, et 



242 



elle n'y arrive que par une pente insensible à partir 
des bords du nid ; quant à l'épaisseurtotaleelle varie 
considérablement comme nous l'avons vu dans les 
généralités sur les oiseaux de proie. Que dirai-je de 
sa position par rapport au sol ? Si quelques ornitho- 
logistes l'ont rencontré dans des buissons peu élevés 
au-dessus de la terre, j'affirme pour ma part ne 
l'avoir vu placé qu'au sommet des arbres les plus 
élevés. 

Mais c'est la ponte du Jean-le-Blanc qui a donné 
lieu aux plus grandes erreurs, comme nous venons 
de le voir. Et c'est la raison pour laquelle je me suis 
étendu aussi longuementsurlechapitredecet oiseau: 
car à l'époque où je commençais mes recherches pour 
arriver à la confection de l'Ornithologie de la Cha- 
rente-Inférieure, je fus on ne peut plus surpris de 
rencontrer un oiseau ne pondant qu'un seul œuf ; ce 
fait me parut d'autant plus singulier que je n'en 
trouvais trace dans les différents auteurs d'ornitho- 
logie que je pouvais consulter alors ; tous portaient 
à deux ou plus, le nombre d'œufs pondus par notre 
Circaète. Ce fut justement à cette époque (18G3) que je 
publiai la note spéciale destinée à laSociétélinnéenne 
de Bordeaux, dans laquelle j'établissais comme fait 
nouveau et hors de conteste la ponte d'un seul œuf 
par le Jean-le-Blanc. Ce n'estquedepuiscette époque 
que j'ai eu entre mes mains l'Ornithologie de la 
Savoie, de Bailly, que j'ai vu cet observateur faire 
pour son pays ce que j'étais en devoir de faire pour 
le mien, et que nous étions arrivés l'un et l'autre à la 
constatation du même fait. On doit donc considérer 
désormais comme de nulle valeur : 1° les trois œufs 



— 243 — 

ardoisés de Guillemeau; 2° les deux ou trois œufs 
d'un gris lustré sans taches de Temminck ; 3° les 
deux ou trois œufs d'un blanc sale ou grisâtre sou- 
vent un peu azurés ou sans taches de Tyzenhauz ; 4° 
ceux représentés par Degland dans son catalogue ; 
5° les deux ou trois œufs de Chenu et la description 
aussi peu exacte qu'il en donne. 

Voici la description exacte de l'œuf du Jean-le- 
Blanc prise sur quatre œufs que j'ai eus en ma pos- 
session, on verra qu'elle diffère peu de celle donnée 
par Bailly, que les diamètres qu'il lui assigne sont 
semblables à ceux que j'établis, et on pourra juger 
de la différence qui existe entr'eux et les mesures 
données par les auteurs cités plus haut : œuf à test 
très épais, à surface rugueuse, constamment d'un 
blanc mat sans taches, offrant parfois dans certains 
points des macules d'un roux jaunâtre, qui semblent 
être des souillures plutôt qu'une sécrétion naturelle ; 
il en est cependant quelques-unes de très petites à 
peine visibles qui sembleraient appartenir à ce mode 
de formation, et qui sont plusbrunes.il a pour grand 
diamètre de 7 cent. 3 mil!, à 7 cent. 6 mill. et pour 
petit diamètre de 5 cent. 1/2 à 6 cent. 

J'ai fait tout ce qui m'a été possible pour établir 
l'authenticité de l'histoire de cet oiseau difficile à 
étudier en raison de sa rareté, laquelle ne doit actuel- 
lement surprendre personne, puisqu'il faut compter 
au moins deux années pour la formation d'un couple, 
en admettant encore qu'il naisse un mâle une année 
et une femelle l'année suivante, ou réciproquement, 
car s'il venait à naître pendant deux ou trois années 
consécutives des individus du môme sexe, il serait 



— 244 - 

facile de se rendre compte du petit nombre de couples 
dispersés çà et là. Habite: les forêts d'Aulnay, de 
Chizé, le bois d'Essouvert. — R. R. 

B. Bec recourbé dès la base, sous-famille des 
Buteoninœ, Gircinœ et Accipitrinœ (Swains et Ch. 
Bonaparte). 

Genre II e . — Buse. — Buteo (Guv., Degland, etc.) 

Synonymie : 
Falco Linn., Temm., etc. 

Diagnose : 
Bec à bords ronds, narines arrondies, ouvertes 
dans une grande étendue et garnies de poils en 
arrière, lorums poilus. 

Buse vulgaire. — Buteo vulgaris (Keys. et Blas.) 

Synonymie : 

Falco Buteo Linné, Temm.,, etc. 
B«teo nutans et fasciatus Vieillot. 
Noms du pays : Gosse ou Gossarde noire. 

Description. — Mâle et femelle adultes. — La 
taille du mâle varie entre 50 et 56 centimètres, celle 
de la femelle peut atteindre de 60 à 70 cent. ; l'en- 
vergure varie de 1 mètre 10 cent, à 1 mètre 40 cent. 

Si la Buse vulgaire offre dans son plumage des 
variétés de coloration telles qu'elles ont donné lieu à 
la formation d'espèces différentes créées par certains 
auteurs, il n'en est pas moins vrai que la coloration 
uniforme du dessus du corps et d'une grande portion 



- 245 — 

du dessous, d'un brun plus ou moins foncé, pouvant 
arriver à la teinte du chocolat, est la raison pour 
laquelle les habitants des campagnes lui ont donné 
l'épithète de noire. Chez les mâles jeunes ou vieux, 
cette couleur est si dominante aux parties inférieures 
que Ton n'aperçoit çà et là sur la poitrine que quelques 
teintes d'un blanc jaunâtre, tandis que chez la femelle 
ces taches, beaucoup plus grandes, alternent avec 
d'autres taches d'un brun foncé en forme de lances 
verticales placées parallèlement entre elles ; la plus 
grande abondance des taches blanches ou blanc 
jaunâtre et leur disposition a donné lieu à la création 
d'espèces telles que le Busardet, la Buse changeante, 
la Buse à poitrine barrée, et qui, comme je viens de 
l'expliquer, ne sont que des variétés de plumage de 
la Buse vulgaire. 

Les jeunes de l'année chez lesquels la différence de 
taille est déjà très prononcée entre le mâle et la 
femelle, comme j*ai pu m'en convaincre par l'obser- 
vation d'une nichée que j'ai élevée sous mes yeux, 
offrent les colorations suivantes. Le jeune mâle 
diffère peu du vieux, si ce n'est que les taches d'un 
blanc jaunâtre de la poitrine sont un peu plus éten- 
dues ; la jeune femelle a la gorge et le bas du cou 
blancs avec des traits bruns linéaires allongés ; toute 
la poitrine et le haut du ventre maculé de taches 
brunes et blanches, ces dernières beaucoup moins 
abondantes, et le bas-ventre presque tout entier d'un 
blanc jaunâtre. La queue, chez les jeunes comme 
chez les vieux, est barrée de bandes transversales de 
couleurs alternativement plus claires et plus foncées, 

mais dans les nuances brunes. 

16 



— 246 — 

Le bec est noirâtre ou de couleur plombée suivant 
l'âge, la cire et les pieds sont jaunes. La teinte de 
l'iris n'est pas la même à tous les âges de leur exis- 
tence ; aussi Chenu, Temminck, Millet, Bailly se 
trompent-ils en partie quand ils disent ; le premier : 
iris jaune ; le second : iris rougeâtre ; le troisième : 
iris jaune ou bran. Degland se rapproche plus de la 
vérité en disant qu'il varie du brun au roux ou au 
blanc jaunâtre ; c'est en effet cette couleur qui est la 
plus commune, le roux brun vient ensuite sur les 
sujets moins âgés et enfin les jeunes ont l'iris d'un 
gris bleu tout-à-fait remarquable. 

La Buse que Guillemeau nous dit être sédentaire 
'dans le département des Deux-Sèvres, l'est aussi 
dans ceux des Deux-Charentes. Cependant, M. Bel- 
tremieux (Faune delà Charente-Inférieure), ne semble 
pas être de cet avis, car il dit : Commune, passe à 
l'Automne. » Ne serait-ce une grave erreur, commise 
par notre honorable collègue, car c'est assurément 
l'oiseau de proie, de moyenne grandeur, le plus 
répandu dans notre pays, en toutes saisons. 

La Buse niche sur les arbres les plus élevés en 
s'emparant comme ses congénères des nids aban- 
donnés qu'elle irouve à sa convenance, et contraire- 
ment à l'opinion de Chenu, je n'y ù jamais trouvé 
aucune espèce de corps moelleux pas plus que dans 
le nicl d'aucun autre Rapace ; je renvoie pour ce qui 
est do sa construction et de ses diamètres à ce que 
j'ai dit aux généralités surles oiseaux de proie. Comme 
c'est un des Rapaccs les plus communs et qu'il est 
dès lors plus facile de se procurer sa couvée, nous 
allons voir les auteurs s'accorder presque tous sur 



— 247 — 

le nombre et la couleur de ses œufs. Guillemeau, en 
effet, nous dit : « la femelle pond deux ou trois œufs 
blancs, parsemés détaches assez grandes, sans ordre 
etroussâtres, quelquefois sans taches. » Millet : a la 
femelle pond deux ou trois œufs ovales, très gros, 
tachetés de brun roux sur un fond blanc. » Temminck : 
« la femelle pond trois ou quatre œufs d'un blanc 
légèrement onde de verdâtre marqué de taches rares 
d'un brun jaunâtre. » Degland: « la femelle pond trois 
ou quatre œufs d'un blanc grisâtre ou légèrement 
verdâtre avec de petits points bruns ou jaunâtres, de 
larges taches rousses ou roussâtres et d'autres taches 
brunes, quelquefois les taches brunes sont nom- 
breuses, d'autres fois on ne voit que des points rares 
ou peu colorés, on en trouve môme des variétés sans 
taches ; leur volume est invariable, grand diamètre 
5 1/2 cent., petit diam. 4 1/2 ordinairement. » Bailly: 
« elle pond en mai deux ou trois œufs ovales blan- 
châtres sans taches ou ondulés de gris, ou plus ou 
moins tachetés de brun clair ou de jaunâtre, leur 
longueur est de 5 cent. 2 à 4 mill. » Enfin Chenu nous 
apprend que la femelle pond trois ou quatre œufs 
d'un ovale presque parfait et ayant rarement l'un 
des bouts plus aigu que l'autre, à coquille unie, mat 
et presque sans aucun reflet, la couleur est d'un 
blanc très légèrement bleuâtre, fort souvent unie et 
sans la moindre tache, tantôt maculée de taches 
rares d'un brun de rouille très léger, d'autres d'un 
gris lilas ressemblant à des gouttes tombées, du 
sommet de l'œuf vers sa base, et augmentant gra- 
duellement de densité dans le même sens ; tantôt 
légèrement rosé, vers le gros bout et clair semés de 



— 248 — 

nombreux petits points d'un brun rougeâtre et de 
quelques gouttes plus rares d'un gris lilas vaporeux 
se perdant insensiblement dans le fond de la coquille, 
les unes et les autres plus fréquentes au gros bout : 
si les mêmes teintes sont plus faibles et moins pro- 
noncées, c'est l'œuf de la busechangeante, de Vieillot, 
variété non admise comme espèce : tantôt légère- 
ment ondée de brunâtre et maculée dans le premier 
tiers de la longueur de l'œuf de taches rares d'un 
brun rougeâtre, se rapprochant tellement entre elles 
vers le gros bout qu'elles finissent par une teinte 
uniformément brune, tantôt enfin plus ou moins 
régulièrement et uniformément maculée de taches 
d'un brun légèrement rougeâtre en forme de gouttes 
verticales du sommet à la base de l'œuf, et finissant 
par se réunir pour donner au gros bout de l'œuf une 
teinte brune. Grand diamètre 57 à 58 mill., petit dia- 
mètre 45 à 47 mill. » 

Voici maintenant le récit de mes observations : le 
volume des œufs de Buse est très variable, il en est 
de même de leur iorme ; les uns sont très allongés et 
sensiblement aigus par un bout, les autres et c'est le 
plus grand nombre sont comme le dit Chenu, d'un 
ovale presque parfait et à bouts semblables. La 
coquille est d'un blanc mat et sans rugosité, je n'en 
ai point vu de bleuâtre ou verdâtre, s'il en existe 
quelques-unes d'immaculées, je n'ai jamais eu l'oc- 
casion d'en observer ; le plus souvent elle est par- 
semée de taches irrégulières d'un roux jaunâtre sale 
semblant faire corps avec elle, ces taches sont tantôt 
plus abondantes au gros bout, tantôt au petit bout, 
tantôt sur la surface de l'œuf comprise entre ces deux 



— 249 — 

extrémités, on pourrait dire de ces taches qu'elles 
sont nébuleuses par opposition à la couleur rouille de 
quelques autres qui se trouvent çà et là jetées au 
milieu des premières et dont quelques-unes affectent 
des formes singulières; telle est celle représentant 
un buste d'homme coupé au niveau des épaules et 
placé vers l'une des extrémités d'un œuf quej'ai dans 
ma collection. J'en possède un autre sur lequel les 
taches de rouille et les taches nébuleuses font défaut, 
mais qui offre sur toute sa surface, et en petite 
quantité, quelques petits traits ou points d'un brun 
noirâtre qui vont en s'épaississant vers le gros bout 
où ils sont plus agglomérés. C'est là une des colo- 
rations décrites par Chenu. Et de plus on y remarque 
quelques macules semblables à celles signalées sur 
l'œuf du Jean-le-Blanc. Les diamètres, surtout le plus 
grand, varient beaucoup d'un œuf à l'autre; ainsi j'en 
possède un qui mesure 59 mill., tandis qu'un second 
n'en a que 51 mill., mais la majorité se tient à 53 
mill. ; le petit diamètre sur ces mêmes œufs a oscillé 
entre 41 et 43 mill. 

La ponte de la Buse a lieu d'ordinaire dans la pre- 
mière quinzaine de mai, et l'on reconnaît quelques 
jours auparavant le nid, qu'elle achoisi poury déposer 
ses œufs, aux brindilles garnies de leurs nouvelles 
feuilles qu'elle y apporte de temps à autre, afin de 
réparer les dégâts causés par les mauvais temps de 
l'hiver précédent. Dans les six nichées que j'ai ren- 
contrées, le nombre des œufs a toujours été de trois. 
La durée de l'incubation est selon toute probabilité 
d'un mois environ, car j'ai trouvé des œufs fraîche- 
ment pondus dès les premiers jours de mai, d'autres 



— 250 — 

à demi-couvés vers 1r 17 du même mois, et d'autres 
près d'éclore vers le 4 juin. 

Tous les auteurs sont d'accord sur son genre de 
nourriture qui consiste en petits mammifères, en 
oiseaux, en insectes de toute sorte et même en 
reptiles. J'ajouterai qu'il n'est point de nourriture 
qu'elle dédaigne quand elle est pressée par la faim ; 
ce besoin impérieux de toutanimal vivant dompte les 
natures les plus farouches, or la Buse comme ses 
congénères fuit l'homme et neselaisse jamais appro- 
cher par lui à moins qu'il ne la surprenne par la ruse; 
eh bien, dans l'hiver de 1864 à 1865, qui fut remar- 
quable par une période de douze jours d'un froid 
excessif durant lesquels les oiseaux sylvains nous 
avaient abandonnés, et les petits mammifères res- 
tèrent engourdis dans leurs demeures souterraines, 
je vis une Buse mâle tuée au dégel par un garçon de 
ferme, pendant qu'elle était occupée à quelques pas 
de lui, à dévorer les rares lombrics que le soc de la 
charrue mettait à découvert. 

Habite les forêts et les grands bois.Forêtd'Aulnay, 
de Chizé, de Saint-Trojan (île d'Oleron), bois d'Essou- 
vert, forêt de Benon. — G. 

Genre IIR — Bondrée. — Pernis G. Cuv. (1816). 

Synonymie : 
Falco Linné, Temm., etc. 
Buteo G. Cuv. (1799), Neillot. 

Diagnose : 
Bec comprimé à dos saillant, narines oblongues 
percées obliquement sur le bord de la cire qui est 
nue. Lorums garnis de plumes serrées, écailleuses. 



— 251 -- 
Bondrée commune. — Pernis apivorus G. Guv. 

Synonymie : 
Falco apivorus Linn., Temm. 
Buteo apivorus Vieill. 

Noms du pays : Cossarde grise. Gros. Tr. Om- 
breau 

Description. — Mâle et femelle adultes. — La 
taille varie pour le mâle de 55 à GO centimètres, et 
son envergure est d'environ 1 mètre 20 cent, à 1 m. 
30 cent. ; la taille de la femelle est de 66 à 67 centi- 
mètres et son envergure atteint d'ordinaire 1 mètre 
40 centimètres. 

Le mâle a le sommet de la tête cendré bleuâtre et 
tout le dessus du corps d'un brun cendré, la gorge 
d'un blanc jaunâtre est marquée de lignes brunes 
longitudinales, le reste du dessous du corps est blan- 
châtre ou d'un blanc jaunâtre marqué de taches 
triangulaires brunes. La queue qui est grise offre 
dos bandes transversales brunes placées à distances 
égales les unes des autres (Bailly). 

Chez la femelle il n'existe de cendré bleuâtre qu'au 
front, le dessus du corps est un peu plus brun, les 
parties inférieures offrent moins de blanc et plus 
de taches roussâtres (Bailly). 

Tout en admettant que cette coloration dans les 
deux sexes soit la règle générale, je ne puis me dis- 
penser néanmoins de dire que le plumage de cet 
oiseau est sujet à de fréquentes variations, car je 
possède un mâle dont le plumage est identiquement 
semblable à celui de la femelle ; il est donc impos- 
sible à première vue d'en faire la distinction. Chez 



— 252 — 

cos deux sujets les plumes delà poitrine et du ventre 
ont toute leur partie supérieure blanche avec la tige 
brune, et leur moitié inférieure, de môme couleur que 
la tige, offre la forme d'un fer de lance ; les plumes 
du bas-ventre et les sous-caudales présentent les 
mêmes dispositions, mais avec cette différence que 
la couleur brune est remplacée par la rousse. 

Je possède une autre femelle dont les parties 
blanches du dessous du corps sont beaucoup moins 
étendues que les parties brunes et roussâtres, ce qui 
donne à l'oiseau une teinte beaucoup plus sombre. 

Les jeunes de l'année tiennent de la livrée du père 
et de la mère, mais le cendré bleuâtre de la tête Jeur 
fait défaut: mais malgré la diversité de coloration du 
plumage des jeunes comme des vieux, on recon- 
naîtra toujours la Bondrée à ses lorums emplumés 
qui lui donnent une physionomie toute particulière et 
bien différente de celle de ses congénères. Je me suis 
souvent demandé quel était le motif de cette confor- 
mation particulière, et je crois qu'on doit en chercher 
l'explication dans le genre de vie de cet oiseau ; car 
si la Bondrée se nourrit parfois de mulots, de souris 
ou d'insectes à élytres, sa nourriture de prédilection 
consiste en larves de guêpes et d'abeilles, d'où son 
nom d'Apivorus [mangeuse d'abeilles). Or, pour 
saisir ce genre de proie, elle est dans l'obligation 
d'enfoncer sa tête dans les cavités qui recèlent ces 
animaux, et si ses lorums comme ceux des autres 
Rapaces se trouvaient dénudés, elle serait atout 
instant blessée par le dard venimeux de ses victimes, 
tandis que le dard vient s'émousser sur les plumes 
courtes et serrées qui entourent ses orbites. C'est à 



— 253 — 

ce même genre de vie qu'il faut attribuer la force la 
moins grande, que chez ses congénères, de ses serres 
et de son bec. Ce dernier est noirâtre avec la cire 
brunâtre, tandis que les pieds et l'iris sont d'un beau 
jaune citron. 

Comme le Jean-le-Blanc, la Bondrée n'est point 
sédentaire dans nos contrées, comme lui elle n'y 
arrive qu'à l'époque où elle peut rencontrer en 
abondance sa nourriture favorite, c'est-à-dire vers la 
fin d'avril et elle nous abandonne aussitôt que les 
petits sont assez forts pour entreprendre une assez 
longue pérégrination, ce qui a lieu vers la fin de 
septembre. 

La Bondrée était inconnue à Guillemeau, cependant 
M. de Lastic Saint-Jal la met au nombre des oiseaux 
sédentaires du département des Deux-Sèvres. M. Bel- 
tremieux la dit « rare, de passage irrégulier, niche 
dans les arbres » Millet, Temminck, Chenu, Degiand, 
Bailly s'accordent sur son mode de nidification sur 
les grands arbres, et sur son genre de nourriture, 
bien que Degiand soit plus explicite en lui assignant 
pour nourriture principale les insectes ailés et sur- 
tout les guêpes. 

Il n'en est plus de même pour la ponte, car le 
premier nous dit « que la femelle pond trois ou quatre 
œufs d'un blanc sale, marqués de taches d'un brun 
olivâtre en grande partie confluentes, et qu'ils sont 
un peu plus gros que ceux de TEpervier. » Le second 
« qu'elle pond de petits œufs d'un blanc jaunâtre, 
marqués de grands espaces brun rougeâtre, souvent 
totalement de cette couleur ou avec des taches nom- 
breuses et si rapprochées que le blanc s'aperçoit à 



— 254 — 

peine. » Le troisième « ses œufs au nombre de trois 
ou quatre sont généralement recouverts en entier 
d'une épaisse couche de brun variant du bistre au 
brun rouge, paraissant comme effacé par places, 
laissant à peine apercevoir le fond blanc de la 
coquille : parfois mais très rarement, simplement 
maculés de points brun de bistre en forme de cou- 
ronne sur un fond d'un beau blanc mat. Grand dia- 
mètre 0,48 m. à 0,56 m., petit diam. de 0,40 à 0,44. » 
Le quatrième « la ponte est rarement de plus de deux 
reufs à fond jaune ou jaunâtre avec des taches rous- 
sâtres ou rougeâtrcs très intenses et quelquefois si 
nombreuses que l'œuf en est entièrement recouvert, 
ordinairement elles sont toujours plus épaisses et 
plus rapprochées vers ie gros bout ; grand diamètre 
0,5 cent., petit diam. 0,4 1/2 cent.» Le cinquième 
« la femelle pond vers le commencement de juin ou 
la fin de mai trois ou quatre œufs à peu près de la 
grosseur de ceux de l'Autour, d'un blanc grisâtre ou 
roussàtre avec des taches ou de grands espaces d'un 
brun foncé si nombreux et si serrés que souvent la 
couleur du fond s'aperçoit à peine. » 

Voici le résultat de mes observations comparé à 
celui des auteurs précédents. Comme eux je constate 
que si la Bondrée se nourrit de petits animaux, c'est 
surtout aux insectes ailés qu'elle s'attaque de préfé- 
rence comme j'ai pu m'en convaincre par les débris 
trouvés dans l'estomac de cinq d'entre elles. Elle ne 
niche que sur les grands arbres et son nid est com- 
posé des mêmes éléments que celui de ses congé- 
nères, seulement j'ajouterai que comme la Buse elle 
répare les dégâts occasionnés par l'hiver, en appor- 



— 255 - 

tant dans l'aire qu'elle s'est choisie des brindilles 
munies de leurs feuilles vertes, car elle n'opère qu'à 
la fin de mai ou dans les premiers joursde juin, c'est 
le Rapace dont la ponte est, dans notre contrée, la 
plus tardive; et c'est à ces brindilles fraîchement 
apportées que les AaM^es reconnaisscntsila demeure 
sera bientôt habitée. Je vais raconter ici, au sujet 
d'une des Bondréesqueje possède clans ma collection, 
un l'ait à l'appui de ce que j'ai avancé en parlant de 
la nidification des oiseaux de proie, à savoir qu'ils 
s'emparent indistinctement des nids de. leurs congé- 
nères quand l'hiver ne les a pas entièrement détruits. 
C'était vers la mi-mai 186G, je fus prévenu un matin 
par la lettre que je reçus de M. Monnet, habitant de 
la commune de Vinax sur le territoire de laquelle est 
assise une partie de la forêt d'Aulnay, qu'il venait de 
trouver un nid de Cossarde noire, qu'il l'avait tendu 
la veille et que je pouvais m'y rendre le lendemain 
afin d'aller le dénicher avec lui. Je dois ajouter entre 
parenthèses, que trop éloigné de la foret d'Aulnay 
pour surveiller les nichées des oiseaux de proie, j'en 
avais alors chargé M. Monnet, que l'épidémie de la 
variole de 1871 a depuis emporté, et à la mémoire 
duquel je suis heureux de rendre un juste sentiment 
de reconnaissance, car c'est à lui que je dois de con- 
naître d'une manière exacte l'histoire de la plupart 
de nos Rapaces : seulement pour me convaincre de 
la vérité, je lui avais bien recommandé de me faire 
part de chacune des nichées qu'il rencontrerait afin 
de les étudier sur place et d'en capturer les auteurs. 
Le lendemain matin je me rendis sans retard au 
lieu indiqué, et les lacs placés la veille par Monnet 



— 256 — 

sur le nid de la Buse vulgaire, afin d'en capturer l'un 
des auteurs, retenaient effectivement le mâle qui fut 
mis aussitôt à ma disposition : à quelques pas de là 
se tenait la femelle qui par ses cris plaintifs faisait 
sentir la perte qu'elle venait de faire. Désireux de la 
capturer à son tour, je priai Monnet de regrimper 
sur l'arbre qui supportait le nid et de le retendre (sui- 
vant l'expression du pays). Les lacs furent donc 
placés de nouveau, et nous nous retirâmes à l'écart 
pour donner h la femelle le temps et le loisir de 
reprendre son incubation. Mais voilà qu'un épouvan- 
table orage se lève et qu'une pluie torrentielle en 
pénétrant nos vêtements nous force à regagner notre 
gîte ; or la nuit approchait, je repris à contre-cœur le 
chemin de mon domicile, en priant Monnet de veiller 
au nid et en lui assurant que je reviendrais le voir 
quelques jours après. 

La semaine suivante en effet, je faisais voile pour 
Vinax et j'appris à mon arrivée et à mon grand 
désappointement, que la femelle de la Buse vulgaire 
n'était point revenue à son nid. Je priai mon cicérone 
de m'y conduire quand même, avec l'intention de 
m'emparer des trois œufs qu'elle y avait pondus. Or 
quel ne fut pas notre étonnement en arrivant à 
quelques pas de l'arbre qui supportait le nid de voir 
celui-ci occupé par un oiseau de forte dimension. 
Notre première pensée fut de croire à la reprise de 
l'incubation par la Buse femelle, et comme je m'étais 
muni de mon fusil de chasse, je pris toutes mes pré- 
cautions pour arriver à portée, afin de l'abattre : mais 
ces précautions étaient inutiles, caren approchant de 
nouveau, nous vîmes l'oiseau debout sur son aire et 



- 257 — 

ne se donnant aucun mouvement. Nous n'eûmes pas 
de peine à en comprendre la cause ; les lacs placés 
sur le nid huit jours auparavant et qui y étaient tou- 
jours demeurés depuis avaient produit leur effet. 

Grimper aussitôt sur l'arbre ne fut que l'affaire 
d'un instant pour Monnet qui en rapporta une Bon- 
drée prise par le cou et encore vivante ; cette parti- 
cularité nous fît supposer qu'elle n'était capturée que 
depuis peu d'instants. Or je le demande, qu'était 
venue faire cette Bondrée femelle dans ce nid aban- 
donné de Buse, si ce n'est avec l'intention de s'em- 
parer de cette demeure ? 

La durée de l'incubation de cet oiseau est comme 
celle de la Buse d'un mois environ, carie 1 er juin 1857 
et le 28 mai 1861 il m'est arrivé de trouver deux nids 
de Bondrée dont les œufs n'étaient que pondus et 
d'en rencontrer un troisième en 1865, vers le 26 du 
mois de juin dont les petits étaient près d'éclore. 

Je n'ai jamais rencontré que dez^œufs dans toutes 
les nichées que j'ai observées, etchez tous, la coquille 
offrait invariablement la même coloration, c'est-à- 
dire un fond jaunâtre ou roussâtre qu'on peut à peine 
distinguer sous l'énorme couche de couleur brique 
qui le recouvre dans tout son entier mais avec une 
intensité variable sur différents points ; je ne puis 
mieux comparer la disposition qu'elle offre qu'aux 
coups de pinceau d'un mauvais peintre ; et alors, 
suivant l'épaisseur de l'enduit, l'œuf a une couleur 
tantôt rouge brique, tantôt rouge jaunâtre ; je n'en 
ai jamais vu à fond blanc ; cet enduit n'est point très 
adhérent à la coquille et peut s'enlever assez facile- 
ment par le contact, surtout s'il est mouillé. Le plus 



— 258 — 

grand diamètre a varié sur les œufs que j'ai mesurés 
entre 47 et 50 millimètres, la plus petite entre 39 et 
41 millimètres. 

La Bondrée n'habite que les grandes forêts et y est 
rare. Forêts d'Aulnay et de Chizé. — R. 

Genre IV. — Busard. — Circus Sav. 

Synonymie : 

Falco Linné, Temminck. 

Buteo Dumér. 

Circus et Strigiceps Gh. Bon. 

Caractères. — Cire grande, couvrant plus d'un tiers 
de la longueur du bec, narines oblonguescouvert.es en 
partie de poils raides, tarses allongés et grêles: au- 
dessous des oreilles existe chez le plus grand nombre 
une collerette plus ou moins apparente, formée de 
plumes serrées ou frisées (Degl.) 

Busard ordinaire. — Circus rufus Schleg. 

Synonymie : 

Falco œruginosus Linné, Temm. 

Falco rufus et œruginosus Mey. et W. 

Circus palustris et rufus Briss. 

Circus œruginosus et rufus Savig. 

Circus œruginosus Gh. Bonap. 

Noms du pays : Gosse et Cossarde de marais. 
Diagnose : 

Une large tache jaune ou jaune blanchâtre à la 
nuque, collerette à peu près nulle, tarses et doigts 
forts et allongés. 



— 259 — 

Description. —Le mâle et la femelle adultes ont la 
plus grande ressemblance, à part la taille qui chez 
celte dernière est d'environ 54 centimères, tandis que 
celle du mâle atteint à peine à 50 centimètres; l'en- 
vergure varie de 1 mètre 20 cent, à \ mètre 30. Le 
brun roussâtre est la couleur dominante des parties 
supérieures du corps à l'exception de la plus grande 
partie de la tête qui est d'un blanc jaunâtre avec des 
raies longitudinales brunes au centre des plumes. Le 
devant du cou et la poitrine présentent cette même 
coloration; In ventre, les flancs, les cuisses et les 
sous-caudales sont d'un roux de houille parsemé de 
quelques taches jaunâtres, le croupion estblancchez 
les très vieux sujets et d'un roux blanchâtre chez 
ceux moins avancés en âge. Les premières rémiges 
blanches à leur origine, sont noires -sur le reste de 
leur étendue, les pennes secondaires, les grandes 
couvertures alaires et les rectrices sont d'un gris 
brun cendré, ce qui donne à ces parties, quand l'oiseau 
plane par un beau soleil, une espèce de teinte jaunâtre 
contrastant avec les teintes brunes des parties voi- 
sines. La cire est d'un jaune verdâtre, le bec noir et 
les pieds jaunes; l'iris varie de couleur, selon l'âge de 
l'oiseau, d'un brun noirâtre chez les jeunes sujets, il 
passe par degrés insensibles au brun jaunâtre et 
rougeâtre. Les jeunes de l'année ont tout leur plu- 
mage uniformément brun très foncé ou couleur 
chocolat, à part la gorge, le haut de la tête et l'occiput 
qui sont d'un jaunâtre clair le plus souvent sans 
lâches: ce n'est qu'après la seconde mue qu'apparaît 
la coloration du plumage des plus âgés qui va s'éclair- 
cissant de plus en plus aux mues suivantes, et pré- 



— 260 — 

sente différentes variétés de coloration suivant la 
saison, l'âgeetmêmel'individu. Ce sontces variations 
si nombreuses dans le plumage qui ont donné lieu à 
plusieurs méprises et ont été la cause des différents 
noms donnés au même oiseau. J'ai observé chez les 
petits à peine éclos que la place occupée parla tache 
jaune ou jaune blanchâtre qui garnit l'occiput des 
jeunes et des vieux se trouve déjà marquée par une 
coloration différente de celle du reste du duvet dont 
ils ont le corps revêtu à cetle époque de leur exis- 
tence : ce duvet qui est d'un blanc jaunâtre sur tout 
le corps, est d'un beau blanc sur l'occiput. 

Il est une particularité non moins remarquable 
dans l'histoire de cet oiseau de proie et dont j'ai fait 
l'observation dès l'année 1858, la voici : en parcou- 
rant les marais inondés de Domino, commune de 
Saint-Georges d'Oleron, dans le courant du mois de 
mai de cette année, je rencontrai un nid de Busard 
ordinaire contenant cinq petits peu âgés, mais chose 
singulière, trois d'entr'eux étaient de la grosseur 
d'un jeune pigeon, tandis que les deux autres n'at- 
teignaient pas le volume d'un merle; tous cependant 
paraissaient très vigoureux et étaientencore couverts 
du duvet du jeune âge. Je n'hésitai point à croire que 
cette différence de taille tenait à la différence des 
sexes, et je m'emparai d'un des plus forts avec l'in- 
tention de l'élever, persuadé que j'aurais affaire à 
une femelle. Chose bonne à noter en passant, c'est 
que ce si jeune oiseau pût supporter pendantôOheures, 
temps qui s'écoula entre sa capture et mon arrivée à 
ma résidence, un jeûne complet et une privation d'air 
presque entière, car la boîte qui le contenait était si 



— 261 — 

petite qu'il était obligé de se tenir tout replié sur lui- 
même. Je l'en tirai aussitôt après mon arrivée, à 
demi-mort, je lui fis avaler par force deux ou trois 
morceaux de viande et le laissai gisant sur le sol ; 
mais voilà qu'au bout d'une heure la vie lui revint, il 
fit quelques mouvements et peu d'instants après, il 
put se tenir debout, et le lendemain il déchiquetait le 
cadavre de sa mère que j'avais dépouillée pour l'em- 
pailler. Cependant quand il eût revêtu, au bout de 
quelques mois, son plumage de première année, je le 
sacrifiai pour l'empailler à son tour; mais au lieu 
d'une jeune femelle que je croyais posséder, je me 
trouvai en présence d'un jeune mâle. J'en conclus 
que la différence de taille que j'avais notée sur les 
petits n'était point due à la différence du sexe, et j'en 
étais encore à me demander quelle pouvait en être la 
cause, quand, il y a trois ans, j'ai cru la découvrir par 
l'observation suivante : je me trouvais alors dans 
une famille à Oleron, c'était dans les derniers jours 
de mars, et selon mon habitude, j'allai fureter aux 
alentours des marais à la laîche, dans l'espoir d'y faire 
quelque découverte ; je ne fus point déçu dans mon 
espérance, et le 29 mars 1870 je trouvai un nid de 
Busard ordinaire contenant un œuf : ce fut le départ 
de l'oiseau de son nid qui me conduisit à sa décou- 
verte ; j'avais encore quatre jours à passer dans l'île, 
et je me faisais une fête de pouvoir, à cette date, 
emporter avec moi quatre à cinq œufs de Busard 
destinés à compléter ma collection, pensant que 
comme chez la plupart des autres oiseaux, la ponte 
avait lieu chaque jour. 

Impatient de revoir la nichée, je retournai au 

17 



— 262 — 

marais deux jours après, mais arrivé à peu de dis- 
tance du nid, l'oiseau s'en envola encore et je crus 
prudent, dans la crainte de lui voir abandonner son 
nid, de ne point aller plus loin. Le lendemain, le 
même fait se renouvela, mais j'avançai jusqu'au nid 
avec l'intention bien arrêtée de m'emparer de la 
couvée ; mais au lieu de quatre œufs que je comptais 
trouver, quel ne fut pas ma surprise de n'en rencon- 
trer toujours qu'un seul. Je le laissai jusqu'au len- 
demain veille de mon départ, et dans la soirée, je 
revins voir ce qui s'était passé ; le Busard s'envola à 
mon arrivée comme il l'avait fait les jours précé- 
dents, mais en arrivant au nid, j'eus la satisfaction 
d'en trouver deux ; il s'était donc écoulé quatre jours 
au moins entre la ponte de ces deux œufs, ce qui 
n'empêchait pas l'un des Busards, mâle ou femelle, 
de réchauffer pendant toute la journée le premier 
œuf pondu et à plus forte raison pendant la nuit. Il 
découle donc naturellement de ces faits, à mon sens, 
que les Busards ne pondent leurs premiers œufs 
que tous les quatre ou cinq jours et que l'incubation 
commence dès que le premier œuf est pondu, et que 
l'on ne doit pas s'étonner si les trois derniers œufs 
pondus, en admettant le nombre de six pour le chiffre 
de la ponte ordinaire, n'éclosent que longtemps après 
les trois premiers et par conséquent les trois premiers 
nés seront déjà grands quand les trois autres verront 
le jour. Et c'est à cette cause et non à la différence 
des sexes que j'attribue la différence de taille des 
petits dans le nid. 

Tous les auteurs s'accordent sur le genre de nour- 
riture et de nidification du Busard ordinaire ou 



— 263 — 

Harpaye : il n'en est pas de même sur le nombre de 
ses œufs et de leur coloration. Et faisant toujours les 
honneurs à ceux qui ontécrit sur notre Faune, voyons 
ce qu'en disent Guillemeau et M. Beltremieux. 

Le premier, d'accord avec M. deLastic, nous apprend 
que le Busard des marais est sédentaire, et il ajoute 
qu'il pond trois ou quatre œufs. Le second nous dit 
qu'il est assez rare, qu'il passe du printemps à l'au- 
tomne et se tient dans les marais où il niche. Bailly 
n'a jamais vu de nichée de ce Busard. Temminck 
nous dit qu'il pond trois œufs blancs de forme arron- 
die. Chenu raconte que les œufs du Busard de marais 
sont d'un blanc légèrement bleuâtre, unis et sans 
taches, quelquefois ondes d'une nuance brune jau- 
nâtre fort légère avec quelques grivelures et des 
nuages de la même teinte à peine perceptibles ; assez 
fréquemment marqués de quelques points et taches 
rares d'un brunde bistre clairirrégulièrementrépartis 
tantôt au sommet, tantôt à labasedel'œuf, c'est, dans 
ce dernier cas, l'œuf du Busard Harpaye de certains 
amateurs : grand diamètre de 0,45 cent, à 0,50 cent., 
petit diamètre de 0,37 à 0,40 cent. 

Millet prétend que la femelle du Busard ordinaire 
pond deux œufs elliptiques parfaitement blancs de 
22 lignes de longueur sur M de largeur. Enfin, dit 
Degland, sa ponte est de trois à quatre œufs blancs 
un peu azurés sans taches, grand diamètre 5 cent., 
petit diamètre 3 1/2 cent. 

Voici maintenant le récit de mes propres obser- 
vations : comme Guillemeau j'affirme que le Busard 
ordinaire est sédentaire dans nos départements, et 
j'ajoute qu'il y est fort commun. M. Beltremieux 



— 264 - 

commet donc une double erreur enledonnantcomme 
rare et comme oiseau de passage. J'affirme aussi 
avec la plupart des auteurs qu'il se nourrit de toute 
espèce de chairs vivantes, car il est la terreur des 
jeunes lièvres et des lapins qui se trouvent dans son 
voisinage, il est impitoyable pour les oiseaux et leurs 
nichées, et il avale indistinctement les insectes, le 
poisson et les grenouilles. J'en ai vu un emporter 
dans ses serres une anguille que je retrouvai un 
instant après dans son nid à peine entamée par ses 
petits auxquels il l'avait apportée. 

Contrairement à ce que nous avons vu jusqu'à 
présent pour les oiseaux de proie que nous avons 
étudiés et ce que nous verrons pour ceux qui nous 
restent à décrire, les Busards ne nichent point sur 
les arbres, leur nid est toujours placé près du sol ou 
sur le sol même. Celui du Busard ordinaire est bâti 
au milieu des marais à laîche, vulgairement connus 
sous le nom de rouches et établi tantôt surles feuilles 
et les tiges de scirpe et de carex assez résistants pour 
le supporter, tantôt sur l'ôminence de terre d'où 
partent leurs rameaux ; il est toujours placé dans les 
endroits les plus inaccessibles, soit à cause du fourré 
presque impénétrable des herbes, soit à cause de 
l'eau qui recouvre le terrain. Il est uniquement com- 
posé à part quelques branches sèches au nombre de 
cinq ou six au plus empruntées aux arbres du voisi- 
nage et placées à la partie inférieure du nid (j'y ai 
rencontré de grosses tiges d'asperges de l'année pré- 
cédente), d'un grossier assemblage de feuilles sèches 
de laîches coupantes (Schœnus mariscus), et de joncs 
de chaisiers (Scirpus lacustris) ; le torus est composé 



— 265 — 

des mêmes matériaux, que l'oiseau a eu soin de 
broyer pour les rendre plus moelleux par leur plus 
grande division. Le diamètre intérieur ou horizontal 
du torus varie entre 27 et 30 cent., tandis que l'ex- 
térieur qui est à l'époque de la ponte de 50 à 60 cent., 
devient tout plat et dépasse un mètre à l'époque où 
les jeunes devenus grands et par leurs poids et par 
leurs piétinements font fléchir les laîches sur les- 
quelles il repose. Sa hauteur totale est de deux déci- 
mètres environ pour les nids fabriqués dans l'année, 
tandis qu'elle peut atteindre trois et quatre déci- 
mètres si on a affaire à de vieux nids posés les uns 
sur les autres : la profondeur du torus est de 7 à 9 
centimètres et va insensiblement en pente des bords 
du nid à son centre. 

Les auteurs qui n'accordent au Busard ordinaire 
qu'une ponte de deux outrois œufs sont dans l'erreur, 
car sur une quinzaine de nids que j'ai observés, le 
nombre des œufs n'a jamais été au-dessous de cinq 
et souvent de six. La ponte commence dès la fin de 
mars ou les premiers jours d'avril, elle dure au moins 
une quinzaine de jours, en sorte que l'éclosion n'a 
lieu que vers la mi-mai, après un mois d'incubation. 
Le 15 avril 1872, j'ai découvert, dans les marais de 
Saint-Georges d'Oleron, deux nids de ce Busard ren- 
fermant l'un cinq œufs et l'autre six ; dans le premier 
deux de ces œufs avaient au moins cinq à six jours 
d'incubation et les trois derniers paraissaient fraîche- 
ment pondus ; dans le second, les trois premiers 
étaient striés de sang et lestrois autres étaient àpeine 
louches. 

Chenu est celui des auteurs qui se rapproche le 



— 266 — 

plus de mes observations sur la coloration des œufs ; 
ils sont en effet d'un blanc légèrement bleuâtre, le 
plus souvent sans taches, cependant on y voit parfois 
des nubécules semblables à ceux que nous avons 
décrits à l'article du Jean-le-Blanc, ou bien encore 
quelques taches verdâtres et comme huileuses. Le 
grand diamètre oscille entre 45 et 51 millimètres, en 
passant par les chiffres de 46, 47 et 48 millimètres 
qui sont les plus communs ; le petit diamètre au con- 
traire se tient entre 35 et 37 millimètres. C'est comme 
je l'ai dit plus haut et contrairement à l'opinion de 
l'auteur de la Faune de la Charente-Inférieure, un de 
nos oiseaux de proie les plus communs ; il habite 
pendant l'été comme pendant l'hiver les marais à 
laîche de tout le département et des cantons limi- 
trophes: marais de Domino et de Foulerot dans l'île 
d'Oleron ; marais deTonnay-Boutonne, etc., pour la 
Charente-Inférieure; marais d'Oradour-Chillé, de 
Lupsault, do Saint-Fraigne, etc., pour la Charente; 
marais de la Sèvre, auprès de Mauzé et lieux circon- 
voisins, pour les Deux-Sèvres. — C. 

Busard Montagu. — Circus cineraceus Key. 

Synonymie : 

Falco cineraceus Montagu, Temm. 
Circus Montaguii Vieill. 
Strigiceps cineraceus Ch. Bonap. 
Noms du pays : Gosse ou Cossarde grise. 

Diagnose : 
Ailes atteignant le bout de la queue, troisième 
rémige la plus longue de toutes. 



— 267 — 

Description. — Le mâle adulte a 44 à 46 centimètres 
de taille et une envergure d'au moins 80 centimètres. 
Il a tout le dessus du corps d'un cendré bleuâtre 
foncé, plus clair à la gorge et à la poitrine, le ventre, 
les flancs, les cuisses sont blancs rayés, parallèlement 
aux baguettes des plumes, de traits d'un roux vif : le 
dessus des ailes est de la même couleur à l'exception 
des rémiges primaires qui sont noires, et sur les 
secondaires des vieux mâles setrouvent deux bandes 
transversales de cette couleur. La queue pareille au 
manteau est barrée transversalement de bandes 
blanchâtres ou roussâtres en nombre variable. Le 
bec est d'un brun de corne, l'iris et les pieds d'un 
très beau jaune. Chez les mâles plus jeunes, la gorge 
et la poitrine présentent la coloration roux vif du 
ventre du précédent, le blanc y est beaucoup moins 
apparent. Les plumes du dessus de la tête et du cou 
sont brunes terminées de roussâtre, de même que 
celles du manteau et des couvertures alaires, mais 
ici déjà cette couleur commence à se marier au gris 
cendré ; cette dernière nuance est beaucoup plus 
accentuée sur les rémiges secondaires qui n'ont 
qu'une seule bande transversale noire. 

La femelle adulte quoique variant un peu dans la 
teinte plus ou moins foncée de son plumage, a pour 
caractères une coloration brune de tout le manteau 
avec le bord des plumes légèrement bordé de roux 
blanchâtre ; les plumes du dessus de la tête et du cou 
sont brunes au centre et largement bordées de roux, 
au bas de l'occiput la teinte rousse est remplacée par 
du blanc, ce qui forme chez quelques-unes une sorte 
de demi-collier postérieur : la région ophthalmique est 



tantôt blanche, tantôt d'un roux blanchâtre, le crou- 
pion est blanc comme chez les mâles et toutledessous 
du corps est flammèche de brun roux et de blanc 
jaunâtre : l'iris et les pieds sont jaunes. Sa taille est 
de 47 cent., et son envergure d'un mètre environ. 

Les jeunes de l'année ont les teintes du manteau 
d'un brun plus foncé que celui des femelles adultes, 
le demi-collier du dessus du cou est varié de brun, 
de roux et de blanc, toutes les parties inférieures sont 
d'un roux de rouille uniforme, à l'exception de la 
baguette des plumes qui est noirâtre, le blanc qui 
entoure l'oeil est plus étendu, enfin celui-ci est brun 
jaunâtre. 

Il existe chez cet oiseau une variété de coloration 
dans laquelle le plumage est entièrement d'un brun 
noir, soit pour le mâle, soit pour la femelle ; or 
quelques auteurs ont élevé au rang d'espèce les indi- 
vidus revêtus de cette livrée. Pour mon compte je ne 
vois là qu'un pur accident de coloration qui peut sur- 
venir chez tous les oiseaux et qu'on désigne en Orni- 
thologie sous le nom de Mélanisme, comme nous 
l'avons vu dans les préliminaires de cet ouvrage, et 
ce qui me fait parler ainsi, c'est que j'ai eu l'occasion 
de voir pris, sur le même nid, un mâle et une femelle. 
Le premier ayant les attributs propres à cette espèce, 
la seconde portant la livrée brune. 

A part Guillemeau qui ignore complètement son 
existence dans le département des Deux-Sèvres et 
M. Beltremieux qui se trompe sur l'historique de sa 
vie puisqu'il nous le donne comme assez rare et de 
passage irrégulier, tous les auteurs s'accordent sur 
son genre de nourriture, sur son mode de nidification, 



— 269 — 

sur sa ponte et sur la coloration des œufs. Chenu leur 
assigne pour grand diamètre 0,41 mih., et pour 
petit 0,34. Degland porte le grand diamètre à 4 1/2 
cent., et le petit à 3 1/3 de cent. 

Je n'ai qu'à répéter ici ce qu'en disent mes devan- 
ciers à savoir que le Busard Montagu fait consister 
sa nourriture en petitsmammifères,enpetits reptiles, 
en insectes divers, et surtout en petits oiseaux et en 
œufs de ses victimes. C'est l'oiseau de proie le plus 
habile et le plus obstiné pour cette chasse : qui ne l'a 
pas vu dès la mi-avril, époque à laquelle il nous arrive, 
se promener lentement et à peu de distance de terre 
au-dessus des champs ensemencés allant et venant 
d'un sillon à l'autre pour y découvrir quelques 
nichées ; les quatre à cinq dont j'ai ouvert l'estomac, 
à cette époque de l'année, ne contenaient que des 
débris de coquilles d'œufs et d'ailes d'insectes. Le 
Busard Montagu n'est point sédentaire dans notre 
département, d'ordinaire il part par troupes dès la fin 
d'août ou le commencementdeseptembre, cependant 
nous en voyons passerencore quelques-uns jusqu'aux 
premiers froids, c'est-à-dire jusque vers la fin de 
novembre. Quand il chasse, cet oiseau parcourt de 
grandes étendues de terrains et il a la singulière 
habitude de suivre tous les jours la même route dont 
il ne s'écarte que fort peu, aussi peut-on tirer parti 
de cette coutume pour le tuer à l'affût. M. de Lastic 
nous dit qu'il n'est point sédentaire non plus dans les 
Deux-Sèvres. Le Busard Montagu commence à faire 
son nid dès les premiers jours de mai, il l'établit 
toujours à terre, soit dans les landes et les bruyères 
rases, soit dans les prairies, et aux endroits les plus 



— 270 — 

découverts, ou plutôt les moins fourrés. Ce nid qui 
offre une surface de' 30 à 35 centimètres carrés est 
composé à sa partie inférieure de quelques brindilles 
empruntées aux arbustes voisins, le reste du nid 
jusqu'au torus est composé des tiges et des feuilles 
des plantes herbacées du voisinage, et que l'oiseau a 
brisées en morceaux plus oumoinsténus.La hauteur 
totale du nid n'est que de 3 ou 4 cent., et la profondeur 
du torus est à peu près nulle, car le nid présente une 
surface presque plane dont le contour s'incline légè- 
rement vers le centre. 

Le nombre des œufs qui d'après les auteurs varie 
de trois à cinq, a toujours été constammentde quatre 
dans toutes les nichées que j'ai rencontrées ; ils sont 
d'un blanc très légèrement bleuâtre ou tout simple- 
ment blancs, sans taches, ou offrant par places, des 
nubécules jaunâtres semblables à ceux signalés sur 
l'œuf du Jean-le-Blanc. 

La ponte a lieu vers la mi-mai et l'éclosionunmois 
après. Habite la forêt de Jarnac pour la Charente ; les 
bruyères des environs de Royan, la forêt d'Aulnay, 
les prairies des environs de Beauvais-sur-Matha. — 
A. C. 

Genre Ve. — Epervier. — Astur Dumér. 

Sous-famille des Accipitrinœ Ch. Bonap. 

Synonymie : 
Falco Linné, Temm. 
Dœdalon Savig. 
Sparvius Vieill. 
Astur et Nisus G. Guv. 
Accipiter et Astur Ch. Bonap. 



- 271 — 

Caractères. — Mandibule supérieure dilatée en un 
feston vers son milieu, l'inférieure à extrémité 
retroussée, narines presque ovales recouvertes en 
partie par quelques poils dirigés en avant, tarses 
écussonnés, doigt médian dépassant de beaucoup les 
latéraux, ailes courtes, atteignant à peine aux deux 
tiers de la queue qui est composée de douze pennes : 
doigts garnis en-dessous de pelottes verruqueuses ; 
ongles aigus et très forts (Degl.) 

Epervier ordinaire. -- Astur Nisus Keys. et Blas. 

Type du genre Nisus G. Cuv., et Accipiter Ch. 
Bonap. 

Synonymie : 

Falco nisus Temm. 

Dœdalon fringillarius Savig. 

Sparvius nisus Vieill. 

Accipiter nisus Ch. Bonap. 

Noms du pays : Ces noms sont communs aux 
petites espèces d'oiseaux de proie. Ballerit, Hobereau, 
Epervier, Emouchet, le petit preneur d'Alouettes. 

Diagnose : 

Tarses grêles à peine vêtus supérieurement, doigt 
interne de la longueur de la première phalange du 
doigt médian, queue carrée, ailes atteignant à peine 
la moitié de la queue (Degl.) 

Description. — Le mâle a 65 à 66 centimètres d'en- 
vergure, et 32 à 33 centimètres de taille. Une tache 
blanche à la nuque comrr e chez la femelle de l'espèce 
précédente contraste avec la couleur ardoisée ou 



— 272 — 

cendrée bleuâtre du manteau y compris les plumes 
scapulaires et les rémiges ; les sous-caudales sont 
toujours d'un blanc pur ; l'abdomen et la poitrine ont 
leurs plumes blanches à leur origine terminées par 
une tache brune bordée de roux et disposées de telle 
façon qu'elles forment entre elles des bandes trans- 
versales séparées par le blanc de la partie supérieure 
de la plume : les côtés du cou sont marqués de roux 
vif, et le devant du cou est blanc strié longitudina- 
lement de traits bruns peu accentués ; la queue est 
traversée par cinq bandes de couleur plus foncée ; le 
bec est noir, l'iris et les pieds sont d'un beau jaune 
citron, chez les très vieux sujets l'iris prend une 
couleur orange. 

La femelle dont la taille atteint quelquefois jusqu'à 
43 centimètres, a une envergure de 76 à 78 centimètres. 
Elle ne diffère du. mâle que par sa taille beaucoup 
plus forte, par la teinte plus claire de son plumage, 
le défaut de roux vif sur les côtés du cou, par ses 
larges sourcils blancs et par les traits bruns longitu- 
dinaux de la gorge qui sont beaucoup plus gros que 
chez le mâle, ce qui fait paraître cette partie moins 
blanche. 

Les jeunes de l'année ont les plumes du manteau 
brunes bordées de roux, les parties inférieures rous- 
sâtres et les taches brunes de la poitrine et de l'ab- 
domen en forme de fer de lance, les sourcils sont 
blanchâtres. A cette époque* de leur âge, le mâle et la 
femelle ne se distinguent que par la taille. Dans un 
âge plus avancé le roussâtre qui borde les plumes 
est remplacé par du cendré clair, les rémiges sont 
terminées de blanchâtre, les côtés et le devant du cou 



— 273 — 

sont lavés de roussâtre, et la tache blanche de la 
nuque est mélangée de noirâtre. 

Les auteurs que j'ai déjà cités sont en parfaite con- 
cordance sur le genre de nourriture et de nidification 
de l'Epervier ordinaire, et la divergence existant 
entre eux au sujet du nombre et de la coloration de 
ses œufs est peu sensible. C'est ainsi que Guillemeau 
nous dit que la femelle pond cinq œufs blancs mou- 
chetés, vers la pointe qui est obtuse, d'un cercle de 
taches purpurines ; que Millet lui attribue quatre à 
cinq œufs blancs mouchetés de brun, et Temminck 
de trois à six d'un blanc sale marqué de taches rousses 
plus ou moins angulaires ; que Degland lui assigne 
de trois à six œufs courts, d'un blanc sale, tantôt 
légèrement azuré, tantôt jaunâtre avec des taches 
rousses ou brunes irrégulières, souvent nombreuses 
au gros bout, quelquefois formant une couronne : il y 
a des variétés à peine tachées et d'autres sans taches, 
le grand diamètre est de 3 1/2 cent, à 3 1/3 et le petit 
de 3 à 3 1/2 cent. Chenu s'étend encore plus longue- 
ment sur ce sujet. Leur grand diamètre, dit-il, est de 
37 mill. et leur petit de 31 mill. Leurcouleur est d'un 
blanc sale ou jaunâtre onde et maculé de taches, d'un 
brun olivâtre, irrégulières, plutôt arrondies qu'angu- 
leuses, largement appliquées et se perdant fréquem- 
ment sur une partie de leurs contours d'une manière 
insensible dans le fond de la coquille, fréquemment 
d'un beau blanc très finement bleuâtre, marqué de 
quelques taches fort rares en forme de gouttes ou de 
points arrondis d'un beau brun de bistre, quelquefois 
rougeâtre, réunis en une seule masse, tantôt au 
sommet, tantôt à la base de l'œuf. A ces taches 



— 274 — 

viennent souvent s'enjoindre d'autres d'un ton vapo- 
reux gris lilas ; d'autres fois du même blanc maculé 
de taches et marbrures concentrées et groupées en 
forme de zone vers le tiers de la longueur de l'œuf de 
couleur d'un brun rouge sang mélangé de quelques 
taches violacées, plus rarement d'un blanc assez 
bleuâtre nuancé et maculé de taches d'un brun 
isabelle plus ou moins foncé, tantôt irrégulièrement 
répandues sur toute la surface de la coquille, tantôt 
réunies en une seule masse à son sommet ; plus 
rarement encore d'un ton léger uniformémentisabelle 
tiquetés de petits points couleur de rouille, réunis 
dans quelques partiesde la coquille, en trois ou quatre 
masses irrégulièrement dessinées, de la même cou- 
leur; enfin quelquefois, presque entièrement d'un 
blanc pur à peine tiqueté ou marqué de quelques 
points ou veines d'un brun rougeâtre très léger. La 
ponte est de cinq à six œufs. Enfin, dit Bailly, la ponte 
de l'Epervier ordinaire est presque toujours de cinq 
œufs arrondis longs de 3 cent. 7 à 8 mill. et larges de 
3 cent. 1 ou 2 mill . chez les couples dont les femelles 
sont de taille ordinaire et d'une longueur de 4 cent. 
2 à 4 mill. sur 3 cent. 3 à 4 mill. chez ceux des 
femelles à forte dimension. Us sont blanchâtres ou 
d'un blanc bleuâtre, ou d'un roussâtre très clair avec 
de larges espaces ou seulement avec des points, des 
lignes et des taches d'un brun roussâtre ou rougeâtre; 
souvent plus répandues vers le gros bout où ils 
forment quelquefois une sorte de couronne. 

On jugera par le récit de mes propres observations 
de ce qui concorde avec les faits énoncés plus haut ou 
de ce qui s'en éloigne. Sédentaire dans nos départe- 



— 275 — 

ments, comme le reconnaît M. Beltremieux, qui est 
dans sa diagnose de la plus stricte vérité ; l'Epervier 
ordinaire est sans contredit le plus commun de nos 
oiseaux de proie ; c'en est aussi le chasseur le plus 
effréné et le plus hardi, car il descend dans les basses- 
cours, jusqu'auprès des volières, et on le prend sou- 
vent aux nattes lorsqu'il s'abat sur lesoiseaux placés 
pour appeaux. Il fait une chasse impitoyable aux 
Alouettes, aux Grives, aux Merles et même aux 
Perdrix; j'en ai vu un emporter, dans ses serres, 
un Geai qui ne cessa de pousser les cris les plus 
lamentables pendant un trajet de 300 mètres environ 
que lui fit parcourir son bourreau pour transporter 
sa victime sur le lieu qu'il avait choisi pour l'égorger. 
On l'a vu même pénétrer jusque dans l'intérieur de 
nos maisons pour y poursuivre une proie qui, affolée 
de terreur, venait s'y réfugier ; mais la malheureuse 
dans ces circonstances n'échappait aux griffes du 
Rapace que pour subir la captivité ou la mort des 
mains de l'homme. 

L'Epervier ordinaire niche toujours sur les arbres, 
mais à des hauteurs variables, et s'il construit souvent 
son nid lui-même, il sait aussi bien s'emparer des 
nids de Pie abandonnés. La description que je vais 
faire de l'un de ces nids et les circonstances dans 
lesquelles je l'ai observé me fournissent les réflexions 
suivantes qui viennent confirmer l'idée que j'ai émise 
quelques pages plus haut, à savoir que les diamètres 
en hauteur comme en largeur du nid d'un oiseau, 
surtout ceux du torus, sont un excellent moyen de 
diagnose pour arriver à la détermination de l'espèce 
qui l'a construit. Vers les premiers jours de juillet 



— 276 — 

1859, je rencontrai, sur un chêne d'un assez grand 
bois voisin de Néré et à quatre mètres seulement 
d'élévation, le nid d'un Epervier commun qui m'offrit 
des particularités remarquables. Ce nid était composé 
comme tous ses semblables de brindilles sèches 
empruntées aux arbres du voisinage et d'autant plus 
ténues et serrées entre elles qu'elles s'éloignent de la 
base du nid et se rapprochent dutorus; les plus volu- 
mineuses atteignaient à peine un centimètre de dia- 
mètre, et celles qui se trouvent à la partie moyenne du 
nid n'exèdent pas la grosseur d'une petite plume à 
écrire, toutes sont simplement superposées les unes 
aux autres et enlacées entre elles mais sans cohésion, 
de sorte qu'il existe jusqu'auprès dutorus des espaces 
vides assez considérables. La hauteur totale de ce 
nid était d'environ 33 centimètres, sa largeur de 55 
centimètres. Sa surface presque plane, offrait néan- 
moins une légère inclinaison depuis sa circonférence 
jusqu'au centre, en sorte que letorus pouvait mesurer 
4 à 5 centimètres de hauteur. Ce nid contenait cinq 
œufs, mais quatre d'entre eux seulement occupaient 
le torus et étaient aux trois quarts couvés, tandis que 
le cinquième placé à cinq à six centimètres au-dessous 
d'eux dans l'un des espaces vides laissés entre les 
grosses brindilles, n'ayant pu être réchauffé par la 
femelle, n'était nullement couvé. 

A quelle cause attribuer la présence de cet œuf en 
ce lieu? serait-il descendu après avoir étédéposésur 
le torus, au moyen d'un hiatus formé par l'écarte- 
ment des brindilles qui le composent ? Cette hypo- 
thèse est insoutenable, car malgré le peu de cohésion 
qui existe entre les parties constitutives du torus, il 



- 277 — 

serait impossible à un œuf, même des deux tiers 
moins gros que celui de l'Epervier ordinaire, de 
s'échapper au travers. La raison que je vais en donner, 
est donc la seule explication qui m'a paru plausible : 
l'oiseau pressé par la ponte a laissé échapper son 
premier œuf avant l'achèvement de son aire ; les 
jours suivants, il a eu le temps de le parachever 
avant d'y déposer son second œuf et les troisième, 
quatrième et cinquième sont venus successivement 
s'y placer à leur tour. La conclusion à tirer de ce 
fait insolite est donc des plus simples et il doit en 
découler ce principe, cette loi ornithologique : que 
chaque oiseau est indistinctement poussé par la nature 
à fabriquer son nid dans certaines proportions plutôt 
que dans d'autres et que ces proportions sont impoint 
de repère pour déterminer V espèce à laquelle ils appar- 
tiennent ! car s'il en était autrement, pourquoi notre 
Epervier n'eût-il pas suspendu sa construction aus- 
sitôt après son premier œuf pondu, et n'eût-il pas 
placé les autres à côté de lui, attendu que leur 
support se trouvait déjà assez vaste? 

L'Epervier ordinaire niche clans le courant de mai 
et les pontes tardives n'ont lieu que par suite de la 
destruction des premières. Ses œufs sont le plus 
souvent au nombre de cinq, cependant j'en ai vu 
quelquefois six. Le fond de la coquille est tantôt le 
blanc sale, tantôt le blanc jaunâtre ou le blanc 
bleuâtre, fort rarement sans taches, le plus souvent 
elle offre, surl'une de ses extrémités ou sur son milieu 
en forme de ceinture, de très larges taches d'un roux 
ferrugineux ou bistre qui dans certains points devient 

presque noir par l'épaisseur de la matière colorante, 

18 



— 278 — 

et ressemble à du sang desséché ; çà et là en même 
temps sur les parties non tachées, sont disséminés 
des points ou des traits déliés affectant différentes 
formes comme une virgule, un 2 ; ces points et traits 
sont tantôt d'une couleur foncée, tantôt d'un lilas 
clair, semblables en cela à d'autres taches qui se 
trouvent mélangées aux premières et dont la teinte 
pour quelques-unes va décroissant du centre à la 
circonférence de manière à disparaître dans la 
coquille. Au lieu de toutes ces grandes taches, cer- 
tains œufs n'offrent sur toute leur surface qu'une 
quantité plus ou moins considérable des petits points 
et traits décrits tout à l'heure. Enfin j'en possède un 
qui à la place de ces diverses colorations semble avoir 
été grossièrement barbouillé, sur toute sa surface, 
avec une couleur roux jaunâtre mélangée d'isabelle. 
Le diamètre de ces œufs varie suivant l'oiseau qui les 
a pondus, et encore le grand diamètre est-il beaucoup 
plus variable que le petit ; car j'ai constamment vu 
ce dernier se tenir de 30 et 31 mill., tandis que le 
premier qui oscille d'ordinaire entre 39 et 43 mill. 
est descendu jusqu'à 34. Ce qui donne à quelques- 
uns une forme allongée, tandis que d'autres sont 
presque ronds. Cet oiseau habite tous les grands 
bois de notre département et ceux des cantons limi- 
trophes. — C. C. 

Epervier. — Autour. — Astur Palumbarius 

Ch. Bonap. 

Type du genre Astur Ch. Bonap., et du sous genre 
Astur G. Cuv. 



— 279 — 

Synonymie : 

Falco palumbarius Lin., Temm. 
Dœdalon Savig. 
Spervius Vieill. 

Noms vulgaires : Faucon des habitants de la forêt 
d'Aulnay. Gosse ou Cossarde de la plupart. 
Diagnose : 

Tarse robuste avec leur tiers supérieur vêtu ; doigt 
interne atteignant le bout de la deuxième phalange 
du doigt médian, queue arrondie (Degl.) 

Description. — L'envergure du mâle est d'un mètre 
et sa taille de 50 à 53 cent. Son plumage est absolu- 
ment le même que celui del'Epervier commun, sauf 
que la bande sourcili^re est beaucoup plus large. La 
cire est d'un jaune verdâtre, les pieds et l'iris jaunes 
orange ou citron suivant les individus. 

La femelle ressemble exactement au mâle, si ce 
n'est que le dos est un peu plus brun, et les traits, de 
même couleur de la gorge, plus abondants, son enver- 
gure est de 1 mètre 40 cent., sa taille de 60 à 63 cent. 
Je n'ai jamais eu l'occasion de voir les jeunes de 
l'année, mais tous les auteurs s'accordant pour leur 
description, je me hâte de la transcrire : le dessus 
du corps est varié de brun et de roussâtre, le dessous 
roux blanchâtre taché longitudinalement de brun, 
queue gris brun à larges bandes d'un brun plus foncé, 
iris gris blanchâtre, cire et pieds d'un jaune livide. 

J'ai eu l'occasion d'observer sur deux nichées un 
phénomène des plus remarquables ayant trait à la 
coloration du plumage de la femelle de ces deux 
familles. Le mâle de chacune d'elles offrait la colo- 



— 280 - 

ration normale décrite ci-dessus, voici quelle était la 
leur: toutes les plumes du manteau sont d'un gris 
roussâtre, ou d'un g*ris jaunâtre clair dans leur moitié 
inférieure, tandis que lamoité supérieure estblanche, 
cette dernière est en grande partie recouverte par la 
moitié inférieure de la plume immédiatement placée 
au-dessus d'elle et n'en laisse qu'une petite portion 
de visible ; ce qui donne une teinte claire à tout le 
dos ; la raie sourcilière est bien marquée, et l'espace 
compris entre l'œil et les côtés du cou est d'un gris 
brun clair ; la queue et les rémiges sont alternative- 
ment barrées de bandes transversales brun noirâtre 
et gris blanchâtre. Mais la coloration la plus remar- 
quable est celle du dessous du corps : car si la gorge 
et le bas du cou présentent les mêmes dispositions 
de couleur que chez le mâle, la poitrine, l'abdomen 
et les flancs ont une teinte uniforme d'un jaunâtre 
sale, mais la baguette de chaque plume et une petite 
portion des barbes qui lui sont attenantes sont d'un 
brun noirâtre dans toute leur longueur, ces taches 
plus étroites au sommet et à la base de la plume que 
dans son milieu ont la forme ellipsoïde, mais tandis 
que chez l'une des femelles leur plus grande largeur 
n'est que de 3 millimètres, il atteint chez l'autre près 
de 6 millimètres, ce qui donne à cette dernière une 
teinte un peu plus sombre. Sur les flancs et le dessous 
des ailes, ces taches brunes sont beaucoup plus 
petites. L'iris, la cire et les pieds sont d'un jaune 
verdâtre clair. 

Je crois qu'on ne doit voir dans cette coloration 
qu'un pur accident *que je- rapporterais volontiers à 
l'isabellisme; orcet isabellisme serait-il plus fréquent 



— 281 — 

chez la femelle que chez le mâle? je serais tenté de 
le croire, puisque, sur ces deux nichées, la femelle 
seule présentait cette coloration : ou bien devrait-on 
considérer cette distribution des couleurs, comme 
une persistance des attributs de la jeunesse sur cette 
dernière? ne connaissant point les jeunes de vue, 
cette question reste encore indécise pour moi, mais 
je penche plutôt vers la première opinion. 

L'Epervier Autour est l'ennemi le plus terrible des 
lièvres, des lapins, des perdrix et de tout le gibier de 
cette taille ; il est fort rare qu'il attaque des animaux 
plus petits, à moins qu'il n'y aitdisette des premiers. 
Il est sédentaire dans notre département et niche 
comme ses congénères sur les arbres les plus élevés 
des grandes forêts, en s'emparant comme eux du 
premier nid qu'il trouve à sa convenance. Il entre en 
amours dès les premiers jours d'avril et même dès la 
fin de mars, car sur trois nichées que j'ai rencontrées, 
la première au 4 avril 1857 ne contenait que trois 
œufs non couvés ; la seconde au 12 avril 1858 n'avait 
pas moins de six œufs au quart couvés et la troisième 
que je trouvai dans les premiers jours de mai 1860, 
contenait également six œufs près d'éclore et qui 
furent perdus après la capture du père et de la mère. 
La durée de l'incubation doit être d'un mois comme 
pour les espèces précédentes. Si tous les auteurs sont 
unanimes sur le genre de nourriture et de nidification 
de cet oiseau le nombre et la coloration de ses œufs 
ont donné lieu à certaines dissidences. Car tandis que 
Guillemeau et M. de Lastic Saint-Jal tout en le 
donnant comme sédentaire dans les Deux-Sèvres, ne 
font aucune mention de sa ponte ; quenotrecollègue, 



— 282 — 

M. Beltremieux ne le considère que de passage 
accidentel ;nous entendons Temminck nous dire qu'il 
pond de deux jusqu'à quatre œufs d'un blanc bleuâtre 
marqués de raies et de taches brunes ; Millet répéter 
cette diagnose en lai attribuant de quatre à cinq œufs. 
Bailly les met au nombre de trois ou quatre d'un 
blanc bleuâtre sans taches, ou veinés ou ponctués de 
brun ou de rougeâtre foncé avec un grand diamètre 
de 52 à 55 millimètres et un petit de 41 à 42 mil!. 
Chenu lui accorde quatre œufs de forme ovale presque 
parfaite, c'est-à-dire que l'un des deux bouts est à 
peine moins obtus que l'autre, d'un blanc très légè- 
rement bleuâtre, le plus souvent sans taches, assez 
souvent ondes d'une manière a peine sensible de tons 
bruns jaunâtres fort clairs avec un grand diamètre 
de 59 mill. sur un petit de 45 mill. Voici la caracté- 
ristique de Degland : ses œufs au nombre de quatre 
sont d'un gris pâle azuré sans taches, leur grand 
diamètre est de 5 1/2 cent, et le petit de 4 1/2. Il y a 
des variétés plus bleues et d'autres plus blanches, 
ceux-ci proviennent ordinairement déjeunes sujets. 

M. Moquin-Taudon n'en a jamais rencontré avec 
des raies et des taches brunes comme les œufs décrits 
par M. Temminck. Ces œufs varient aussi pour la 
forme. 

Si je m'en rapporte à mes propres observations, 
Degland seul serait dans le vrai, car sur les trois 
nichées qui en font le sujet, je n'ai vu aucun des œufs 
taché des traits bruns ou rougeâtres dont quelques 
auteurs font mention, et certes l'authenticité de ces 
nichées n'était pas plus douteuse que celledes espèces 
précédentes, car les auteurs (mâle et femelle) de 



— 283 — 

chacune d'elles ont été capturés sur le nid. La coquille 
fort épaisse, à gros grains, est d'un blanc mat ou d'un 
blanc bleuâtre sans taches, offrant parfois mais rare- 
ment des nubécules semblables à ceux décrits à l'ar- 
ticle du Jean-le-Blanc ; cependant j'ai constaté sur un 
ou deux de ces œufs quelques petits points noirâtres 
isolés, mais si ténus et en si petites quantités qu'ils 
passeraient inaperçus pour la plupart des personnes. 
Je suis également autorisé à donner le nombre six 
comme le nombre normal de la ponte de l'Autour, 
nombre qui s'éloigne sensiblement de ceux donnés 
par les auteurs précédents, surtout par Temminck. 
Pour ce qui a trait au diamètre nous verrons sur ceux 
que je possède le grand diamètre varier de 48 à 57 
mill. pour limites extrêmes et que la moyenne a été 
de 5-2, 53 et 54 mill., et le petit diamètre passer par 
les chiffres de 34, 36 et 40 mill. Cette si grande diffé- 
rence dans les diamètres des œufs d'Autour tient 
très certainement plutôt à l'état de plénitude ou de 
vacuité de l'estomac de cet oiseau au moment de la 
ponte, qu'à l'âge de l'oiseau invoqué par quelques 
auteurs, et ce qui me fait parler ainsi c'est que ces 
différences se sont rencontrées sur des œufs de la 
même nichée. Je terminerai cet article en constatant 
que l'Autour n'habite que les grandes forêts pourvues 
d'arbres" de haute futaie, et que quoique sédentaire 
dans nos contrées, il y est partout peu commun. 
Habite la forêt d'Aulnay, R., et de Chizé. 

2 e SECTION. 

Faucons dits Nobles. — Ainsi nommés parce 



— 284 — 

qu'ils étaient préférés pour l'art de la Fauconnerie, 
privilège alors exclusif de la noblesse. 

Caractères. — Bords de la mandibule supérieure 
pourvus d'une ou deux dents. 

Genre Vie. — Faucon. — • Falco Linné. 

Synonymie : 

Tous les auteurs s'accordent sur ce nom. 

Caractères. Ceux de la section. — Ce sont des 
oiseaux chasseurs par excellence, ils poursuivent 
leur proie à tire d'ailes et fondent sur elle sans détour, 
contrairement à l'habitude des Autours et des autres 
oiseaux de proie de la section précédente qui n'ar- 
rivent jamais qu'obliquement surlavictimeconvoitôe. 
Degland nous dit dans son traité d'Ornithologie euro- 
péenne qu'on n'est pas d'accord sur le nombre de 
Faucons qu'on trouve en Europe. N'est-ce pas là un 
nouveau motif pour admettre la proposition que j'ai 
émise plus haut, à savoir qu'on ne doit considérer 
comme espèce appartenant à une région que celle 
dont on y a constaté la reproduction. 

Lorsqu'on m'apporta la première femelle d'Autour 
de couleur Isabelle, je crus sérieusement à une nou- 
velle espèce, et il est bien certain que je l'eusse 
admise à ce titre, si mes observations subséquentes 
appuyées sur la reproduction n'étaient venues me 
démontrer clairement que je n'avais affaire qu'à 
l'Epervier Autour. 

Ceci posé, passons à l'étude des différentes espèces 
de Faucons qui habitent la Charente-Inférieure ou 
les cantons limitrophes ; ils sontenbienpetitnombre, 



— 285 - 

deux espèces seulement à ma connaissance se repro- 
duisent dans nos parages. 

Faucon Hobereau. — Falco subbuteo Linné. 

Type du genre Hypotriorchis Boié. 

Synonymie : 
Dendrofalco Briss. 

Noms du pays suivant les contrées : Hobereau, 
Emouchet, Ballerit. 

Diagnose : 

Moustaches noires étroites et pointues, doigts 
allongés, le médian plus long que le tarse, ailes 
dépassant le bout de la queue (Degl.) 

Description. — La taille du mâle est de 0,30 à 0,31 
centimètres, le manteau est d'un noir bleuâtre avec 
les bordures des plumes d'un gris cendré ou légère- 
ment roussâtre ; à la nuque existent deux taches 
rousses ; le devant et les côtés du cou sont blancs, 
ces deux parties sont séparées entre elles par une 
large moustache noire qui, partant de chaque côté de 
la base du bec, garnit les joues et s'étend assez loin 
sur les parties latérales du cou ; à la poitrine et à 
l'abdomen les barbes des plumes sont noires de 
chaque côté de la tige et blanches dans le reste de 
leur étendue, ce qui fait paraître ces parties à fond 
blanc rayées longitudinalementdenoir;le bas-ventre, 
les sous-caudales et les cuisses sont d'un roux très 
vif et offrent parfois sur les culottes quelques traits 
longitudinaux noirs dus à la teinte brune de la tige 
de quelques-unes des plumes ; le dessus des rémiges 
et des rectrices est de la même couleur que Je man- 



- 286 - 

teau, quelques-unes des premières présentent çà et 
là quelques taches rousses, les seconds sont rayés 
alternativement de brun et de roux ; paupières, cire 
et pieds jaunes, bec bleuâtre, iris brun ou noisette. 

La femelle dont la taille est de 33 à 35 centimètres, 
offre les mêmes teintes que le mâle, si ce n'est que 
les couleurs sont un peu plus pâles. 

Les jeunes se reconnaissent aux deux grandes 
taches jaunâtres qui couvrent la nuque, aux parties 
inférieures d'un jaune roussâtre taché de brun clair ; 
la cire est d'un jaune verdâtre et les pieds d'un jaune 
mat. 

Le Faucon Hobereau nous dit M. Beltremieux « est 
assez peu commun et niche dans les arbres et les 
toitures », le croit-il de passage ou sédentaire ? il n'en 
fait point mention. 

Guillemeau et après lui M. de Lastic le donnent 
comme sédentaire dans les Deux-Sèvres, mais il n'est 
point question de sa ponte. La femelle, dit Millet, 
pond trois à quatre œufs blanchâtres, tachetés et 
mouchetés de noir et d'olivâtre. Au dire de Temminck 
le Hobereau pond trois à quatre œufs bleuâtres, 
arrondis, blancs inégalement mouchetés de gris et 
de couleur olive. Bailly nous les montre au nombre 
de quatre ou cinq, ronds, d'un blanc sale ou d'un 
roux clair, quelquefois d'un bleuâtre clair avec des 
taches, des mouchetures noires, rousses, grises ou 
olivâtres, ils ont 34 mill. de longueur sur 28 de lar- 
geur. Enfin, dit Degland, ses œufs au nombre de 
trois ou quatre sont blanchâtres, roussâtres ou rou- 
geâtres, avec de très petits points nombreux d'un 
brun rougeâtre et quelques taches peu étendues, de 



— 287 — 

même couleur ou fauves : ils sont du reste fort sem- 
blables à ceux de la Cresserelle, mais plus unifor- 
mément pointillés et plus gros. Leur grand diamètre 
est de 3 1/2 cent. 

Les observations que j'ai faites sur deux nichées 
seulement, il est vrai, m'ôloignent sensiblement des 
rapports précités ; c'est ainsi que ceux que j'ai en ma 
possession n'ont pas moins de 42 à 43 mill. de grand 
diamètre sur 30 et 31 mill. de petit diamètre: ces 
dimensions, comme on peut le voir, sont loin de leur 
donner la forme arrondie de certains auteurs. Le fond 
de la coquille qui est d'un blanc jaunâtre, est recou- 
vert dans toute son étendue et assez uniformément 
de petits points et taches jaune rougeâtres.aumilieu 
desquels se trouvent disséminées quelques petites 
plaques d'une teinte rouge brique ou de sang des- 
séché ; quelquefois agglomérées à Tune des extré- 
mités de la coquille, mais n'en masquant pas com- 
plètement le fond. D'autres fois le fond de la coquille 
se trouve entièrement couvert sur l'une de ses faces 
ou à l'un de ses bouts par une couche uniforme d'un 
jaune sale ou bleuâtre sur laquelle se montrent des 
arborisations très déliées de couleur rouge noirâtre. 

Le Faucon Hobereau comme l'Epervier ordinaire 
est l'ennemi leplus redouté des Alouettes, des Merles, 
des Grives, et en général de tous les oiseaux sylvains ; 
en temps de disette, il ne méprise point les insectes 
de diverses sortes. 

Il niche sur les arbres de haute futaie, mais à des 
hauteurs diverses, c'est ainsi que j'en ai rencontrés 
qui étaient à peine à 5 mètres du sol, tandis que 
d'autres atteignaient à 20 mètres d'élévation. Je ne 



doute point de la véracité des auteurs qui le font 
nicher dans des masures, mais je ne l'y ai jamais 
rencontré. Sa ponte qui a lieu dès les premiers jours 
de mai est d'ordinaire de trois à quatre œufs ; un 
premier nid que j'ai découvert le 10 mai 1867 et qui 
contenait trois œufs à peine couvés et un second 
trouvé le 28 mai de l'année suivante et dont les œufs 
étaient près d'éclore, me portent à croire que la durée 
de l'incubation est de trois semaines au plus. 

Le Faucon Hobereau est-il sédentaire clans notre 
région? je ne crois pas, et je suis ici en désaccord 
avec M. Beltremieux et M. de Lastic. Je me base 
sur ce fait que je n'en ai jamais pu rencontrer pen- 
dant l'hiver, tandis qu'on le voit passer assez fré- 
quemment dès la mi-avril. Dans tous les cas c'est 
un oiseau assez peu répandu et qu'on doit considérer 
comme rare dans nos limites. 

Je n'ai rien dit de son mode de nidification, car il 
est en tout semblable à celui de ses congénères, sauf 
qu'il a des dimensions plus petites ; souvent aussi il 
ne se donne point la peine d'en construire et pond 
alors dans un nid de Pie abandonné. Je ne l'ai jamais 
rencontré dans la forêt d'Aulnay, préférerait-il les 
petits bois et les bosquets ? la chose ne serait pas 
impossible, car je l'ai rencontré dans le petit bois de 
Breliéreau, près Beauvais-sur-Matha, dans celui de 
la Martière(île d'Oleron), pour la Charente-Inférieure, 
et dans le parc de Chagnolet, près Cognac. — R. 

Faucon Cresserelle. — Falco tinnunculus Linné, etc. 

Type du genre Tinnunculus Vieil!. ; Gerchneis 
Boié. 



— 289 — 

Synonymie : 

Cerchneis tinnunculus Ch. Bonap. 

Noms du pays suivant les localités : Emouchet, 
Ballerit, Hobereau ; ces dénominations sont con- 
fondues ensemble dans l'esprit des gens illettrés 
comme dans celui des gens instruits qui sont étran- 
gers à la science ornithologique. 

Diagnose : 

Moustaches à peu près nulles, doigts courts, le 
médian de la longueur du tarse, ailes n'arrivant 
qu'aux trois quarts de la queue (Degl.) 

Description. — Le mâle dont la taille ordinaire est 
de 35 à 36 centimètres, arrive quelquefois à celle de 
38. Son envergure est d'environ 67 centimètres. Il a 
le dessus de la tète, du cou et les joues d'un cendré- 
bleuâtre, tout le dessus du corps et des ailes d'un 
brun roux ou rouge parsemé de taches angulaires 
noires ; le dessous du corps d'un blanc roussâtre, 
marqué de raies longitudinales brunes, étroites sur 
la poitrine, arrondies ou ovalaires sur l'abdomen et 
aux flancs, les rémiges sont brunes bordées de rous- 
sâtre ; la queue très étagée est cendrée bleuâtre, avec 
une large bande noire vers son extrémité qui est ter- 
minée de blanc; le bec est bleuâtre, les ongles sont 
noirs, les paupières, la cire et les pieds sont jaunes, 
l'iris est brun ou brun noisette et non point jaune 
comme l'ont écrit Temminck, Millet et Chenu ; ces 
deux derniers n'ont fait que copier sans y prendre 
garde, je le suppose, l'erreur avancée par le premier. 

La femelle n'a pas moins de 41 à 43 centimètres de 
taille, et son envergure est de 72 à 75 centimètres. 



- 290 — 

Elle a la tête d'un roux strié de brun, et des raies 
transversales brunes sur le dos et les ailes, à la place 
des taches angulaires du mâle ; les bandes brune et 
blanche de la queue sont d'une couleur moins pure. 

Chez les jeunes de Tannée où la différence de taille 
entre les mâles et les femelles est déjà bien tranchée, 
le plumage des uns comme celui des autres est d'un 
roux beaucoup plus sombre sur le dos, les parties 
inférieures sont plus colorées de brun noirâtre, et la 
queue est ondée de gris cendré. 

La Cresserelle est avec le petit Autour l'oiseau de 
proie le plus répandu dans nos contrées ; comme lui, 
elle est la terreur des petits oiseaux sylvains, et par- 
ticulièrement des Alouettes et des Merles, et ce n'est 
qu'en temps de disette qu'on la voit faire la chasse 
aux insectes à élytres. Tout le monde connaît sa cou- 
tume de se tenir suspendue en l'air à peu de distance 
au-dessus de la terre, au moyen d'un fréquent batte- 
ment d'ailes, afin d'examiner plus à l'aise et de suivre 
dans ses mouvements la proie qui se faufile dans 
l'herbe pour éviter la mort. 

Peut-être aussi cette habitude est-elle la consé- 
quence de la coloration brune de ses yeux qui lui 
donnerait une vue moins perçante que celle des 
espèces à iris jaune ? 

La Cresserelle s'empare le plus souvent pour faire 
sa ponte, des nids abandonnés de Pie, ou revient à 
celui qu'elle a construit l'année précédente, et qu'elle 
restaure au moment de l'habiter. Il est comme ceux 
de ses congénères bâti avec des brindilles sèches, et 
présente des dimensions semblables à celui du petit 
Epervier. Cependant il est un fait assez remarquable, 



— 291 — 

c'est qu'il est fort rare de trouver ces nids placés au 
sommet de l'arbre sur lequel ils sont établis, presque 
toujours ils sont placés à une hauteur variable le 
long du tronc de l'arbre et posés sur la base de deux 
ou plusieurs branches qui s'en détachent ; ils affectent 
alors la forme d'un fer à cheval ; je n'ai jamais vu sur 
le torus que des brindilles ou des radicelles ténues, 
sans aucun corps moelleux. Il arrive aussi fréquem- 
ment qu'elle pond sur le sable des anfractuositéscles 
rochers, ou sur la pierre nue dans les trous des vieux 
édifices. Sa ponte a lieu d'ordinaire dans les premiers 
jours de mai, et la durée de l'incubation est de trois 
semaines. Les auteurs sont d'accord sur le nombre 
et la coloration des œufs de Cresserelle. Mais tandis 
que Bailly leur assigne de 36 à 38 mill. pour grand 
diamètre et 27 mill. pour le petit, Degland qui à l'ar- 
ticle du Faucon Hobereau nous annonce que les œufs 
de Cresserelle sont plus petits que ceux decet oiseau, 
ne leur assigne pas moins de 3 cent. 2/3 4 cent, 
pour grand diamètre, et 3 1/2 cent pour petit. 

Pour mon compte j'ai rencontré des œufs de Cres- 
serelle dont le grand diamètre a été de 40 et 41 mill. 
et d'autres où il ne mesurait que 35, mais ce sont-là 
des exceptions, on peut donner les chiffres de 38 à 39 
millimètres comme les plus communs; le petit dia- 
mètre s'est toujours maintenu de 29 à 30 millimètres. 
Si d'après Degland, M. Thienemann compte neuf 
variétés de coloration, je crois qu'il y a exagération 
et qu'on peut la rapporter comme le font la plupart 
des auteurs du roux blanchâtre ou jaunâtre ou rouge 
brique. Voici du reste le résultat auquel m'ont amené 
mes observations : le nombre des œufs de la Cresse- 



- 292 — 

relie qui peut aller jusqu'à sept, n'excède pas souvent 
le nombre cinq et souvent se tient à quatre comme 
j'ai pu m'en assurer en maintes occasions. Je rap- 
porte aux trois types suivants leur mode de colo- 
ration : 1° d'un roux blanchâtre ou jaunâtre avec de 
très petits points ou taches d'un rouge noirâtre plus 
foncé qui les rapproche de ceux du Faucon Hobe- 
reau ; 2° d'un blanc jaunâtre ou roussâtre avec de 
larges taches de roux de rouille plus ou moins rap- 
prochées entre elles ; 3° toute la coquille paraîtunifor- 
mément teinte de rouge brique, sous lequel disparaît 
le fond blanchâtre primitif, et sur cette teinte rouge 
brique se montrent çà et là des taches de différentes 
grandeurs, plus foncées, ressemblant à du sang 
desséché. Dans ce dernier état, ils ont la plus grande 
ressemblance avec ceux de la Bondrée. Je suis en 
parfaite concordance avec Guillemeau, de Lastic et 
M. Beltremieuxqui mentionnentlaCresserelle comme 
sédentaire et le plus commun des oiseaux de leur 
département. 

Il est incontestable en effet que dans toutes les 
parties du département de la Charente-Inférieure et 
des cantons limitrophes, on compte un nombre con- 
sidérable de couples de Faucon Cresserelle. Partout. 
— C. G. 

DEUXIÈME SOUS-ORDRE. 

Oiseaux de proie nocturnes. — Accipitres Nocturni 

Schinz. 

Diagnose : 
Yeux placés sur la face et dirigés en avant, mœurs 
crépusculaires, plumage moelleux, vol non bruyant. 



— 293 — 

FAMILLE . 
Œgoliens Strigidœ Ch. Bonap. 

Synonymie : 

Strix (Linné et la plupart des auteurs). 

Nocturnes et Nyctérius Dumér. 

Ululœ Savig. 

Rappatores nocturni Illig. 

Œgolii Vieill. 

StrixcéesLess. 

Accipitres Nocturni Schinz. 

Noms du pays : Chouettes, Chevêches. Cha- 
vants. Hiboux. 

Caractères. — Bec court, crochu, garni d'une cire 
molle, couverte de plumes sétacées, tarses et doigts 
presque toujours velus, tête grosse avec ou sans 
aigrettes ou petites huppes, yeux grands, entourés 
de plumes longues, déliées, raides plus ou moins 
décomposées, dont les unes recouvrent les oreilles et 
les autres le bec, en forme de disque plus ou moins 
complet, queue composée de 12 pennes (Degl.) 

11 est des auteurs qui ont fait autant de genres qu'il 
existe d'individus comme nous allons le voir à la 
synonymie des différentes espèces. Pour ce qui me 
concerne, je considère toutes les Chouettes de notre 
pays commun ne formant qu'un seul genre. 

Genre VII e . — Chouette. — Strix Linné, Temm. 

Synonymie : 

Genus Asionis et Strigis Briss. 

Surnie, Duc et Chouette Dumér. 

19 



— 294 — 

Otus, Ulula, Strix, Syrnium, Bubo, Noctua, 
Scops G. Guv. 

Scops, Chevêche, Duc, Chat-huant, Effraie, 
Chouette et Hibou Latr. 

Surnia, Noctua, Scops, Ulula, Otus, Strix, 
Syrnium, Chouettes à aigrettes et Bubo Less. 

Surnia, Nyctea, Athene, Scops, Bubo, Syr- 
nium, Otus, Brachyotus, Ulula, Nyctale et 
Strix Gh. Bon. 

Strix, Ulula, Œgolius, Nyctale, Surnia, Bubo 
et Ephaltes (Key. et Bl.) 

Otus et Strix Schleg. 

Caractères. — Ceux de la famille, et j'ajouterai que 
le mâle et la femelle ont à peu de chose près lemême 
plumage, les teintes de celui de la femelle sont un 
peu moins foncées ; que la différence de taille dans 
les deux sexes est peu sensible, et que, pourlafacilité 
de l'étude, on peut les diviser en deux sections com- 
prenant : la première celle à tête sans aigrettes, la 
seconde, celles qui en sont ornées. 

l re SECTION. 

Tête dépourvue d'aigrettes. 

Chouette Hulotte. — Strix Aluco Mey. et Wolf. 

Type du genre Syrnium Savig., Scotiaptex 
Swains., Ulula Keys et Blas. 
Synonymie : 
Strix aluco et Stridula Linné, etc. 
Syrnium aluco Savig., etc. 
Ulula aluco Keys. et Bl. 



— 295 — 

Noms du pays : Grosse Chouette ou Chevêche 

des riverains de la forêt d'Aulnay. 
Diagnose : 

Disque facial complet, queue courte, arrondie 
dépassant à peine les ailes ; plumage à fond grisâtre 
ou roussâtre, flammèche de jaunâtre, et surtout de 
raies brunes ou noirâtres et longitudinales. 

Description. — La taille du mâle est d'environ 39 
centimètres, et son envergure de 55 à 58 cent., le 
dessus du corps est d'un fond roussâtre couvert de 
taches longitudinales noirâtres ; à l'extrémité de 
quelques-unes des plumes scapulaires se montrent 
de larges taches blanches ; le dessous du corps est 
mélangé de gris ou de blanc roussâtre suivant les 
sujets et plus ou moins flammèche de larges traits 
bruns ou brun noirâtre. Les ailes et la queue sont 
alternativement rayées de gris et de cendré roussâtre 
ou noirâtre. Le bec est d'un jaune verclâtre, les yeux 
sont extrêmement larges et de couleur brun noisette. 
La collerette qui entoure la face est formée de petites 
plumes rousses et noires. Les pieds sont recouverts 
jusqu'aux ongles de plumes piliformes très serrées, 
grisâtres et mouchetées de points noirs. 

La femelle dont la taille est d'environ 41 cent, dif- 
fère peu du mâle dans son plumage quand elle est 
vieille. Plus jeune ou suivant les individus elle a plus 
de roux dans le plumage et souvent ce roux devient 
ferrugineux obscur. Ce sont ces variétés de coloration 
qui ont donné lieu aux méprises de certains auteurs 
qui ont décrit l'une sous le nom de Hulotte, Strix 
aluco, et l'autre sous celui de Chat-huant, Strix 
stridula. 



— 296 — 

Au sortir du nid, les jeunes paraissent tout gri- 
sâtres, à cause de l'assemblage de leurs plumes d'un 
gris foncé barrées de taches brun noirâtre qui 
forment des lignes transversales à la manière de 
celles du petit Autour, et du duvet gris blanchâtre de 
leur premier âge qui persiste encore pendant quelque 
temps et qu'ils ne perdent totalement qu'après s'être 
revêtus de leur première livrée (Bailly, Orn. de la 
Savoie). Je possède un de ces jeunes sujets et la des- 
cription ci- contre est si exacte que je n'ai cru mieux 
faire que de la reproduire à peu près textuellement. 
Je ne puis résister au désir de transcrire aussi le 
passage suivant du même auteur qui nous fait com- 
prendre pourquoi cet oiseau a donné lieu à de nom- 
breuses méprises. « J'ai pris, dit-il, deux femelles 
sur leurs œufs ; elles étaient parfaitement semblables 
aux vieux mâles dont le plumage est varié de gris 
foncé, de blanc et de brunâtre. Dois-je conclure de là 
que la femelle dans un âge avancé se revêt de la 
livrée du mâle? Je préfère pour le moment rester 
dans le doute à ce sujet et laisser à d'autres le soin 
de l'éclaircir. D'ailleurs cette Chouette est soumise à 
de nombreuses variétés qui dépendent de l'âge et de 
causes accidentelles qui peuvent provenir des divers 
climats qu'elle habite. En variant dans les deux sexes, 
tantôt d'un blanc pur ou d'un blanc gris, tantôt d'un 
blanc roussâtre parsemé de petits points, de nom- 
breuses taches ou de mouchetures noires ou d'un 
brun foncé et triangulaires, rien n'empêche que les 
femelles passent parfois à la livrée particulière à 
certains mâles de même âge qu'elles. » 

La Hulotte tire son nom des cris forts et monotones 



— 297 — 

qu'elle fait entendre pendant les nuits d'été et qui 
sont l'épouvante des gens qui n'y sont point familia- 
risés, ou de ceux qui y voient un signe de mauvais 
augure. Bien qu'on ait cherché à en traduire l'ex- 
pression par les syllabes hou, hou, hô t hô et quelque- 
fois par le mot grù'tz, il est impossible, à mon avis, 
de s'en faire une idée même approximative avant de 
l'avoir entendu. 

La nourriture de la Hulotte consiste en insectes de 
toutes sortes, en petits reptiles, et surtout en petits 
rongeurs, tels que taupes, musaraignes, campagnols, 
et en petits oiseaux. 

Elle pond dès la fin de février ou dans les premiers 
jours de mars, comme j'ai pu m'en convaincre par 
l'observation de sept ou huit nichées que j'ai ren- 
contrées dans la forêt d'Aulnay et en cela je suis en 
parfaite concordance avec le savant ornithologiste 
savoyard; mais il n'en est plus ainsi pour ce qui a 
trait à son mode de nidification. « La femelle avant 
de pondre, nous dit-il, s'arrache les plumes du milieu 
du ventre afin de donner plus de chaleur à sa couvée, 
et dépose ses œufs au nombre de quatre ou cinq dans 
un enfoncement que la femelle pratique avec le bec 
et les pieds dans la poussière vermoulue du fond de 
la cavité de l'arbre qu'elle s'est approprié, ou bien 
dans les nids abandonnés des Buses, des Corbeaux 
et des Ecureuils. Ils sont blanchâtres et arrondis, de 
42 à 44 millimètres de longueur, sur 36 ou 38 de lar- 
geur. » 

Voici en quoi diffèrent mes observations de celles 
énumérées ci-dessus : 1° je n'ai jamais rencontré de 
nichée de Hulotte à découvert, c'est-à-dire en dehors 



— 298 — 

des cavités naturelles des arbres, et ce fait est corro- 
boré par le témoignage de tous les riverains de la 
forêt d'Aulnay que j'ai consultés ; je n'ai jamais ren- 
contré dans la cavité creusée par la Hulotte dans le 
bois vermoulu et si bien décrit par Bailly, aucune 
espèce de duvet, ni de corps moelleux, j'y ai bien 
parfois vu quelques vestiges de plumes, mais ces 
dernières n'étaient que le résultat de la chute natu- 
relle occasionnée par l'incubation, et qu'on retrouve 
dans plusieurs autres nids; tandis que d'après Bailly, 
la Hulotte imiterait la manière de faire des canards ; 
ce qui n'est point exact pour les nids que j'ai observés. 

Tous les auteurs s'accordent sur le genre de vie de 
la Hulotte, tous nous disent également qu'elle pond 
indistinctement dans les trous d'arbres ou dans les 
nids abandonnés des Rapaces diurnes, des Pies et 
des Corneilles. Temminck ne parle même que de ce 
dernier mode de nidification, et lui assigne quatre ou 
cinq œufs blanchâtres. Chenu lui en attribue trois ou 
quatre ayant 48 1/2 millimètres de longueur sur 43 
millimètres de largeur. Ses œufs au nombre de quatre 
et quelquefois cinq, dit Degland, sont obtus et d'un 
blanc pur ; ils ont pour grand diamètre 4 1/2 cent, et 
4 cent, pour petit ; enfin Guillemeau qui fait de la 
Hulotte et du Chat-huant deux espèces distinctes 
donne à la première quatre œufs d'un gris sale pondus 
dans les nids abandonnés de la Pie, de la Cresse- 
relle, etc., et quatre ou cinq œufs oblongs au Chat- 
huant, sans autre désignation. 

Du résultat de mes observations dans la zone que 
j'embrasse, il ressort que le genre de viede la Hulotte 
est le même que celui indiqué par les auteurs, Que 



— 299 — 

son mode de nidification en diffère en ce sens, comme 
nous l'avons vu plus haut, que je l'ai jamais trouvé 
en dehors des cavités naturelles des arbres ce qui me 
porte à croire que c'est bien là son mode primitif de 
nidification et qu'elle ne l'abandonne que par ex- 
ception, c'est-à-dire quand les arbres creux lui font 
défaut. 

Les trous qu'elle choisit pour nicher n'ont pas 
moins de 30 centimètres de diamètre et souvent 
beaucoup plus, mais le diamètre transversal dutorus 
n'est que de 20 à 22 centimètres et sa hauteur de 8 à 
10. Ses oeufs au nombre de quatre ou cinq, j'en ai trouvé 
une seule fois six, ils sont arrondis, à fond d'un blanc 
mat ou quelquefois d'un blanc sale, presque toujours 
sans taches, ou offrant parfois des nubécules très 
petits et à peine distincts, semblables à ceux observés 
sur l'œuf du Jean-le-Blanc. Leur plus grand diamètre 
varie de 42 à 45 millimètres et le petit de 36 à 38. 
Quant à Millet je suppose qu'il n'a jamais observé de 
nichée de Chouette Hulotte car il prétend qu'elle ne 
pond que deux œufs. 

La Hulotte qui, comme le reconnaissent MM. de 
Lastic et Beltremieux, est sédentaire dans notre 
région, n'habite que les grandes forêts et les bois très 
ombreux, aussi ne suis-je point de l'avis de ce dernier 
qui l'a dit très commune partout ; je la crois au con- 
traire assez rare. Forêts d'Aulnay etdeChizé. — A. R. 

Chouette Chevêche. — Strix psilodactyla 

Linné. 

Type du genre Noctua Savig., Athene Boie, 
Nyctipates Swains. 



— 300 — 

Synonymie : 

Strix noctua Schle. 

Noctua minor Briss. 

Strix passerina Gmel., Temm. 

Noctua passerina G. Cuv. 

Athene noctua Ch. Bonap. 

Surnia noctua Keyser Bl. 

Noms du pays : Chouette sans oreilles. 
Diagnose : 

Disque facial incomplet, queue courte et carrée, 
doigts couverts de poils raides-et clairsemés, plumage 
varié de noirâtre et de blanc. 

Description. — Le mâle a pour taille de 24 à 25 
centimètres et 33 cent, d'envergure. Il a le manteau 
d'un gris brun roussâtre, offrant çà et là des taches 
blanches ou blanchâtres, plus petites sur la tète que 
sur le reste du corps, ovales ou arrondies et distri- 
buées d'une manière presque régulière, ce qui donne 
à l'ensemble du plumage un peu de ressemblance 
avec celui de la pintade ; la gorge est blanche ainsi 
que la poitrine et l'abdomen, ces deux dernières 
parties sont tachetées de mèches longitudinales 
brunes et roussâtres ; la face est variée de brun, de 
roussâtre et de blanc avec un demi-collier blanc et 
noir sur les côtés, roussâtre et marqué de zig-zags 
bruns sous la gorge (Degl.), bec brun jaunâtre, iris 
jaune citron brillant. 

La femelle est sensiblementplus grosse que lemâle 
dont elle ne diffère que par les teintes un peu moins 
vives et par quelques taches roussâtres qu'elle porte 
sur le cou (Temm. et les autres auteurs). J'ajouterai 
qu'au printemps le ventre et lapoitrinesontbeaucoup 



— 301 — 

moins ondes de noir qu'en hiver. Je m'étonne que 
Degland qui décrit si bien le plumage du mâle, dise 
de la femelle, qu'elle n'a pas de blanc à la gorge, car 
les deux que je possède dont l'une en plumage de 
noces et l'autre en plumage d'automne, ont toutes les 
deux la gorge blanche encadrée d'un collier dont les 
teintes sont brunes et roussâtres, à l'exception de la 
partie inférieure et antérieure où les petites plumes 
du collier sont d'un gris cendré. 

Les jeunes de l'année ressemblent à la femelle en 
plumage d'hiver, et ils ont les bordures des plumes 
du dessus du corps un peu plus rousses. 

Tous les auteurs s'accordent sur le genre de nour- 
riture, sur le mode de nidification, sur la ponte et sur 
les diamètres des œufs de la Chouette Chevêche, à 
l'exception toutefois de Guillemeau qui lui fait cons- 
truire son nid sur les arbres toujours verts, dans 
lequel elle dépose deux œufs blancs. Selon toute 
évidence, cet auteur commet une méprise tant sur le 
mode de nidification de cette Chouette que sur le 
nombre de ses œufs, car le chiffre qu'il donne n'est 
très certainement que l'exception. Car avec tous les 
auteurs je reconnais que la Chouette Chevêche se 
nourrit de petits oiseaux, de petits reptiles, de petits 
mammifères et d'insectes ; qu'elle niche dans les 
trous naturels des arbres, sous les toitures des édi- 
fices abandonnés ; que sa ponte a lieu vers la fin 
d'avril ou les premiers jours de mai, qu'elle pond 
d'habitude quatre œufs d'un blanc mat sans taches 
et que ce n'est que par exception qu'on en trouve 
deux, trois ou cinq ; k ur diamètre le plus grand varie 
de 32 à 34 mill. et le petit se tient entre 25 et 28 mill. 



— 302 — 

Quoique assez répandue dans notre département, 
la Chouette Chevêche n'y est pas commune ; passe- 
t-elle l'hiver avec nous ? je J'ignore ; cependant je 
puis affirmer qu'elle abandonne le canton que j'habite, 
aussi ne puis-je affirmer avec M. Beltremieux qu'elle 
est sédentaire. Moulins abandonnés près Beauvais- 
sur-Matha ; troncs d'arbres à la Bistandille, commune 
de Siecq ; bois de Foulerot (île d'Oleron). — A. R. 

Chouette Effraie. — StrixflammeaLin.Temm., etc. 

Type du genre Strix Savig., Hybris Nitsch. 

Synonymie : 
Aluco Briss. 

Noms du pays : Chavant, oiseau de mort, de mau- 
vais augure ; Fresaie ou Fregeaie. 

Diagnose : 

Disque facial très marqué, fortement échancré à 
sa partie supérieure ; iris noir ou brun noisette ; bec 
à peine courbé à sa base. 

Description. —Le mâle et la femelle sont de même 
taille, ils ont de 35 à 37 centimètres de longueur, et 
leur envergure ne mesure pas moins d'un mètre 20 à 
25 cent. A part les teintes un peu plus claires et 
mieux tranchées du mâle, le plumage est le même 
dans les deux sexes ; ils ont le dessous du corps d'un 
roux jaunâtre, varié de gris et de brun glacé, pointillé 
de noir et de blanc, le dessous du corps est généra- 
lement d'un blanc pur, quelquefois marqué çà et là de 
petits points noirs ; les ailes et la queue sont sem- 
blables au manteau, cette dernière est traversée par 
trois ou quatre bandes grisâtres : la face est blanche 



— 303 - 

ou grisâtre avec le tour des yeux bruns. Les tarses 
sont revêtus jusqu'aux doigs d'un duvet blanc et 
soyeux qui se prolonge jusque sur ces derniers ; le 
bec est blanchâtre ou couleur de chair ; l'iris noirâtre 
et non jaune comme l'a écrit Temminck et après lui 
ses copistes. Les jeunes ne diffèrent point des vieux, 
si ce n'est qu'au sortir du nid, le duvet blanc dont ils 
sont revêtus en naissant persiste sur les cuisses où il 
est encore très long, ils sont un peu plus petits que 
les adultes. 

L'Effraie est la plus commune de nos Chouettes, il 
n'est guère de clocher ou de vieille masure qui n'en 
contienne un ou plusieurs couples. C'est un des 
oiseaux les plus utiles à l'homme par l'innombrable 
quantité de rats et de souris qu'elle détruit tant des 
ses champs que dans ses greniers, aussi, loin de 
chercher à la détruire comme il en a la malheureuse 
habitude, devrait-ii favoriser sa propagation tout 
aussi bien que celle de ses congénères. Cette des- 
truction n'est due qu'à la persistance de croyances 
absurdes dont je ne parlerai ici que pour mémoire. 
Qui ne connaît en effet la mystérieuse influence attri- 
buée à l'Effraie pour hâter la mort du malade sur la 
maison duquel elle vient à passeren faisant entendre 
son cri strident et lugubre. C'est bien là l'oiseau de 
mauvais augure de la fable racontée dans l'histoire 
naturelle de Pline, il y a modestement 1800 ans, et qui 
s'est transmise comme tant d'autres absurdités de 
génération en génération jusqu'à nos jours. Combien 
n'eût-il pas été préférable que cette transmission de 
récits d'un âge à un autre âge eût été appliquée aux 
récits sérieux et instructifs ! mais hélas ! l'amour du 



— 304 - 

merveilleux remportera toujours sur la nue vérité, et 
le préjugé aidant, les légendes les plus ridicules 
seront celles qui auront le plus de chance de passer 
à la postérité, de même que de nos jours le conteur 
le plus ignorant est celui qui a leplus de chance d'être 
écouté. 

L'Effraie ne construit jamais de nid, elle pond tou- 
jours dans les trous des murailles sur laterre nue ou 
sur la poussière vermoulue des trous d'arbres ; il 
peut arriver cependant qu'on trouve ses œufs déposés 
sur des matériaux assez moelleux, mais alors ce 
seront des débris appartenant à des nids d'autres 
oiseaux tels que les moineaux qui les y avaient 
apportés l'année précédente et dont l'Effraie s'est 
emparé. 

Sa ponte a lieu dès les premiers jours d'avril et elle 
se compose au dire de Millet de cinq à sept œufs 
blanchâtres, un peu allongés et arrondis aux deux 
bouts ; d'après Temminck de trois à cinq œufs blan- 
châtres ; d'après Chenu de trois à quatre œufs de 
forme exactement ovée dont le grand diamètre est 
de 40 millimètres 1/2 et le petit de 31 mil].; d'après 
Degland de trois à quatre œufs et quelquefois cinq, 
un peu allongés et d'un blanc pur argent, pourgrand 
diamètre 4 1/2 centimètres et pour petit diamètre 
de 3 à 3 1/2 cent. ; d'après Bailly de quatre ou cinq 
œufs un peu plus allongés que ceux des autres noc- 
turnes, arrondis aux deux bouts et blanchâtres, de 3 
centimètres 5 à 6 mill., et jusqu'à 4 cent, pour le 
grand diamètre, et de 2 cent. 5 mill. jusqu'à 3 cent, 
le petit. Enfin Guillemeau lui assigne de cinq à sept 
œufs d'un blanc sale, un peu plus gros que ceux du 



— 305 — 

Pigeon. Les observations que j'ai consignées sur ce 
sujet sont en concordance presque parfaiteavec celles 
des auteurs précités. C'est ainsi que ceux que je pos- 
sède sont d'un blanc mat ou blanc à peine jaunâtre 
sans taches, ou à nubécules fort petits et forts rares, 
ils varient pour le grand diamètrede37 mill.à4cent., 
et pour le petit de 25 mill. à 3 cent. Leur nombre a 
été le plus souvent de cinq, quelquefois de quatre et 
rarement de sept. La Chouette Effraie comme l'a- 
vancent Guillemeau, de Lastic et M. Beltremieux est 
sédentaire dans notre région et se trouve partout. — 
C.C. 

2 e SECTION. 

Tête ornée de deux aigrettes ou huppes. 

Hibou moyen duc. — Strix otus Lin., Temm. 

Type du genre Otus G. Cuv., Œgolius Key. et 
Bl. 

Synonymie : 

Asio Briss. 

Bubo otus Savig. 

Otus communis Less. 

Otus vulgaris Ch. Bonap. 

Œgolius otus Rey. et Bl. 

Otus otus Schleg. 

Noms du pays : Hibou. Duc Ghavant à oreilles. 
Diagnose : 

Disque facial arrondi, aigrettes placées au-dessus 
des yeux et composées de six plumes et étagées, 
doigts couverts de plumes. 



— 306 — 

Description. — Le mâle et la femelle dont la taille 
est semblable, mesurent de 35 à 38 centimètres et 
leur envergure atteint presque un mètre. Le plumage 
du premier est irrégulièrement varié sur les parties 
supérieures de gris, de brun et de jaunâtre avec des 
taches longitudinales noires et des lignes transver- 
sales ondulées, variées de brun et de blanc ; les 
parties inférieures sont d'un roux jaunâtre plus ou 
moins foncé, avec des taches brunes au centre des 
plumes, coupées par des quelques raies ondulées 
d'une teinte plus claire ; la face est variée de gris, de 
brun et de roussâtre près des yeux ; la queue est 
rousse en-dessus avec des bandes brunes ; grise en- 
dessous avec des raies de même couleur. Les petites 
huppes composées chacune de six plumes d'inégale 
longueur et non de dix comme l'a écrit Temminck, 
sans doute par erreur ; elles sont noires bordées de 
blanchâtre en dedans et de roux en dehors, le bec est 
brun et l'iris varie du jaune clair au jaune orange 
et parfois rougeâtre suivant l'âge et les individus. 

La femelle, dit Degland, ne diffère du mâle que par 
des teintes plus foncées. Cet auteur est ici en désac- 
cord avec Bailly, Temminck et Millet qui nous disent 
qu'elle a la gorge blanchâtre et beaucoup plus de 
blanc dans son plumage. Ces deux opinions en appa- 
rence contradictoires ont cependant chacune leur 
raison d'être si l'on étudie la coloration du plumage 
chez plusieurs sujets ; car je possède un mâle qui a 
les teintes du plumage très marquées de blanchâtre, 
et une femelle qui a exactement la même coloration, 
tandis qu'une seconde en est presque dépourvue et a 
au contraire les teintes très rembrunies. 



— 307 — 

Les jeunes ressemblent aux adultes avec cette dif- 
férence qu'ils ont les yeux entourés déplumes noires 
et que la cire et l'iris sont d'un jaune pâle. 

Le moyen Duc comme ses congénères estun grand 
destructeur de mulots, de taupes, de souris, de musa- 
raignes et de gros insectes. Je répéterai pour lui ce 
que j'ai dit de la Chouette Effraie et ce qu'on doit dire 
en général de tous les oiseaux de proie nocturnes 
c'est que leur existence est on ne peut plus précieuse 
pour la préservation des semences que l'homme 
confie à la terre, ou qu'il enfouit dans ses greniers. 

Le moyen Duc est au nombre des oiseaux qui sont 
des premiers à nicher ; en 1860, j'en rencontrai dans 
la forêt d'Aulnay, deux nichées contenant chacune 
six œufs aux deux tiers couvés, le nid sur lequel ils 
reposaient avait appartenu l'année précédente à 
l'Epervier commun. Dans ces dernières années, j'en 
ai rencontré une nichée, le 20 avril 1886, dans le bois 
de Breliéreau, près Beauvais-sur«Matha, dont les 
petits étaient éclos, et un second, le 7 avril 1868, dans 
les bois de la commune deSiecq, contenant sept œufs 
non couvés ; tous les deux occupaient d'anciens nids 
de Pie. On peut donc déduire de ces faits que la 
ponte du Moyen-Duc a lieu dans le courant de mars. 

Les œufs du Moyen-Duc sont un peu obtus et d'un 
blanc mat sans taches. Les différents auteurs que 
j'ai cités jusqu'à présent sont unanimes sur ce point. 
Ceux d'entre eux, qui donnent leur mensuration, leur 
assigne pour grand diamètre : 1° Bailly, 37 à 38 mill. 
sur 30 mill. de petit diamètre ; 2° Degland, 34 mill. 
sur 29 mill . de petit diamètre ; 3° Chenu 45 à 48 mill. 
sur 38 mill. 1/2. Tous y compris Temminck, Millet et 



Guillemeau ne lui attribuent que quatre à cinq œufs 
pour sa ponte. On a pu voir, par ce que j'ai raconté 
précédemment, que ce nombre est d'ordinaire plus 
élevé et que le chiffre cinq doit être le plus petit 
nombre des œufs pondus par cet oiseau. Les deux 
diamètres de ceux que j'ai mesurés, une vingtaine 
environ, diffèrent sensiblement de ceux donnés par 
Chenu et Degland, mais sont à peu de choses en con- 
cordance avec ceux énoncés par Bailly, car le plus 
grand diamètre s'est constamment tenu entre 37 et 
40 millimètres, et le petit entre 27 et 30 mill. 

Je terminerai cet article par une observation qui 
me paraît assez remarquable et qui s'applique à cet 
oiseau comme au Petit-Duc et aux autres Hiboux ou 
Chouettes à aigrettes. C'est qu'ils nichent indifférem- 
ment dans les troncs des arbres et clés murailles, 
c'est-à-dire à couvert ou en plein soleil dans les nids 
abandonnés des Pies, des Corneilles, etc. ; je n'ai 
même jamais rencontré de nichée de Moyen-Duc à 
couvert ; tandis que les Chouettes de la première 
section se font remarquer par ce premier mode 
d'habitation, car je n'ai jamais ouï dire qu'on ait 
trouvé de nid de Chouette Effraie par exemple, ailleurs 
quedans des cavités naturelles ou artificielles. Serait- 
ce que la vue de ces dernières est plus impression- 
nable aux rayons du soleil 1 

D'accord avec Guillemeau, de Lastic et M. Beltre- 
mieux, je considère le Moyen-Duc comme sédentaire 
et très répandu dans nos contrées. Forêt d'Aulnay, 
bois de Siecq et des environs de Beauvais-sur-Matha, 
île d'Oleron (Charente-Inférieure). Forêt de Chizé et 



bois des environs de Gouture-d'Argenson (Deux- 
Sèvres), environs de Cognac (Charente). — A. C. 

Hibou petit duc — Strix Scops Lin. 

Type du genre Scops Savig., Ephialtes Key. et 
Bl. 

Synonymie : 

Scops ephialtes Savig. 

Scops Europœus Less. 

Scops Aldrovandi Ch. Bonap. 

Ephialtes scops Key. et Bl. t 

Otus scops Schle. 

Noms du pays .-Petite Chouette à oreilles, Cloue! 
Cette dernière dénomination lui vient du chant mo- 
notone qu'elle fait entendre chaque nuit pendant la 
belle saison et qui semble articuler ce mot. 
Diagnose : 

Disque facial incomplet, aigrettes à fleur de tête, 
composées de 6 à 8 plumes courtes ; doigts nus. 

Description. — Le mâle et la femelle ont pour 
taille commune de 19 à 20 centimètres, et pour en- 
vergure 53 centimètres environ. Us ont un plumage 
semblable ; les plumes des aigrettes de longueurs 
diverses sont, comme celles de la tête, brunes mar- 
quées de petits points noirs ; les parties supérieures 
sont d'un gris roussâtre ou blanchâtre variées de 
brun avec des traits longitudinaux noirâtres au centre 
des plumes, des raies vermiculées transversales, et 
des taches irrégulières noires, cendrées blanchâtres 
ou rousses sur les scapulaires; les parties inférieures, 
d'une seule teinte moins foncée, sont rayées transver- 
salement de cendré, de roussâtre et marquées en 

20 



— 310 — 

long de larges taches brun noir plus vif qu'en dessus : 
les ailes et la queue sont pareilles au manteau, cette 
dernière est barrée de six ou sept bandes transver- 
sales roussâtres accompagnées d'une bande étroite 
brune, le bec est noir, l'iris jaune brillant (Degl.) La 
femelle, dit cet auteur, est un peu plus grisâtre. Je 
ferai ici la même observation que pour le Moyen- 
Duc, c'est qu'il est des mâles moins bruns que cer- 
taines femelles, et c'est la raison pour laquelle j'ai 
décrit les deux sexes comme portant la même livrée. 
Les jeunes n'en diffèrent que par la couleur de l'iris 
qui est un peu plus pâle. 

Le Scops, qui est avec l'Effraie le plus commun de 
nos oiseaux de proie nocturnes niche assez tardive- 
ment, ce n'est qu'en mai ou juin que la femelle fait 
sa ponte, et comme je l'ai fait observer àl'article pré- 
cédent, elle dépose indifféremment ses œufs dans les 
trous naturels ou accidentels des arbres et des édi- 
fices, soit sur la poussière ou sur les matériaux 
apportés l'année précédente par d'autres oiseaux, 
soit dans les nids de Pie abandonnés. Tous les auteurs 
précités s'accordent sur le nombre de deux à quatre 
œufs comme terme ordinaire de la ponte du Petit- 
Duc, de même que sur leur coloration blanche et sans 
taches. Quant à leurs diamètres, Degland et Bailly 
leur donnent à chacun de 2 cent. 8 à 9 mill. à 3 cent, 
pour la longueur et 25 mill. pour la largeur. Chenu 
porte leur grand diamètre à 0,33 mill., et le petit à 
0,27 mill Les mesures que j'ai prises sur une très 
grande quantité d'œufs de cette espèce m'ont donné 
pour grand diamètre de 25 à 26 mill. Ces dimensions 
sont en concordance parfaite avec celles de Degland 



— 311 — 

et de Bailly, et s'éloignent sensiblement de celles 
données par Chenu. J'ajouterai que si le nombre des 
œufs pondus par leScops estordinairementde quatre, 
il m'est arrivé quelquefois d'en trouver cinq et même 
six. Le Scops comme je l'ai déjà observé à l'article 
précédent, par la grande destruction qu'il fait de 
souris, de musaraignes et surtout de gros papillons 
nocturnes, dont les chenilles vertes détruisent les 
feuilles de pommes de terre, est l'an des grands 
auxiliaires des agriculteurs qui, mal avisés, lui font, 
hélas, ainsi qu'à ceux de sa tribu, une guerre aussi 
maladroite qu'acharnée. 

Le petit Duc est-il sédentaire dans nos contrées ? 
M. Beltremieux n'en fait point mention, mais M. de 
Lastic l'affirme, et c'est aussi ma conviction. Guille- 
meau dans un passage relatif à cet oiseau, dit que 
cette espèce se réunit en troupes pour voyager, qu'ils 
partent comme les hirondelles et qu'ils arrivent en 
même temps, et plus loin il ajoute, on en voit souvent 
aux environs de Niort et on m'en a apporté même au 
cœur de l'hiver ; ce membre de phrase ne semble-t-il 
pas être en contradiction avec le premier, et n'est-il 
pas une preuve irrécusable du séjour continuel de 
cet oiseau parmi nous. J'ajouterai pour nouvelle 
preuve ce qu'en dit Millet : « On donne à cette Chouette 
l'habitude de voyager, cette particularité n'a point 
été observée en Anjou; seulement, on sait qu'on l'y 
rencontre toute l'année. » C'est tout-à-fait l'histoire 
de ceux de notre région. 11 niche vers la mi-mai, on 
le rencontre partout. 



NOTE 



SUR 



QUELQUES ÉCHINODERWIES FOSSILES 

DES ENVIRONS DE LA ROCHELLE 
par M. P. de LORIOL. 



Les fossiles intéressants qui font l'objet de cette 
notice sont le produit de recherches récentes et m'ont 
été communiqués avec beaucoup d'obligeance par 
l'entremise de M. Basset. 

Deux d'entre eux sont particulièrement remar- 
quables. L'un est une Astérie nouvelle recueillie par 
M. Basset, à la Pointe du Ché ; elle est d'une conser- 
vation si admirable qu'il m'a été possible de l'étudier 
dans tous ses détails, avec autant d'exactitude que si 
elle avait été vivante. L'autre présente un grand 
intérêt comme fournissant la solution d'une question 
que l'on se posait depuis longtemps. De quelle nature 
était le disque central du calice dans la famille des 
Apiocrinidées ? Jusqu'à présent on n'avait aucune 
donnée sur ce point important. M. Gatau a eu la 
bonne fortune de rencontrer à la Pointe du Ché un 
calice de petite taille de YApiocrinus Roissyanus, con- 



— 314 — 

serve assez heureusement pour faire connaître d'une 
manière à peu près complète le recouvrement de la 
cavité du calice. Une sorte de sac, probablement mem- 
braneux, et fortifié par un revêtement très solide 
composé de nombreuses pièces calcaires contiguës, 
opérait l'occlusion du calice, et, tout en présentant 
une grande résistance, conservait une certaine flexi- 
bilité. Il reste encore à déterminer la position du 
péristome et des canaux qui devaient y arriver depuis 
la base des bras, de même que celle de l'orifice anal, 
mais la connaissance de la nature du disque ventral 
a déjà en elle-même une grande importance. 

Afin de comparer l'une des espèces d'astéries que 
j'avais à étudier, avecle Crenasterrupelle?isis, recueilli 
jadis par d'Orbigny à la Pointe du Ché, et connu seu- 
lement par quelques mots du Prodrome, j'ai prié 
M. le professeur G-audry de vouloir bien me commu- 
niquer le type. Il me l'a envoyé avec son obligeance 
habituelle, et je suis heureux de pouvoir décrire et 
faire figurer ici cette espèce, qui n'a pas été retrouvée, 
paraît-il, depuis d'Orbigny. 

Pentagonaster Basseti, P. de Loriol, 4887. 

PL 1, fig. 1. 

DIMENSIONS. 

Diamètre total 30 mm . 

Hauteur du bord 4 mm . 

R == 15 mm , r = 9 mm , R = 1 2/3 r. 

Corps pentagonal. Les côtés du pentagone sont 
évidés, mais peu profondément, de manière à détacher 



— 315 — 

cinq bras courts, obtus, et peu prononcés. Les plaques 
marginales sont relativement très larges et épaisses, 
celles de la face dorsale un peu plus que celles de la 
face ventrale. On compte sept plaques marginales dor- 
sales de chaque côté d'un bras, soit quatorze pour un 
arc interbrachial ; leur largeur est de 4 mm ; elles sont 
élevées, régulièrement convexes, celles qui se trouvent 
au centre de l'arc interbrachial un peu cunéiformes, 
les autres rectangulaires, mais toutes relativement 
courtes, leur longueur ne dépassant guère le quart 
de leur diamètre ; elles se rétrécissent très graduel- 
lement jusque tout près de l'extrémité des bras, où 
Tavant-dernière diminue tout à coup de moitié et la 
dernière encore plus. La plaque terminale impaire 
est relativement grande, ovale-allongée, renflée, un 
peu gibbeuse ; on distingue, à son extrémité externe, 
un pore entre deux granules plus développés que les 
autres ; elle se trouve enchâssée entre trois plaques 
marginales de chaque côté. Toutes ces plaques sont 
entièrement couvertes de granules très fins, très 
serrés, homogènes ; leurs faces latérales sont parfai- 
tement coutiguës sur toute leur longueur, sans qu'il 
reste aucune place pour loger des pores. A la face 
ventrale les plaques marginales sont en nombre égal, 
mais leur diamètre est un peu moins fort, et elles 
sont aussi moins fortementconvexes,par contre elles 
sont un peu plus longues, un peu plus carrées vers 
l'extrémité des bras ; leur granulation est identique 
à celle des plaques marginales dorsales, elles ne por- 
taient ni piquants, ni pédicellaires. 

Sur le bord, les plaques marginales dorsales et 
ventrales se rencontrent par une courbe uniforme, et 



— 316 — 

les ventrales ne font nullement saillie. Par suite du 
grand développement des plaques marginales à la 
face dorsale, et de leur hauteur, la surface parquetée 
intermédiaire se trouve comme enfoncée et restreinte. 
Les plaques qui la couvrent sont fort petites, plus ou 
moins polygonales avec les angles arrondis, conti- 
guës, ne laissant entre elles que de faibles espaces où 
pouvaient se loger des pores isolés ou à peu près, 
mais non des aires porifères. Il n'y en a qu'un très 
petit nombre sur les bras et elles sont déjà en série 
unique à une distance de la plaque impaire égale à 
trois ou quatre plaques marginales. Ces petites 
plaques sont entièrement couvertes de granules très 
fins, très serrés et parfaitement homogènes ; on ne 
distingue aucun pédicellaire valvulaire (s'il y en avait 
on pourrait très bien les voir). La plaque madrépo- 
rique, fort petite, triangulaire, couverte de sillons 
peu nombreux et presque droits, est située à peu près 
à égale distance du centre du disque, et du bord des 
plaques marginales formant le fond d'un arc inter- 
brachial. La face ventrale est plus plane que la face 
dorsale, les plaques marginales étant moins élevées. 
Les plaques adambulacraires, petites, rectangulaires, 
bien plus larges que longues, portent, dans l'intérieur 
du sillon, une rangée de trois ou quatre piquants 
courts et paraissant égaux entre eux, et une seconde 
série externe de deux ou trois piquants un peu plus 
larges ; elles sont, en outre, couvertes de petits gra- 
nules très serrés. Les plaques ventrales, peu nom- 
breuses par suite de l'espace restreint qu'elles 
occupent, sont semblables à celles de la face dorsale, 
également granuleuses, sans piquants ni pédicel- 



— 317 — 

laires valvulaires ; sur une partie de la longueur des 
bras, les plaques adambulacraires remplissent seules 
l'espace entre les plaques marginales. Les dents sont 
triangulaires et assez grandes, pointues aux deux 
extrémités. 

Rapports et différences. — Cette espèce remar- 
quable est représentée par un échantillon admirable- 
ment conservé. Elle paraît, au premier abord, s'éloi- 
gner un peu des Pentagonaster bien typiques par 
ses plaques marginales beaucoup plus larges que 
longues, qui rappellent plutôt celles des Goniodiscus, 
mais sans pores intermédiaires; la structure du sque- 
lette est, d'ailleurs, tout à fait celle des Pentagonaster, 
et il ne m'a pas été possible de trouver aucun caractère 
qui autorise à l'éloigner des espèces de ce genre. Je 
ne pense pas que des modifications dans la forme 
des plaques marginales puissent constituer, à elles 
seules, un caractère générique. Les espèces de la 
famille des Goniastéridées, connues jusqu'ici, sont 
assez rares dans les terrains jurassiques et la plupart, 
avec de longs bras, ont été rapportées au genre Stel- 
laster. Je n'en connais aucune qui puisse être con- 
fondue avec le P. Basseti. Etallon a indiqué, en peu 
de mots, un Stellaster araricus de l'Oxfordien de la 
Haute Saône, dont les bras courts ont un tiers de 
leur longueur en dehors du disque, mais, comme ses 
plaques marginales sont « très petites » il n'a guère 
de rapports avec l'espèce dont il s'agit ici. 

Localité. ■— Pointe du Ché, près la Rochelle. Etage 
séquanien. 

Collection. — Basset, 



— 318 — 
Astropegten Gataui, P. de Loriol, 1887. 

PI. 2, fig. 4. 

DIAIENSIONS. 

Diamètre total 45 mm . 

R = 24 mm , r = 6 mm , R = 4r. 

Cinq bras triangulaires, allongés, étroits, pointus ; 
leur largeur à la base est de G mm , et ils se rétrécissent 
très graduellement jusqu'à l'extrémité. Ils sont bordés 
par une série de plaques marginales au nombre de 
20 à 25 environ de chaque côté ; l'extrémité manque 
dans tous les cinq, mais l'un est presque complet, 
de sorte que le nombre des plaquesquipeutdépasser 
ce chiffre ne doit pas être considérable. 

Ces plaques sont relativement assez longues, 
quoique toujours plus larges que longues, fortement 
convexes, disposées de manière à n'occuper que peu 
de place sur la face dorsale et à descendre au con- 
traire beaucoup sur le bord des bras qui est élevé et 
abrupt ; elles sont couvertes d'une granulation très 
fine, très dense et très homogène, avec un petit 
nombre de granules plus forts sur le bord externe, 
près de la jonction des plaques marginales dorsales 
et des ventrales sur le bord des bras ; ces granules 
n'ont pas l'apparence d'être lepoint d'attache de petits 
piquants, toutefois je n'ai pas là-dessus une certitude 
absolue. Elles ne portaient point de piquants sur laface 
dorsale, car, à défaut de ces derniers, on pourrait 
très bien voir leurs points d'attache. Bien que les 
plaques marginales ventrales soient à peine distinctes 



- 319 — 

dans l'exemplaire décrit, on distingue, ça et là, leurs 
piquants courts et grêles appliqués contre les plaques 
dorsales, je ne connais pas leur nombre, mais il y en 
avait au moins quatre ; ils ne paraissent pas avoir 
été insérés sur les plaques dorsales, mais, ici encore, 
j'ai un doute à exprimer. 

La face dorsale est seule connue ; les paxilles ont 
disparu, et les pièces de la face ventrale, ainsi que 
celles des ambulacres, apparaissent dans le plus 
grand désordre, renversées ou dérangées entièrement 
de leur position naturelle. Les dents apparaissent 
au centre du disque, mais vaguement, et on ne peut 
sdsir exactement leur forme. Le disque est relative- 
ment petit ; sur les bras l'intervalle entre les plaques 
marginales est également resserré. 

Rapports et différences. — Le type de l'espèce est 
un individu assez bien conservé, mais visible seule- 
ment sur sa face dorsale. Je ne connais aucun Astro- 
pecten décrit auquel il puisse être rapporté. UAstr. 
infirmum, Fraas, a le disque beaucoup plus grand. 
VAstr. elegans, Fraas, a aussi le disque plus grand 
et ses bras sont plus larges et moins pointus. Les 
petits exemplaires de YAstr. Cotteswoldiae, Buckman, 
du bathonien, ont les bras plus longs, relativement, et 
moins nettement triangulaires, leurs plaques margi- 
nales dorsales sont plus courtes et plus nombreuses. 

Dans le Prodrome, d'Orbigny a indiqué une espèce 
d' Astropecten de la Pointe du Ghé, le Crenaster rupel- 
lensis. Je la décris plus loin. Bien qu'elle ne soit 
qu'imparfaitement connue il n'est pas possible, pour 
le moment du moins, de lui rapporter VAstrop. Gataui 
comme un jeune individu. 



— 320 — 

Localité. — Pointe du Ché, près la Rochelle. Etage 
séquanien. 
Collection. — René Gatau. 

ASTROPEGTEN RUPELLENSIS, d'Obigny. 
PI. II, fig. 2-4. 

Synonymie. 
Crenaster rupellensis, d'Orbigny, 1850. Prodrome, t. 2, p. 28. 
Crenaster rupellensis, Pictet, 1857. Traité de paléontol., éd. 

II, vol. IV, p. 271. 
Astropecten rupellensis, Dujardin et Hupé , 1862 . Hist. nat. 

des Echinod., Suites à Buffon, p. 430. 
Crenaster rupellensis, Beltremieux, 1866. Faune foss. de la 

Charente-Inf. Annales de l'Acad. de 

la Rochelle ; Se. nat., vol. 1854-65, 

p. 22. 

DIMENSIONS. 

Diamètre de la base d'un bras 24 mm . 

Hauteur d'un bras 8 mm . 

Disque inconnu. Les bras étaient probablement 
assez longs. Aucun n'est conservé dans sonintégrité. 
Les plaques marginales dorsales, grandes, très con- 
vexes, vues sur leurs faces latérales, paraissent aussi 
hautes que larges. Elles occupent un espace assez 
considérable sur la face dorsale, de sorte que l'espace 
paxillaire était restreint, relativement aux dimensions 
des bras ; leur surface est couverte de granules assez 
grossiers, la plupart hexagonaux, très serrés, et elles 
étaient munies, tout près de leur bord externe, d'un 
gros piquant, dont le point d'attache est très visible ; 



— 321 - 

chaque plaque ne possédait pas unpiquant semblable, 
mais un bon nombre en étaient dépourvues, tantôt 
ces dernières alternent assez régulièrement, tantôt 
elles sont au nombre de deux ou trois consécutives, 
et on voit aussi deux plaques successives porter un 
piquant ; il semble, en somme, que le nombre des 
plaques qui en avaient est supérieur à celui des 
plaques qui n'en avaient pas. Les plaques marginales 
ventrales occupent encore plus de place sur la face 
ventrale que les plaques dorsales sur la face dorsale, 
mais, étant moins élevées, elles sont moins prédo- 
minantes dans la formation du bord externe des 
bras. Elles sont couvertes de granules plus grossiers 
que ceux des plaques dorsales, vaguement alignés 
dans le sens de la longueur du bras, et portant des 
petits piquants courts et plats ; une série de 8 à 10 
granules plus développés, le long du bord externe 
des plaques, porte des piquants plats beaucoup plus 
longs, il est aussi probable que ceux qui se trouvaient 
sur le bord des bras étaient notablement plus longs, 
car le granule qu'ils surmontaient est plus développé 
que les autres, mais ils n'existent plus. Les plaques 
ventrales ne dépassent pas les plaques dorsales sur 
le bord du bras. Le sillon ambulacraire est large et 
profond. Les plaques adambulacraires sont presque 
carrées ; elles portent, sur leur bord, tout à fait dans 
le sillon, deux séries au moins de très petits piquants, 
grêles, courts et très nombreux, puis, un peu en 
dehors, un piquant beaucoup plus fort et plus long, 
dont le point d'attache est relativement très saillant : 
d'autres petits piquants couvraient encore le reste de 
la plaque. A la base des bras on distingue quatre 



— 322 — 

rangées de plaques ventrales entre les plaques adam- 
bulacraires et les plaques marginales ; elles sont 
petites, inégales, un peu imbriquées et couvertes de 
piquants d'une extrême petitesse, du milieudesquels 
il en surgit de plus grands ; ces plaques ventrales 
diminuent rapidement et disparaissent tout à fait 
près de l'extrémité des bras. 

Sur un fragment, les paxilles de la face dorsale sont 
conservées ; elles sont bien alignées, assez dévelop- 
pées, très arrondies, mais peu élevées ; les petits 
piquants qui les couronnent sont peu nombreux et 
très courts. 

Rapports et différences. — \JAstropecten rupel- 
lensis n'était connu jusqu'ici que par deux lignes du 
Prodrome qui ne permettaient pas de s'en faire une 
idée, même approximative. Très désireux de savoir 
si X Astropecten Gataui, que j'avais à décrire, se rap- 
prochait de cette espèce ou lui appartenait peut-être, 
j'ai prié M. le professeur Gaudry de vouloir bien me 
renseigner au sujet du type du Crenaster rupellensis, 
conservé dans la collection de d'Orbignyau Muséum 
d'histoire naturelle ; il a eu la grande obligeance de 
me le communiquer, pensant qu'il était utile de le 
faire connaître par une description et une figure, 
puisque l'occasion se présentait. D'Orbigny ne pos- 
sédait que des fragments de bras du Crenaster ru- 
pellensis, mais ils sont très bien conservés. Il est 
facile de s'assurer que VAstropecten Gataui est une 
toute autre espèce. VAstrop. rupellensis était de 
grande taille, ses bras étroits, probablement fort 
longs, avaient une aire paxillaire fort étroite, et les 
plaques marginales montraient une rangée externe 



— 323 — 

de forts piquants, probablement droits; dans le sillon 
ambulacraire, les plaques adambulacraires étaient 
chargées de très petits piquants, très nombreux, 
tandis qu'au dehors elles portaient une série delongs 
piquants plats. Il devait être voisin de VAstr. Lorioli, 
Wright, du portlandien de Boulogne, mais ses bras 
devaient être plus étroits à la base et plus longs, avec 
des plaques marginales dorsales encore plus prédo- 
minantes, et une area paxillaire relativement plu- 
étroite. Il faudrait plus de documents sur ces deux 
espèces pour pouvoir les comparer d'une manière un 
peu complète, mais elles sont certainement diffé- 
rentes. UAstropecten supra jurensis, Schilling, du sé- 
quanien du Hanovre, a des bras qui devaient être 
certainement plus larges, plus courts et plus pointus 
que ceux de YAstr. rupeliensis, avec des plaques 
marginales singulièrement développées et d'une 
forme différente. 

Localité. -- Pointe du Ché, près la Rochelle. 
Séquanien. 

Collection. — Muséum de Paris (Coll. d'Orbigny.) 

Apiocrinus roissyanus, d'Orbigny. 
pi. m, flg. 4. 

^SYNONYMIE. 

Apiocrinus roissyanus, d'Orbigny, 1839. Hist. nat. des Cri- 
noïdes, p. 20, pi. III et pi. IV, fig. 
1-10. 
Ici. P. de Loriol, 1883. Paléontologie fran- 

çaise. Terrain jurassique. Crinoïdes, 
vol. XI. I, p. 2G7, pi. 41-44. 



— 324 — 

Un jeune individu, appartenant à cette espèce, pré- 
sente un grand intérêt parce qu'il permet de se rendre 
compte, pour la première fois, de la nature exacte du 
disque ventral des Apiocrinus. 

Le calice de cet exemplaire a une hauteur totale de 
15 mm , à partir de l'article basai jusqu'au sommet des 
troisièmes radiales, et un diamètre de 13 mm . Les bras 
sont conservés jusqu'au 7 e article au maximum, et 
tous brisés à peu près à la môme hauteur. Entre leurs 
tronçons et les pinnules redressées, apparaît l'extré- 
mité conique d'une sorte de sac, couvert de pla- 
quettes calcaires, qui opérait l'occlusion de la face 
ventrale du calice. Au-dessus de la première, ou des 
deux premières pièces interradiales, l'espace assez 
large qui sépare les rayons est occupé par des séries 
transverses de deux ou trois petites pièces, parfois 
hexagonales et régulières, ou bien subquadrangu- 
laires, ou pentagonales, minces, contiguës partout ; 
peu à peu ces petites pièces perdent de leur régularité 
et, à la hauteur du sommet des troisièmes radiales, la 
plupart sont déjà tout à fait irrégulières et inégales ; 
du reste elles diffèrent, quant à leur forme et à leur 
arrangement, dans chacun des espaces interradiaux. 
On les voit s'enfoncer entre les bras et l'on constate, 
avec la plus grande évidence, qu'elles constituaient 
le revêtement d'un sac ventral conique dont le sommet 
se trouvait à la hauteur environ du 9 e article brachial. 
Lorsque l'animal se contractait, ce sac se trouvait 
entièrement protégé, par les pinnules d'abord, puis 
par les bras qui l'entouraient de toutes parts. Vers 
son sommet, les plaquettes sont irrégulières et iné- 
gales, toujours exactement contiguës, mais cepen- 



- 325 — 

dant non imbriquées ; elles paraissent être très 
finement chagrinées. Ce sac ventral n'était certaine- 
ment pas absolument rigide, car il présente des plis 
très distincts, il devait être composé d'un tégument 
membraneux rendu très solide par un revêtement de 
pièces calcaires minces, sans doute, mais conservant 
cependant assez d'épaisseur, et qui, contiguës sans 
être soudées, présentaient une grande résistance sans 
exclure toutefois une certaine flexibilité. 

Ce tégument ventral s'appuyait sur les pièces inter- 
radiales proprement dites, solides, et ayant la même 
épaisseur que les pièces radiales, et il pouvait, pro- 
bablement, se gonfler ou se contracter légèrement 
suivant la volonté de l'animal, et faire plus ou moins 
de saillie en dehors, dans les espaces interradiaux, 
assez larges, ainsi qu'il a été dit. 

Il ne peut, en tout cas, être ici question d'une voûte 
épaisse et rigide, comme celle des Actinocrinns par 
exemple. Ce que je n'ai pu découvrir c'est comment 
se terminait ce sac ventral ; le sommet est évidem- 
ment altéré, on ne peut savoir si c'était là que se 
trouvait l'orifice buccal, dans tous les cas, les sillons 
qui doivent y arriver de la base du bras n'existent 
pas à la surface , ils sont certainement recouverts 
par les pièces calcaires, mais leur présence ne se 
distingue pas, au dehors, par des plaquettes diffé- 
rentes. On voit sur un point, en face d'un rayon, une 
multitude de petites pièces microscopiques accumu- 
lées, j'ignore d'où elles proviennent. La découverte 
de cet exemplaire constitue un bon progrès dans la 
connaissance de l'organisation des Apiocrinidées, 
espérons qu'on finira par mettre la main sur un indi- 

21 



— 326 — 

vidu qui fournira le moyen de donner une solution 
aux questions qui restent à résoudre. 

Je constate encore, ce que je n'avais pas observé 
précédemment, c'est que les trois premiers articles 
d'une pinnule présentent chacun, sur leur bord ex- 
terne, trois profondes entailles, formant trois dents 
non divergentes, comme celles d'un peigne. Les ar- 
ticles des pinnules, en général, s'écartaient beaucoup. 

Localité. — Pointe du Ché, près la Rochelle. 
Etage séquanien. 

Collection. — René Gatau. 

Apiocrinus magnificus, d'Orbigny. 
pi. m, fig. 3. 

SYN O N YiVIIE . 

Apiocrinus magnificus, d'Orbigny, 1850. Prodrome, T. II, p. 29. 
Id. P. de Loriol, 4883. Paléontologie fran- 

çaise. Terr. jurassique, T. XI, l re 
partie. Crinoïdes. P. 297, pi. 46-49. 

Un fragment de calice, appartenant à cette espèce, 
de grande taille (il mesure sur les premières radiales 
39 mm ), présente une particularité intéressante. Entre 
les troisièmes pièces radiales de chaque rayon se 
trouve un espace libre, plus ou moins large, qui 
remonte au-dessus du premier article brachial. Il est 
occupé par des petites plaques minces plus ou moins 
nombreuses, irrégulières, inégales, dont l'ensemble 
forme comme une boursouflure ; dans deux de ces 
intervalles les plaquettes font défaut et on voit très 
bien que le vide pénétrait dans la cavité du calice. Il 



— 327 — 

me paraît évident que ces plaquettes appartiennent 
au sac ventral de ranimai, qui, ainsi que je l'ai dit à 
propos de l'espèce précédente, pouvait, à la volonté 
de l'animal, se distendre un peu et faire saillie dans 
les espaces interradiaux. 

Dans le type de l'espèce, plus petit, on ne distingue 
qu'une petite plaquette dans l'un des espaces inter- 
radiaux et un petit vide dans un autre. 

Localité. — Aytré, près la Rochelle. Séquanien. 

Collection. — Basset. 

Millericrinus fleuriausianus, d'Orbigny. 

PI. III, fig. 2. 

SYIsrOKrY-MJE. 

Millericrinus fleuriausianus, d'Orbigny, 1839. Hist. nat. des 
Crinoïdes, p. 46, pi. VIII, fig. 
1-4. 
Id. P. de Loriol, 1884. Paléontologie 

française. Terr. jurass., T. XI, 
l re partie. Grinoïdes. p. 542, 
pi. 106, f. 1-2, pi. 107, fig. 1-2. 

? Millericrinus nobilis, Walther, 1886. Untersuchungen 

ueber den Bau der Grinoiden 
etc. Paleontographica, vol. 32, 
p. 157, pi. 23. 

Un calice récemment découvert, dont le diamètre 
est de 35 mm et la hauteur de 22 mm , depuis le premier 
article de la tige jusqu'au sommet des premières 
radiales, appartient certainement au Miller . fleuriau- 
sianus, malgré certaines différences. 

D'abord la forme générale est un peu moins haute 



— 328 - 

(hauteur : diamètre = 1 : 0,63, au lieu de 1 : 0,61), puis 
le pourtour est plus renflé, ce qui fait paraître un peu 
plus accentué le rétrécissement basilaire. Ensuite les 
pièces basales sont relativement moins élevées et 
leur bord inférieur s'arque beaucoup, tout en demeu- 
rant arrondi, de sorte que les angles de l'article basai, 
qui pénètrent entre les pièces basales, prennent un 
développement considérable et tout à fait insolite. 
Tous les autres caractères étant les mêmes je ne 
sais pas voir, dans ces deux modifications, un motif 
suffisant pour faire de cet individu le type d'une 
espèce nouvelle. En effet, le renflement plus consi- 
dérable du pourtour n'est qu'une simple variation de 
forme dont on trouverait bien des exemples, et dans 
le M. fleur iausi anus lui-même ; le type de d'Orbigny 
est plus renflé au pourtour que l'individu de Valfin 
que j'ai fait figurer; l'exemplaire dont il est ici 
question est, lui-même, plus renflé que le type, de 
sorte que ce dernier se trouve exactement intermé- 
diaire, pour la forme, entre les deux autres, et si, 
comme cela me paraît très probable, l'exemplaire de 
Kelheim, figuré avec sa tige et une partie de ses 
bras sous le nom de MM. nobilis, par M. Walther, 
appartient bien à l'espèce, il serait à son tour inter- 
médiaire, pour la forme, entre le type et l'exemplaire 
de Valfin. Quant aux dimensions proportionnelles 
des pièces basales qui sont ici notablement plus 
larges que hautes et singulièrement arquées sur leur 
bord inférieur, il ne faut pas y attacher trop d'impor- 
tance, car la forme et les dimensions relatives 
des pièces basales sont souvent très variables 
dans les espèces de la famille des Apiocrinidées. On 



— 329 — 

s'en convaincra en parcourant les planches du pre- 
mier volume des Crinoïdes jurassiques, dans la 
Paléontologie française, et, en particulier, celles qui 
représentent YApiocrmits Parkinsoni, YApiocr. ele- 
ga?is, le Millericrinus Pilleti (PI. 63 et pi. 93, f. 3-5), 
le MM. Milleri, etc. Ces espèces, surtout le MM. 
PMeti, présentent des modifications dans leurs pièces 
basales encorebienplusfrapppantes, sans qu'il puisse 
être question de s'en servir pour séparer des espèces. 
Le grand développement des angles de l'article basai 
est une conséquence de la forme des pièces basales, 
dont la courbure inférieure n'est pas identique dans 
chacune de celles de l'individu figuré. On voit très 
nettement l'intérieur de la cavité du calice qui est 
admirablement bien conservé, les parois sont très 
profondément sillonnées ; les dépressions pétaloides, 
où se logeait l'organe chambré, sont grandes, et les 
canaux qui les limitent très en relief. 

Localité. — Pointe du Ché. 

Collection. — Millot. 



— 330 — 

Explication des planches, 
pi. i. 

Fig. 1 Pentagonaster Basseti, de grandeur naturelle, vu 

sur la face dorsale. Fig. 1, a, le même, grossi. 
Fig. 1, b, le même grossi, vu sur la face ven- 
trale. Fig. 1, c, le même vu sur le côté pour 
montrer le bord externe et l'épaisseur ; grandeur 
naturelle. Fig. 1, d, plaques marginales et ven- 
trales, près de l'extrémité d'un bras, vues sur 
leurs faces latérales, grossies. Fig. 1, e, plaque 
madréporiforme avec la plaque ventrale adja- 
cente, grossie. Fig. 1, f, l'extrémité d'un bras, 
vu sur la face dorsale, grossie ; on distingue 
l'extrémité du sillon ambulacraire avec les der- 
nières plaques adambulacraires retroussées. Fig. 
1, g, plaques adambulacraires avec leurs piquants, 
vues dans le sillon, grossies ; les piquants 
internes de la plaque de droite étant brisés 
laissent mieux voir ceux de la rangée externe. 

PL II. 

Fig. 1 Astropecten Gataui, face dorsale, grandeur natu- 
relle. Fig. 1, a, bras grossi, les plaques et ossi- 
cules de la face inférieure, que l'on voit sur la 
région paxillaire, sont, en réalité, moins bien 
arrangés que dans le dessin. Fig. 1, b, plaques 
marginales dorsales, vues sur le côté du bras, 
grossies. On voit des piquants qui me paraissent 
provenir plutôt des plaques marginales ventrales, 
qui sont masquées, que des dorsales. 



— 331 — 

Fig. 2 Fragment de bras de YAstropecten rupellensis, de 

grandeur naturelle ; il commence dans l'arc in- 
terbrachial. Fig. 2, a, le même, vu sur la face 
ventrale, de grandeur naturelle. Fig. 2, b, 
fragment de la face ventrale, grossi, montrant 
les plaques adambulacraires, deux séries de 
plaques ventrales et les plaques marginales. Fig. 
2, c, plaque adambulacraire, vue du côté du 
sillon, grossie. Fig. 2, d, plaque marginale 
dorsale, portant le point d'attache d'un piquant^ 
grossie. Fig. 2, e, plaque marginale ventrale, 
grossie. 

Fig. 3 Autre fragment de bras de la même espèce, de 

grandeur naturelle, vu sur la face dorsale. 

Fig. 4 Autre fragment de bras de la même espèce, de 

grandeur naturelle, vu sur la face dorsale, avec 
quelques-unes des paxilles conservées. Fig. 4, a, 
fragment de la région paxillaire grossi. Fig. 4, b, 
paxille vue de côté, grossie. Fig. 4, c, bord 
externe du bras, grossi. Fig. 4, d, fig. 4, f, 
plaques marginales dorsales et ventrales, vues 
sur leurs faces latérales, prises aux deux extré- 
mités du fragment, de grandeur naturelle. 

Fig. 5 Plaques marginales dorsales et ventrales, vues sur 

leurs faces latérales, prises sur un petit fragment 
de la même espèce, de trois plaques de longueur. 
Fig. 5, a, les mêmes plaques à l'autre extrémité 
du fragment, grandeur naturelle. 

PI. III. 

Fig. 1, la. Jeune exemplaire de YApiocrinus roisstjanus, de 
grandeur naturelle, vu sur deux faces différentes. 
Fig. 1, b, le même exemplaire grossi, montrant 
le sac ventral tel qu'il se présente, de profil, 



— 332 — 

entre les bras, et la manière dont il commence 
dans les espaces interradiaux. Fig. 1, c, le même 
vu du dessus, grossi, le sac ventral apparaît en- 
touré des pinnules redressées. Fig. i, d,l'un des 
espaces interradiaux de fig. 1, grossi, rempli, 
au-dessus des pièces interradiales, par les pla- 
quettes du sac ventral ; on distingue, à droite, 
la première pinnule d'un bras. Fig. i, e, frag- 
ment du sac ventral très grossi. Fig. 1, f, les 
deux premiers articles d'une pinnule avec de 
longues dents sur le bord externe. 
Fig. 2,2 a, 2 b. Millericrinus Fleuriausianus, calice de grandeur 
naturelle. 

Fig. 3 Calice de YApiocrinus magnifiais, sans les pièces 

basales, de grandeur naturelle, présentant de 
petites pièces du sac ventral de l'animal, qui 
pouvait un peu se gonfler au dehors. Fig. 3, a. 
Plaquettes de l'un des espaces interradiaux, 
grossies. Fig. 3, b. Plaquettes d'un autre, égale- 
ment grossies. 






PL.I. 




h 







A.lunel, h th. Imp. Jules Rey Gêné 

Ecàuw dermes des environs de/ lev Roc/i&lle/. 



PLU. 








^ 



A.LunelJith Imp. Jules Rey Genève. 

Ec/Urvader' rives des environs de la./ Rochelle/. 



PL.in. 




: - : :% 




3 

A Lunel.hth. Imp. Jules Re/..Genève. 

Fcàùzadermes des environs d&Ui Roc/ieUe/. 



DÉPARTEMENT 
de la 

CEAREKTE-INFERIEÏÏRE. 
La Rochelle 



ANNEE 1886 

BULLETIN MENSUEL »• i. «»».. 



Météorologie et oie Démographie 

PUBLIÉ PAR 
LA COMMISSION DÉPARTEMENTALE DE MÉTÉOROLOCIE ET LE CONSEIL D'HYGIÈNE 



Résumé des observations rnetéorolosiques. 



Nature des observations. 


Janvier 


Mois 
précédent. 


Année 

courante. 


Phénomènes 
particuliers. 


Pression barométrique 












757 
11' 


769 
13" 5 


757 
11° 




f Maximum . 


Température] Minimum . 


-3'0 


4° 5 


— 3" 




(Moyenne . . 


4° 55 


40 7 


4° 55 




Vents dominants 


N. 0. 


N. E. 


N. 0. 




Eau tombée 


#3 m /m 


G6"V'" 


83'"/'» 




Jours de pluie 


21 


11 


21 


! 





Mouvement cle la population. 

Dernier recensement 22,721 . 



Année 1886. 


NAISSANCES 


MORT-NÉS 


«3 

bu 




DÉCÈS 


i 


légitimes 


illégit-es 


légitimes 


illégit m es 


en ville, hôpitaux 




M 

7 

11 

6 


F 

2 
6 

10 


M 

» 
1 


F 

2 
» 


M 

» 

•s 


F 

1 

» 
» 


M 

» 

» 


F 

» 

» 


5 
6 

2 


M 

8 
9 
9 


F 

4 
2 
9 


"1 

1 
1 

5 


F 

» 

2 

2 ! 


/1er au 10. 

Janv. 11 au 20. 

(20 au 31 . 


jTotaux du mois. . 
Mois précédent. . . 
Année courante. . 

jTotaux de l'année. 


24 


18 


2 


4 


2 


1 


' 


y 


13 


26 


15 


1 


4 
















1 



COMMISSION DÉPARTEMENTALE 


















de 




Observations journal 




Météorologie. 








Dates. 


THERMOMÈTRE. 


Baromè- 
tre 


Pluie 

tombée 


Evapora- 
lion 


Humidité 
relative 


VENTS 












Vitesse 






Maxi- 


Mini- 


Mo- 


à 9 h. 


en 24 


en 24 


de 


Direction 


par 






mum. 


mum. 


yenne 


du matin 


heures. 


heures. 


1 à 100 




seconde; 




1 


10 


2 5 


6 25 


767 


» 






N. 0. 


1 39 




2 


10 


5 0. 7 5 


767 


» 






S. O. 


4 3 




3 


10 5 


5 5! 8 


767 


» 






O. 


3 •■ 




4 


10 


6 5' 8 25 


767 


3 m / m 






0. 


3 07 




5 


9 7 


6 5! 8 1 


762 


6 






N. O. 


1 38 




6 


8 


5 0| 6 5 


760 


1 






0. 


3 02 




7 


6 


3 5 4 75 


756 


5 






E N. E. 


1 72 




8 


6 5 


- 3 1 75 


760 


1 






N. E. 


5 31 




9 


4 2 


+ 2 


3 1 


757 


4 






N.O. 


3 53 




10 


5 2 





2 6 


764 


» 






N.N.Q. 


1 24 




H 


4 5 


+ 20 


3 25 


761 


y» 






S. E. 


2 01 




12 


5 


-f- 2 


3 5 


763 


2 1/2 






N.E. 


2 51 




13 


9 5 


+ 1 9 


5 7 


759 


5 






0. N. O. 


6 60 




14 


6 


+ 1 5 


3 75 


758 


2 1/2 






N.E. 


1 84 




15 


8 


+ 5 


4 25 


763 


» 






N.E. 


2 51 




1G 


9 4 


-t- 3 


6 2 


758 


5 1/2 






N. O. 


1 91 




17 


9 5 


2 3 


5 9 


758 


5 






s. 0. 


3 35 




18 


8 


2 


5 


746 


9 






S. s. 0. 


3 21 




19 


5 5 





2 75 


745 


2 






N.O. 


1 30 




20 


5 


+ 05 


2 75 


746 


ï 1/2 






E.N.E. 


2 26 




21 


2 


-05 


75 


743 


11 1/2 






E. 


1 52! 




S 2 


2 


- 3 


- 5 


747 


2 1/2 






S. O. 


3 




23 


1 


— 3 


- 1 


750 


> 






E. 


5 17l 




24 


9 5 


+ 35 


6 5 


746 


6 






S. E. 


6 9 1 




25 


110 


+ 35 


7 25 


746 


» 






S. 


2 01: 




20 


8 


+ 1 


4 8 


750 


1 






S. O. 


6 5 




27 


7 2 


00 


3 


753 


2 






S. E. 


1 69 




28 


8 


+ 05 


4 25 


758 


» 






S.E. 


69 1 




29 


10 5 





5 25 


757 


4 






S. 


2 77 




30 


9 


+ 05 


4 75 


763 


» 






N. 


1 95 




31 


10 


+ 45 


7 25 


760 


3 






O. s.o. 


3 68! 




11 


-30 


4 55 


757 


83 m/m 






N. 0. 


3 04 





=-, 



res faites à la Ftocïielle. 



Janvier i8SG 



I 

1 ETAT PU CIEL. 








!___ 


ETAT 
de la 


Tem- 
pérature 


ORAGES, GRÊLE, NEIGE ET DIVERS. 






Matin. 


Soir. 


mer. 


de la mer 




1 

1 brumeux. 


couvert. 


belle. 


9 7 




id. 


id. 


— 


9 5 




[brouillard. 


id. 


— 


9 




! pluvieux. 


pluvieux. 


— 


9 7 




| nuageux. 


nuageux. 


— 


9 3 




| à grains. 


pluvieux. 


houleuse. 


9 6 




brouillard. 


id. 


— 


9 




clair. 


couvert . 


belle. 


9 




nuageux. 


id. 


houleuse. 


9 2 




clair. 


ici. 


belle. 


8 8 




couvert. 


pluvieux 


— 


9 




nuageux. 


nuageux. 


— 


8 3 




pluvieux. 


pluvieux. 


houleuse. 


9 




couvert. 


nuageux. 


— 


9 7 




1 brumeux. 


couvert. 


belle. 


9 




pluvieux. 


nuageux. 


— 


9 2 




nuageux. ' 


pluvieux. 


houleuse. 


9 2 




à grains. 


id. 


grosse. 


9 2 


Le 18àl0h. 1/2 m. grêle et pluie, v. deS.S 0. 


nuageux. 


id. 


houles. 


8 5 




couvert. 


couvert. 


— 


8 2 




brouillard. 


nuageux. 


houleuse. 


7 5 


Le 21 de 2 ai h. 'm. neige et pluie , v.del'E. 


couvert. 


id. 


— 


8 5 




brumeux. 


couvert. 


belle. 


8 2 




pluvieux. 


id. 


— 


9 




couvert. 


nuageux. 


— 


9 




nuageux. 


pluvieux . 


— 


9 




brumeux. 


clair. 


— 


9 




id. 


id. 


— 


8 8 




pluie. 


id. 


houleuse. 


9 




nuageux. 


pluvieux. 


belle 


9 




à grains. 


id. 


grosse. 


9 























9 















z; 

o 

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CAUSES PRINCIPALES DE DÉCÈS. 


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DÉPARTEMENT 
de la 

CHARENTE-INFERIEURE. 

La Rochelle 



Année 1886 

BULLETIN MENSUEL run,™. 



]VŒétéorolocjie et do Démographie 

PUBLIÉ PAR 
LA COMMISSION DÉPARTEMENTALE DE MÉTÉOROLOGIE ET LE CONSEIL D'HYGIÈNE 



Résume des observations météorologiques. 



Nature des observations. 



Pression barométrique 
moyenne 

/Maximum . 
TempératurejMinimum . 

(Moyenne . . 

Vents dominants 

Eau tombée 

Jours de pluie 



Février 


Mois 


Année 


précédent. 


courante. 


763 


757 


760 


14' 


11' 


+ 14" 


- 5°0 


-3° 


- 5° 


4° 45 


4o 55 


-+- 4" 50 


EST. 


N. 0. 


EST. 


31 m Isa 


83m/in 


Il4.n/m 


9 


21 


31 



Phénomènes 
particuliers 



Mouvement de la population 

Dernier recensement 22,~21 . 





NAISSANCES 


.MO UT-NÉS 


UJ 


DÉCÈS 


Année 1886. 


légitimes 


illégifnes 


légitimes 


illégit m cs 


fcD 

a 

ci 
«=; 

6 

7 
4 


en ville, hôpitaux 


M 

10 

10 

6 


F 

6 
6 
4 


M 

» 


F 
» 

i 


M 

1 


» 
1 

» 


M 

» 
» 


F 

» 

» 


M 

7 
6 
5 


F j M 


F 
1 

4 

2 


/1er au io. 

Févr. 11 au 20. 

120 au 28. 


4 

5 
6 


4 

» 

3 


Totaux du mois. . 
Mois précédent. . . 
Année courante. . 


26 
24 

50 


16 
18 
34 


3 
2 

5 


2 
4 
6 


1 

3 


1 

1 
2 


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17 
13 


18 
26 
41 


15 
15 

30 


7 

7 

14 


7 

4 

11 


Totaux de l'année. 


95 


5 


30 


99 



COMMISSION DÉPARTEMENTALE 














de 




Observations journal; 


Météorologie. 








THERMOMÈTRE. 


Oaromè- 


Pluie 


Evapora - 


Humidité 


VENTS 




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Dates. 




1 


tre 


tombée 


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relative 




Vitesse 




Maxi- 


Mini- 1 Mo- 


à 9 h. 


en 21 


en 24 


de 


Direction 








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par 




mum. 


mum. yen n o 


du matin 


heures. 


heures. 


1 à 100 




seconde 


1 


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754 


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2 


10 


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758 


5 1/2 






O.S. 0. 


3 27 


3 


9 


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757 


3 






O.N. 0. 


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757 


» 






N. 


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1 






N. 


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4 5 


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759 


» 






S. E. 


2 56 


7 


2 5 


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768 


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N. E. 


3 02 | 


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4 


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4 5 





2 25 


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2 1/2 






S. S. E. 


5 4 


13 


7 7 


+ 05 


4 1 


763 


» 






S. 


1 10 


14 


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4 95 


760 


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S. E. 


1 13 


15 


11 


+ 30 


7 


758 


1 






E. S. E. 


1 18 


16 


11 5 


3 5 


7 5 


757 


» 






S. E. 


1 49 b! 


17 


12 


3 5 


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755 


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18 


14 


4 


9 


758 


» 






ES. E. 


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19 


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2 5 


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1 62 


20 


8 





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761 


2 






E. 


2 52 i 


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4 


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1 75 


702 


» 






E. 


4 02 


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5 


- 1 


2 


767 


» 






E. N. E. 


3 97 | 


23 


6 5 


- 1 5 


2 5 


767 


» 






E. S. E. 


3 88 i 


24 


10 


— 2 


4 


762 


» 






E. S. E. 


3 18 


25 


12 


+ 1 5 


6 75 


761 


2 






S. E. 


4 3 


26 


10 





5 


762 


» 






E. N. E 


1 00 ir 


27 


9 


-05 


4 25 


768 


» 






E. S. E. 


1 741 


28 


11 


+ 1 


6 


765 


» 






S. E. 


98 ht 


29 


» 


» 


» 


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» 






» 




30 


» 


» 


» 


» 


» 






» 




31 


8 


» 
— 50 


» 


» 


» 






» 




14 


4 45 


763 


31 m / m 






EST. 


3 04 























es faites à la Rochelle. 



Février J886 



ETAT DU CIEL. 








1 


ETAT 


Tem- 




— — „ . _^^— 












de la 


pérature 


ORAGES, GRÊLE, NEIGE ET DIVERS. 


Matin. 


■ Soir. 


mer. 


de la mer 




p hue. 


pluvieux. 


grosse. 


9 2 




couvert. 


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agitée. 


9 » 




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nuageux. 


— 


9 » 




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— 


8 5 




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8 » 




pluie. 


pluvieux. 


— - 


8 2 




bleu. 


nuageux. 


— 


8 » 




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clair. 


— 


8 » 




id. 


id. 


_ 


8 » 




id. 


id. 


— 


8 » 




grumeux. 


couvert . 


calme. 


7 2 




id. 


pluvieux 


— 


8 » 




bleu. 


clair. 


— 


8 5 




couvert. 


nuageux 


belle. 


9 » 




id. 


id. 


— 


8 7 




pluvieux. 


couvert. 


— 


8 9 




brumeux. 


clair. 


— 


9 » 




couvert . 


nuageux 


— 


8 8 




clair. 


clair. 


— 


9 » 




irumeux. 


nuageux. 


— 


8 6 




id. 


couvert. 


— 


7 4 




couvert. 


id. 


— 


7 7 




puraeux. 


clair. 


-- 


7 6 




id. 


nuageux. 


— 


7 8 




id. 


id. 


— 


8 2 




mageux. 


couvert. 


— 


8 4 




id. 


id. 


— 


8 » 




du vieux. 


pluvieux . 




8 6 










8 3 


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DÉPARTEMENT 

de la 

CHARENTE-INFERIEURE. 
La Rochelle 



BULLETIN MENSUEL 



Année i88*> 



r 3. MARS. 



]Yïétéoi^olocjîe et de Démograp hie 

PUBLIÉ PAR 
LA COMMISSION DÉPARTEMENTALE DE MÉTÉOROLOGIE ET LE CONSEIL D'HYGIÈNE 



Résumé des observations météorologiques. 



Nature des observations. 


Mars. 


Mois 
précédent. 


Année 
courante. 


Phénomènes 
particuliers. 


Pression barométrique 


761 

+ 22" 

— 5°0 

+ 8° 5 

S. E. 

54 n »/ n1 

8' 


763 

+ 14» 

-5° 

+ 4° 45 

EST. 

31 m/m 
9 


760'" '" 3 

+ 22' 

— 5° 

+ 5° 86 

EST. 

168"» /m 

38 ' 




; Maximum . 
Tempérât ure {Minimum . 

(Moyenne . . 

Vents dominants 

Eau tombée 





Mouvement de la population. 

Dernier recensement 22,721. 



1 


NAISSANCES 


MORT-NÉS 






DÉCÈS 






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i 




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An lire 1886. 


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illég 
M 

1 


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1 


légitimes 


illégiime» 


en 


i!le. hôp 


taux 


M 

7 
10 

7 


F 

5 
8 
9 


1 
1 


1 

» 


M 
9 


F 

B 


M 

4 
7 
i 


4 1 

8 2 


F 

3 
4 

1 


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Mars. 11 au 20. 

'20 au 31. 

1 


(Totaux du mois. . 
Mois précédent. . . 
Année courante. . 


-2i 
20 

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22 
16 
56 


2 
3 


2 
2 
6 


2 

I 

5 


1 
2 


» 


» 


7 

17 
37 


15 

59 


i 

171 4 

15 7 
i7| 18 


8 

7 

19 


Totaux de l'année. 


143 




7 


37 




143 





COMMISSION DÉPARTEMENTALE 


















de 




Observations journal 


é 


Météorologie. 












THERMOMÈTRE. 


Baromè- 


Pluie 


Evapora - 


Humidité 


VENTS 




Dates. 








tre 


tombée 


(ion 


relative 


- --s— 


Vitess 






Maxi- 


Mini- 


Mo- 


à 9 h. 


en 24 


en 24 


de 


Direction 


par 






mum . 


mum. 


yenne 


du matin 


heures. 


heures. 


1 à 100 




second 




1 


11 G 


2 5' 7 5 


757 


llm/ml/2 






0. 


1 56 




2 


11 


6 5' 8 75 


756 


8 iri 






0. 


3 42 




3 


Il 


15 6 25 


752 


■18 1/2 






N. 0. 


4 42 




4 


11 5 


5 75 


757 


» 






E. 


3 17 




5 


12 


5' 6 25 


743 


5 1/2 






S. S. E. 


3 51 




6 


9 


1 5! 5 25 


751 


» 






N. 0. 


» 




7 


6 


5 3 25 


764 


» 






N. E. 


» 




8 


5 


— I 2 


762 


» 






E. 






9 


5 4 


— 25 


1 45 


763 


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E. N. E. 


» 




10 


4 


- 3 5 


25 


762 


» 






E. 


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11 


1 


- 5 


55 


763 


1 Rosée 






E. N. E. 


» 




12 


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— 30 


1 75 


762 


» 






E. 


B 




13 


9 7 


- 1 


4 35 


761 


» 






E. 


B 




14 


8 3 


— 4 


2 15 


764 


» 






E. N. E. 


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15 


8 


- 2 5 


2 75 


762 


» 






S. E. 


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16 


10 


— 5 


4 75 


756 


» 






E. 


„ 




17 


12 


+ 30 


7 5 


756 


» 






S. E. 


» 




18 


17 5 


+ 65 


12 


758 


3 






S. E. 


>, 




19 


19 


7 5 


13 25 


762 


» 






S. E. 


1 11 




20 


14 


6 5 


10 25 


765 


» 






S. 0. 


39 




21 


17 


9 


13 


767 


» 






S. 0. 


12 




22 


20 


8 5 


14 25 


767 


1 1/2 






S. E. 







23 


17 


11 2 


14 1 


764 


» 






E. S. E. 


59 




24 


22 


9 


15 5 
13 35 


761 


» 






S. S. E. 


1 60 




25 


17 2 


9 5 


761 


» 






S. E. 


39 




20 


18 


9 8 


13 9 


764 


» 






S. E. 


17 




27 


18 5 


9 5 


14 


765 


» 






S. E. 


48 




28 


16 


11 


13 5 


763 


g 






S. 0. 


24 




29 


15 


7 5 


11 25 


766 


2 1 2 






S. 0. 


1 21 




30 


14 6 


6 5 


10 55 


770 


» 






S. 0. 


1 91 




31 


14 


2 
— 5 


8 o 


765 


» 






S. 0. 


46 




22 


8 5 


761 


54 m, m 






S. E. 


1 37 



























res faites à la Ftoclielle. 



Mars I! 



[ ETAT DU CIEL. 
1 1 


ETAT 


Tem- 


1 




- 














de la 


pérature 


ORAGES, GUÊLE, NEIGE ET DIVERS. 




Matin . 


Soir. 


mer. 


du la mer 






brouillard. 


pluvieux. 


belle. 


S 7 






i pluie. 


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bouleuse. 


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puageux. 


nuageux. 


— 


8 8 






brumeux. 


couvert. 


belle. 


8 4 






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nuageux . 


houleuse. 


8 8 






nuageux. 


clair. 


grosse. 


8 » 






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nuageux 


houleuse. 


8 » 






bleu. 


clair. 


belle. 


7 8 






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id. 


— 


7 » 






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— 


7 » 






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— 


7 » 






1 bleu. 


nuageux. 


— 


8 » 






nuageux. 


clair. 


— 


8 » 






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id. 


— 


8 2 






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— 


8 » 






id. 


couvert. 


— 


8 » 






nuageux. 


pluvieux. 


— 


8 5 






id. 


clair. 


— 


9 » 






id. 


nuageux. 


— 


8 5 






pluvieux. 


couvert. 


— 


9 » 






brumeui. 


nuageux. 


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9 » 






id. 


id. 


— 


10 » 






nuageux. 


id. 


— 


9 8 






' couvert. 


id. 


houleuse. 


9 » 






nuageux. 


id. 


calme. 


10 » 






couvert . 


couvert. 


— 


10 » 






id. 


nuageux. 


belle. 


11 » 






: pluie. 


pluvieux. 


— 


10 » 






couvert . 


nuageux. 


houleuse. 


10 » 






clair. 


clair. 


belle. 


10 » 






couvert. 


nuageux. 


— 


10 » 












8 8 



















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DÉPARTEMENT 
de la 

CHARENTE-INFERIEURE. 
La Rochelle 



ANNEE 1886 

BULLETIN MENSUEL rû». 



DE 

JVLétéorolocjie et de Démographie 

PUBLIÉ PAR 
LA COMMISSION DÉPARTEMENTALE DE MÉTÉOROLOGIE ET LE CONSEIL D'HYGIÈNE 

Résumé des observations rnétéorolo^iques 



Nature des observations 



Pression barométrique 

moyenne 

.Maximum . 
Ijem pé rat are] Minimum . 

'Moyenne . . 

Vents dominants 

Eau tombée 

Jours de pluie 



Avril. 

760 


Mois 


Année 


précédent. 


courante. 


761 


760™ m 


24"0 


22° 


24° 


o- 


-5° 


— 5° 00 


12' 


8° 5 


4- 7° 25 


S. E. 


S.E. 


EST. 


50 »>/ m 


54m/m 


218>"/"i 


11 


8 


19 



Phénomènes 
particuliers. | 



Mouvement cle la population. 

Dernier recensement 22, "21. 



Année 1886. 



/ler au 10. 

Janv. 11 au 20. 

'20 au 31. 



Totaux du mois. . 
Mois précédent. . . 
Année courante. . 

Totaux de l'année. 



NAISSANCES 

llégitmes 
M F 



18 



«12 



192 



iMORT-NÉS 



légitimes 



illémt" 



DECES 

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h l'en ville, hôpitaux 
M ! 



M ! 






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1 


3 

I 


, 


4 


i 


8 


27 


23, 



191 



COMMISSION DEPARTEMENTALE 
de 

Météorologie. 



Observations journal» 





THERMOMÈTRE. 


Baromè- 


Pluie 


Evapora - 


Humidité 


VENTS 


Dates. 


' 






tre 


tombée 


lion 


relative 


■—*», 


Vitessl 




Maxi- 


Mini- 


Mo- 


à 9 h. 


en 24 


en 24 


de 


Direction 


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mum . 


mum. 


yenne 


du matin 


heures. 


heures. 


1 à 100 




seconde 


1 


21 5 


3 o! 12 5 


769 


Um/mj/2 






S. E. 


76 


2 


20 


6 5! 13 25 


760 


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S. E. 


2 68 1 


3 


17 


9 51 13 25 


761 


■18 1/2 






S. E. 


1 85 : 


4 


17 


7 4' 12 2 


764 


» 






S. E. 


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5 


16 5 


6 9, 11 7 


764 


5 1/2 






E. N. E. 


» 30 1 


6 


14 


8 5! 11 25 


762 


» 






N.O. 


1 20 [ 


7 


14 8 


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766 


» 






S. E. 


1 37 


8 


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6 4. 1 10 2 


758 


» 






S. 0. 


1 45 


9 


13 


5 5 


9 25 


758 


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0. N. 0. 


4 82 II 


10 


12 5 


4 3 


8 4 


758 


» 






N. 0. 


1 37 f 


11 


14 5 


4 5 


8 6 


753 


1 Rosée 






N. 0. 


4 23 


12 


13 


3 5 


8 25 


759 


» 






N. 


3 57 L 


13 


14 


1 4 


7 7 


768 


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N. 


» 78 


14 


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2 5 


8 45 


769 


» 






N. E. 


2 34 


15 


14 


3 b 


8 75 


767 


» 






N. 


1 32 


16 


11 2 


3 4 


7 3 


764 


» 






N.N.E. 


2 54 


17 


10 5 


2 3 


6 4 


761 


» 






E.N. E. 


» 89 


18 


13 





6 5 


706 


3 






E. N. E. 


); 32 


19 


14 


5 


9 5 


752 


» 






S. 


» 87 


20 


13 8 


7 5 


10 65 


754 


» 






N. N.O. 


» 18 


21 


18 


5 7 


11 85 


758 


» 






0. N. 0. 


» 58 


22 


19 


5 


12 


759 


1 1/2 






E.S.E. 


» 59 


23 


21 5 


5 5 


13 5 


757 


» 






E. S. E. 


1 36 


24 


23 


9 4 


16 2 


759 


a 






S. S. E. 


» 52 


25 


23 


10 5 


16 75 


760 


ï 






S. E. 


» 56 


26 


24 


9 5 


16 75 


700 


» 






S. E. 


» 55 


27 


24 


11 


17 5 


758 


» 






S. 


» 51 


28 


23 


11 2 


17 1 


754 


3 






S. E. 


» 51 


29 


18 5 


12 3 


15 4 


753 


2 1/2 






S. 


» 33 


30 


9 5 


7 


8 25 


756 


» 






N. E. 


7 42 


31 


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» 


» 










24 


8 * 


761 


54 m / m 






S. E. 


1 37 



es faites à la Ftoolielle. 



Avril 1886. 



ETAT PU CIEL. 



Matin. 



clair. 

ouvert. 

pluie, 
pluvieux, 
nuageux, 
couvert. 

clair, 
couvert. 
à grains. 

clair, 
à grains, 
nuageux. 

clair, 
id. 
id. 

bleu, 
ru m eux. 

clair. 
>lu vieux, 
pageux. 

bleu. 
■iagr'ux. 
couvert. 

id. 

bleu. 

id. 
lâgeux. 

id. 
luvieux. 
couvert. 



Soir. 



ETAT 

de la 

mer. 



clair, 
nuageux, 
pluvieux , 
nuageux. 

id. 

id. 

id. 
pluvieux, 
nuageux, 
pluvieux 

id. 
nuageux. 

clair, 
nuageux. 

id. 

id. 

id. 

pluvieux 

couvert 

clair. 

id. 

nuageux 

clair. 

nuageux 

clair. 

id. 

id. 
nuageux. 

id. 



belle, 
houleuse. 



belle. 



grosse, 
houleuse. 

belle, 
houleuse. 

belle. 



calme, 
belle. 



Tem- 


pérature 


de la mer 


10 


5 


10 


» 


9 


8 


10 


B 


M 


» 


11 


» 


11 


» 


10 


5 


9 


» 


10 


» 


9 


5 


9 


8 



10 
10 
9 
9 
10 
10 
10 
10 
10 

10 

11 
11 
11 
11 
11 

12 

12 



10 5 



ORAGES, GRELE, NEIGE ET DIVERS. 



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1 



DÉPARTEMENT 

de la 

CHARENTE-INFERIEURE. 

La Rochelle 



Année 188G 



BULLETIN MENSUEL ■• s. », 



!LYEé"téor , olocjie et- dLe Démographie 

PUBLIÉ PAR 
LA COMMISSION DÉPARTEMENTALE DE MÉTÉOROLOGIE ET LE CONS-EIL D'HYGIÈNE 



Résume cies observations meteorolosiques, 



Nature des observations 



Pression barométrique 
moyenne 

i Maximum . 
Tempérât urejMinimum . 

(Moyenne . . 

Vents dominants 

Eau tombée 

Jours de pluie 



Mai. 

761 


Mois 


Ai; a ci" 


précédent. 


courante. 


TCO 


700"' n»2 


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24° 


25° 3 


3" 4 


0" 


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14° i 


12° o 


fc- 68 


0. 


S.E. 


ii/ . 


72 m / m 


50 m A" 


290"V«» 


12 


11 


61 



Phénomènes 
particulier 



Mouvement cle la population 

Dernier recensement 22,721. 





NAISSANCES 


MORT-NÉS 


ce 




DÉCÈS 




Année 1886. 


légitimes 


iilég 


t mcs 


légitimes 


illégit'"cs 


es 
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9 
7 




en ville, hôp 


taux 


M 
5 

5 
10 


F 

3 
9 

10 


M 

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2 

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M 

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» 


F 

» 
1 


M 

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6 


,.- | M 


F 


/1er au 10. 

Mai. 11 au 20. 

(20 au 31 . 


3 
3 


o 
ï 


Totaux du mois. . 
Mois précédent. . . 
Année courante. . 


20 

18 

112 


22 

2-4 

lf'2 


5 

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16 


3 
9 


» 
1 
6 


1 

1 
4 


» 


» 
1 


19 
14 

70 


10 

20 
89 


11 
15 

73 


5 

y 

32 


1 

4| 
4 

-Si 

1 


[Totaux de l'année. 


239 


11 


70 




221 


1 



COMMISSION DÉPARTEMENTALE 














de 




Observations journal 


Météorologie. 











THERMOMÈTRE. 


riaromè- 


Pluie 


Evapora- 


Humidité 


VENTS 


Dates. 






tre 


tombée 


lion 


relative 




.Vitess 




Maxi- 


Mini- 


Mo- 


à 9 h. 


en 24 


en 24 


de 


Direction 


par 




mum . 


mum . 


yenne 


du matin 

762 


heures. 


heures. 


1 à 100 




second» 


1 


10 5 


5 5 


8 


» 






N. E. 


1 62 


2 


17 


4 5 10 75 


765 


» 






N. E. 


48 


3 


16 4 


3 4! 9 9 


768 


» 






E. 


99 


4 


18 


4 011 


768 


l m /ni 






N. E. 


3 90 


5 


19 


4 5 H 75 


769 


» 






E. 


4 06 


6 


22 


6 0, 14 


768 


» 






E. N. E. 


3 48 


7 


2 9 3 


7 8 15 05 


766 


» 






E.S. E. 


2 99 


8 


23 


9 16 


763 


» 






E. S. E. 


1 64 


9 


25 


8 3 


16 65 


762 


» 






S. E. 


l 03 


10 


17 1 


13 


15 05 


757 


17 






S. 0. 


2 57 


11 


19 


12 9 


15 95 


760 


» 






O. N. O. 


4 85 


12 


23 2 


10 1 


16 65 


758 


» 






E. S. E. 


1 47 


13 


18 


10 


14 » 


746 


14 






0. 


2 59 


14 


15 6 


9 9 


12 75 


746 


2 1/2 






o.s.o. 


10 01 


15 


17 


8 3 


12 65 


760 


1 






N. 


5 06 


16 


17 5 


9 


13 25 


758 


» 






O. 


3 32 


17 


19 


11 


15 » 


767 


» 






S. S. 0. 


1 73 


18 


23 5 


10 5 


17 » 


760 


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s. 


1 70 I 


19 


24 3 


12 3 


18 3 


760 


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s. 


1 82 


20 


18 5 


13 5 


16 


760 


16 






s. 


2 95 


21 


18 


9 2 


13 6 


764 


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N. E. 


1 85 i 


22 


18 7 


12 5 


15 6 


763 


1 






S. E. 


» 98 |t 


23 


18 


9 9 


13 95 


765 


6 






S. E. 


» 381 : 


24 


19 


10 


14 50 


765 


2 1/2 






S. O. 


1 58, 


25 


19 5 


12 1 


15 8 


764 


» 






S. O. 


2 93: 


26 


20 


13 


16 50 


759 


2 






0. 


2 03i : 


27 


19 4 


11 1 


15 25 


758 


7 1/2 






O. N. O. 


2 561 \ 


28 


19 


9 5 


14 25 


759 








O. S. O. 


3 02 


29 


21 


6 3 


13 65 


759 


» 






S. 


» 74 


30 


24 


7 


15 50 


759 


» 






N.E. 


2 07! 


31 

1 


25 3 


15 


20 15 


758 


» 






S. 


1 55 


25 3 


3 4 


14 4 


761 


72 m/m 






S. 


2 48; 






pes faites à la Ftoclielle. 



Mai J886. 



ETAT DU CIEL 



Matin. 



couvert. 

clair. 

couvert. 

clair. 

bleu. 

id. 

id. 

nuageux. 

clair. 
à grains. 

id. 

nuageux. 

pluie. 

id. 

brumeux. 

couvert. 

id. 

nuage ux 

id. 

id. 

à grains. 

couvert. 

[nuageux. 

à grains. 

nuageux. 

pluvieux. 

nuageux. 

à grains 

bleu. 

clair. 

orageux. 



Soii 



nuageux. 

clair. 

nuageux. 

clair. 

id. 

id. 
nuageux. 

id. 
orageux. 
pluvieux, 
couvert. 

id, 
pluvieux. 

id. 
nuageux. 

id. 

clair. 

nuageux 

id. 

id. 
pluvieux, 
couvert. 

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nuageux. 

id. 
pluvieux, 

id. 
nuageux. 

clair, 
nuageux. 

id. 



ETAT 


Tem- 


de la 


pérature 


mer. 


de la mer 


belle. 


11 


5 


— 


12 


» 


— 


11 


8 


-- 


12 


» 


— 


12 


» 


— 


12 


2 


— 


12 


6 


calme. 


13 


» 


— 


13 


4 


belle. 


13 


6 


boules. 


13 


4 


belle. 


13 


5 


— 


13 


5 


grosse. 


13 


6 


belle. 


13 


5 


agitée. 


13 


2 


belle. 


13 


2 


bouleuse. 


13 


3 





13 


4 





13 


5 


— 


13 


6 


belle. 


13 


7 


calme. 


13 


6 


boules. 


13 


8 


— 


14 


» 


belle. 


M 


» 


houleuse. 


13 


» 


— 


13 


» 


belle. 


U 


» 


— 


14 


2 


~ 


14 


3 




13 


2 



ORAGES, GRÊLE, NEIGE ET DIVERS. 



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1 l 



1 l 



1 1 



1 1 



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1 1 



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11 

J a 



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5 5 
S o 



DÉPARTEMENT 

de la 

CHARENTE-INFÉRIEURE. 

La Rochelle 



BULLETIN MENSUEL 



Année 1886 



N 6. JUIN. 



Météorologie et de Démographie 

PUBLIÉ PAR 
LA COMMISSION DÉPARTEMENTALE DE MÉTÉOROLOGIE ET LE CONSEIL D'HYGIÈNE 



Présumé des observations na.eteorolosiqii.es. 



Nature des observations. 



Pression barométrique 
moyenne 

/Maximum . 
TempératurejMinimum . 

'Moyenne . . 

Vents dominants 

Eau tombée 

Jours de pluie 





Mois 


Année 








762 


précédent. 


courante. 


761 


760' 11 / m 'o 


28° 5 


25° 3 


+ 28' 5 


7° 6 


3° 4 


— 5° 00 


17° 12 


14o 4 


-r- 10° 08 


N. 0. 


0. 


E. 


20 m/m 


72" 1 / 1 " 


310m/ ni 


8 


12 


69 



Phénomènes 
particulier? 



Mouvement de la population. 

Dernier recensement 22,721. 



Année 1886. 


NAISSANCES 


MORT-NÉS 


0) 
tD 

_c: 

7 
3 
6 

16 
19 
86 

86 




DÉCÈS 


légitimes 


illégitmes 


légitimes 


illégit mes 


en ville. 


hôpitaux 


M 

6 
9 
1 

16 
20 

128 


F 

5 

10 

5 

20 

22 

122 


M 

4 

1 

» 

5 

5 

21 


F 
1 

2 
1 

4 

» 

13 


M 

» 
» 

2 

2 
» 
8 


F 

1 

1 

» 

2 
1 
6 


M 

» 

)) 
*> 

» 

» 


F 

» 
» 
)« 

» 

i 


M 

8 
5 
3 

16 

10 

105 


F ' M 


F 

1 

» 

1 

4 

28 


/1er au 10. 

Juin. 11 au 20. 

(20 au 30. 

Totaux du mois. . 
Mois précédent. . . 
Année courante. . 

Totaux de l'année. 


k 

2 
3 

9 
11 

82 


1 

5 
3 

9 

5 

41 


2 


34 






1 


5 


256 



COMMISSION DÉPARTEMENTALE 




■ 








1 




de 




Observations journal i 


Météorologie. 










THERMOMÈTRE. 


Baromè- 


Pluie 


Evapora- 


Humidité 


VENTS 


Dates. 








tre 


tombée 


lion 


relative 




Vitess 




Maxi- 


Mini- 


Mo- 


à 9 h. 


en 24 


en 24 


de 


Direction 


par 




mum. 


mum. 


yenne 


du matin 


heures. 


heures. 


1 à 100 




second' 


1 


24 1 


14 ij 19 1 


757 


» 






N. E. 


1 20 


2 


23 5 


14 1 18 8 


758 


2 m /m 






S. 


1 32 


3 


24 û 


12 9 18 45 


761 


» 






0. 


66 


4 


23 


12 5 17 75 


762 


» 






N. E. 


2 21 


5 


18 9 


12 l! 15 5 


762 


1 1/2 






E. N. E. 


1 38 


6 


20 8 


12 3. 16 5 


762 


» 






N. N. E. 


93 


7 


21 


13 5 


17 25 


760 


» 






N. 


1 66 


8 


19 


12 


15 5 


760 


» 






Calme. 


1 86 


9 


19 7 


11 5 


15 6 


760 


6 1/2 






O. N. O. 


3 30 


10 


20 5 


11 5 


16 » 


758 


2 1/2 






S. O. 


1 92 


11 


20 


10 5 


15 25 


763 


1 






S. S. 0. 


57 


12 


20 (i 


10 5 


15 25 


762 


3 1/2 






S. 0. 


52 


13 


20 5 


11 5 


16 » 


762 


» 






N. O. 


2 93 


14 


20 G 


12 


lo 3 


764 


» 






N. 


1 58 


15 


21 


14 8 


17 9 


766 


8 






N. 0. 


1 98 


16 


21 2 


10 


15 6 


768 


» 






N O. 


2 20 


17 


21 


11 5 


16 25 


767 


» 






N. 


2 341 


18 


17 1 


8 5 


12 8 


763 


1» 






E. 


1 81 


19 


20 


7 


13 8 


760 


» 






N. E. 


1 66 


20 


21 


13 9 


17 45 


760 


2 






N. O. 


2 80| 


21 


20 


10 8 


15 4 


763 


» 






N. O. 


2 23! 


22 


19 7 


11 5 


15 6 


763 


» 






N.' 


2 03 : 


23 


20 


13 5 


16 75 


763 


» 






N. O. 


3 07 


24 


22 


13 7 


17 85 


765 


» 






N. O. 


1 84 


25 


26 


11 5 


18 75 


764 


» 






N.E. 


1 16 i 


26 


23 


13 5 


18 25 


763 


1 






S. O. 


1 18 


27 


23 6 


12 5 


18 5 


765 


» 






S. 0. 


2 59 


28 


28 5 


15 5 


22 


765 


» 






S. S. 0. 


1 26 : 


29 


28 4 


15 8 


22 1 


764 


» 






N. 


1 92 


30 


27 5 


15 3 


21 4 


764 


» 






E. N.E. 


2 46 


31 


» 


» 


» 


» 


» 






» 


* 


1 


28 5 


7 6 


17 12 


762 


20 m/m 






N. O. 


1 81 



Juin 1886. 



faites à la Ftoolielle. 















ETAT DU CIEL. 


ETAT 


Tem- 










de la 


pérature 


ORAGES, GRÊLE, NEIGE ET DIVERS. 




Matin . 


Soir. 


mer. 


de la mer 






clair. 


nuageux. 


belle. 


14 6 






nuageux. 


id. 





15 » 






id. 


clair. 





15 1 






brumeux. 


pluvieux. 


— 


15 2 






id. 


couvert. 


— 


15 3 






id. 


id. 


— 


15 1 


. 




1 couvert. 


nuageux. 


— 


15 2 






pluvieux. 


pluvieux. 


— 


15 2 






couvert. 


nuageux. 


— 


15 2 






pluvieux. 


pluvieux. 


— 


15 4 






nuageux. 


nuageux. 


— 


15 4 






à grains. 


pluvieux. 


agitée. 


16 4 






nuageux. 


id. 


— 


16 y> 






id. 


couvert. 


belle. 


16 » 






pluvieux. 


nuageux. 


— 


16 » 






clair. 


clair. 


— 


16 » 






id. 


nuageux. 


— 


16 » 






bleu. 


id. 


— 


16 5 






id. 


id. 


— 


16 » 






couvert. 


id. 


— 


16 5 






id. 


id. 


agitée. 


16 2 






Quageux. 


id. 


belle. 


15 8 






couvert. 


id. 


— 


16 » 






id. 


id. 


— 


16 5 






orageux . 


id. 


— 


16 5 






id. 


id. 


— 


17 » 






clair . 


id. 


— 


18 » 






nuageux. 


id. 


— 


19 » 






clair. 


id. 


— 


18 » 






id. 


clair. 


— 


17 8 






» 


» 


» 


» 






16 1 





en 
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1 


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DÉPARTEMENT 

de la 

CHARENTE-INFERIEURE. 
La P>o -lielle 



ANNEE 1880 

BULLETIN MENSUEL r7.«.ui T . 



Météoi-olocjie et de Démographie 

PUBLIÉ PAU 
LA COMMISSION DÉPARTEMENTALE DE MÉTÉOROLOGIE ET LE CONSEIL D'HYGIÈNE 

Résumé des observation s m6tcorolo;;iques. 



Nature des observations 



Pression barométrique 
moyenne 

i Maximum . 
remjH'iafurej Minimum . 

(Moyenne . . 

Vents dominants 

E;iu tombée 

Jours de pluie 



Juillet. 


Mois 


Année 




précédent. 


courante. 


703 


7G2 


7G(>->. '".S 


32° 


28» 5 


H- 32' 


10" 1 


T 6 


- 5" 00 


'.0' 13 


17o 12 


•11- 51 


N. E. 


N. O. 


!.' 


3 S '«/«n 


201.'/!.; | 3^,, m 


8 


8 1 77' 



Phénomènes 
particuliers. 



Mouvement cle la population, 

Dernier recensement 22,~21. 



1 


NAISSANCES 


MO IV 


r-NÉs 




DÉCÈS 


j Année J88G. 

1 


légitimes 


illégifncs 


légitimes 


«Wfi 


,(mus 


a. 

6 
4 
4 


en ville. 


hôpitaux 


M 

11 

5 


F 

5 
6 
4 


M 

1 
1 
1 


F 

1 

3 

» 


M 

1 
1 
1 


F 

1 

» 
» 


M 

» 
» 


F 

» 
>> 


M 

o 

8 
5 


F 


|T 


F 

I 

2 
3J 

* 


/fer au 10. 

Juillet. Ml au 20. 

(20 au 31. 


G 
4 


1 o 

3 
1 


iTofaux du mois. . 
Mois précédent. . . 
Année courante. . 


16 

20 

144 


15 

22 
137 


3 
5 

24 


4 

» 

17 


3 

» 

11 


1 
-1 

7 


S) 

» 

» 


» 
î 


14 

19 
100 


16 

10 
121 


13 
11 
95 


7 

5 

48 


J 

4 

3° 


Totaux de l'année. 


322 


1< 


) 




100 


207 



COMMISSION DÉPARTEMENTALE 


















tic 




Observations journa 1 


Météorologie. 






. . 




THERMOMÈTRE. 


Baromè- 


Pluie 


Evapora- 


Humidité 


VENTS 


: 




,_ — — « ^^ ^_. — . 










. — 












tre 


tombée 


lion 


relative 




. 




Dates. 


















Vîtes; 






Maxi- 


Mini- 


Mo- 


à 9 h. 


en 24 


en 24 


de 


Direction 


par 






mum. 


mum . 


yenne 


du matin 


heures. 


heures. 


1 à 100 




second 


1 


27 


12 5; 19 75 


764 








E. 


3 07 


2 


27 8 


13 5 20 05 


703 


» 






N. E. 


2 88 


3 


29 8 


14 5 ! 22 15 


764 


» 






N. E. 


1 79 




4 


30 7 


10 23 35 


768 


» 






N. E. 


1 05 




5 


31 


17 24 3 


767 


f> 






E. 


72 




6 


32 


18 7! 25 35 


767 


» 






S. E. 


91 




7 


31 


18 3 24 05 


763 


fi 






N.E. 


65 




8 


25 


10 5 20 85 


763 


» 






N. N. E. 


2 19 




9 


22 6 


13 7 


■18 15 


762 


» 






N. 


3 73 




10 


22 


11 5 


10 75 


765 


» 






N. 


1 78 




11 


23 5 


10 1 


13 8 


768 


» 






N. E. 


2 04 




12 


25 


12 1 


18 55 


768 


» 






S. E. 


1 48 




13 


24 4 


14 


19 2 


. 765 


» 






N. O. 


1 03 




14 


20 8 


15 9 


18 35 


762 


2 m/m 






O. S. 0. 


1 77 




15 


22 


14 1 


18 05 


762 


2 1/2 






S. O. 


2 45 


| 


16 


23 


13 3 


18 15 


762 


4 1/2 






O. S. O. 


2 77 




17 


25 


14 5 


19 75 


764 


» 






N. 


2 35 




18 


31 


15 


23 » 


761 


» 






E. S. E. 


96 




19 


28 Ci 


13 


20 5 


758 


4 






N. E. 


1 01 




20 


29 


13 1 


21 5 


764 


» 






N E. 


1 87 




21 


28 


13 


20 5 


761 


» 






S. E. 


1 72 


fc2 


28 


14 5 


21 25 


763 


» 






O. 


1 51 


23 


23 5 


16 


19 75 


763 


» 






O. S 0. 


1 56 


24 


23 5 


17 5 


20 5 


760 


2 






O. N. O. 


2 87 


25 


25 b 


17 5 


21 5 


758 


» 






O. S. O. 


87 ' 


26 


24 


15 5 


19 75 


757 


9 






0. 


1 77 , 


27 


21 


14 


17 5 


757 


[, 






N. O. 


3 60 


28 


21 


13 


17 


765 


» 






N.N. O. 


3 381 


29 


24 5 


11 


17 75 


767 


» 






S. S. 0. 


N7 


30 


25 5 


15 5 


20 5 


759 


» 






S. E. 


1 01 


31 


21 4 


15 


18 2 


758 


9 






O.S. O. 


2 96 


. 


32 


10 1 


20 13 


763 


38 m/ m 






N. E. 


1 89 



Juillet i 886. 



•es faites à la Ftoclielle. 



ETAT DU CIEL. 










ETAT 


Tem- 




— ». _ -^— ■ 












de la 


pérature 


OP.AGES, GRÊLE, NEIGE ET DIVERS. 


Matin. 


Soir. 


mer. 


de la mer 




bleu. 


clair. 


belle. 


18 2 




id. 


id. 


— 


i7 » 




id. 


id. 


— 


17 8 




id. 


id. 


-- 


18 2 




id. 


id. 


— 


19 » 




id. 


id. 


— 


19 » 




id. 


id. 


calme. 


20 » 




id. 


id. 


belle. 


19 2 




nuageux. 


nuageux. 


— 


18 7 




clair. 


id. 


calme. 


18 y> 




id. 


clair. 


— 


17 7 




id. 


id. 


— 


18 8 




couvert. 


nuageux. 


— 


19 » 




pluie. 


pluvieux. 


belle. 


18 2 




nuageux. 


id. 




18 7 




pluie. 


clair. 


agitée . 


18 7 




bleu. < 


id. 


calme. 


18 » 




id. 


nuageux. 


belle. 


18 3 




orageux. 


id. 


— 


18 2 




: bleu. 


id. 


— 


17 8 


Le 19 orage à 5 h. 1/2 du matin, ven. du N. E. 


orageux. 


clair. 


— 


18 7 




couvert. 


id. 


— 


19 » 




id. 


couvert. 


agitée. 


18 7 




id. 


nuageux. 


— 


19 » 




id. 


pluvieux. 


houleuse. 


19 1 




à grains. 


nuageux. 


— 


19 » 




id. 


clair. 


— 


18 2 




couvert . 


id. 


belle. 


18 » 




clair. 


id. 


— 


18 » 




auageux. 


nuageux. 


calme. 


48 8 




i grains. 


id. 


houleuse. 


18 7 


i 
i 


18 5 



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CAUSES PRINCIPALES DE DÉCÈS 


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DÉPARTEMENT 

de la 

CHARENTE-INFERIEURE. 

La Pioehelle 



BULLETIN MENSUEL 



Année 1880 



AOUT. 



3VEétéor , olocjie et de Démographie 

PUBLIÉ PAR 
LA COMMISSION DÉPARTEMENTALE DE MÉTÉOROLOGIE ET LE CONSEIL D'HYGIÈNE 

Xlésumé des observations inétéorolosiques. 



Nature des observations. 



Pression barométrique 

moyenne 

.Maximum . 

Température] Minimum . 

'Moyenne . . 

Vents dominants 

Eau tombée 

Jours de pluie 



764 
29° 6 
13' 
§1° 3 
N. O. 
23 m/ml /g 

'7 ' 



Mois 
précédent 



783 
32- 

10° i 
20° 13 

N. E. 
3S 11 '/" 1 
8 



Anaéc 
courante. 



76im/m2 

4- 32° 
— 5° 00 
4-12°73 

371 -/ml/2 
84 



Phénomènes 
particulier: 



Mouvement de la population. 

Dernier recensement 22,721. 





NAISSANCES 


MORT-NÉS 




DÉCÈS 


Année 1886. 


légitimes 


jllL.gJln.es 


légitimes 


illég 


Urnes 




cq ville, hôpitaux 




M 

4 
6 

4 


F 

9 
4 
4 


M 

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2 


F 

» 
1 

3 


M 

» 

2 
1 


1 


M 

» 

» 


» 
>> 


25 

3 

2 


M 

9 

o 

3 


F j M 


F 

2 

3 


/ler au 10. 

Août. 11 au 20. 
(20 au 31. 


2 
9 

7 


3 
4 
4 


1 

Totaux du mois. . 
i.Mois précédent. . . 
Année courante. . 


14 

16 

158 


17 
15 

154 


3 

3 

27 


4 

4 

21 


3 

3 

14 


1 

8 


» 
» 


» 
» 
1 


6 

14 

106 


14 
16 

135 


18 

13 

113 


11 

7 
59 


4| 

5 

37, 


Totaux de l'année. 


360 


23 




106 


344 














COMMISSION DÉPARTEMENTALE 


















de 




Observations journal 


> 


Météorologie. 












THERMOMÈTRE. 


Raromè- 


Pluie 


Evapora- 


Humidité 


VENTS 






^_ Ml _ _ — 










^ 


_». — 




'Dates. 








tre 


tombée 


fion 


relative 




Vitessi 






Maxi- 


Mini- 


Mo- 


à 9 h. 


en 24 


en 24 


de 


Direction 


par 






mum. 


m u m . 


yenne 


du matin 


heures. 


heures. 


1 à 100 




second* 




1 


14 G 


22 ni 18 


763 


» 






n. 


2 51 




2 


17 2 


2! 9 19 55 


769 


3 m /m 






0. N. 0. 


3 60 




o 


16 5 


24 20 25 


762 


» 






N. N. 0. 


1 32 




4 


15 5 


23 8 19 'do 


764 


» 






N. 0. 


1 95 




5 


13 


"13 18 
2(5 21 45 


764 


X 






N. 0. 


1 99 




G 


16 9 


765 


1 






S. 0. 


6 80 




7 


17 5 


24 3 20 9 


765 


f> 






N. 0. 


2 37 




8 


16 5 


26 21 25 


764 


» 






0. N. 0. 


82 




9 


18 


27 6 


22 8 


759 









N. 0. 


1 17 




10 


21 8 


24 4 


23 1 


763 


» 






N 0. 


1 82 




11 


14 9 


24 6 


19 75 


764 


» 






N. 


2 39 




12' 


14 5 


23 


18 75 


758 









S. 


1 52 




13 


22 


23 5 


22 75 


760 


1 






0. 


1 63 




H 


13 5 


21 3 


18 9 


766 


2 1/2 






N. 0. 


4 21 




15 


14 8 


23 4 


19 1 


765 


» 






S. 0. 


84 




16 


14 9 


26 


20 45 


765 


» 






0. 


1 49 




17 


16 


25 3 


20 65 


765 


» 






E. N. E. 


2 93 




18 


15 8 


24 5 


20 15 


768 


1/2 






■N. E. 


2 56; 




19 


14 9 


23 3 


19 1 


765 


» 






E. 


1 45 




20 


15 9 


26 4 


21 15 


764 


13 1/2 






N. E. 


1 301 




21 


18 


25 3 


21 65 


761 


» 






N. E. 


1 31 


: 


*2 


18 8 


24 4 


21 6 


761 


» 






N. N. E. 


51 




23 


16 9 


to 3 


21 1 


760 


» 






E. 


37 


■ 


24 


17 6 


2, 


21 8 


762 


2 






calme 


63 




25 


18 8 


23 9 


21 35 


766 


» 






N. 0. 


3 32 




26 


18 9 


26 2 


22 55 


767 


» 






S. 


2 48-1. 


27 


18 (i 


27 4 


22 7 


764 


» 






E. S. E. 


1 71 It 


28 


21 8 


28 


24 9 


763 


» 






N. E. 


1 08 


29 


23 6 


28 2 


25 9 


763 


» 






S. E. 


56 




30 


19 9 


29 3 


24 6 


763 


» 






S. 


66 




31 


20 7 
!3 


29 6 
29 6 


25 15 


764 


» 






N. E. 


61 




21 3 


764 


23 1/2 






N. 0. 


1 87 

—4 


à. 



>s faites à la Rochelle. 



Août j 886 . 



ETAT DU CIEL. 



Soir, 



pluvieux. 

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nuageux. 

id. 

clair. 

nuageux. 

id. 

id. 

ici. 

clair. 

nuageux. 

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id. 

id. 

clair, 
pluvieux, 
nuageux. 

id. 

id. 

id, 

clair. 

orageux. 

nuageux. 

id. 
clair. 

id. 

id. 

id. 

id. 

id. 

id. 



ETAT 
de la 
mer. 



belle. 

houleusi 

calme. 

belle. 



houleuse, 



houles, 
belle. 



calme, 
belle. 

calme, 
belle. 



Tem- 
pérature 
de la mer 



19 8 

19 4 

19 » 

19 D 

19 

18 

18 

18 

18 

18 

18 

18 

18 



18 6 

19 » 
19 » 
19 » 
19 4 
19 3 
19 4 
19 4 

19 8 

20 2 



18 9 



ORAGES, GRÊLE, NEIGE ET DIVERS. 



Orage à 2 heures du soir, ven. duN. N. E. 
Orage à 5 heures du matin, temps calme. 



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DÉPARTEMENT 
de la 

charente- 



Année 1! 



_, BU LLETIN MENSUEL ■• .. «e™...!. 

La Rochelle 

DE 

]Vlétéor»olocj-ie et cLe Démographie 

PUBLIÉ PAR 
LA COMMISSION DÉPARTEMENTALE DE MÉTÉOROLOGIE ET LE CONSEIL D'HYGIÈNE 



Résumé des observations météorolosiques. 



Nature des observations. 



Pression barométrique 
moyenne 

.Maximum . 
TempératurejMinimum . 

'Moyenne . . 

Vents dominants 

Eau tombée 

Jours de pluie 





Mois 


Année 


Septembre 


précédent. 


courante. 


764 


764 


7Gl»V m 5 


30° 7 


29° 6 


+ 32° 


8° 


13° 


— 50 


19° 51 


21o 3 


13° 48 


S. E. 


N. 0. 


E. 


91 in / m 


23i>/ml/2 


4C2«n/»l/2 


8 


7 


92 



Phénomènes 
particuliers 



Mouvement de la population 

Dernier recensement 22,721. 



Année 1886. 

1 


NAISSANCES 


iMORT-NÉ 


S 
lt mes 


o 
bu 
eo 

2 
4 

7 

6 

113 

113 


DÉCÈS 


légitimes 


illégit mes 


légitimes 


illég 


en ville, hôpitaux 


M 

9 
3 

7 

19 
14 

177 


F 

5 

10 

8 

23 
17 

177 


M 

2 
1 

3 

3 

30 


F 

1 
1 

2 

4 

23 


M 

» 

» 

» 

3 

14 


F 

» 

» 

8 


M 

» 
» 

» 
» 


F 

» 
1 
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1 

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2 


M 

5 

7 
9 

21 

14 
156 


F | M 

9I £ 
9 4 
5 4 

23 10 

18| 11 

136| 69 


F 

3 

1 

&| 
4 

45j 


/1er au 10 

Septem.jU au 20 

(20 au 30 

Totaux du mois. . 
Mois précédent. . . 
Année courante. . 

Totaux de l'année. 


4 


37 






2 


i 






406 


1 



COMMISSION DÉPARTEMENTALE 






- 










de 




Observations journal > 


Météorologie. 












THERMOMÈTRE. 


Baromè- 


Pluie 


Evapora- 


Humidité 


VENTS 




Dates. 








tre 


tombée 


lion 


relative 




VitesJ 






Maxi- 


Mini- 


Mo- 


à 9 h. 


en 21 


en 24 


de 


Direction 


par j 






mum. 


mum. 


yenne 


du matin 


heures. 


heures. 


1 à 100 




second 


1 


30 7 


21 2 


25 45 


764 


» 






E. N. E. 


40 


2 


29 5 


21 1 


25 3 


764 


» 






calme 


76 


3 


30 1 


16 


23 5 


762 


4 m /m 






S. O. 


1 84 




4 


29 5 


18 9 


24 2 


763 


8 






S. 


50 




5 


30 


15 5 


22 75 


763 


28 






S. 0. 


48 




6 


30 


19 5 


24 75 


764 


>> 






S. E. 


56 




7 


29 8 


20 5 


25 15 


763 


» 






N. E. 


15 




8 


23 (. 


17 


20 


764 









N. 0. 


1 1G 




9 


22 8 


13 


17 9 


735 


» 






N. E. 


87 




10 


23 5 


14 9 


19 2 


763 


» 






S. S. 0. 


72 




41 


21 8 


15 


18 4 


763 


2 1/2 






N. N. 0. 


1 93 




12 


23 


14 5 


18 75 


765 


ù 






S. E. 


41 




13 


27 1 


13 


20 5 


763 


» 






E. S. E. 


53 




14. 


27 5 


i6 1 


21 8 


763 


» 






E. 


69 




15 


27 2 


16 5 


21 85 


763 


» 






S. S. E. 


65 




16 


25 1 


18 5 


21 8 


765 


» 






S. S. 0. 


45 




17 


24 3 


14 9 


19 6 


765 


» 






E. 


1 09 




18 


23 


16 5 


19 75 


763 


9 






N. E. 


45 


19 


22 


14 5 


18 25 


763 


6 1/2 






N. 


68 


20 


23 


13 5 


18 25 


760 


» 






S. E. 


76 


21 


22 1 


12 5 


17 3 


755 


30 






0. 


1 98 




^2 


22 


15 2 


18 6 


753 


3 






0. S. 0. 


1 73 




23 


17 4 


13 1 


15 25 


756 


» 






E. N. E. 


1 52 




24 


16 


8 b 


12 25 


763 


» 






N.E. 


2 62 




25 


16 6 


8 


12 3 


765 


» 






E. N. E. 


97 




26 


19 4 


8 4 


13 9 


765 


» 






S. 


24 




27 


21 C 


11 5 


16 25 


768 


» 






S. 0. 


53 




28 


21 5 


15 5 


18 5 


769 


» 






0. S. 0. 


1 50 




29 


22 1 


11 


16 55 


768 


» 






S. E. 


71 




30 


24 5 


11 1 


17 8 


766 


» 






S. E. 


65 




31 


9 


» 


9 


* 


» 






» 


» 




1 


30 7 


8 


19 51 


764 


91 n>/ m - 






S. E. 


92 


* 



>s faites à la Rochelle. 



Septembre 1888, 



ETAT DU CIEL. 








_^_^ 


ETAT 


Tem- 






de la 


pérature 


Matin. 


Soir. 


mer. 


de la mer 


bleu 


clair. 


calme. 


20 2 


clair. 


couvert. 


— 


20 » 


pluvieux 


pluvieux. 


— 


19 G 


couvert. 


nuageux. 


— 


19 4 


nuageux 


id. 


belle. 


19 4 


couvert 


id. 


calme. 


19 » 


id. 


clair. 


— 


19 » 


id. 


id. 


belle. 


19 » 


clair. 


id. 


calme. 


19 » 


nuageux. 


pluvieux. 


belle. 


19 2 


clair. 


nuageux. 


- 


19 » 


couvert. 


clair. 


calme. 


19 9 


clair. 


id. 


— 


19 » 


id. 


id. 


belle. 


19 5 


id. 


id. 


calme. 


19 5 


pluvieux. 


id. 


— 


19 5 


couvert. 


nuageux. 


belle. 


20 » 


pluvienx. 


id. 


— 


20 » 


id. 


clair. 


calme . 


20 2 


)rumeux. 


id. 


— 


20 » 


nuageux. 


pluvieux. 


houleuse. 


20 » 


orageux. 


nuageux. 


— 


20 » 


luageux. 


couvert. 


belle. 


19 5 


clair. 


nuageux. 


— 


19 » 


id. 


id. 


calme. 


18 » 


couvert. 


id. 


belle. 


18 » 


clair. 


id. 


calme. 


18 » 


couvert. 


id. 


belle. 


18 5 


clair. 


id. 


— 


18 5 


bleu. 


clair. 




19 » 

19 » 


19 3 j 



ORAGES, GRÊLE, NEIGE ET DIVERS. 



Le 3, orage à 31). 1/2 du ?., ven.de S. O 
Le 4, orage à 9 h. 1/2 du soir, et pluie tor- 
rentielle ven. du S. 



Le20,àllh.l/4s., or.,grê'eetpL tor., v.S. E 

Dans la nuit du 21 au' 22, orage continuel, 

venant de O. S. O. 






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: 



DÉPARTEMENT 
de la 

CHARENTE-INFERIEURE. 

La Rochelle 



BULLETIN MENSUEL 



ANNEE 1886 



N" 10- OCTOBRE. 



DE 

]Vïétéor»olocjie et de Démographie 

PUBLIÉ PAR 
LA COMMISSION DÉPARTEMENTALE DE MÉTÉOROLOGIE ET LE CONSEIL D'HYGIÈNE 



Résumé des observations mo téorolosiques . 



Nature dos observations. 


Octobre. 


Mois 
précédent. 


Année 
courante. 


Phénomènes 
particuliers. 1 


Pression barométrique 


755 

26» 4 
7° 1 
14° 7 
S. E. 

185m/ml/2 

19 


764 
30*7 

8°0 
19o 51 
S. E. 

91 m /m 
8' 


7Gltn/ml 

+ 32° 
— 5 
+ 13° 60 
iii . 

648 i"/m 

111 




.Maximum . 
TempératurejMinimum . 

i Moyenne . . 

Vents dominants 

Eau tombée 





Mouvement de la population.. 

Dernier recensement 22,721. 



Année 1886. 


légit 


lISSANC 


ES 

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MORT-NÉ 


S 

limes 


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53 

12 
3 

8 

23 

7 

136 

136 


DÉCÈS 


in;CS 


illég 


légitimes 


illég 


en ville, hôpitaux 


M 

8 
5 

7 

20 

19 

197 


F 

8 
4 
5 

17 

23 

194 


M 
1 

2 

2 

5 

3 

35 


F 

» 

» 

» 

2 
23 


M 

2 

» 

2 

» 
16 


F 

» 

» 

» 

8 


M 

» 
» 
B 

» 
» 
» 


F 

» 
1 
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1 

1 

3 


M 

6 

4 

10 

20 

21 

176 


F 

5 

8 
3 

16 

23 

152 


M 

3 
4 
1 

8 
10 
771 


F 

4 

* 

2 

8 
52 


(1er au 10 

Octobre. H 1 au 20 

(20 au 31 

Totaux du mois. . 
Mois précédent . . . 
Année courante. . 

Totaux de l'année. 


4 


19 




27 




4 


57 





COMMISSION DÉPARTEMENTALE 












■ 






de 




Observations journal f 


Météorologie. 












THERMOMÈTRE. 


Haro mè- 


Pluie 


Evapora- 


Humidité 


VENTS 






— "T""^ — 




tre 


tombée 


tion 


relative 








Dates. 


















Vitess 






Maxi- 


Mini- 


Mo- 


à 9 h. 


en 24 


en 24 


de 


Direction 


par 


. 




mum. 


mum. 


yenne 


du matin 


heures. 


heures. 


1 à 100 




second 




1 


24 3 


15 5 


19 9 


757 


» 






S. E. 


8 06 




2 


24 


12 5 


18 25 


760 


4 m/m 






E. S. E. 


2 03 




3 


24 5 


11 3 


17 9 


760 


» 






S. E. 


91 




4 


26 4 


16 5 


21 45 


760 


>, 






S. E. 


1 95 




5 


18 5 


16 3 


17 4 


759 


22 






S. O. 


2 10 




6 


19 


12 


■1b 5 


759 


» 






S. E. 


79 




7 


19 4 


12 5 


15 95 


759 


24 






S. 0. 


96 




8 


19 5 


12 5 


16 


758 


8 






N. 0. 


2 96 




9 


18 6 


11 2 


14 9 


732 


» 






E. S. E. 


35 46 




10 


18 5 


12 5 


15 5 


763 


3 






0. S. 0. 


4 10 




11 


19 2 


13 5 


16 35 


764 


4 






0. N. 0. 


4 65 




12 


17 7 


12 5 


15 1 


763 


ù 






S. 


1 97 




13 


17 3 


12 3 


14 8 


757 


14 






0. N. 0. 


6 48 




14 


17 2 


10 9 


14 5 


759 


8 






0. N. 0. 


6 31 




15 


17 1 


13 3 


15 2 


755 


6 






0. 


4 21 




16 


15 7 


10 7 


13 2 


746 


18 






0. 


3 56 




17 


15 6 


10 3 


12 95 


748 


4 1/2 






0. 


3 08 




18 


16 


8 5 


12 25 


741 


14 






S. E. 


1 15 




19 


16 5 


Il 5 


14 


747 


20 






S. S. 0. 


2 42 




20 


17 


12 


14 5 


752 


8 1/2 






S. 0. 


4 30 




21 


16 


8 


12 


760 


2 






S. E. 


55 




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16 5 


8 5 


12 5 


763 


» 






S. S. E. 


74 




23 


14 8 


8 7 


Il 75 


758 


» 






S. E. 


2 03 




24 


15 3 


7 9 


U 6 


758 


17 






S. E. 


70 




25 


17 


9 7 


13 35 


758 


» 






E. S. E. 


1 48 




26 


13 5 


9 5 


11 5 


758 


1 






N. E. 


1 10 




27 


15 4 


10 5 


12 85 


751 


5 1/2 






S. E. 


3 72 




28 


16 


7 1 


11 6ti 


758 


2 






E. S. E. 


2 20 




29 


18 


7 3 


12 55 


768 


» 






E. S. E. 


24 


30 


18 8 


9 9 


14 35 


770 


» 






E. 


77 




31 


17 


9 6 


13 3 


765 


» 






SE. 


10 




26 4 


7 1 


14 7 


755 


185 "/«> 1/2 






S. E. 


2 52 
























86 











Octobre 1888. 


les faites à la Ftoolielle. 


*■ ™ . . 




ETAT PU CIEL. 






1 






ETAT 
de la 


Tem- 
pérature 


ORAGES, GRÊLE, NEIGE ET DIVERS. 






Matin . 


Soir. 


mer. 


de la mer 




îuageux. 


pluvieux. 


houleuse. 


18 8 




clair. 


clair. 


belle. 


18 » 




id. 


id. 


— 


18 5 




mageux. 


nuageux. 


— 


18 8 




>luvieux 


pluvieux. 


calme. 


18 » 




clair. 


couvert . 


belle. 


18 j> 




iluvieux. 


pluvieux. 


— 


17 5 




.uageux. 


nuageux. 


— 


17 5 




clair. 


pluvieux. 


— 


17 5 




couvert. 


id. 


houleuse. 


17 5 




luageux. 


couvert. 


— 


17 2 




couvert. 


pluvieux. 


— 


17 2 




mageux. 


id. 


grosse. 


15 5 


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nuageux. 


— 


16 » 


1 


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pluvieux. 


— 


1G 2 




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— 


16 » 




couvert . ( 


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— 


15 8 


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sombre . 


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15 » 


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nuageux. 


— 


15 8 




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15 8 




Ki ver t. 


id. 


belle. 


16 » 




mageux. 


id. 


— 


16 » 




>lu vieux. 


pluvieux. 


houles. 


15 7 




couvert . 


nuageux. 


belle. 


15 4 


Orage à 10 h. du soir, venant du S. E. 


id. 


clair. 


— 


16 » 




id. 


couvert 


— 


15 8 




id. 


id. 


agitée. 


15 2 




clair. 


nuageux. 


belle. 


16 » 




couvert 


clair. 


— 


16 1 




rumeux. 


id. 


calme. 


16 2 




id. 


id. 




16 2 


! 


16 6 



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DÉPARTEMENT 

de la 

CHARENTE-INFERIEURE. 

La Rochelle 



Année 1886. 

BULLETIN MENSUEL -• ... .T VE ... E . 



DE 

BdL"é"fcéox*olocfie et cie Démographie 

PUBLIÉ PAR 
LA COMMISSION DÉPARTEMENTALE DE MÉTÉOROLOGIE ET LE CONSEIL D'HYGIÈNE 

3rtésum.é clos oTbser*vations météorolosiciues. 



Nature des observations. 



Pression barométrique 
moyenne 

; Maximum . 
Température] Minimum . 

(Moyenne . . 

Vents dominants 

Eau tombée 

[Jours de pluie 



Novembre. 


Mois 


Année 




précédent. 


courante. 
761m/m 


761 


755 


16° 5 


26° 4 


+ 32° 


- 0' » 


7° 1 


— 50 


8° 50 


Ho 7 


+ 13° 13 


E. 


S. E. 


E. 


130*/m 


185 m / m l/2 


778 in / m 


19 


19 


130 



Phénomènes 
particuliers, 



Mouvement de la population 

Dernier recensement 22,721. 





NAISSANCES 


MORT-NÉS 




DÉCÈS | 


Année 1886. 


légitimes 


illégit mcs 


légitimes 


illég 


1 t m: ' s 


bp 

S 

«s 


en ville. 


hôpitaux 


M 


F 


M 


F 


M F 


M 


F 


M 


F 


M 


F 


fier au 10 

Novem. Jll au 20 
(20 au 30 


5 
6 


3 

12 
5 


3 
1 


2 
1 
1 


» 
» 


» 
1 


1 
» 
9 


» 
» 
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1 

3 
5 


5 

5 
(i 


5 

8 
8 


1 

4 


! 
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1| 
3 


Totaux du mois. . 
Mois précédent. . . 
Année courante. . 

Totaux de l'année. 


H 

20 

211 


20 

17 

2U 


7 

5 

42 


4 

» 

27 


» 

2 
16 


1 

9 


1 

» 
1 


» 
1 

3 


9 

23 

145 

145 


16 

20 
192 


21 

-16 

173 


15 

8 
92 


'1 
57j 




4 


)4 


'< 




2 


) 




5 


14 


1 
i 



COMMISSION DÉPARTEMENTALE 
















de 




Observations journal! 


Météorologie. 










THERMOMÈTRE. 


llaromè- 
tre 


Pluie 

tombée 


Evapora- 
lion 


Humidité 
relative 


VE1 


MTS 








Vitess 


Dates. 




















Maxi- 


Mini- 


Mo- 


à 9 h. 


en 24 


en 24 


de 


Direction 


par 




mum. 


mum. 


yenne 


du matin 


heures. 


heures. 


1 à 100 




second 


1 


16 5 


11 6 


14 5 


765 


\ m/m 






S. 


41 


2 


16 


7 5 


U 75 


767 


2 1/2 






S. 0. 


53 


3 


14 6 


6 


10 3 


76S 


2 






E. 


14 


4 


15 3 


12 : 13 65 


762 


11 






O. 


2 07; 


5 


14 4 


8 5 11 45 


757 


5 






S. 


2 09 


6 


14 


6 5 


•10 25 


750 


4 






0. N. 0. 


4 83 


7 


13 


7 5 


10 25 


750 


» 






S. E. 


87 


8 


12 


3 5 


7 75 


756 


12 






N. 


t53< 


9 


12 


6 5 


9 25 


747 


15 






0. 


1 98 


40 


10 2 


5 5 


7 85 


741 


20 1/2 






S. 0. 


74 


11 


12 


5 7 


8 85 


748 


11 






S. E. 


2 86 


12 


13 


4 5 


8 75 


753 


8 






S. 


1 07 


13 


13 


4 


8 5 


753 


4 






E. 


1 0l| 


14 


14 


4 5 


9 25 


756 


2 






N. 0. 


1 291 


15 


15 


8 


U 5 


757 


2 






S. 0. 


1 03 1 


16 


16 


7 5 


Il 75 


756 


5 






0. 


2 43 


17 


14 


7 


10 5 


760 


3 1/2 






0. 


2 03^ 


18 


13 


6 5 


9 75 


734 


3 






calme. 


2 82 


19 


13 5 


5 5 


9 5 


767 


» 






E. 


68 


20 


11 5 


1 5 


6 5 


768 


» 






E. 


1 30 


21 


11 


2 5 


6 75 


769 


» 






E. 


1 45 


22 


9 


2 5 


5 75 


769 


1 






E. N. E. 


87 


23 


7 5 


-05 


3 5 


771 


» 






E. N. E. 


1 57 ;■ 


24 


8 


+ 1 5 


4 75 


772 


» 






E. 


2 79 


25 


9 


-05 


4 25 


772 


» 






E. N. E. 


2 92 


26 


10 


H- 4 5 


7 25 


770 


» 






E. S. E. 


2 39 ! 


27 


8 


+ 55 


6 75 


768 


» 






S. E. 


3 88 


28 


7 5 


+ 15 


4 5 


769 


» 






E. S. E. 


1 98i 


29 


8 


+ 1 3 


4 65 


769 


» 






S. S. E. 


1 65 


30 


9 


H- 2 


5 5 


762 


17 1/2 






0. N. 0. 


1 15 




16 5 


— 05 


8 50 


761 


130 m/m 






E. 


1 78) 























>s faites à la Ftoclielle. 



Novembre 1888. 



ETAT PU CIEL. 



Soir, 



clair, 
nuageux 

id. 

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pluvieux, 
nuageux, 
pluvieux, 

clair, 
pluvieux, 

id. 

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id. 

id. 

id. 
nuageux. 

id. 

^pluvieux. 

nuageux. 

id. 
clair. 

id. 

id. 

id. 

id. 
nuageux, 
couvert 

id. 

id. 

id. 
pluvieux. 



ETAT 
de la 
mer. 



calme. 

houles. 

belle. 

houleuse. 

belle. 

houleuse. 



belle. 

houleuse. 

belle, 
houleuse. 

calme. 

belle, 
calme. 

belle. 



calme. 



Tem- 
pérature 
de la mer 



16 3 

15 8 

15 9 

15 4 

15 3 

15 2 



15 2 


15 2 


14 7 


14 8 


14 8 


14 8 


15 » 


15 » 


15 » 


14 4 


15 » 


14 2 


14 » 


14 2 


14 » 


14 » 


13 4 


13 4 


13 » 


12 5 


12 4 


12 2 


12 2 


12 4 


14 3 



ORAGES, GRÊLE, NEIGE ET DIVERS. 



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CAUSES PRINCIPALES DE DÉCÈS. 


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DÉPARTEMENT 
de la 

CHARENTE-INFÉRIEURE. 
La Ro :belle 



BULLETIN MENSUEL 



Année 1886. 



N° 12. DÉCEMBRE. 



DE 

]Vïé"téor»olocfie et cle Démographie 

PUBLIÉ PAR 
LA COMMISSION DÉPARTEMENTALE DE MÉTÉOROLOGIE ET LE CONSEIL D'HYGIÈNE 

Résumé clos observations rnétéorolosiques. 



Nature des observations. 



Pression barométrique 
moyenne 

; Maximum . 
TempcraturejMinimum . 

'Moyenne . . 

jVents dominants 

Eau tombée 

Jours de pluie 





Mois 


Année 


Décembre. 






758 


précédent. 


courante. 


761 


701*2 




18° 5 


+ 32'0 


-4° 


— 0°5 


— 50 




8» 50 


+ li° 1 


N.E. 


E. 


E. 


162™/m 


130m /m 


940 «y™ 


24 


19 


154 



Phénomènes 
particuliers. 



Mouvement de la population. 

Dernier recensement 22,721. 



Année 1! 



1er au 10 

Décem. Ml au 20 

au 31 



iTotaux du mois. 
Mois précédent. . 
Année courante. 



Totaux de l'année, 



NAISSANCES 



légitimes 



illéait" 1 " 



30 



546 



MORT-NÉS 

légitimes illé<nt m03 



18 



M F 



33 



DÉCÈS 
en ville, hôpitaux 



M 



10 



67 



569 



COMMISSION DEPARTEMENTALE 














de 




Observations journall 


Météorologie. 










THERMOMÈTRE. 


Haro-mè- 
tre 


Pluie 

tombée 


Evapora- 
lion 


Humidité 
relative 


VE 


NTS 








Vitess 


Dates. 




















Maxi- 


Mini- 


Mo- 


à 9 h. 


en 24 


en 24 


de 


Direction 


par 




mum. 


mum . 


yenne 


du matin 


heures. 


heures. 


1 à 100 




secondi 


1 


» 


» 


» 


761 


» 






N. N. O. 


2 21 


2 


» 


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» 


760 


3 m /m 






N. 0. 


1 73 


3 


» 


- 1 5 


» 


763 


» 






N. E. 


1 34 


4 


» 


— 30 


» 


763 


» 






S. E. 


50! 


5 


» 


- 1 


» 


763 


4 






N. 


2 43; 


6 


» 





» 


767 


2 1/2 






N. E. 


1 57 


7 


» 


4- 7 


» 


758 


9 






0. S. 0. 


3 10 


8 


» 


» 


» 


749 


18 






0. 


3 94 i 


9 


» 


» 


» 


740 


9 1/2 






0. 


8 98 


10 


» 


» 


9 


743 


11 






0. 


3 67 


11 


» 


» 


» 


714 


3 






0. 


64 


12 


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» 


» 


757 


3 






0. S. 0. 


5 40 


13 


» 


» 


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762 


2 






S. S. E. 


3 38 


14 


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» 


» 


757 


5 






0. S. E. 


2 09; 


15 


» 


» 


» 


750 


14 






0. 


2 93 


16 


» 


» 


» 


744 


24 






N. E. 


3 75 


17 


» 


» 


» 


748 


» 






S. E. 


2 71 


18 


» 


» 


» 


752 


7 






S. E. 


1 95 


19 


» 


+ 1 


» 


755 


6 






N. E. 


4 78 


20 


» 


- 3 5 


» 


756 


5 






N. E. 


3 38 


21 


» 


— 1 5 


» 


768 


» 






N. E. 


3 80 


22 


» 


— 40 


» 


769 


5 






S. E. 


1 23 


23 


» 


J9 


» 


759 


7 1/2 






N. E. 


3 05 


24 


» 


» 


» 


758 


1 1/2 






S. 


2 61 


25 


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» 


733 


1 






N. 0. 


2 80 


26 


» 




» 


762 


» 






E. 


1 39! 


27 


» 




» 


758 


13 






N. N. 0. 


3 16' 


28 


» 




» 


767 


1 






S. S. 0. 


2 71 


29 


» 




» 


764 


4 






N. 


5 54 


30 


» 




» 


765 


3 






N. E. 


2 27 


31 


» 


— 1 5 


» 


770 


» 






N. E. 


2 07 


— 40 


» 


758' 


162 m/m 






N. E. 


2 94 























Décembre 1886. 



faites à la Ftoolaelle. 



ETAT PU CIEL. 



Soir. 



clair. 
nuageux 

clair, 
couvert. 

clair, 
nuageux, 
pluvieux 

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couvert, 
nuageux, 
pluvieux. 

id. 

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couvert 

<l nuageux. 

pluvieux. 

neige. 

clair. 

id. 
couvert. 

clair, 
nuag-eux. 

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id. 

clair. 

couvert. 

id. 
nuageux. 

id. 



ETAT 
de la 
mer. 



calme, 
belle. 



houleuse, 
grosse. 

houleuse. 



grosse, 
houles. 



grosse, 
houleuse. 

calme, 
belle. 



houleuse, 
belle. 



Tem 
pérature 
de la mer 



12 2 

11 8 

11 » 

10 6 

10 4 

10 6 

10 5 

10 7 

11 » 

10 8 
11 
12 
12 
12 
11 

11 » 

11 5 

12 » 
11 5 
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11 » 
11 » 

10 8 

11 2 
11 » 
10 8 

10 8 

11 » 
10 8 
10 8 
10 » 



11 1 



ORAGES, GRÊLE, NEIGE ET DIVERS. 



XI1Y101 



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COMMISSION 

DÉPARTEMENTALE DE MÉTÉOROLOGIE 

ANNÉE \ 886. 

Rapport clo M. A. GROC. 

Secrétaire de la Commission. 

Bien qu'un peu plus nombreux que l'année pré- 
cédente, les orages de 1886 n'ont donné lieu a aucune 
observation remarquable. Ils paraissent avoir été 
tous locaux, nous n'en trouvons que trois dont nous 
avons pu suivre la marche à travers le département, 
ce sont : 1° celui du 3 septembre entré par Mirambeau 
à 2 heures du soir et sorti par Taugon à 4 heures 10 ; 

2° Celui du 22 septembre entré par la Tremblade à 
6 heures du matin, sorti par Chérac à 7 heures ; 

3° Celui du 24 octobre qui paraît s'être formé vers 
Rioux à 8 heures du soir et a été suivi jusqu'à Courçon 
où il s'est manifesté à 10 heures du soir. 

Les observations sont toujours faites avec soin, 
nous en remercions bien vivement nos collabora- 
teurs, qui, dans le seul but d'être utiles, .s'astreignent 
à un travail souvent pénible, toujours ennuyeux. 

Les observations générales qu'ils nous ont envo- 
yées, sont résumées dans les tableaux qui suivent : 

22 













RÉSUMÉ 




Des observations des orages dans le département. 










Année 1886. 






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Janvier 


2 


2 


2 


1 


La foudre est tombée , le 12 mai, sur un arbre. 
Le 12 mai à Neuilles, a tué un homme. — Le 18 




Février 


1 


1 


1 


» 


mai à Beauvais, dans un champ. — Le 19 juillet, à 
Ars-en-Ré, sur une maison ne causant que des dé- 




Mars 


» 


» 


9 


* 


gâts matériels. — Le 22 août, à Saint-Jean de Li- 
versay, sur un poteau télégraphique. — Le 18 sep- 




Avril 


13 


4 


5 


2 


tembre, à la ferme de Grenouillerie commune de 
Nuaillé, le fermier a été renversé sans avoir de mal, 




Mai 


99 


11 


47 


7 


le fluide après avoir démoli le foyer de la cuisine, 
ouvert deux portes qui étaient fermées est sorti par 








Juin 


24 


6 


14 


» 


le tuyau de la cheminée. — Le 20 septembre, à la 
ferme de Langue-Suiré, commune de Nuaillé, un 




Juillet 


36 


5 


17 


9 


poulain de 18 mois a été tué par la foudre. — Le 
24 octobre, à Beurlay, sur un poteau télégraphique. 




Août 


18 


G 


12 


» 


— Le 24 octobre, à la Vallée, le fluide est entré par 
la cheminée d'une maison où se trouvaient quelques 




Septembre... 


50 


14 


28 


1 


personnes qui n'ont pas été atteintes, la foudre a 
éclaté dans une pièce voisine, le mur a été dégradé 




Octobre 


24 


7 


15 


3 


et la vaisselle brisée. 




Novembre. .. 


> 


» 


» 


p 






Décembre . . . 


20 


5 


15 


9 








287 


(il 


156 


23 








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RÉSUMÉ 

Des observations faites dans la commune de Courçon 
par M. MANDINEAU, instituteur. 







Année 1886. 








Septembre 
Octobre . . 
Novembre 
Décembre 


Janvier. 
Février. 
.Mars . . . 
Avril. . . 
Mai. . . . 
Juin, . . 
Juillet.. 
Août... 


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750.00 
751.00 
748.05 


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160.8 


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Eau tombée. 



RÉSUMÉ 

Des observations faites dans la commune de Taugon, 
par M. THOMAZEAU, instituteur. 





Année 


1886. 








53 


Janvier 

Février " 

Mars 

Avril 

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RÉSUMÉ 

Des observations faites dans la commune de Nuaillé 
par M. TE A Y ARDA. 





Année 1886. 






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Orageux. 



RÉSUMÉ 

Des observations faites dans la commune de Sainte- 
Marie, par M. ROUSSELOT, maréchat-des-logis 
chef de gendarmerie en retraite . 





Année 1886. 










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Janvier 

Février 

Mars 

Avril 

Mai 

Juin 

Août 

Octobre 

Décembre . . . 


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RÉSUMÉ 

ites observations faites dans la commune de Rochefort, 
par M. CU AU. 



Année 1886. 



Janvier 

Février 

Mars 

Avril 

Mai 

Juin 

Juillet 

Août 

Septembre... 

Octobre 

Novembre . . . 
Décembre . . . 


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RÉSUMÉ 

Des observations faites dans la commune de l'Ile 
d'Aix, par M. ARSONNEAU, instituteur. 



Année 1886. 



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24.00 

48.00 

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20.00 


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Eau tombée. 



RÉSUMÉ 

Des observations faites dans la commune de la Trem- 
blacle, par M. CHARRIER, brigadier- forestier. 



Année 1886. 



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RÉSUMÉ 

Des observations faites dans la commune des Mathes , 
par M. THIBAULT, brigadier- forestier. 



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Orageux . 



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Sud-Est. 



RÉSUMÉ 

Des observations météorologiques, faites clans la commune de Saintes 
par l'administration des Ponts et Chaussées. 



Année 1886. 



Etat moyen du ciel de O à 10. — O indique un ciel sans nuages. — 10 ciel complè- 
tement couvert. — Force du vent de à 5. — calme. — 5 ouragan. 



DATES. 


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759.4 
756.6 


11.0 
10.0 
12.0 


- 1.5 
-f 1.0 

— 2.0 


6.28 
4.21 
4.10 


89.35 
90 80 
90.60 


5.7 
8.5 
4.1 


1.10 

0.90 

0.90 


N. O. 
S. O. 

S. 


Février. . . 


( l r e dizaine 
A 2 e dizaine. 
v 3 e dizaine. 


7i,7.9 
764.0 
767.9 


12.0 
14.0 
13.0 


- 3.5 

- 2.8 

- 1.0 


4.46 
5.62 

4.22 


84.05 

88.25 
86.56 


5.4 
5.2 
4.6 


1.30 
0.70 
1.25 


0. 

s. 

N. E. 


Mars 


( l rc dizaine 
. < 2© dizaine. 
( 3 e dizaine. 


760.5 

764.5 
769.5 


13.0 

18.8 
21.0 


- 3.0 

— 3.0 

+ 48 


5.92 

6.35 

13.53 


80.90 

70.80 
80.45 


5.3 
3.4 

4.8 


2.0 

1.20 

1.0 


O. 

N. 
S. 


Avril 


( l r e dizaine 
.] 2c dizaine. 
( 3e dizaine. 


766.2 
763.8 
761.0 


21.0 
14.5 
23.0 


4- 4.0 
+ 2.0 
+ 4.0 


12.64 

8.60 

14.65 


81.80 

74.80 
62.45 


8.1 
6.7 
3.4 


1.4 
1.7 
1.7 


S. 
0. 
E. 


Mai 


i l re dizaine 
.] 2° dizaine. 
' S° dizaine. 


768.5 
762.4 
763.7 


24.0 

25.0 
23.5 


8.5 
8.5 
9.0 


13.32 
15.26 
15.60 


57.10 
73.65 
78.70 


2.7 
6.3 
7.0 


1.2 

1.0 
1.0 


O. 

S. 

s. 


Juin 


( l r e dizaine 
A 2 e dizaine. 
' 3 e dizaine. 


763.6 

767.2 
767.4 


24.8 
22.0 
28.8 


11.8 

9.8 

11.0 


17.03 
16.71 
18.98 


81.40 
76.95 
73.10 


7.0 
5.9 
5.6 


1.3 
1.0 
0.9 


0. 
0. 
0. 


Juillet.... 


1 l re dizaine 
.< 2 e dizaine. 
/ 3 e dizaine. 


767.9 
766.8 
764.5 


31.0 

30 5 
30.0 


11.5 
12.3 
11.0 


22.03 
20.45 
20.25 


61.40 
73.15 
69.30 


13 
3.4 
6.35 


1.0 
0.9 
1.0 


N. 
O. 
0. 


Août .... 


1 l'e dizaine 
. ] 2e dizaine. 
f 3 e dizaine. 


766.7 
768.4 
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25.0 
29.5 


14.0 
11.0 

1Ô.0 


20.15 

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20.50 


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76.00 
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5.9 
4.9 

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0.9 
0.27 


0. 
0. 
0. 


Septembre 


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766.7 
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27.0 
23.0 


15.0 

12.0 

9.0 


21.52 
20.77 
15.76 


85.95 
82.15 
82.60 


3.4 
4.4 
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Octobre . . 


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10.0 

7.2 


17.22 
13.95 

12.90 


86.70 
88.60 
87.30 


3.0 
7.1 
6.27 


1.10 
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Novembre 


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( 3 e dizaine. 


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763.9 
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14 5 
11.8 


5.0 

4.5 

+ 0.5 


12.11 
10.08 

5.38 


90.40 

88.80 
83.85 


7.7 
6.8 
6.0 


0.8 
1.0 
1.0 


s. 0. 
s. 

S. 0. 


Décembre 


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( 3 e dizaine. 

Année 


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758.3 
768.7 

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14.0 
10.0 


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— 0.5 

— 35 


4.27 
8.20 
4.00 

12.33 


85.70 
87.85 
85.36 

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5.1 
8.3 

3.4 


1.0 

1.10 

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RÉSUMÉ 

Des observations faites dans la commune de la 
Vallée, par M. CAJLLAUD, instituteur, 



Année 1S86. 



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RÉSUMÉ 

Des observations faites dans la commune de Trizay, 
par M. BEN01ST. 



Année 1886. 



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RÉSUMÉ 

Des observations faites dans la commune du Mung, 
par M. NI VET, instituteur. 



Année 1886. 



Janvier 

jFévrier. ..... 

Mars 

Avril 

:Mai 

Juin 

Août 

Octobre 

Décembre . . . 


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RÉSUMÉ 

Des observations faites clans la commune de Chérac, 
par M. DESCHAMPS, instituteur. 



Année 18S6. 



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Février 

Mars 

Avril 

Mai 

Juin 

Août 

Octobre 

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RÉSUMÉ 

Des observations faites dans la commune de Berneuil, 
par M. DESCHAMPS, instituteur. 













Année 


1886. 








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RÉSUMÉ 

Des observations faites dans la commune de Miram- 
beau,parM. COMME AU, instituteur. 



Année 1886 






Janvier 

Février 

Mars 

Avril 

Mai . 

Juin 

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Octobre 

Décembre . . . 

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24 



RÉSUMÉ 

Des observations pluviométriques faites en 1886 aux 
stations de Saintes, Jonzac et Montguyon. 



MOIS 

de 

l'année. 


STATION 

de 

SAINTES. 


STATION 
de 

JONZAC. 


STATION 
de 

MONTGUYON. 




m. 

0.0905 

0.032 

0.043 

0.063 

0.086 

0.059 

0.063 

0.073 

0.081 

0.2215 

0.1265 

0.170 


m. 
0.104 
0.046 
0.071 
0.082 
0.131 
0.105 
0.070 
0.072 
0.059 
0.209 
0.112 
0.137 


m. 
0.114 
0.043 
0.094 
0.081 
0.118 
0.100 
0.046 
0.033 
0.063 
0.172 
0.067 
0.135 




Mars 


Avril 


Mai 




Juillet 


Août 


Septembre 


Octobre 








1.1085 


1.198 


1.066 



LISTE DES MEMBRES 

De la. Société des Sciences naturelles 

DE LA CHARENTE-INFÉRIEURE. 
(NOVEMBRE 1887.) 



Bureau. 



MM. Ed. Beltremieux, (^, I f|), Président. 

L.-E. Meyer, (A||), ) 

„ T /T „„, Vice- Présidents. 

F. Lusson, (I Q), ) 

Alfred Vivier, (A f|), Secrétaire. 

L. de Richemond, (I 4|), Secrétaire-adjoint. 

Ed. Beltremieux, (%, I |#), Direct. Conserv. du Muséum Fleuriau. 

Ald. Fournier, Archiviste. 

P. Cassagneajjd, (A Q), Trésorier. 

Membres Titulaires. 



Andrault, procureur de la Bépublique. 
Babut, E., fils, m. de l'ass. fr. avanc. se. 
Barbedette, H., sénateur, cons. général. 
Barthe, (^), docteur en médecine. 
Basset, Ch., négociant, m. de l'assoc. 

fr. avanc. des se. 
Belenfant, (0 ^), cora. marine retr. 
Beltremieux, Ed., ($-, I p), m. de la 

Soc. géol. de F., m. de l'assoc. fr. 

avanc. des se, v.-p. du cons. de Préf. 
Bergerat, pharmacien. 
Bernard, Gab., contrôl. des contr. dir., 

m. de l'assoc. fr. avanc. des se. 
Bernard, Aug., percept., à St-Martin- 

de Ré. 
Berteaud, Em.,dir. des contr. directes. 
Boisselier, A,, ag. princ. adm. marine, 

m. de l'ass. fr. avanc. se, Rochefort. 



Boizot, (I ||), proviseur du Lycée. 
Boucherie , Michel , à Ghez-Merlet , 

commune de Bresdon. 
Brard, Er., (A 4$,) doct.-méd., m. de 

l'ass. fr. avanc. des sciences. 
Brunaud, P., m. de la Société bot. de 

France, à Saintes. 
Gappon, P., ingénieur auxiliaire, attaché 

au chemin de fer du S. E. à Dragui- 

gnan. 
Cassagneaud, (A 0), conservateur du 

Muséum La Faille. 
Chevallier, G., négociant. 
Chevallier, E., ancien chef d'institution. 
Goindon, A., employé de l'adm. des 

ponts et chaussées. 
Condamy, Ad., m. de l'assoc. fr. avanc. 

des sciences. 



- 400 — 



Corbineau, A., préposé chef, octroi. 

Couneau, Ém., greffier au Tribunal civil, 
m. de l'assoc. fr. avanc. des se. 

Gourçonnais, Ch., (I ||), inspect. d'aca- 
démie, en retraite, à Limoges, nou- 
velle route d'Aixe. 

Coustolle, Et., ing. ponts et chaussées. 

Grahay de Franchimont, ing. des ponts 
et chaussées, Rochefort. 

Creuzé, A., (Jfe), dir. des contr. direct., 
en retraite. 

Gunaud, G., pharmacien, m. de l'assoc. 
fr. avanc. des se. 

Delage, (A II), professeur au Lycée. 

Delmas, J., m. assoc. fr. avanc. des se. 

Deslandres, ingén. des ponts et chaus- 
sées. 

Des Mesnards, P., doct. méd., m. de 
l'assoc. fr. avanc. des sciences , à 
Saintes. 

Drouet, ingén. des ponts et chaussées. 

Drouineau, G., (A ||), D r médecin, m. 
de l'assoc. fr. avanc. des se. 

Dupuy, L., prof, d'hist. au Lycée, m. 
de l'assoc. fr. avanc. des se. 

Duval-Laguierce, ($ç), commandant du 
Génie, au Ministère de la guerre, rue 
du faubourg Saint-Honoré, 95. 

Faustin, G., (jgî), armateur, consul de 
Portugal. Prés, du Tnb. de commerce. 

Fleury, P. (A., ||), pharm. à Marans. 

Fournier, Alb., ancien notaire, m. de 
l'assoc. fr. avanc. des sciences. 

Garnier, Fr., ($ A||), maire de Royan, 
conseiller général. 

Gatau, René, courtier maritime. 

Gigat, Adolphe, propriétaire. 

Gillet, Camille, contr. princip. des 
contr. dir. 

Godet, A., négociant, doct. en droit. 

Groc, Al., (A ||), dir. des travaux com- 
munaux, m. de l'assoc. fr. av. des se. 

Guillemot, Gh., quai de la Mégisserie, 
20, Paris. 

Hillairaud, F., docteur en médecine. 

Jousset, pharmacien à Rochefort. 

Laurent, Gh., doct. en médecine. 

Lemanissier, Charles, rentier. 



Lecoq de Boisbaudran, (%), m. corr. 

de l'Acad. des se, m. de l'assoc. fr. av. 

des se, Paris, rue de Prosny, 36. 
L'Evêque, Ed., négociant. 
Louvel, G., (igr, I il), sous-préfet, à 

Saintes. 
Lusson, Fr., (I II), prof, de phys. et 

chim. au Lycée, m. de l'assoc. fr. av. 

des sciences. 
Marsilly, (A. de Commines de), à Paris. 
Martre, E., Dir. des contr. dir., à Dra- 

guignan. 
Massiou, E., (A ||), architecte, m. de 

l'assoc. fr. avanc. des se. 
Mathé, Aug., (I ||), professeur de ma- 
thématiques, au Lycée. 
Méhaignery, Léon. 

Menut, A., vérif., douanes, en retraite. 
Meschinet de Richemond, L., (I ||), 

archiviste du département. 
Mesmer, Marcellin, pharmacien. 
Mestreau, Fréd., sénateur, conseiller 

général. 
Meyer, L.-E., (A II), courtier maritime. 
Michau, pharmacien. 
Millot, (A ||), professeur au Lycée. 
Modelski, (j&), ing. en chef des ponts 

et chaussées, à Tours. 
Moreau, A., (agç), colonel, directeur du 

génie, à Bordeaux. 
Motelay, L., botaniste, m. de l'assoc. 

fr. pour l'avancement des sciences, 

cours de Gourgues, 5, à Bordeaux. 
Musset, Georges, (A ||), archiviste pa- 
léographe, bibliothécaire de la ville. 
Nivet, A., ing. civil, m. de l'assoc. fr. 

avanc. se, Paris, rue de Rennes, 87. 
D'Orbigny, Alcide, (jgs), armateur m. de 

l'ass. fr. avanc. se, consul d'Italie. 
Périer, Aug., courtier, m. assoc. fr. 

avanc. des se 
Piettre, professeur de sciences au Lycée. 
Pillot, M., nég., m. de l'assoc. fr. av. 

des se, conseiller général. 
Potel, E., (jgç), ingénieur en chef des 

ponts et chaussées. 
Purrey, doct. méd., à Saint-Xandre. 
Rabillé-Angibaud, M., le Bois, Ré. 



— 401 - 



Regnault, Ant., Juge d'instruction. 

Rouvier, P. Cons. général, à Surgères. 

Rouvier, Henri , conseiller de préfec- 
ture. 

Rubino, A., m. de l'assoc. fr. av. des 
sciences. 

Savatier, (jj$t), Dr méd. en chef de la 
Marine, en retraite, à St-Georges, île 
d'Oleron. 

Stehelin, L. (0 $j, AQ), préfet, Seine 
et Marne, 



Termonia, (0 ^), docteur, médecin- 
major de l re classe en retraite, place 
du Champ de foire, 9, à Saintes. 

Thurninger, Alb., (^), ingén. en chef 
des ponts et ch., m. del'ass. fr. avanc. 
des sciences. 

Tord, Max., professeur d'agriculture. 

Vaché, professeur à l'école normale. 

Vivier, Alfred, (A 0), juge au Tribunal 
civil, m. de l'assoc. fr. avanc. des 



Membres Agrégés. 



Bollon, v. p. de la com. adm. des hos- 
pices, à Rochefort. 
Bouscasse, ing. civil, à Puilboreau. 
Bourru, (^),D r méd., en chef, prof., 

Rochefort. 
Bouyer, doct. médecin, Cheray (Oleron). 
Buisson, prép. hist. nat. Châtel-Aillon. 
Burot, P., D r méd., prof, à l'école de 

médecine, à Rochefort. 
Caillaud, naturaliste, à Châtel-Aillon. 
Combes, D r maire, Pons, cons. gén., 

sénateur. 
Delabarre, rec. des douanes, Ars. 
De Saint-Mathurin, St-Jean d'Angély. 
Espaillag , conducteur des ponts et 

chaussées, St-Denis (Oleron). 
Foucaud, J., (A 0), Jardinier chef, bot. 

de la marine à Rochefort, m. de la 

Soc. bot. de France. 



Lair, J. (&, I. %§), maire, Saint-Jean 
d'Angély. 

Lapierre, W., (C. éfe), cap. de vaisseau 
en retraite, à Rochefort. 

Lorrans, prof, à l'école normale pri- 
maire de Lagord. 

Manès, Ad., ($fc), cap. retr. Saujon. 

Mure, Edm., négociant, à Surgères. 

Normand-D'Authon , P., la Martière 
(Oleron). 

D'Orbigny, Gaston, à Saint-Maurice. 

Pineau, Emm., doct. méd., Château- 
d'Oleron. 

Rigaud, Ch. docteur-médecin, Pons. 

Romieux, 0, (jj|), cap. de frég. Roche- 
fort. 

Tesseron, instituteur en retraite. 

Thibaudeau, lieutenant des douanes. 



Membres Correspondants. 



Allenet, lieutenant de vaisseau, sur le 
Météore, mer rouge. 

Allenet, cap. d'état-major, à Oran. 

Arnoux, Sosthène, professeur, Orléans. 

Baudouin, pharmacien, Cognac, m. de 
l'assoc. fr. av. des se. 

Bayle, (j&), ing. en chef des mines, en 
retraite, à Paris. 

Bédart, doct. méd., Bordeaux. 

Bénéden, Van, docteur, prof, à l'Uni- 
versité, Louvain. 



Berchon,(^), doct., direct, service sani- 
taire, Pauillac, m. de l'ass. fr. av. se. 

Bernard, G., ($?), pharm.-major, lre 
cl., m. de l'assoc. fr. av. des sciences, 
Fontainebleau. 

Berthaud, prof, de physique, Mâcon. 

Bureau, géologue, Parthenay. 

Boulangier, ing. des ponts et ch. Grèce. 

Boulland, H., ancien int. des hôpitaux, 
Paris, doct. en méd., à Limoges, m. 
de l'assoc. fr. avanc. des se. 



— 402 — 



Bouquet de la Grve, (0 j$0> in &- h Y d - 

en chef, m. de l'assoc. fr. av. des se, 

m. de l'Institut, Paris. 
Bourguignon, 0., pasteur à la Mothe 

Ste-Héraye. 
Campeau, J. R. E., président de l'insti- 
tut français-canadien à Ottawa. 
Castan, officier d'artillerie. 
Ghabert, A., (^), médecin principal de 

Ire classe, à Lille. 
Champenois, inspecteur des forêts. 
Chartron, recev. de l'enr. Luçon. 
Chasteigner, (Gte Alexis de), Bordeaux, 

m. de l'assoc. fr. av. des se. 
Ghauvet, not. à Ruffec, m. de l'assoc. 

fr. av. des se. 
Glaret, docteur-médecin, Vannes. 
Gondamy, ex-pharmacien , Angoulême. 
Gontejean, (4ft), doct. ès-sc, prof., à 

la Faculté, Poitiers. 
Gotteàu, (%, I ||), jugehon., Auxerre, 

m. de l'assoc. fr. avanc. des se, anc. 

prés, de la Soc. géol. de France. 
Dassy, Ferd., préparateur de physiologie 

à la faculté de médecine, Paris. 
Daubrée, (G j$ç), insp. général des mines, 

membre de l'Institut, Paris, m. de 

l'assoc. fr. av. des se. 
De Gessac, Jean, (A ||), Guéret. 
De Gressot, (0 $$), général d'artillerie. 
Delavaud, Of,I||, Insp, du serv. de 

santé, rue de la Boëtie, 5, à Paris. 
Delfortrie, prés, de la Soc. linnéenne, 

Bordeaux. 
De Quatrefages, (C $fc, I f|), membre 

de l'Institut, Paris, m. de l'assoc. fr. 

avanc. des se. 
D'Ounous, Léo, à Saverdun (Ariège). 
Dupré, (^c, I. f|), inspecteur de l'Aca- 
démie, Paris. 
Delhomel, rue de Verneuil, 40, à Paris. 
Docteur, A., négociant, Bordeaux. 
Drouet, m. de la Soc. acad. Troyes. 
Eck, André, pharm. Nogent- sur-Marne. 
Enschédé, A.-L, (0 jgi), arch. bibl. à 

Haarlem. 
Fée, F., (jfe), méd. princ. de lrc cl. dir. 

du service de santé, lie corps. 



Fines, D r ., dir. de l'obser. météor, Per- 
pignan, m. de l'ass. fr. av. des se. 

Gaborit, pharmacien, Nantes. 

Galles, ancien conseiller de préfecture. 

Garnault, prof, d'hydrographie, Brest. 

Gaudry, Albert, (^), membre de l'Instit., 
prof, au muséum, Paris, m. de l'assoc. 
fr. avanc. des se. 

Gautier, L., doct. en médecine, Melle. 

Giard, prof, zool., faculté, Lille, m. de 
l'assoc. fr. avanc. des se. 

Girâudeau, Ed., int. des hôpitaux, Paris. 

Good, Paul, médecin de la Marine. 

Gourrut, docteur ès-sciences, Niort. 

Guillaud, D r ., prof., faculté médecine, 
Bordeaux, m. de l'assoc. fr. av. des 
sciences. 

Guillon, (%), dir. Cont. indir., en re- 
traite, Angoulême. 

Gyoux, doct. en médecine, Bordeaux. 

Hugues, Edm. (0 igt, I If), sous-Préfet 
aux Andelys. 

Jay, Hon, John, anc. ministre plénip., 
à New- York. 

Jouan, (0 $ç, I P), cap. vaisseau, en 
retraite, Cherbourg. 

Jourdain, doct. ès-sc, Paris. 

Jousset, docteur-médecin, Lille, rue de 
l'Orphéon, 16. 

Jousset de Bellesme, dir. des établiss. 
de pisciculture de Paris, m. de l'ass. 
fr. avanc. des se. 

Labeyrie, insp. prim. à Tulle. 

Lalande, Philibert, secret, gén. de la 
Soc. se, hist. et arch. de la Gorrèze, 
Brives. 

Legouis, prof, de zool,, éc. norm. Paris. 

Lemoine, doct. prof., école méd. Reims, 
m. de l'ass. fr. av. des se. 

Letellier, prof. Alençon. 

Liénard, secrétaire perpétuel de la Soc. 
d'émulation de Verdun. 

Loriol (de), géol. chalet des Bois, Suisse, 
m. de l'assoc. fr. av. des sciences. 

Lubawski, (Cte Alex, de), (G G #), aca- 
démicien à Viazma, province de Smo- 
lenska, Russie. 



— 403 — 



Lourde, pasteur, à Espérausses (Tarn). 
Ly-Ciiao-Pée, (A ||, ïgt), mandarin et 

lettré chinois , attaché à la mission 

scient, en Europe. 
Mairand, empl. des ponts et ch. Niort. 
Mantovani, Paul, naturaliste, Rome. 
Mantovani, G., naturaliste, Rome. 
Maufras, Era. Villegouge, par Gastelnau 

de Médoc, Gironde. 
Mazure (^, I %$), inspect. d'académie, 

retraite. 
Mila de Gararieu, H. (0 %, I Q), Ga- 

barieu (Tarn-et-Garonne). 
Moullade, Alb., pharmacien major de 

l rc classe, à Nantes. 
Moullade, pharmacien au Puy. 
Papiek, A., prés, de l'acad. d'Hippone. 
Parizot, L., maire, Belfort, prés, de la 

société Belfortaine d'Emulation. 
Perrier, Edm., prof, au muséum, Paris, 

m. de l'assoc. fr. avanc. des se. 
Personnat, Victor, recev. princ. des 

cont. indir. à Château-Thierry. 
Pire, Louis, président de la soc. royale 

Bot. Bruxelles. 
De Portal, Louis, à Montauban. 



Ragona, Domenico, (G. #), dir. obser- 
vatoire, royal Modène. 

Ramonet, ag. ad. de la Marine, Ruelle. 

Rocherrune, A. (de) doct., aide-nat. au 
muséum, à Paris. 

Rouxel, prof, de physique. 

Suringar, W. E. R. (0 ïgi,) prof, uni- 
versité, Leyden. 

Silva, le commandeur J. da, (0 &, I Q), 
arch. du roi de Portugal, m. de l'Ins- 
titut de France, Lisbonne. 

Taslé, (%), ancien notaire, Vannes. 

Tillet, Paul, professeur d'histoire natu- 
relle, à Villeneuve-sur-Saône. 

Trigant-Beaumont, (Madame), botaniste. 

Vendriès, employé au ministère de l'ins- 
truction publique, Paris. 

Viaud-Grand-Marais, docteur-médecin, 
Nantes. 

Vilanova, J., prof, paléont. à l'univer- 
sité de Madrid, m. de l'as. fr. av. des 
sciences. 

Vincent, (I f|), insp. ens. pr., Paris. 

Vivier, Alp., Procureur de la Répu- 
blique, à la Roche-sur- Yon. 

Wœlffle, agent- voyer d'arrond. Civray. 



LABORATOIRE MUNICIPAL DE CHIMIE 

AGRICOLE , INDUSTRIELLE , MÉDICALE , ETC. 



CONSEIL D'ADMINISTRATION : 

MM. Beltremieux, Ed., (Jfe, I 0), prés, de la Soc. des Se. nat., Président. 

Lusson, F., (I Q), prof, agrégé des sciences au Lycée, v.-prés. delà Soc. 

des Se. nat., Directeur-Conservateur ; Chimiste. 
Piettre, prof, agrégé des sciences au Lycée, m. de la Soc. des Se. nat., 

Chimis te- A djo int. 
Condamy, Ad., m. de la Soc. des Se. nat. 
Groc, Aie, m. de la Soc. des Se. nat., Secrétaire-Trésorier. 
Fournier, Alb., m. de la Soc. des Se. nat. 
Michau, pharm. de Ire classe, m. de la Soc. des Se. nat. 
Emmery, E., (0 jgt, I %$), membre de la Soc. d'Agricul. 
Drouineau, G., (A Q), m. de la Soc. de Méd. 



COMITÉ DE BOTANIQUE 

SOCIÉTÉ ROCHELAISE POUR L'ÉCHANGE DES PLANTES FRANÇAISES. 



MM. Beltremieux, Ed., {%, I fj), v.-prés. du conseil de préfec, Président. 
Lusson, F. (I||), prof, de sciences au Lycée, Secrétaire-Trésorier. 
Creuzé, A. dir. des contr. dir. en retraite. 

Foucaud, J. jardinier chef, botaniste au jardin de la marine, à Rochefort. 
Gigat, Ad., propriétaire. 
Jousset, pharmacien, à Rochefort. 
Mesnier, M., pharmacien. 
Michau, pharmacien. 

Termonia, (0 #), doct. méd. major, Ire classe en retr., Saintes, 
Thibaudeau, lieutenant de douanes. 



SOCIÉTÉS CORRESPONDANTES. 



FRANGE. 



Aix. Académie des se., agric, arts et b. -lettres, Bouches-du-Rhône 

Alais Société scientifique et littéraire. 

Amiens Société linnéenne du nord de la France. 

Angers Société académique du Maine-et-Loire. 

id Société d'études scientifiques. 

id Société nationale d'agriculture, sciences et arts. 

id Société industrielle et agricole d'Angers et du Maine-et-Loire 

id Société d'horticulture du Maine-et-Loire. 

Auxerre Société des sciences historiques et naturelles de l'Yonne. 

Bayonne Société des sciences et arts. 

Beaune Société d'histoire, d'archéologie et de littérature. 

Belfort Société Belfortaine d'émulation. 

Bernay Société d'agriculture, sciences, arts et bellea-lettres de l'Eure 

Béziers Société scientique, archéologique et littéraire. 

id Société d'études des sciences naturelles. 

Bône Académie d'Hippône. 

Bordeaux Académie des belles-lettres, sciences et arts. 

id Société linnéenne. 

id Société des sciences physiques et naturelles. 

id Société d'anthropologie de Bordeaux et du Sud-Ouest. 

id Société archéologique. 

id Société du journal d'histoire naturelle. 

Brest Société académique. 

Brives Société scientifique, histor. et archéo. de la Gorrèze. 

Chalons-sur-Marne. Société d'agriculture, commerce, sciences et arts de la Marne 

Ghambéry Académie des sciences, lettres et arts de Savoie. 

Cherbourg Société des sciences naturelles. 

Dax Société de Borda. 

Draguignan Académie du Var. 

id Société d'études scientifiques et archéologiques. 

Guéret Société des sciences naturelles et archéol. de la Creuse. 

Hale-sur-Saale Académie impériale Leopoldino-Garolina des naturalistes (Prusse) 

Le Havre Société nationale hâvraise d'études diverses. 

Landshut Société botanique (Bavière). 

Langres Société historique et archéologique. 

Le Puy Société d'agriculture, sciences, arts et commerce. 

Lille Société des sciences, de l'agriculture et dos arts, 






— 406 — 

aille Société géologique du Nord. 

.limoges Société Gay-Lussac. 

jyon Société d'agriculture, d'histoire naturelle et des arts utiles. 

id Société littéraire, historique et archéologique. 

je Mans Société historique et archéologique du Maine. 

ffontauban Académie des se, agne. et belles-lettres du Tarn-et-Garonne. 

ffontbéliard Société d'émulation. 

Montpellier Académie des sciences et lettres. 

Tantes Société académique. 

lice Société des lettres, sciences et arts des Alpes-Maritimes. 

id Société niçoise de sciences naturelles et historiques. 

limes Académie nationale du Gard. 

id Société d'études des sciences naturelles. 

Tiort Société de statistiques, sciences, lettres et arts. 

'aris Ministère de l'instr. publ., comité des travaux scientifiques et 

des soc. savantes. 

id Ministère de l'instr. publ. musée Guimet. 

id Association française pour l'av. des se. rue Antoine Dubois, 4. 

id Ecole polytechnique. 

id Société géologique de France, rue des Grands-Augustins, 7. 

id Société zoologique de France, rue des Grartds-Augustins, 7. 

'au Société des sciences, lettres et arts. 

'erpignan Société agricole, scientifique et littér., Pyrénées-Orientales. 

*rivas Société des sciences naturelles et historiques de l'Ardèche. 

leims Académie nationale. 

id Société d'histoire naturelle. 

lochefort Société de géographie. 

louen Société des amis des sciences. 

id Soc. d'agric, indust., sciences, arts et b. -lettres, de la Loire. 

'oulouse Société d'histoire naturelle. 

id Société archéologique du Midi de la France. 

id Société académique Hispano-Portugaise. 

id Société des sciences physiques et naturelles. 

Tannes Société polymathique du Morbihan. 

Verdun Société phiiomatique. 

Versailles Société des sciences naturelles et médicales, de Seine-et-Oise. 

Vesoul Société d'agriculture, sciences et arts de la Haute-Saône. 

fitry-le-Français . . Société des sciences et arts. 



ALSACE-LORRAINE, 



îolmar Société d'histoire naturelle. 

letz Société d'histoire naturelle de la Moselle. 

itrasbourg Société d'horticulture de la Basse-Alsace. 

id Société des sciences, agriculture et arts de la Basse-Alsace. 



— 407 — 
ALLEMAGNE. 

Brème Société des sciences naturelles. 

Brunswick Société d'histoire naturelle. 

Giessen * . Société d'histoire naturelle et méd. de la Hesse-sup. 

Hœnisberg Société physico-économique. 

AUTRICHE. 

Vienne Musée d'histoire naturelle impérial et Royal. 4, Burgriny. 

BELGIQUE. 

Bruxelles Société royale malacologique de Belgique. 

id Société royale de botanique île Belgique. 

id Société royale linnéenne de Belgique. 

CANADA. 



Cape-Rouge, (Québec) Société des naturalistes canadien. 

Montréal Société d'histoire naturelle. 

id Société historique de Montréal. 

Ottawa Institut Canadien-français. 

Québec Université Laval. 

ÉTATS-UNIS. 

Boston Société scientifique internationale. 

Davenport Académie des sciences naturelles. 

New-Haven Université de Yale, Gonnecticut. 

New- York Société historique. 

Philadelphie American philosophical sociéty. 

Topeka Société historique de l'état de Kansas. 

Washington Smithsonian institution. 

id. D . G United states géological Survey. 

id. D. G Ofethnology. 

MEXIQUE. 
Tacubaya. Observatoire astronomique national. 

NORWÈGE. 
Christiania Université royale de Norwège. 



— 408 — 
PORTUGAL. 

Lisbonne Société royale des archéologues portugais. 

Porto Société de géographie commerciale. 

RUSSIE. 

Helsingfors Société zool. et bot. Finlande, pro fauna et pro flora Fennica. 

1 Kiew Société des naturalistes à l'université impériale de Saint- Wladimir. 

, Moscou. Société impériale des naturalistes. 

SUISSE. 

Berne Société des sciences naturelles. 

Berne Société des naturalistes. 

Genève Société de physique et d'histoire naturelle. 

Lausanne Société vaudoise des sciences naturelles. 

Neufchâtel Société des sciences naturelles. 



Pages. 

Compte-rendu de la Société des sciences naturelles, par 
M. A. Vivier 5 

Rapport sur le laboratoire municipal de chimie, par M. 
F. Lusson 21 

Excursion géologique à Grandjean ; rapport par M. le 
commandant Duval-Laguierce 23 

Excursion botanique à Grandjean ; rapport par M. Millot. 34 

Excursion géologique à l'île-d'Elle ; rapport par M. le com- 
mandant Duval-Laguierce 37 

Excursion botanique à l'île-d'Elle ; rapport par M. 
Foucaud 41 

Excursion géologique à Angoulins ; rapport par M. Basset 45 

Excursion botanique a Angoulins ; rapport par M. 
Foucaud 49 

Excursion géologique à Velluire ; rapport par M. Ed. 
Beltremieux 53 

Excursion botanique à Velluire ; rapport par M. 
Termonia , 57 

Dolmen de la Jarne, par M. Musset 05 



— 410 — 

Pages. 

Squale Grizet, péché sur les côtes de la Rochelle, par M. 
Cassagneaud 75 

Mémoire r sur une nouvelle espèce d'hélix, par M. M. 
Boucherie 79 

Etudes sur les échinides, par M. J. Lambert 85 

Nouveaux fragments mycologiques, par M. Paul Brunaud 121 

Histoire des oiseaux du département de la Charente-Infé- 
rieure et des départements limitrophes, par M. le D r 
A. Savatier 157 

Note sur quelques échinïdes fossiles des environs de la 

Rochelle, par M. P. De Loriol 313 

Observations météorologiques 333 

Listes des membres et des sociétés correspondantes 399 



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Riley Dunn & Wîlson Ltd